Bêta : Mokonalex


Le Réveillon de la Saint-Sylvestre et le jour du Nouvel An s'étaient déroulés sans évènements notables. Albus Dumbledore, après avoir épuisé les possibilités de son marécage portable, espionné ses professeurs avec une oreille à rallonge sans même trop se cacher et pour finir, envoyé Rusard à l'infirmerie avec une pastille de gerbe, tentait maintenant de refiler à une malheureuse victime quelconque, une praline longue langue. Il avait déjà réussi à offrir un nougat Néansang à action retardée (une nouveauté !) à Cornélius Fudge venu lui présenter ses vœux et un Pousse-rikiki à son assistant, le coincé Percy Weasley…

Le vieil homme était pertinemment au courant des relations entre Severus et Harry depuis le jour de Noël. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre. Son espion emplumé, Fumseck, l'avait d'ailleurs bien aidé. Dumbledore était ravi de cette nouvelle. Il avait toujours été désolé du célibat forcé de Severus et de son refus à même tenter de remédier à cet état de chose.

Bien sûr, la technique employée par Harry l'avait surpris et puis fait hurler de rire, ce qui avait rendu Dobby perplexe. L'Elfe ne s'était pas fait prier pour raconter au Directeur que son bien-aimé Harry Potter avait offert un cadeau de Noël au terrifiant Professeur Rogue. Intrigué, Albus avait pressé Dobby de tout lui raconter et le vieux mage avait vite compris la nature du cadeau en question. Visiblement, l'Elfe n'avait pas une seule idée de la combine à laquelle il avait participé.

Dumbledore ne lui expliqua pas et lui affirma que c'était une excellente nouvelle et qu'il était enchanté de cette charmante idée d'Harry. L'Elfe idolâtre, un grand sourire sur son visage gris, était retourné aux cuisines en clamant que Dumbledore était le second plus grand sorcier du monde, Harry étant le premier, bien évidemment.

Depuis, l'air de rien, Albus surveillait le comportement de Minerva qu'il jugeait excessif, ce qui le surprenait un peu. McCrory, il le savait, n'avait aucune chance et allait au devant de bien des désillusions. Il savait aussi, pour avoir écouté une conversation en cachette, que le reste des chipies ne partageait pas l'enthousiasme et l'assurance de McGonagall. Visiblement, elles avaient compris le lien qu'il y avait entre Severus et Harry et décidé de ne pas s'en mêler, ce qui était la sagesse même.

Poppy Pomfresh, entre deux gorgées de thé – épicé d'une seule goutte de Véritasérum – l'après-midi du jour de l'An, avait avoué au vieil homme avoir lancé un sortilège médicomagique sur Harry Potter et Severus Rogue à leur insu, et avoir eu la preuve que les deux hommes n'étaient pas vierges et avaient eu une relation sexuelle deux heures auparavant. Par contre, elle n'avait aucune preuve qu'ils l'avaient eue ensemble, mais pour elle, il ne pouvait s'agir d'une coïncidence. Albus était bien d'accord avec elle.

Les jumeaux Weasley n'avaient pas eu beaucoup de chance. Ils avaient essayé de joindre Harry par cheminette déjà trois fois : Le soir du trente, et puis du trente-et-un et aussi du premier janvier. Malheureusement, à chaque fois, l'élève ayant répondu à l'appel, n'avait pu que leur annoncer qu'Harry Potter ne se trouvait pas dans la Tour des Gryffondors. Tout ceci les rendait extrêmement inquiets.

Visiblement, Molly et Arthur, ainsi que Ron et Hermione, n'étaient au courant de rien donc Harry n'avait pas été renvoyé. Les deux rouquins farceurs se doutaient bien que leur frère serait à présent le dernier au courant de quoi que ce soit qui puisse concerner Harry, étant donné son attitude le jour de Noël. Ils ne s'étaient pas privés de tout raconter à leurs parents qui outrés, avaient demandé des explications à Ron et exigé qu'il s'excuse immédiatement. Bien entendu, Ron avait refusé de s'exécuter et était depuis lors puni, et de corvée de ménage et de vaisselle, à la façon moldue, ce qui avait encore rajouté à son ressentiment.

