Chapitre 2 : 2ème jour, le défi.
Quelle heure est-il ? S'il n'est pas midi passé, je ne me lève pas…
Et merde, treize heures, j'ai plus le choix.
Au moins l'heure du déjeuner est passé, je vais aller aux cuisines, je n'aurais aucune chance de l'y croiser.
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Quatorze heures, j'ai vraiment pris mon temps. Je ne pourrais monter me coucher que dans cinq heures, le seul endroit où je puisse aller sans risquer de l'apercevoir, c'est la bibliothèque.
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Je me suis recluse dans mon coin habituel d'où personne ne peux me voir. Seul quelques personnes qui me connaissent bien savent que c'est ma place fétiche.
- Salut Malorie.
* Qu'est-ce que c'est ?… ouf. Pas de panique.*
- Salut, dis-je.
- Les examinateurs viennent quand ? Demande ma camarade de Poudlard en s'asseyant à coté de moi, de façon a ne pas être vu par les autres élèves de la bibliothèque.
- Mardi, répondit-je.
Elle n'arrête pas de jeter des petits coups d'œils discrets, il ne faudrait mieux pas qu'on nous voit discuter ensemble.
- Pas trop stressée ?
* Mon avenir va se jouer en vingt petites minutes, naturellement, je suis au bord de l'explosion de panique.*
- Un peu.
- Comment ils vont te juger si ce n'est pas sur tes connaissances ?
- Ils veulent connaître mes motivations, dis-je, les connaissances ils les jugent d'après les ASPIC.
* Y'a que toi que ça étonne d'être jugée sur autre chose que ses connaissances.*
- Tu savais que Malefoy était un espion ?
* J'aurais peut-être pas dû demander ça, elle pourrait se douter de quelque chose. Non, tout le monde ne parle que de ça, je suis parano.*
- Oui, dit-elle, mais ne le répète pas.
* T'inquiète, je sais garder un secret.*
- Je ne dirais rien.
* Héhé qui s'est que je vois qui approche ! L'amoureux transit de mon interlocutrice, et accessoirement l'un de mes cousins éloignés.
- Salut Malorie, dit-il en arrivant.
- Salut cousin, répondis-je.
Je ne l'appelle comme ça que lorsque il n'y a pas d'autres élèves d'en les parages.
* Attention, il va lui parler, vas-y cousin tu peux y arriver, courage…*
- Je voulais te dire que… McGonagall nous attend à sept heures dans son bureau.
* … Fuyons ! Bravo cousin, depuis le temps que vous vous connaissez, tu n'as toujours pas trouvez moyen de te décider. Attention maintenant c'est elle qui va répondre…*
- D'accord.
* Brillant ! Lumineux ! Bordel, les pires limaces que je connaisse, ils s'aiment, ils le savent et pourtant ils ne font rien. C'est vraiment pathétique. Dans vingt ans, ils commenceront à peine les préliminaires.
- Au revoir, cousine.
- Salut, dis-je.
* Lui et moi en dehors de Poudlard, on ne se voit que lors des grands événements familiaux, mariages et enterrements. On ne se côtoie pas du tout. Ça ne fait pas très bonne impression, en particulier sur mes grands parents, de trop traîner avec lui et sa famille.*
- Vu la très grande affection, qu'il t'a montré, je suppose que vous n'êtes toujours pas ensemble ? demande-je.
* Ça y est, elle lâche la porte des yeux et s'effondre sur la table.*
- Non, dit-elle en prenant sa tête dans ses mains, en plus maintenant, on se verra moins.
* Heu… il faut que je la console là ?*
- Peut-être que tu devrais faire le premier pas, suggère-je.
- Parce que toi tu l'as fait le premier pas ?
* Hein ? Oula, elle sait quelque chose ! Calme toi, nie tout en bloc !*
- La premier pas pour qui ?
* Pas sur que ce soit très malin.*
- Pour Zabini ! S'exclame t-elle.
* Blaise, évidement de qui d'autre pourrait-elle parler ? *
* Alerte rouge, elle me regarde suspicieuse ! Reprends contenance !*
- En fait s'était un peu tout les deux, on était assis sur l'une des banquettes de la salle commune, tout le monde était parti se coucher, à un moment on s'est rapproché, et on a prit l'initiative en même temps.
