Auteur : Cherry Tiger

Traductrice : Cristal Noir

Beta : Hermi-kô


Note de l'auteur : Bon, j'en suis arrivée à la conclusion que je devais élargir le crossover non pas à UN travail de CLAMP mais à plusieurs. J'ai nommé : Tsubasa/CCS/xxxHolic/Kobato. Encore une fois, vous n'êtes pas obligés d'avoir lu ces livres puisque le pairing principal de cette fic reste du HiruMamo, et que du moment que vous connaissez Eyeshield 21 vous vous en sortirez. Les autres pairings sont des personnages secondaires qui ne sont pas si importants que ça.

Je suis vraiment nerveuse pour les chapitres à venir, car je m'inquiète que la plupart d'entre vous ne se perdent dans ce qui va suivre. Si vous TROUVEZ que les scènes et les décors sont déroutants, FAITES LE MOI SAVOIR. Je retravaillerai les passages pour m'assurer que l'histoire est un sens. Mais je vous ferai savoir quand certaines choses seront révélées plus tard, puisque tout va se dénouer graduellement.

De toute façon, assez parlé, j'espère que vous allez aimer ! Et petite note secondaire, la musique utilisée est de Kobato : "Ashita Kuru Hi". Allez la voir sur Youtube. La chanson va jouer un petit rôle dans ce chapitre et le suivant.


De joyeux rires d'enfants atteignirent ses oreilles. Des couleurs vives et joyeuses tapissaient la pièce dans laquelle elle était, mais tout était flou pour elle. Elle distinguait vaguement le tableau en face d'elle, et le piano sur le côté. Elle voulut regarder les images affichées aux murs, mais elle ne pouvait pas bouger. Tout ce qu'elle pouvait faire était regarder… et écouter…

Haru ni saku hana (Au printemps, une fleur éclot)

Natsu hirogaru sora yo (En été, ouverte sur le ciel)

Kokoro no naka ni (Ici, à l'intérieur de mon cœur)

Kizamarete kirameku… (Elle s'enracine et scintille…)

Cette chanson… lui était familière. Elle avait l'habitude de la chanter avec quelqu'un. Non, pas avec une seule personne, mais avec beaucoup d'autres. Comment s'appelait cette chanson déjà… Ah oui… C'était…

Mamori s'agita, se réveillant du profond sommeil dans lequel elle était plongée. Elle cligna des yeux, son esprit embrumé et confus par la vue qui se présentait à elle. Il y avait un feu, quelque part au loin. La lumière qui en émanait vacilla tandis qu'elle remarquait le garçon aux cheveux blonds en piques assis à une certaine distance, son dos posé contre ce qui semblait être un mur alors qu'elle-même était étendue sur une herbe incroyablement douce. Une veste était posée sur elle. A qui appartenait-elle ? Elle ne se souvenait pas si le garçon en avait une après tout ce qu'ils avaient traversé.

Elle laissa échapper un faible halètement, se souvenant de ce qu'il s'était passé. Lorsqu'elle essaya de se lever, le garçon remarqua qu'elle était réveillée et accourut à son chevet. « Doucement, » dit-il. « Tu n'es pas exactement intacte. »

Elle sentit une douleur cinglante dans son épaule gauche, mais elle était sûre qu'elle pouvait s'asseoir, plaçant la veste sur ses jambes. Elle remarqua qu'elle ne portait rien d'autre qu'une chemise blanche et une jupe qui semblaient vaguement familiers. Le garçon la regarda d'un regard amusé pendant qu'elle s'examinait avec curiosité.

« Quoi ? » Demanda-t-elle, s'interrogeant sur son sourire, surtout dans cette étrange situation.

« Rien, » répondit-il. « N'en fais pas trop. Ça ne nous amènera à rien. »

Mamori jeta un regard circulaire. Ça devait être la nuit, car lorsqu'elle leva les yeux le ciel était d'un noir d'encre. Ça ne ressemblait en rien au monde de la veille dont elle se souvenait, où tout semblait informe, et les couleurs bougeaient et émergeaient les unes dans les autres. Que s'était-il passé la veille ? Elle regarda le garçon, qui savait visiblement à quoi elle pensait.