Ginny, elle, en voulait à mort à Ron. Ce petit gredin était bien capable de foutre en l'air tous ses projets de séduction, de conquête et de mariage, qu'elle mijotait depuis des années, avec pour cible Harry Potter.

Dans un hibou, Hermione avait remercié Harry pour son cadeau, qu'elle jugeait absolument fascinant et formidable, lui enjoignant de ne pas écouter les bêtises de Ron qui d'ailleurs était puni pour avoir osé envoyer une beuglante pour une raison aussi mesquine.

Mais en ce soir du second jour de janvier, les jumeaux avaient enfin eu de la chance. Harry se trouvait seul dans la salle commune après le couvre-feu, attendant la fin de la réunion des professeurs pour aller rejoindre Severus dans ses cachots. Lorsque le bruit des flammes se modifia, Harry leva la tête de son livre et regarda distraitement l'âtre changer de couleur.

— HARRY ! fit la voix d'un des jumeaux. Enfin ! On essaie de te joindre depuis trois jours, mec !

— Pousse toi, George, je veux lui parler aussi ! fit alors une autre voix, absolument identique.

Une autre tête apparut alors à côté de la première dans les flammes, tandis que le jeune Sauveur du Monde Magique s'agenouillait devant la cheminée.

— Fred, George ! Désolé les gars, je vous avais complètement zappés avec tout ça.

— Raconte !

— Minute, Fred…

Harry sortit sa baguette de la poche de la robe d'école qu'il portait par-dessus ses vêtements moldus neufs. Il lança un Assurdiato autour d'eux, pour être certain qu'aucun des gamins qui se trouvait dans les dortoirs ne puisse les entendre.

— On est tranquille.

— T'as pas eu trop d'ennuis ? Merde, j'aurais jamais pensé que tu te serais fait choper aussi vite, surtout par Rogue. Mais comment il a fait, ce con ?

— Tout va bien, George, s'amusa Harry. En fait, Severus est ravi de son cadeau de Noël, et… il voulait simplement me dire qu'il savait que c'était moi, et aussi…

— Aussi ? demandèrent abruptement les jumeaux d'une même voix.

— Ben… il veut qu'on continue…

— QUOI ?

— HEIN ?

— Tiens, pour une fois, vous ne dites pas la même chose en même temps. Ça change !

— Tu n'as pas eu de retenue ? insista Fred, un sourcil levé. Ni de points retirés, ou de sévices par Rusard au fin fond des cachots, tout ça quoi…

— Nan. Rien. Personne n'est au courant, heu… à priori, quoique je suis sûr que les profs se posent des questions depuis le coup du gui. M'enfin…

— Le coup du gui ? Kézako ?

— Severus s'est retrouvé coincé sous une branche de gui ensorcelé, près de la Grande Salle. Pour faire court, j'étais là, j'ai dû aller le délivrer et McGo est arrivée, avec Chourave, Sinistra, Vector et l'autre crétin de McCrory.

— Ah oui, Hermione nous a raconté, le prof de DCFM de cette année. Elle le trouve pas très bon non plus.

— Le mot est faible. Ce débile veut coller Severus dans ses draps en plus. S'il fait un geste vers Sev', je le métamorphose en véracrasse !

— T'es nul en métamorphose, Harry. Laisse-le-nous… On a des p'tites choses à essayer, et justement on cherchait un cobaye… ricana Fred, une lueur inquiétante dans le regard.

— Bon, tu racontes la suite ? insista George, avide.

— Ouais… J'ai dû embrasser Severus, pour le délivrer et McGo a piqué sa crise. Elle veut absolument qu'il sorte avec McCrory et elle me fait suer depuis. Elle tire des points, me fout en retenue… mais j'ai dit que j'irai pas. Elle peut courir ! Dumbledore se marre, d'après ce que j'ai pu voir. Je suis presque sûr qu'il sait ou qu'il s'en doute, mais il ne dit rien. Et il a mouché McGo plusieurs fois, quand elle en avait après nous.