* J'ai peut-être donné trop de détail, c'est toujours comme ça quand je panique.*
- Très romantique, dit-elle.
* J'en ai trop dit, je le savais. Il faut que je change de sujet.*
- Et toi après Poudlard tu fais toujours une formation pour entrer aux départements des créatures magiques ?
- Oui, dit-elle, mais cela ne débute qu'à la mi-août, donc j'aurais des vacances.
* Veinarde ! Moi dès que le Poudlard express arrivera à la gare je devrais prendre le train du programme, j'aurais trois minutes de vacances entre le quai de la voie 9 ¾ et la voie 7 ¼. Vivre pendant trois ans dans ce train, j'espère que les autres étudiants ne seront pas des abrutis finis.*
- Je dois y aller mon travail de Préfete-en-chef m'attends, dit-elle.
Elle s'en va.
* Flûte, elle oublie son livre de potion*
- Hermione !
*Ho non c'est pas vrai-je l'ai appelé devant tous les élèves de la bibliothèque.*
Elle se retourne et accours pour que la scène se passe rapidement.
- Merci, dit-elle en reprenant son livre.
On échange un regard désolé et elle file.
J'aime pas que les autres élèves sachent que je m'entends bien avec Hermione Granger, c'est une sang de bourbe. Moi je ne crois pas à l'importance du sang, mais les autres Serpentards, si.
Ça ne doit pas plaire à Hermione n'ont plus, je suis une Serpentarde et elle une Gryffondore, une Mini phénix de surcroît.
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Seize heures trente ! Je vais aller dîner dès maintenant, Drago à l'habitude de dîner plus tard. Il y a peu de chance que je le croise dans ces couloirs aux alentours de la bilio…
… Ho non, c'est pas vrai, il est là, seul, juste en face de moi, il m'a vu, je ne peux plus faire demi tour !
Courage, respire…
Ne pas oublier, sourire arrogant, sarcasmes, insultes, lui dire qu'il est devenu encore plus laid qu'avant, qu'il est devenu un monstre difforme, un super sexy qu'on a envie de… non ! non ! C'est pas ça !
Bon sang, il me parle ! Concentre toi ! Qu'est-ce qu'il dit ?
- Tu m'évites ?
* Comment tu le sais ? Ho c'est pas vrai, il a tout deviné !*
- Pas spécialement… je ne savais pas que mes gestes étaient épiés.
* Très bien le retournement de situation.*
Une… deux… trois secondes, il hésite… très bien.
- Tu te donnes trop d'importance, dit Drago.
- Malefoy, dis-je lentement, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.
Il se met à rire. * Je vais lui sauter dessus.*
- Non, moi je suis vraiment important, surtout maintenant que j'ai aidé à détruire Tu-Sais-Qui.
- Ne crois pas que tu vas entrer dans l'histoire, dis-je, le seul nom que les gens retiendront c'est celui d'Harry Potter.
- Ma participation à cette destruction, n'est qu'un passe partout, Moon, dit-il. Après ça, ce sera facile pour moi d'augmenter le trésor familial.
- À condition, bien évidemment, que tu puisses quitter Poudlard et la protection du ministère, lors de la dernière guerre, les aurors ont mis plus de deux ans pour capturer tous les mangemorts. Tu vas devoir vivre cacher, bien à l'abri, ce que tu m'as reprocher durant toute une année.
- J'ai eu mon compte de risque pour les prochaines années, dit-il, me reposer ne me fera pas de mal. Par contre toi ton quota de risques est loin d'être atteint. À part les quelques idées stupides et suicidaires que tu as eu pour te donner de l'importance devant les autres.
- Stupides et suicidaires ? Demande-je cynique, Malefoy ce n'est pas moi qui me suit engager dans les mangemorts et qui est par la suite devenu l'un des minis phénix, quoique je reconnais que ton deuxième choix était plus judicieux, déshonorant pour ton sang pur, mais plus judicieux.
- Il n'y a rien de déshonorant à aider l'Ordre du Phénix, dit-il.