« On dirait que tu as une tonne de questions, » dit-il en s'asseyant devant elle. « Même si je ne connais pas toutes les putains d'réponses, » précisa-t-il en haussant les épaules.

« Où sommes-nous ? Pourquoi suis-je ici ? » Mamori se mordit la lèvre, essayant de se retenir de poser trop de questions. Il y avait tellement de choses qu'elle voulait savoir, mais ces deux-là étaient les plus pressantes.

Le garçon laissa échapper un rire bref. « C'est tout ? Tu n'as pas envie d'en poser plus ? »

Est-ce qu'il… se moquait d'elle ? Mamori secoua la tête, peu sûre de vouloir répondre à ses moqueries.

« D'accord, » dit-il en redevenant sérieux. « Résolvons d'abord ta présence en ces lieux. Avant que tu ne t'évanouisses, tu m'as dit ton nom. Est-ce que tu t'en rappelles ? »

« Mamori Anezaki… » Répondit-elle, le prononçant lentement et distinctement.

« Maintenant… De quoi d'autre te souviens-tu sur toi ? »

Mamori ouvrit la bouche, prête à répondre. Mais en une seconde, elle réalisa que son esprit était complètement vide. A part son nom, et une image claire de son physique, elle n'était pas sûre de son identité. Elle fit de son mieux pour se rappeler de quelque chose, mais à part avoir entendu une chanson familière juste avant de se réveiller, rien ne lui vint en tête. « Je… ne sais pas. » répondit-elle. « A part mon nom, je ne sais pas qui je suis. Ou d'où je viens, où j'ai été… et comment j'ai fini dans cet endroit étrange. »

Il la regardait maintenant étrangement, ce qui embrouillait encore plus Mamori. Est-ce que c'était… de la tristesse ? De la colère ? Avant qu'elle ne puisse lui demander ce qui n'allait pas, il la coupa. « C'est pour ça que tu es là, » dit-il. « Il semblerait que tu ais perdu tous les souvenirs te concernant. Enfin, au moins as-tu regagné une parcelle de ton identité. » Il avait un grand sourire.

Son identité ? En fait, c'était vrai… avant qu'elle ne soit « sauvée », elle n'avait pas la moindre idée de qui elle était, même pas comment elle s'appelait. « Comment ?... » Murmura-t-elle. Elle s'arrêta un moment, se demandant si le garçon n'aimerait pas qu'elle pose d'autres questions, mais il la regardait toujours avec le sourire, l'incitant à continuer. « Je veux dire… » Reprit-elle. « Avant que tu n'arrives, je n'avais aucune idée de qui j'étais. Je ne connaissais rien, à part ce sentiment de désespoir. Alors, comment suis-je soudainement capable de me souvenir de mon nom ? Sans rien savoir d'autre sur moi ? »

« Bonne question ! » S'exclama-t-il en caquetant. « La réponse est liée à ta présence ici. Et pour y répondre, j'ai besoin de te poser plus de questions. » Il se pencha en arrière, ses bras le supportant. « Regarde autour de toi et dis-moi ce qu'est cet endroit d'après toi ».

Mamori fronça les sourcils, n'aimant pas le fait que le garçon doive lui poser des questions pour savoir ce qu'ils faisaient là. Mais alors qu'elle regardait autour d'elle, elle sentit un étrange changement au-dessous du sol sur lequel elle était assise. Elle regarda le mur contre lequel s'était auparavant adossé et réalisa que ce pan de mur faisait partie d'un pont. Et juste après, elle réalisa qu'il y avait une rivière pas loin de là, puisqu'elle pouvait désormais entendre le glouglou de l'eau coulant en aval. Elle essaya de regarder plus loin, mais tout ce qu'elle pouvait voir était des contours de maisons et de bâtiments, illuminés par des points de lumière. Le fait de ne pas avoir remarqué tout cela à son réveil la perturbait.

Puis elle sentit le sol se remettre à bouger, et les contours des bâtiments semblaient alors bouger, changer. C'est à ce moment-là qu'elle se rappela ce qu'elle avait pensé après avoir échappé à cette substance noire qui l'avait retenu prisonnière.

« Est-ce que c'est un rêve ? » Demanda-t-elle, le regardant avec curiosité.

« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? » Demanda-t-il en retour, son sourire devenant plus grand, découvrant des dents pointues et aiguisées.