— Et… Vous continuez ? Tu sais ? A coucher ensemble, quoi… tenta George sous le regard amusé de son frère Fred.

— Plutôt deux fois qu'une ! On n'arrête pas ! Heureusement qu'il m'a filé une potion cicatrisante et un baume parce que je vous dis pas… je pouvais plus m'asseoir.

Les jumeaux éclatèrent de rire et Fred se mit à tousser, ayant avalé par mégarde un peu de suie à cette occasion.

— Bon, ben si tout va bien au final et que vous êtes contents, c'est le principal. On est soulagé, mec. On te voyait mort et enterré, transformé en ingrédient de potions, renvoyé, pendu par les pieds dans un cachot aux bons soins de Rusard, enfin tu imagines...

— Joli programme, George, gloussa Harry, une main devant sa bouche pour étouffer un éclat de rire. Mais tu n'avais pas pensé à la bonne solution.

— On en était même vachement loin, si tu veux savoir, soupira Fred. Mais tout va bien, et c'est le plus important. On va te laisser, puisqu'on est rassurés maintenant. Si tu as besoin de quelque chose pour te débarrasser de l'autre crétin encombrant, tu n'hésites pas à demander, surtout.

— Au fait, Ron est puni. On a dit à M'man ce qu'il t'avait fait, si tu avais vu la tête qu'elle a tirée ! Je l'avais pas vu aussi furieuse, depuis le jour où Charlie avait vendu Ginny à un copain contre une figurine de dragon quand il avait huit ans, poursuivit George.

— Hein ? Vendu Ginny ?

— Ouais, elle venait de naître et son pote voulait une p'tite sœur à la place de son p'tit frère. Ces deux idiots voulaient échanger les bébés, contre une figurine de dragon, une idée de Charlie. Il a eu le cul rouge pendant une bonne semaine ! La cuillère en bois a chauffé ce soir-là. P'pa a refusé de causer à Charlie pendant un mois. Il faisait comme s'il n'existait pas.

— M'en souviens aussi, fit Fred avec un sourire nostalgique.

— Et Ron ? Il a tâté de la cuillère ? demanda Harry en souriant.

— Chais pas, répondit Fred, tandis que George haussait les épaules en signe d'ignorance. Mais on sait qu'il est de corvée de ménage et de vaisselle, façon moldue depuis.

— Et tu oublies le dégnomage du jardin !

— Oui, y a le dégnomage aussi, rajouta Fred. Mais ce que George n'a pas dit, c'est qu'on a balancé de la poudre attir'gnomes partout dans le jardin. Donc quoi que Ronnichou fasse, y en a encore plus.

— On essayait de faire une potion repouss'gnomes et on a fait une 'tite erreur. A la place, on s'est retrouvé avec une poudre qui les attire. On s'est dit que c'était pécher de gaspiller et on a décidé de s'en servir comme punition. Sans compter que Ginny et Hermione font la gueule à Ron, il est mal barré, ce p'tit idiot !


Le Professeur Angus McCrory mijotait sa revanche depuis le jour de Noël. Il fallait dire que Minerva McGonagall lui avait pas mal monté le bourrichon, tout comme Madame McCrory mère, que la pensée de son unique rejeton en couple avec un héros de la Guerre avec un Ordre de Merlin de Première Classe, faisait baver. L'idiot en rose et jaune – ses couleurs favorites – avait décidé de provoquer Harry Potter en duel, pour les beaux yeux noirs de Severus Rogue. Il attendait juste son heure.