* Ça y est, il commence à s'énerver, yes ! *
- Potter est devenu ton meilleur ami, et tu sors avec Loufoca ? Demandais-je avec un faux air sérieux.
- T'es vraiment une emmerdeuse, dit-il à moitié enrager.
- Je ne t'oblige pas à me parler, dis-je.
- Moi, non plus, dit-il.
- Très bien, alors je vais dîner.
Je m'éloigne jusqu'à ce que j'entende murmurer.
- Dégonflée.
Je stoppe net et me retourne brusquement.
* Je suis peut-être une Serpentarde mais je ne suis pas une dégonflée.*
- Qu'est-ce que tu as dis ?
Il se retourne.
- J'ai dit… que tu étais une dégonflée, dit-il avec un sourire.
* Faut pas qu'il me souris comme ça, il va entendre les battements de mon cœur.*
- Je ne suis pas une dégonflée ! Dis-je, en tout cas-tu es plus trouillard que moi.
- Tu crois ça ? dit-il.
* Et voila, il a reprit son air furieux et maintenant il se rapproche de moi.*
- Exactement, répondis-je.
- Eh bien moi je suis persuadé du contraire.
- Nous voilà bien avancés, dis-je.
* Lui, il est bien avancé, il est à vingt centimètre de moi maintenant.*
- Un petit défi ? Dit-il.
- J'allais le proposer.
* Il est trop près là ! Et si je lui proposais de m'embrasser, comme défi c'est bien non ?*
- Je vais prévenir Nott et Millicent de nous concocter ça pour ce soir, dit-il, ils seront neutres, j'aurais bien dit Zabini, mais il ne doit plus être neutre maintenant, j'ai entendu dire que vous étiez sortis ensemble...
- Ce soir, le coupais-je, bien.
- Bien, dit-il.
On n'a pas bouger mes lèvres sont à vingt centimètres de les siennes, je suis en plein cauchemar… ou en plein rêve, je n'arrive pas à me décider.
* Ne regarde pas ses lèvres, reste sur ses yeux, ne regarde pas ses lèvres… *
- Pas de bagarres dans les couloirs.
On s'écarte brusquement.
* Rusard, mon sauveur ! Il a tellement pris l'habitude de nous voir nous battre, qu'à chaque fois qu'on est ensemble, il croit qu'on se cognent.*
- On ne se battait pas, dis-je.
- Pas encore, ajoute Malefoy à voix basse.
- Filez, ordonne Rusard.
On s'éloigne chacun de notre coté.
* Ma soirée à éviter Malefoy est fichu, je vais devoir passer la soirée avec lui.*
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- T'as pas perdu de temps ! me dit Millicent en s'asseyant à coté de moi.
* On ne peut pas dîner en paix.*
- Perdu de temps pourquoi ? Demande-je.
- Je viens de voir Théodore, il m'a dit qu'on devait organiser une sorte de défi pour savoir lequel entre toi et Drago a le plus de cran.
- Il m'a provoqué, dis-je.
- Malorie, dit-elle lentement.
* C'est quoi ce ton inquiet ? Surtout venant Millicent Bulstrode, La Dame de Cœur de Pierre.*
- Quoi, demande-je en me tournant vers elle.
- Drago a passé un an chez les mangemorts, il a forcément apprit des choses, dit-elle, il a dû changer.
* Mais c'est qu'elle a raison, comment j'ai fait pour ne pas y penser plus tôt ?*
- Il est peut-être devenu un peu dangereux maintenant.
- Je ferais attention, dis-je.
Je quitte la table et file dans mon dortoir. Il faudrait que j'apprenne à avoir peur de Drago.
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- Malorie, me dit Pansy en ouvrant la porte du dortoir.
- Millicent et Théodore sont prêts, ils t'attendent avec Drago.
* Et la moitié des élèves de Serpentard.*
- Merci Pansy, dis-je en me levant.
Comme prévu la salle commune est pleine, au centre Drago, Millicent et Théodore Nott. Tout le monde nous regarde Drago et moi avec des rictus amusés.
J'avance vers Drago.