« Et bien… » Commença-t-elle, ses yeux vagabondant toujours, regardant les alentours. « Je ne me souviens pas avoir vu tout ça avant que je ne m'évanouisse. Et tout semble… » Avec sa main droite, elle serra l'herbe en-dessous d'elle. « Tout semble instable. Comme si ça allait se dissoudre ou disparaître si je clignais des yeux. Comme… un rêve. »

« Bien, » lâcha-t-il. « Je suis content de ne pas avoir à te convaincre sur ce point. Tu as raison. Ceci est bien un rêve. Pour être un peu plus exact, ceci est ton rêve »

« Mon rêve ? » Demanda Mamori, confuse. « Comment ça, mon rêve ? »

« Eh bien, tu l'as dit toi-même, tout te semble instable » remarqua-t-il, regardant les silhouettes des bâtiments. « Avais-tu remarqué la rivière tout à l'heure ? »

Elle secoua la tête. « Non, j'ai d'abord vu le pont et… » Elle s'arrêta de parler, regardant la rivière d'un œil tout neuf. Bien sûr, elle avait vu le pont et en avait tout de suite déduit qu'il enjambait une rivière. Et s'il y avait un pont au-dessus d'une rivière, alors il devait y avoir un village à proximité… « Donc, là, maintenant… Je suis en train de rêver ? »

« Oui et non » Il fronça les sourcils, essayant de trouver les bons mots pour expliquer. « Pour le moment, tu es consciente mais dans un monde influencé par tes rêves et ton subconscient. »

« Influencé par moi ? » Demanda-t-elle. « Comment est-ce possible ? »

« Parce que tu as perdu tes souvenirs et que c'est la seule façon de les retrouver, » répondit-il. « Quelque chose t'empêche de retrouver ta mémoire, quelque chose qui pourra seulement être trouvé si tu es dans ce monde qui communique avec ton esprit. »

« Donc… Quand je me suis évanouis tout à l'heure… »

« Tu es retournée au plus profond de ton subconscient, ce qui a formé le monde tel que tu allais le voir à ton réveil. » Expliqua-il, semblant un peu nerveux maintenant. « Mais tu retourneras toujours dans ce monde parce que… »

Mamori cligna des yeux, remarquant la voix un peu cassée du garçon. « Est-ce que… il y a quelque chose qui ne va pas chez moi ? C'est pour ça que je ne peux pas retourner dans mon vrai monde ? »

Le garçon remarqua l'inquiétude de Mamori. Il la regarda, son sourire confiant une nouvelle fois en place. « C'est pour le découvrir que nous sommes là.» Il se leva, ramassant la veste qui était donc bien la sienne et jeta un regard aux bâtiments. « Maintenant, je pense qu'il faut qu'on bouge. »

« Qu'on bouge ? » Répéta Mamori, se mettant à genoux et tentant de se lever. Elle vacilla, ce qui fit que le garçon lui prit la main gauche, faisant toutefois attention à son épaule.

« Mer – » Elle s'arrêta, regardant le garçon. Elle suivit son regard braqué sur sa main gauche, se demandant si elle s'était blessée, sa main toujours dans la sienne. Mais elle ne vit rien d'anormal avec sa main.

Il n'y avait rien du tout dessus.

Il la lâcha, se retournant et souriant comme si rien ne s'était passé. Mamori commençait à se demander si ce garçon ne cachait pas quelque chose derrière ses sourires. Tout ce qui le concernait semblait étrange. Elle décida qu'elle devait au moins lui demander ce qu'i se passait quand il se mit soudainement à parler :

« Tu as remarqué quelque chose d'étrange ? »

Elle n'était pas sûre de ce qu'il voulait dire par là. Ce monde était étrange pour commencer. Elle regarda autour d'elle, mais à part la scène du pont avec le feu et la rivière, et le contour des bâtiments au loin, il n'y avait rien d'autre à remarquer.

C'est à ce moment-là qu'elle sentit une présence étrange provenant de l'un des chemins qui ne semblaient mener nulle part. C'était juste… noir. Mais plus elle se focalisait sur cette noirceur en particulier, plus la sensation qu'il y avait quelque chose à cet endroit grandissait. Et elle se sentait singulièrement attirée par cette noirceur. Sans faire attention, elle fit quelques pas vers elle.

