Merci à tous et à toutes pour vos reviews et vos alertes.

Comme vous pouvez le remarquer, la suite (et fin) de ce TS arrive plus vite que prévu. Il aurait dû être publié ce week-end. Mais ma merveilleuse bêta, en plus de faire un travail au top, s'est surpassée au niveau du temps.

J'espère que cette seconde partie vous plaira autant que la première. Bonne lecture.


Obsession

Seconde partie

Harry connaissait le chemin par cœur. Il lui suffisait de tourner à droite, puis de longer l'avenue durant quelques centaines de mètres. Une fois arrivé devant un imposant bâtiment, il composa un code et s'engouffra à l'intérieur.

Le campus universitaire où habitait son meilleur ami était à une bonne demi-heure de son appartement en bus. Dès la fin du lycée, Ron avait appris qu'il pouvait bénéficier d'une bourse d'étude assez élevée qui lui permettrait également d'acquérir un logement étudiant. Etant issu d'une famille de sept enfants qui ne roulait pas sur l'or, il avait sauté sur l'occasion. Et même si le studio n'était pas excessivement grand, Harry ne l'avait jamais vu aussi heureux que le jour de son emménagement qui signait le début de sa liberté.

Il monta jusqu'au cinquième étage et toqua à la porte. Un grand rouquin vint lui ouvrir, les yeux encore embué de sommeil.

_Tu me fais toujours le coup, grogna Ron en le laissant entrer. On t'a jamais appris à laisser les gens dormir le Dimanche matin ?

Le brun ricana et n'osa pas dire à son ami qu'il était déjà près de treize heures.

_Ta mère est passée, à ce que je vois.

L'appartement, qui d'ordinaire était jonché de cadavres de bouteilles en tout genre et de cartons de nourritures, sentait le propre et était méticuleusement rangé.

Ron grogna à nouveau et s'affala sur son canapé lit encore défait.

Laissant son ami émerger encore un peu, il alla préparer du café. Quelques minutes plus tard, la sonnerie de la porte retentit à nouveau.

_Tu me désespères, Ron…

En entendant la voix d'Hermione, Harry sortit automatiquement une troisième tasse. Cela faisait plus de deux semaines qu'ils ne s'étaient pas vus, et cela commençait à lui peser.

_Salut Harry, résonna la voix de la jeune fille derrière lui.

Elle lui déposa un baiser sur la joue et l'aida à porter les tasses sur la table basse.

_Alors, ta recherche d'appartement avance ? Le questionna Hermione.

_Mphf. Sujet sensible.

_Tu sais vieux, tu devrais songer à toucher à ton héritage, tu ne penses pas ?

_RON ! S'écria leur amie, outrée.

_Bah quoi ? Se vexa-t-il. Je sais que tu meurs d'envie de lui en parler, je l'ai fait, c'est tout.

_Tu n'as vraiment pas de tact.

Harry ne leurs en voulait absolument pas. Il haussa les épaules et but une gorgée de son café.

_Vous avez peut-être raison.

_Tu n'es pas obligé Harry… Tu finiras peut-être par trouver quelque chose bientôt. Le rassura Hermione.

A la mort de ses parents, Harry avait été placé chez sa seule famille restante. Sa tante – la sœur de sa mère – et son mari étaient des gens pitoyables qui avaient passé leur temps à rabaisser le brun et à le maltraiter, le privant de tout ce qui aurait pu le rendre un minimum heureux.

Le pire était sans doute son cousin, Dudley, qui avait pour passe-temps favori de le prendre pour son punching-ball.

Jusqu'à ses seize ans, il avait vécu un enfer. Seule la présence de ses deux meilleurs amis lui permettait de tenir le coup, s'échappant le plus souvent possible chez Ron, où il était accueilli à bras ouvert.

Ce fut à partir de sa seizième année que Molly Weasley, la mère de Ron, découvrit les conditions dans lesquelles le meilleur ami de son plus jeune fils vivait. Elle avait eu (des doutes depuis de nombreuses années, mais elle ne fut convaincue que le jour où elle rendit visite à ses tuteurs. Harry n'avait jamais invité Ron, ni Hermione chez lui. Elle l'avait toujours vu habillé avec des vêtements beaucoup trop grands pour lui. Quelques fois, quand il venait chez eux, il se jetait sur les gâteaux qu'elle cuisinait comme s'il n'avait pas mangé depuis plusieurs jours.