- Bien, dit Théodore. Voilà votre défi, vous devez aller chercher un balai qu'on l'on à déposer entre les branches d'un arbre au centre de la forêt interdite. Millicent et moi avons ensorcelé le balai pour qu'il diffuse une forte lumière rouge, ce qui vous permettra de le voir de loin. Malorie tu dois entrer par le sentier près de la cabane d'Hagrid et toi Malefoy par le sentier près du lac. Vous serez à égale distance du balai. Celui qui revient avec le balai est vainqueur.
* Je suis avantagée, je connais déjà la forêt interdite.*
- Interdiction de vous attaquez et interdiction d'utiliser des balais pour y aller, vous devez y aller à pied, dit Millicent.
* Drago, Drago… tu leur fait peur, ils craignent que tu m'abîmes.*
- Ok, dit Drago en avançant précipitamment vers la porte.
Je le suis.
- Attendez ! Dit Millicent, il y a une difficulté supplémentaire.
* Je me disais aussi, il y a trop de chance qu'on revienne vivants.*
- Vos baguettes, demande Millicent.
- Quoi ? Demanda Malefoy.
- Vos baguettes, répète Millicent, l'épreuve est sans magie.
- Vous délirez, dis-je, j'ai été dans la forêt interdite et sans magie, on sort pas vivant.
- Vous n'êtes pas obliger d'y aller, mais je croyais que c'était votre cran que vous vouliez testé…
* Touché.*
Je sors ma baguette et la tend à Millicent. Drago s'empresse de m'imiter. Je me retourne et m'en vais, suivit de près par Drago.
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Cela fait cinq bonnes minutes que Drago et moi marchons silencieusement l'un à coté de l'autre, ce moment ne peut pas durer.
Sans magie ! ils sont dingues, on va se faire tuer… pas pour autant que je vais renoncer.
Ça y est le sentier se coupe, Drago va en direction du lac et moi de la cabane d'Hagrid. Avec la chance que j'ai il va être dans son potager…
Bingo, il est là, il faut que je rentre dès maintenant dans la forêt, je rejoindrais le sentier plus tard.
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Il est 23h15, le couvre feu est passé depuis belle lurette, ça fait quatre bonnes heures que je marche sans voir de lumière rouge ou de créatures qui essayeraient de me tuer, pas que je m'en plains.
Normalement les araignées ne s'approche pas du sentier j'espère qu'elle ne vont pas changer d'avis.
Pas de centaures non plus, j'ai entendu dire qu'ils étaient redevenus pacifiques, pas sûr que cela s'applique pour moi.
Y'a un truc là-bas, est-ce que…? Oui la lumière rouge.
Il faut donc que je coure, ensuite que je localise précisément l'arbre, je grimpe dans l'arbre, au moins douze mètres, j'attrape le balais, je monte sur le balai et je rentre en volant.
Très simple tout ça.
Surtout que pour rejoindre le balai, il n'y a pas de sentier, qu'il fait nuit, que j'ai pas de lanterne, que je ne sais pas grimper aux arbres, que j'ai le vertige et que je n'ai jamais su voler sur un balai.
Tranquille.
En plus maintenant y'a des bruits inquiétants enfin encore plus inquiétant que les autres. Bon sang quelque chose approche derrière moi. Je cours vraiment cette fois, pénible les ronces… ça me fait paniquée encore plus.
- Hager ?
Au secours un truc qui parle et qui fait plus de bruit qu'un troupeau d'éléphants.
Le balai il faut que j'attrape ce fichu balai.
La chose me cours après en hurlant.
- Hager !!!!!
* Hag… ? Quoi ? Pas le moment de se poser la question.*
- Outch !
* Putain ma cheville, je peux plus me relever.*
Tiens y'a deux luges a coté de moi, les luges sont rattachés à des troncs d'arbres…
oooohhh !
Un géant !
Il ne m'a pas vu, il me cherche. Je rampe lentement sur le coté, y'a un chêne immense, je vais me cacher derrière.
Doucement… satanés feuilles mortes, elles vont me faire repérer. Oui, le chêne je l'ai enfin atteinn… aaaahhhh une cavité.
Je suis tombé en faisant un sacré boucan.