Le garçon remarqua son manège. « Alors tu ressens quelque chose venant de par-là, hein ? » Il se mit à marcher devant elle, allant droit dans cette direction. « Bon, on ferait mieux d'y aller. Tu devrais prendre ton épée. »

« Mon épée ? » Mamori regarda le feu non loin d'elle, et remarqua l'épée étincelante à la lueur des flammes. Elle ne l'avait pas bien regardé la première fois qu'elle l'avait eu, mais maintenant qu'elle le pouvait, elle remarqua à quel point l'épée semblait simple et à la fois puissante. Même si elle n'avait aucun souvenir de son passé, il lui paraissait étrange que son choix au combat soit une épée.

Au combat ?...

« Attends, on va se battre ? » S'écria Mamori en courant après le garçon. Mais il continuait d'aller de l'avant, maintenant l'écart qu'il y avait entre eux. « Hé ! »

« Quoi ? » Répondit-il, ne se donnant pas la peine de la regarder alors qu'elle le pourchassait. « Qu'est-ce que tu viens de dire ? »

« J'ai dit : Est-ce qu'on va se… » Ses mots restèrent en suspens tandis qu'elle regardait autour d'elle. Le décor était en train de changer devant eux. Une forme tordue apparue puis commença à prendre forme. Mamori regarda avec crainte et confusion la masse devenir une maison. Elle ressemblait à n'importe quelle autre maison, simple et accueillante, et la lumière était allumée à l'intérieur. Mais le fait qu'elle soit apparue juste devant eux effrayait Mamori. « Q-Quoi ?... » Bégaya-t-elle. « Est-ce qu'on est supposé… »

Le garçon la fit taire d'un geste. Mamori dut se retenir de lui crier dessus de frustration. Il y avait encore beaucoup trop de questions sans réponses, et elle n'était même pas sûre de ce qui était en train de se produire. De plus, qui était-il, hein ? De quel droit lui donnait-il des ordres ?

Mais avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, un vent froid souffla depuis la maison et les engouffra. Elle pouvait entendre des grincements provenant de l'intérieur de la maison. Elle frissonna.

Puis elle entendit un déclic et vit que le garçon avait sorti l'une de ses armes et était sur ses gardes. Sans quitter la maison des yeux, il murmura : « Prépare-toi. »

Elle déglutit sèchement, se sentant plus confuse que jamais. « Pour quoi ? » Demanda-t-elle, mais la réponse arriva plus vite qu'elle le pensait. En un instant, les volets de la maison s'ouvrirent avec fracas, les vitres implosèrent et du verre vola dans toutes les directions. Un long cri de torture sensiblement féminin se répercuta dans la maison et les lumières vacillèrent.

Mamori tint bon, essayant de comprendre ce qu'il se passait. L'image de cette maison apparaissant de nulle part et devenant d'un seul coup folle furieuse semblait trop irréelle pour être vrai. Et qui était en train de crier ? Cela ne pouvait pas arriver… Cela ne pouvait pas être réel…

Cependant elle sortit immédiatement de ses pensées quand le cri s'arrêta. La maison paraissait un moment calme. Mais Mamori eut le souffle coupé d'horreur lorsqu'elle vit ce qui apparût être le fantôme d'une femme avec des trous à la place des yeux, qui regardait dans sa direction depuis le pas de la porte d'entrée.

Ni Mamori ni le garçon ne se souvinrent de respirer, tandis que le fantôme restait immobile. Puis, en une fraction de seconde, les trous dans la figure du fantôme virèrent au rouge, et il poussa un cri alors qu'il se jetait sur Mamori.


Note de la traductrice : Et voilà, je reprends du service ! Après une année à mourir, je revis !

Je remercie beaucoup Hermi-Ko qui est ma béta sur cette fic, ce qui devrait rendre la traduction bien meilleure et bien plus fluide. Merci beaucoup !

Merci à mon petit commentaire ^^ Je précise que la fic est finie en anglais et que je n'ai plus qu'à la traduire. Laissez-moi juste le temps de coordonner mes fics ^^

Merci de me lire (enfin nous : Cherry/Hermi et Moi ^^) et commentez et à très bientôt !