Elle était alors partie les voir afin d'en savoir plus. Son oncle et sa tante avaient bien tentés de sauver les apparences, mais lorsqu'elle leur demanda à voir la chambre du brun, ils devinrent tendus à l'extrême. Harry, qui était présent, avait baissé les yeux.

_Tu peux me montrer ta chambre, mon chéri ? Lui avait-elle murmurée.

Il n'avait pas su quoi faire, partagé entre l'envie qu'elle découvre la vérité et la peur d'être étripé par son oncle.

Sa réaction confirma la crainte de Molly qui se leva et monta d'elle-même à l'étage. Sa tante avait fixée Harry, le regard noir.

Le brun avait alors suivi la mère de Ron qui avançait dans le couloir de l'étage, suivi de près de son oncle.

_Je vous prierais de partir, Madame Weasley, avait-il grondé.

_Ah oui ? Sinon quoi ? Avait-elle répliqué sèchement. Laquelle est ta chambre Harry ?

_Celle-ci, lui avait-il répondu en esquivant le regard de son oncle.

Molly avait froncé les sourcils en apercevant un verrou posé à l'extérieur de la porte. Elle l'avait ouverte et un hoquet lui avait échappé.

Elle s'était retournée vers le tuteur du brun, les yeux exorbités.

_Vous appelez ça une chambre ? S'était-elle indignée. JE VOUS AI POSE UNE QUESTION ! Avait-elle ensuite hurlé devant le silence obstiné de son oncle.

Harry se souvint qu'elle l'avait ensuite pris par le bras et l'avait tiré fortement à l'extérieur de la maison. Il n'avait pas vraiment réagi, ne comprenant pas ce qu'elle comptait faire. Une dizaine de minutes plus tard, ils étaient entrés dans un commissariat et Molly Weasley portait plainte contre ses tuteurs pour maltraitance.

Il était ensuite resté quelques mois chez eux, le temps que la situation ne s'arrange. Mille questions lui avaient été posées, et le jour de ses dix-sept ans, il avait réussi à obtenir son émancipation.

Son oncle et sa tante avait écopés d'une peine de prison avec sursis et avaient déménagés aussitôt, sans jamais chercher à le revoir.

Repenser à son enfance rendait Harry malade. A ses dix-huit ans, il avait quitté le domicile des Weasley et s'était installé dans l'appartement qu'il occupait toujours. Quelques jours plus tard, un notaire venait lui apprendre que ses parents lui avaient laissé un héritage plutôt imposant. Son oncle et sa tante n'en avaient jamais eu connaissance, et n'auraient de toute façon pas pu y toucher.

Cependant, il n'avait jamais pu s'y résoudre. Depuis deux ans, il vivait avec la bourse d'étude qu'il lui était versé chaque mois et les petits boulots qu'il enchainait. Il avait l'impression que cet argent était la seule chose qui le reliait à ses parents, et il ne voulait pas le dépenser. Il comprenait pourtant que Ron trouve cela stupide, son ami ayant grandi dans une famille où le manque d'argent se faisait chaque jour sentir.

_Je pense que je ne vais pas avoir le choix de toute façon, s'exclama-t-il en revenant à la conversation. Tiens, et si j'achetais une maison pour nous trois ? Rigola-t-il.

Hermione roula des yeux tandis que Ron entrait dans le délire du brun.

Ils parlèrent durant une bonne heure, fantasmant sur la maison fictive qu'ils s'achèteraient. Hermione s'était peu à peu prêtée au jeu et tous trois retrouvaient leur insouciance. Ils étaient loin de leurs soucis et de leurs études, profitant de leur moment privilégié où ils étaient réunis.

_Au fait Harry, il devient quoi la fouine ? Il te fait toujours autant chier ?