Ma vie va prendre fin, désolée monde cruel d'être aussi cruel que toi, désolée maman de vouloir une carrière plus qu'un mari, désolée famille d'être déshonorante par mon sang, désolée…
Une main se plaque sur ma bouche et me tire en arrière. J'atterris dissimulée sous une souche d'arbre, collée à un type que je parviens pas à identifier.
- Hager ?
Le géant se penche au dessus de la cavité, cachés derrière d'épaisses racines ils ne nous voit pas.
Le géant s'éloigne, mais reste à proximité, je l'entends tourner en rond, la lumière rouge a du l'attirer. J'enlève doucement la main qui m'empêche de parler, et me retourne.
Mon Drago ! mon héros, c'est bien lui.
- On attend qu'il parte et on reprend le défi, dit-il.
J'acquiesce.
* Tous ce que tu veux.*
L'espace qui nous cache est restreint. Je m'éloigne tant que je peux de lui, je préférais rester scotcher à lui, mais je ne peux pas il se rendrait compte de quelque chose.
Le géant revient dans notre direction. Drago me tire en arrière, je suis à nouveau collée à lui, youpi !
Je resterais ici pendant des heures. Le géant et la souche en moins.
Le géant s'est arrêté juste au-dessus de nous.
Sous son poids, l'abris où nous sommes s'effondre en partie.
Drago m'entoure de ses bras et me tire encore plus en arrière.
Mon cœur s'accélère, mon souffle aussi.
- Calme toi, murmure Drago, il va t'entendre.
* Et toi tu va tout comprendre.*
- N'ai pas peur, dit-il.
* Peur ? Pourquoi j'aurais peur ? Ah oui le géant, il prend mon état pour de la panique.*
Le géant s'éloigne de nous, et moi de Drago.
Progressivement les pas du géant se font plus lointain.
Je sors la tête de dessous la souche, Drago vient à mes cotés.
Mon bras touche le sien !
- Il est parti, constate Drago, le défi reprend.
- Ma cheville doit être foulée, dis-je, je suis incapable d'aller chercher le balai. En retournant à Poudlard, tu diras à Millicent de venir me récupérer.
- Tu n'as pas d'ordre à me donner, dit Drago, je ne dirais rien à Millicent.
Il s'en va.
J'ai plus qu'à attendre demain matin, lorsque Millicent ne me verra pas rentrer, elle donnera l'alerte et on viendra me chercher.
Qui n'a jamais rêvé de passer une nuit dans une souche d'arbre, entouré d'un géant et d'autres bêtes féroces ?
Faut positiver j'aurais de beaux rêves à faire, Drago qui me sauve, bon d'accord, il m'a sauvé parce que si le géant m'aurait trouvé, il aurait trouvé Drago juste après. Drago s'est donc sauvé lui-même, mais bon, on peut rêver !
Il revient sur le balai lumineux, il s'arrête à deux mètres de moi.
- Tu vas bien dormir ici, Moon, dit Drago avec un sourire narquois.
- Très bien, dis-je.
Pas moyen de me lever pour lui faire face, ma cheville me fait trop mal. Je déteste être en position de faiblesse.
- Ta cheville à doubler de volume, dit Drago d'une voix neutre.
- Tiens t'a remarqué toi aussi ? Dis-je.
Là, je préférais qu'il s'en aille. Je ne veux pas qu'il me voit dans cet état.
- Demande moi, dit soudain Drago.
- Demander quoi ? Dis-je.
- Demande moi de te ramener, dit Drago avec un sourire mauvais.
* Quoi ? Il est vraiment… à sa place je ferais pareille.*
- Plutôt crever ! Dis-je violement.
- C'est-ce qui risque de t'arriver, dit Drago en regardant au dessus de la souche.
- Le géant revient, dit-il.
* Il a raison j'entends les pas lourds.*
- Tu as gagné, dis-je, ramène moi.
- J'aurais peut-être du préciser que je voulais que tu me supplie, dit sournoisement Drago.
* Oh l'enc…*
- Très bien, Malefoy je tant supplie ramène moi à Poudlard.
- Un peu plus de conviction, on n'a pas l'impression qu'un géant s'apprête à te tuer.
- Tu veux que je dise quoi exactement ?
De longues secondes passent.
- Je veux que tu t'écrases, dit-il en me regardant fixement.