Harry, lui, attendait dans le Grand Hall, l'arrivée des élèves qui était prévue vers 18 heures à la gare de Pré-Au-Lard. Il avait vu Hagrid et Flitwick, tous deux chaudement vêtus, traverser le parc de l'école en direction des monumentales grilles gardées par les sangliers ailés. A regret, le jeune sorcier avait rangé ses habits neufs au fond de sa malle et remis les vieilleries données par sa Tante Pétunia. Par-dessus, pour cacher la misère, il portait sa robe d'école aux couleurs de Gryffondor, ainsi que sa cape de sorcier aux agrafes d'argent. Il remonta le cache-nez de laine rouge et jaune devant sa bouche et son nez et lissa le dos de ses mains gantées de laine. Assis sur l'une des premières marches du Grand Escalier de marbre, il fixait les deux battants des Grandes Portes donnant sur le cloître, et qui pour l'instant étaient fermées afin de conserver un peu la chaleur diffusée par les quelques braseros dispersés dans le Hall et les couloirs environnants. Il savait que Severus était dans son labo de potion devant un chaudron de Véritasérum et qu'il ne serait pas disponible de la soirée ou alors très tard.

Des bruits de pas et des éclats de voix lui arrachèrent un sourire derrière son écharpe. Un des lourds battant s'ouvrit sous la poigne solide d'Hagrid et les premiers élèves entrèrent. Harry dût affronter les frères Crivey qui voulurent à tout prix savoir s'il avait reçu leur cadeau et s'il avait passé de bonnes fêtes.

Harry se mordit les lèvres. Il n'avait pas vérifié les paquets qui avaient été envoyés par ses admirateurs, ils les avaient tous distribués aux autres Gryffondors restés à l'école.

— Heuu… Ohhhh… Oui… C'était très bien pensé, j'ai apprécié. Merci beaucoup, mais il ne fallait pas…

Deux sourires ravis ornèrent les visages quasi semblables des deux petits blonds qui sautillèrent presque de joie et coururent en riant vers la Grande Salle où le dîner n'allait pas tarder à être servi. Les malles commençaient à s'empiler dans le Hall, grâce à la magie des Elfes de Poudlard. Pendant le dîner, elles seraient réparties dans les dortoirs et déposées au pied des lits.

Comme il regardait encore les deux frères Crivey s'agiter, heureux d'être de retour à Poudlard, Harry ne vit pas ses deux amis venir vers lui. Il fut violemment bousculé et manqua de perdre l'équilibre. La chute ne lui fut épargnée que grâce à Hermione qui le retint par le bras et le tira en arrière.

— Par Merlin ! Ça va, Harry ? J'ai cru que tu allais t'étaler !

— Hein ? Heuu… ouais… ouais… t'as pensé à relever le signalement de l'hippogriffe ?

Hermione éclata de rire et retira son bonnet de laine et ses gants, tandis qu'Harry se tournait vers le Grand Escalier afin d'identifier son « agresseur ». Il ne vit une silhouette en veste moldue écossaise surmontée d'une tête rousse, qui grimpait rageusement les escaliers de marbre.

Ron… C'était Ron qui lui avait joué ce tour.

Harry eut un pincement au cœur puis la moutarde lui monta au nez. Ce petit con de Ron, ce jaloux pathologique de Ron n'allait pas remettre ça encore une fois ! Déjà, il y avait eu ses six mois de bouderie, de mépris total et d'insultes pendant le Tournoi des Trois Sorciers, ensuite sa rage et son dégoût lorsqu'Harry avait hérité des biens de ses parents et de son parrain, faisant de lui la première fortune du Monde Magique, dépassant de peu les Malefoy. Harry avait commis la naïve erreur de montrer à Hermione ses documents bancaires pour avoir son avis sur des placements éventuels dans des entreprises moldues et sorcières, et Ron avait jeté un œil sur le total des avoirs de son ami.

Et il avait très mal pris la nouvelle…

Pourtant, Hermione avait réussi à le calmer, mais le rouquin avait remis ça quelques semaines plus tard lorsqu'il avait découvert le contenu de la malle de son ami, lors de leur arrivée à Poudlard. Harry s'était fait une garde-robe de ministre, comme disaient les Moldus et Ron qui n'avait que peu de vêtements neufs et surtout pas de cette qualité, en avait pratiquement fait une jaunisse. Hermione et Neville avaient mis trois jours à le calmer, encore une fois, grandement aidés par le fait qu'Harry avait remis ses vieux habits Dursley pour ne pas offenser son meilleur ami.