Il avala de travers et s'étouffa quelques instants. Il ne savait pas vraiment s'il avait envie de parler des derniers évènements avec ses amis. Même lui avait du mal à y croire, ou à les oublier. Il était sûr que Ron ferait une crise cardiaque et qu'Hermione s'empresserait de les analyser de A à Z.

Et il n'y avait rien à dire. Malefoy était un enculé, au sens littéral et figuré du terme.

_Non, il s'est fait une raison, je crois.

_Pourquoi tu rougis ?

_Pardon ?

_Tu rougis, Harry.

_Il n'y a rien à dire, s'écria-t-il sèchement.

_Oh que si !

Il lança à Hermione un regard mauvais, espérant que cela la dissuade d'insister. C'était très mal la connaitre.

_Tu t'es tapé Malefoy ou quoi ? Demanda Ron en rigolant, faisant gémir son meilleur ami de désespoir.

Harry cacha son visage dans ses mains.

_T'AS COUCHE AVEC MALEFOY ? S'exclama Hermione à son tour, interloquée.

Ron explosa de rire.

_Mais qu'est-ce qu'il t'a pris, bon sang ? Lui demanda son amie.

Il ne pouvait pas reculer à présent. Prenant son courage à deux mains, il leur expliqua tout depuis le commencement. Hermione ne l'interrompit pas une seule fois, ce qui était plutôt rare. Elle se contentait de froncer les sourcils, ou de les hausser. A la fin de son récit, Ron avait perdu le sourire.

_Quel enculé.

_Je ne comprends pas… dit Hermione, plus pour elle-même.

_Je pense qu'il n'y a rien à comprendre, intervint le brun. Et maintenant, j'aimerais qu'on passe à autre chose, ça serait cool.

H&D

Quelques jours plus tard, Harry reçut une lettre de sa propriétaire qui l'intrigua. Elle lui expliquait qu'il n'avait plus à partir, car un homme était venu la voir pour lui acheter l'appartement, et qu'il souhaitait le garder en location.

C'était trop beau pour être vrai. Il s'était résigné à puiser dans son héritage pour acheter un petit studio et à présent, il allait pouvoir rester dans l'appartement qu'il aimait tant. Il pouvait enfin souffler et se re-concentrer à nouveau sur ses études.

Il se rendit à l'université le sourire aux lèvres, allégé d'un poids qui l'avait suivi durant plusieurs semaines.

Même la vue de Draco assit à côté de Cédric Diggory dans l'amphithéâtre n'entacha pas sa bonne humeur. Il alla s'installer plus loin, s'empressant d'annoncer la bonne nouvelle à ses amis par message.

_Je vois qu'on est joyeux aujourd'hui.

Harry releva la tête pour affronter le regard de Draco.

_Je croyais qu'on n'avait plus rien à se dire ? Cracha ce dernier, ayant perdu son sourire.

_Et bien j'ai changé d'avis.

Il posa son ordinateur sur la place voisine de celle du brun et prit place sur le strapontin.

_Diggory ne va pas trop te manquer ?

_Jaloux, Potter ?

_Tu vas briser son petit cœur, lui répondit-il en esquivant sa question.

_Tu parles, tout ce qu'il veut c'est se rapprocher de toi.

Harry explosa d'un rire sans joie.

_Non mais t'en sors des conneries, je te jure.

_Là, il croit que je lui arrange le coup. Déclara le blond, sérieux.

Le brun tourna la tête pour observer Cédric Diggory qui effectivement, les fixait.

_Non mais vous avez quel âge ? S'indigna-t-il.

Draco haussa les épaules.

_Je te rassure, je n'ai vraiment pas envie de lui faire ce plaisir.

_Il est au courant qu'on se déteste, au moins ?

_Je croyais qu'on avait dépassé ce stade.

Le cœur d'Harry rata un battement.

_Ouais, moi aussi. Lui lança-t-il avec une rancœur mal contenue.

_En fait, j'étais surtout venu pour m'excuser de mon comportement de la semaine dernière.

Cette journée était réellement pleine de surprises.

_Et bien… excuses acceptées alors.

_C'est tout ? S'exclama Draco, surpris. Je pensais que t'allais me hurler dessus.

_Je ne vois pas pourquoi. On a dérapé et t'as regretté, ça arrive à tout le monde.