* Un digne Serpentard.*
Le géant ne doit pas être à plus de cent mètres maintenant.
- Tu es au courant que si tu me laisses, ce sera comme-ci tu m'avais tuer directement, dis-je.
- Personne ne pourra le prouver, dit Malefoy.
* Millicent avait raison, il est devenu dangereux.*
Les secondes passent et le géant se rapproche, il doit être à trente mètres maintenant.
Soudain Drago se rapproche de moi, passe son bras autour de mes épaules et m'aide à grimper sur le balai. Il monte à son tour, devant moi.
- T'es vraiment une emmerdeuse, dit-il.
- Je suis une Serpentarde, répondis-je stupéfaite.
Le géant se met à courir dans notre direction.
- Accroche toi ! Hurle Malefoy.
* Je ne demandais que ça !
La remonté en chandelle en aurai pu s'en passer.*
On est au-dessus de la forêt interdite, la situation aura pu être romantique sauf que :
- Tu te rends compte que je t'ai sauvé la vie deux fois, dit Drago.
* Tu te rends compte que tu m'as prise dans tes bras ?*
- On parlera plus tard si tu veux bien, dis-je.
*J'ai le vertige et il ne vaut mieux pas me déconcentrer.*
- Pourquoi ?
- S'il te plais, dis-je d'un ton suppliant.
* Je déteste m'écraser comme ça.*
- L'indestructible Malorie Moon aurait-elle le vertige ?demande Drago.
* Ben ouais.*
Je ne répond rien et me contente de lui tapoter légèrement le bras.
- Ça c'est un scoop, dit Drago.
Il fait une violente embardé, instinctivement je me raccroche encore plus à lui. Il commence une série de pirouette en riant. Et moi je ferme les yeux en m'accrochant encore plus à lui.
- Je t'en supplie, dis-je, arrête j'ai vraiment peur.
Il arrête instantanément de rire et reprend la direction du château.
- Finalement, t'arrive à t'écraser, dit-il au bout d'un certain temps.
* Il est vraiment immonde, pourquoi faut-il que je sois amoureuse de ce type odieux.*
Il nous conduit aux fenêtres des dortoirs de Serpentard.
L'une des fenêtres est ouverte. J'y aperçois Théodore, Blaise et les deux gorilles de Drago, Crabbe et Goyle. Le balai s'engouffre par la fenêtre.
Presque aussitôt Blaise attrape Drago et lui colle une droite.
- Elle a le vertige, hurle Blaise.
Drago sonné, ne bouge pas.
- Blaise arrête, hurle-je.
Crabbe et Goyle se réveillent, empoignent Blaise et l'empêche de bouger.
Je descend du balai et… m'étale par terre.
Foutu cheville.
Théodore se penche sur moi et me porte sur un lit.
Il sort sa baguette et la pointe sur ma cheville.
Aussitôt ma cheville reprend une forme normale, et la douleur s'envole.
- C'est Malefoy qui a gagné, dis-je.
Crabbe et Goyle commence à relâcher leur emprise sur Blaise. Qui se jette automatiquement sur Drago.
- Blaise arrête, il m'a sauvé la vie, dis-je.
- Quoi ?demande Blaise stupéfait.
Ce moment d'inattention lui vaut une jolie gauche de la part de Drago.
Un éclair bleu illumine la chambre.
Drago et Blaise se retrouvent propulser d'un bout a l'autre de la chambre.
Théodore range sa baguette dans sa poche.
- Arrêtez vos idioties, dit-il, on descend dans la salle commune.
Drago s'avance vers la porte et descend les marches.
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- Ça va ? Demande Millicent en me rendant ma baguette.
- Oui, répondit-je, je suis fatiguée je vais aller me coucher.
- Tu ne veux pas savourer ma victoire avec nous ?demande Drago à voix basse.
- Un autre jour, dis-je, sauf que tu n'auras jamais d'autre victoire face à moi, alors profites bien de celle-ci.
- Tu changes pas, dit Drago en riant.
- Jamais, répondis-je.
Je file dans mon dortoir, et m'avachi sur mon lit sans prendre la peine d'enlever ce qui, il y a quelques heures étaient encore des vêtements.