Et là, on repartait pour un tour… et cette fois-ci pour une idiote histoire de cadeau de Noël !

Il ne manquait plus que cette petite pétasse de Ginny s'y mette aussi et c'était la cerise sur le gâteau.

Harry sursauta et poussa presque un cri lorsqu'une furie rousse lui sauta au cou en braillant son prénom.

— HARRY ! Je t'ai manqué ? Hein que je t'ai manqué ?

Ginny.

Encore elle. Il était maudit.

Et Hermione qui souriait, tentant de cacher son fou rire naissant derrière sa main tenant une paire de gants.

— Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour penser à quiconque, Ginny, j'ai été très occupé.

° C'est le moins que je puisse dire… °

— Ah oui ? fit la rouquine boudeuse en relâchant Harry et en reculant pour mieux le toiser, les yeux mi-clos et la bouche pincée. Elle s'appelle comment cette conne ?

— Pardon ?

— Elle s'appelle comment la mocheté qui t'a mis le grappin dessus ?

C'en était trop. D'abord Ron et sa bousculade et maintenant les présomptions débiles de Ginny.

— Elle ne s'appelle pas ! Il n'y a personne ! Et d'abord je n'ai pas de compte à te rendre, Gin'. Alors tu seras bien aimable de garder pour toi, tes réflexions à deux noises ! gronda Harry vraiment énervé. Je ne critique pas avec qui tu sors, alors fous-moi la paix !

Et pour montrer sa franche désapprobation, Harry planta là les deux filles, et se dirigea d'un pas nerveux vers la Grande Salle afin d'attendre le dîner.

Il n'assista pas à la colère d'Hermione, qui déjà outrée de l'attitude exécrable de Ron depuis Noël, remit vertement Ginny à sa place.

La brunette aux cheveux touffus alla rejoindre son ami à leurs places habituelles. Celui-ci regardait ses doigts, la tête basse et visiblement éprouvé.

— Elle va te laisser tranquille, Harry, annonça tranquillement Mione en posant la main sur l'épaule de son ami. Je lui ai dit que j'aviserais McGo personnellement si elle recommençait encore son cirque.

— McGo ! pesta Harry. Je ne suis pas dans ses petits papiers en ce moment, alors évite, si tu peux. Ça me retomberait dessus encore…

— Pourquoi ? Il s'est passé quelque chose ?

— Rien de précis. C'est juste que Dumbledore a pas mal déconné avec ses blagues de Noël et elle en veut à mort à celui qui lui a donné le colis.

— Ouille…

— Tu aurais dû voir ça… Mione… Dumbledore avait transformé en marécage toute la Grande Salle et il pêchait des poissons bizarres qu'il avait conjurés, installé dans une petite barque. Rogue est même allé le rejoindre avec une autre barque. Ensuite, notre légendaire terreur des cachots a poussé McCrory dans l'eau. C'était excellent ! Je suis sûr que Chourave a des tas de photos, elle n'a pas arrêté de mitrailler pendant les vacances. Elle avait son appareil dans la poche de sa robe. Une vraie Crivey…

— Ouahhhh…. Il a poussé McCrory dans l'eau ? Mais… pourquoi ?

Harry haussa les épaules en signe d'ignorance.

— Comment je le saurais ? Mais cet idiot devait le mériter d'une façon ou d'une autre.

Le sourire d'Harry réchauffa le cœur d'Hermione. Rapidement, les places autour d'eux furent occupées par leurs condisciples et chacun raconta ses vacances et ses petites histoires. Ron était redescendu de la Tour de Gryffondor pour prendre place un peu à l'écart, la bouche pincée. En voyant la malle d'Harry qui trônait toute seule dans le dortoir, il avait eu la soudaine idée d'aller fouiller dedans afin de voir ce que ce petit arriviste de Potter avait bien pu faire de son argent au lieu d'offrir un cadeau décent à son meilleur ami.

Mal lui en avait pris, car la malle était protégée par de sérieux sortilèges – et même quelques maléfices – et Ron l'avait senti passer. Il coulerait encore de l'eau sous les ponts avant qu'il ne s'avise de recommencer !