Ses paroles semblèrent blesser le blond.

_Je ne regrette pas.

_Pardon ?

_A vrai dire c'est la meilleure chose qui me soit arrivée.

Harry resta sans voix. Draco sembla hésiter mais poursuivit sur sa lancée.

_Ce que je ressens pour toi, ce n'est pas normal. Je pensais que ça irait mieux avec le temps mais… Voilà, je ne peux pas t'enlever de ma tête. Harry, j'ai vraiment envie de construire quelque chose avec toi.

Dire qu'il était choqué était un euphémisme. Il était complètement pétrifié.

_Je… Que… Mais bordel, ça va pas la tête ?

A cet instant, le professeur en charge du cours magistral descendit l'allée le menant à son estrade et les discussions se turent.

Le regard blessé du blond retourna l'estomac d'Harry.

_Je te laisse réfléchir, d'accord ? Mais sache que… tu ne me connais pas. Ce que tu as vu de moi l'autre soir, c'est le vrai Draco, et ne me dis pas qu'il ne t'a pas plu, car je ne te croirais pas.

Il s'empara de son ordinateur et retourna s'asseoir près de Diggory. Il ne sut pas ce que le blond lui rapporta, mais cela n'eut pas l'air de lui plaire.

H&D

Il était vingt-deux heures et Harry ne parvenait pas à se concentrer sur la dissertation qu'il devait rendre pour le lendemain. Il était rentré aux alentours de dix-neuf heures, toujours aussi choqué par ce que Draco lui avait avoué.

Après avoir mangé, il s'était remis sur sa dissertation de sociologie urbaine. Il passait son temps à regarder son téléphone portable, hésitant à appeler le blond. Toutes les cinq minutes, il allait sur Facebook et regardait son profil, comme si ce dernier allait lui fournir une quelconque réponse.

A vingt-deux heures trente, il craqua et referma le clapet de son ordinateur portable. Il se saisit de son Smartphone et composa le numéro de Draco. Au bout de deux sonneries, sa voix grave se fit entendre. Harry se sentit stupide, il n'avait rien à dire.

_Allo ?

_Ouais… C'est Harry.

_Je sais.

_J'ai pensé à ce que tu m'as dit ce matin…

Le brun s'interrompit, ne sachant pas quoi dire.

_Tu pourrais arrêter de te taire un peu ? D'habitude tu la ramènes sans arrêt ! S'énerva-t-il.

_Je ne sais pas quoi dire. J'étais loin de me douter que tu allais m'appeler. Je pensais que tu passerais le reste de la licence à me fuir comme la peste, pour être honnête. Est-ce que j'ai le droit d'espérer ?

_Ecoute Malefoy, j'ai du mal à y croire. Il y a quelques semaines, j'étais loin de m'imaginer que… enfin que…

_Que j'ai des sentiments pour toi ?

_Ouais, voilà. En même temps, tu ne vas pas m'en vouloir, hein. T'as pas eu un comportement super équivoque.

_Je sais. Où est-ce que tu veux en venir exactement ?

_J'ai beaucoup pensé à l'autre soir, et la réaction que tu as eu après m'a un peu blessé, je dois dire.

_Je me suis excusé pour ça. Déclara le blond sur la défensive.

_Oui, je sais… ce que je veux dire c'est que… Je pense que si ça n'avait pas compté, je n'aurais pas réagi comme ça, tu ne penses pas ?

_Ce que je pense ou non ne compte pas. Je ne pourrais pas être très objectif.

_Tu ne m'aides pas vraiment, là ! S'écria Harry, plaintif. Je ne suis pas doué pour ce genre de chose, tu pourrais compatir, un peu !

_Bordel Potter, va à l'essentiel !

_Est-ce que tu as finis ta dissert' d'urbaine pour demain ?

_Sérieusement ?

_Non, vraiment, tu l'as terminée ?

_Euh… oui, bien sûr.

_Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à me concentrer.

_Putain, ton cerveau est un vrai fouillis… Mais qu'est-ce que tu racontes ?

_Tu ne voudrais pas… venir m'aider à la terminer ?

Le cœur d'Harry s'accéléra et il ferma les yeux. Draco garda le silence quelques instants, accentuant son malaise.

_Tu es sérieux ?

_La réponse est oui, j'ai vraiment très envie de te voir.

Il aurait presque pu deviner le sourire du blond.

_J'arrive.

Et il raccrocha, le cœur battant. Il ne savait pas vraiment dans quoi il s'embarquait, mais il se sentait vivant et heureux. Dire que c'était Draco Malefoy qui le mettait dans cet état… Mais finalement, peut-être était-ce justement parce que c'était lui.

H&D

Une quinzaine de minutes plus tard, Draco frappa à la porte du brun. Harry lui ouvrit, nerveux, et fut ébloui par son sourire en coin et son regard intense.

Il se décala pour le laisser entrer et referma la porte. Immédiatement, il fut attiré par deux mains puissantes qui encadrèrent son visage, et ses lèvres furent saisies de la plus douce et sensuelle des manières.

Il gémit doucement et se laissa aller entre les bras du blond, satisfait. Quand ils se séparèrent, il murmura :

_Je crois que je pourrais m'y faire.

Draco sourit et se recula.

_Alors, on la fait, cette dissert' ?

_Tu plaisantes, j'espère ?

Le blond rigola devant l'air ahuri du brun. Harry pensa à cet instant qu'il n'avait jamais vu Draco aussi détendu et naturel. Et il n'en était que plus beau.

Il l'embrassa de nouveau, plus langoureusement que lors de leurs dernières fois, quelques semaines plus tôt. Il longea sa mâchoire et embrassa son cou. Draco soupira d'aise et passa ses mains sous le tee-shirt d'Harry, caressant son torse et son dos.

Des frissons le parcoururent sur tout le corps et ses propres mains tremblaient sous les caresses. Draco se détacha de leur étreinte, prenant le temps d'enlever sa veste et ses chaussures. Il prit la main d'Harry et l'attira jusqu'au canapé.

_Non, le coupa Harry en attrapant son poignet. Pas le canapé, viens.

Sous le regard surpris du blond, il l'entraina avec lui vers sa chambre.

Leurs dernières fois avaient été intenses, brusques et bestiales. Mais ce soir, Draco voulait qu'elle soit plus tendre. Au pied du lit, il entreprit d'enlever le tee-shirt du brun, le faisant glisser au-dessus de sa tête, tout en embrassant une ligne imaginaire le long de son torse. Harry gémit de plaisir et rejeta la tête en arrière. Il introduisit une de ses mains dans la chevelure blonde de Draco et ferma les yeux sous les sensations prodigieuses qu'il lui faisait ressentir.

Quand il ouvrit le bouton de son jean, Harry se mordit la lèvre, incapable d'en supporter davantage. Son sexe était tellement dur qu'un peu plus, et il en crierait de frustration. Il enleva à son tour le pull du blond et joua quelques secondes avec son jean, passant ses doigts dans l'interstice et effleurant la peau de son bas-ventre.

_Putain, chuchota Draco en fermant les yeux de plaisir.

Il retira son jean lentement, puis entreprit de faire de même avec celui du blond, emportant leurs sous-vêtements par la même occasion.

Totalement nus, ils prirent le temps de se regarder et de se découvrir. Avec leurs yeux, avec leurs mains. Impatient, Harry embrassa son amant avec fougue et l'allongea sur le lit.

_Je t'ai dit que j'adorais ta chambre ?

Il sourit contre ses lèvres.

_Tu ne parles jamais au bon moment. Répliqua-t-il, les yeux brillants.

_La couleur noir, ça rend super bien. Continua le blond, la voix rendue rauque par le plaisir, alors qu'Harry embrassait son torse et descendait de plus en plus bas.

_Le noir n'est pas une couleur, Malefoy.

Draco rigola, se souvenant qu'il avait lui-même sorti cette réplique quelques jours auparavant. Son rire se fana quand il sentit la bouche d'Harry effleurer son sexe et le prendre en bouche.

_Hmm…

La bouche du brun allait et venait sur son sexe tendu, lui envoyant des décharges de plaisir dans tout le corps. Ses gestes étaient si tendres qu'il en aurait pleuré. Il avait tant rêvé de cet instant, tant souhaité que le brun agisse de la sorte avec lui. C'était un rêve qui devenait réalité, le souhait de toute son adolescence et peut-être bien plus encore.

Au bout d'un certain temps, Harry remonta vers son visage et l'embrassa. Le blond se tendit légèrement lorsqu'il sentit qu'il introduisait un doigt en lui.

Le voyant grimacer, Harry retira ses doigts et attrapa un tube de lubrifiant dans sa table de nuit.

_C'est mieux ? Lui demanda-t-il doucement, après en avoir appliqué un peu sur ses doigts.

Draco acquiesça, étonné de l'attention.

_Tu m'étonneras toujours, lui dit-il, sincère.

Harry sourit et introduisit un deuxième doigt, effectuant des allers-retours de plus en plus profondément et les écartant légèrement. Quand il en inséra un troisième, son amant gémit fortement et il sut qu'il avait touché le point sensible. Il recommença plusieurs fois son geste, faisant se cambrer Draco.

_At... Attends… Viens.

Il retira ses doigts doucement, ne manquant pas de les réintroduire une dernière fois, le faisant presque crier.

Il enfila un préservatif et se positionna à son entrée.

Il embrassa le blond alors qu'il le pénétra, ébahi par le plaisir fulgurant qu'il ressentit. Après qu'il se soit habitué à sa présence, Harry bougea ses hanches et le blond encercla sa taille avec ses jambes pour qu'il entre plus profondément en lui.

La chambre fut très vite emplie de gémissements, de plus en plus forts et de moins en moins espacés. Leurs baisers furent de plus en plus désordonnés, les coups de hanches plus rapides.

Harry se saisit du sexe de Draco et le masturba, alors qu'il allait atteindre le point de non-retour. Quelques mouvements plus tard il sentit le blond se tendre autour de lui et ne put retenir son orgasme de le dévaster. A bout de souffle et le cœur battant à une allure folle, il s'écroula sur le blond.

Ils restèrent quelques minutes immobiles, profitant de l'instant. Harry se retira ensuite et s'étala sur le dos à côté de Draco.

_C'était…

_...Ouais. Termina-t-il à sa place. C'est la première fois que je ressens ça.

_Moi aussi, déclara Draco.

_Et c'est la première fois que j'amène quelqu'un dans ma chambre.

Draco tourna sa tête vers lui.

_Je suis un privilégié alors, rigola-t-il.

_On peut dire ça, ouais.

_Harry ?

_ça me fait bizarre que tu m'appelles par mon prénom.

_Je peux toujours t'appeler Potter, si tu veux.

_Non ça me va, sourit-il. Qu'est-ce que tu voulais me dire ?

_Je crois que je t'ai menti. Tu sais, tu m'as posé une question l'autre fois, et je t'ai menti.

_Oh.

_Est-ce que je peux espérer, pour nous deux ?

_Je pensais que tu n'aurais pas besoin de poser la question.

_Je n'arrive pas à y croire, c'est tout. C'est tellement inattendu.

_Je pense qu'au contraire, on a attendu trop longtemps.

La phrase d'Harry remplit Draco de bonheur. Il se mit sur le côté et observa le brun qui le regarda.

_Et tu m'as menti sur quelle question ?

_Quand tu m'as demandé si j'avais déjà été amoureux.

Ils se regardèrent intensément.

_Depuis quand ? Se contenta-t-il de demander au blond, n'ignorant pas la chaleur qui s'était répandue en lui.

_Depuis la terminale, en fait. Mais c'est seulement le moment où je m'en suis rendu compte. Je pense que ça remonte à beaucoup plus loin.

_J'avais remarqué que ton attitude avait un peu changé vers la fin du lycée… Mais j'étais loin de m'imaginer… Enfin, tu vois.

Draco haussa les épaules. Ça ne servait à rien de parler du passé. Il se pencha et embrassa chastement Harry.

_Je n'ai jamais ressenti ça… Commença le brun, fébrile. Je crois bien que je pourrais définitivement tomber amoureux de toi.

Le cœur de Draco explosa dans sa poitrine, comblé. Il plaça sa tête au creux de son cou et le silence s'installa.

Quelques dizaines de minutes de calme plus tard, il s'endormit.

H&D

Draco ouvrit difficilement les yeux. Il ne reconnut pas la pièce dans laquelle il se trouvait. A sa gauche, un radioréveil indiquait 3 :02 du matin. Le lit était vide, mais au loin, il entendit un bruit de clavier d'ordinateur frénétique. Il se leva et enfila son boxer.

_Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-il au brun, passant sa main dans ses cheveux désordonnés. Il avait toujours rêvé de toucher ses cheveux.

Harry lui sourit et réclama un baiser.

_Je finis ma dissertation pour demain. J'en suis à la conclusion. Retourne dormir, j'arrive.

C'était irréaliste pour le blond. La situation qu'il vivait en cet instant dépassait ses rêves les plus fous.

Il alla se servir un verre d'eau dans la cuisine, cherchant pendant trois bonnes minutes où se trouvait la vaisselle.

Quand il revint au salon, le brun était en train d'éteindre l'ordinateur. Ils retournèrent au lit et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.

H&D

Le lendemain matin, ils s'étaient réveillés et avaient pris un petit déjeuner en silence, encore endormis. Ils ne réalisaient pas vraiment ce qu'il s'était passé la veille, trop heureux pour revenir à la réalité. Harry se dit en prenant sa douche que Ron et Hermione n'allaient pas en revenir.

Une fois douchés et habillés, ils prirent la voiture de Draco et se rendirent en cours. A peine arrivé devant leur salle de TD, le blond vit arriver Cédric Diggory et grogna.

_Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Harry. Il tourna la tête dans la direction que Draco regardait et sourit.

_Salut Draco. Harry.

_Salut… Cédric, c'est ça ?

Le visage de l'interpelé s'éclaira.

_Ouais, lui-même, sourit-il en lui serrant la main que le brun lui tendait. Dis-moi Harry, je peux te parler une minute s'il te plaît ?

Ignorant le regard noir de son récent copain, il acquiesça et suivit Cédric à l'écart.

_Ecoute Harry, je ne sais pas si Draco te l'a dit, mais il se trouve que j'ai un peu flashé sur toi, tu vois. Il m'a dit que tu avais quelqu'un, mais je me suis dit que je pouvais quand même tenter ma chance…

Harry sourit. Alors comme ça, Draco lui avait dit qu'il était en couple ?

_Bah en fait…

Il sentit une présence à ses côtés.

_Ce quelqu'un, c'est moi Diggory. Je t'ai fait une faveur en te prévenant, ça t'aurait évité une humiliation, tu vois ? Donc t'as encore le choix, soit tu continues de draguer mon mec sous mon nez et je te refais le portrait, soit tu disparais et on deviendra les meilleurs amis du monde. C'est clair ?

_C'est clair, énonça-t-il, choqué.

_Bien.

Draco s'en alla et entra dans la salle de TD.

_Désolé, dit Harry à Cédric. C'est un vrai connard, parfois.

_Je t'ai entendu, Potter, retentit la voix du concerné.

Il soupira, bien qu'amusé, et rentra à son tour dans la pièce.

H&D

Neuf mois plus tard

Les partiels de second semestre venaient de marquer la fin de leur seconde année de licence. Harry sortit de l'amphithéâtre, soulagé d'être enfin en vacance. Draco avait finis plus tôt que lui et l'attendait devant le bâtiment, souriant lui aussi.

_Alors, comment ça s'est passé ?

_Pas trop mal.

Neuf mois étaient passés depuis leur mise en couple. Si cela avait étonné leurs amis respectifs dans les premiers temps, (mis à part Hermione qui déclarait à qui voulait l'entendre qu'elle s'en doutait) ils durent avouer que leur relation était tout ce qu'il y avait de plus sérieux.

Ils apprirent à se connaitre mieux, se racontant leurs enfances, ce qui ne fut pas aisé pour Harry.

Le brun apprit également à cerner Draco, qui derrière son masque impassible était sûrement le plus sensible des deux. La différence entre le Draco en public et le Draco qu'il prenait dans ses bras le soir était saisissante. Il n'avait jamais connu quelqu'un d'aussi méfiant que le blond, mis à part lui-même.

Ils rentrèrent à l'appartement. Draco passait les trois-quarts de son temps avec Harry, ne rentrant chez ses parents que pour prendre des affaires de rechange, ou pour laisser au brun de l'espace, de peur qu'il ne se lasse de lui.

Ils posèrent leurs affaires sur la table basse, heureux d'avoir enfin terminé leur seconde année. Dans deux semaines, ils partiraient en vacances en Italie tous les deux pour quinze jours, et avaient ensuite prévu de rester trois semaines en camping dans le sud de la France avec leurs amis respectifs, à savoir Ron, Hermione, Blaise et Pansy. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, ces quatre-là s'entendaient de mieux en mieux, malgré les vieilles rancœurs datant des périodes Collèges et Lycée.

Mais en cet instant, Harry était nerveux. Il avait décidé de demander à Draco d'emménager avec lui, mais il ne savait pas vraiment comment ce dernier allait réagir. Certes, il passait le plus clair de son temps ici, mais emménager à deux était une étape importante dans un couple et le leur était plutôt récent.

_Draco ?

_Hum ?

_Je t'aime.

Draco sursauta.

_C'est la première fois que tu me le dis.

_Je sais.

Il s'approcha du brun et l'embrassa passionnément.

_Je t'aime aussi.

Bordel, il n'était vraiment pas doué pour ce genre de choses… Il prit son courage à deux mains et sortit une petite clef de sa poche de jean. A la vue de l'objet, les sourcils du blond se froncèrent.

_Je pensais que… Enfin, je sais que cela ne fait pas très longtemps qu'on est ensemble mais… Enfin je voudrais que tu viennes habiter ici.

Draco ouvrit la bouche mais Harry continua sur sa lancée :

_Enfin, faudra demander au proprio de changer le bail… ça se trouve on va devoir chercher autre chose. J'y ai pas pensé d'ailleurs, l'appartement ne te plait peut-être pas… Enfin…

_Harry ! Je peux en placer une… ? Demanda Draco, amusé.

_Ouais… Désolé.

_J'adorerais habiter avec toi.

_C'est vrai ?

_Non.

_Sale con.

Draco rigola.

_Et j'adore cet appartement, continua-t-il.

_Tant mieux, ça m'aurait fait mal au cœur de le quitter.

_Je sais.

_Va falloir demander au propriétaire… En général ils n'aiment pas ça. Pourquoi tu souris comme ça ?

_Je pense que le propriétaire ne sera pas un problème.

_J'en sais rien… Je ne connais même pas son nom. Je sais juste qu'il a racheté l'appartement et qu'il a voulu rester anonyme. Je passe par l'agence immobilière pour régler les loy…

Harry s'arrêta de parler.

_Tu as racheté ce foutu appartement !

_Perspicace, Potter.

_T'es fou !

_De toi, oui.

Aussitôt, Draco grimaça.

_C'était niais, non ?

_Totalement, rigola Harry. Mais je ne plaisante pas… Pourquoi est-ce que tu as fait ça ?

_Quand je suis venu la première fois et que j'ai vu les papiers… Je ne sais pas, j'ai vu à quel point tu tenais à ton appartement et j'ai voulu faire quelque chose. Je suis riche après tout, autant que ça serve à quelque chose. Et voyons les côtés positifs…

_Lesquels ?

_Premièrement, je peux t'assurer que le propriétaire approuve totalement mon emménagement. Et deuxièmement, tu vas économiser les loyers.

_T'es cinglé…

_Tu pourras toujours me payer autrement, tu sais, suggéra Draco.

Harry s'esclaffa et se pencha pour prendre les lèvres de son amant.

_Pervers.

FIN


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Merci d'avoir lu. J'attends vos impressions avec impatience !

Je reviens bientôt avec une fanfiction déjà terminée qui fait une petite dizaine de chapitres (80 pages environ). Elle n'attend plus que d'être corrigée. Si vous voulez lire le début, je vous attends sur facebook.

N'hésitez pas à Reviewer les ami(e)s, je n'attends que ça =)

Leylah.