Chapitre 2 :
Faites moi confiance ! ^^
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Arizona observait impuissante les émotions se succéder sur le visage de sa femme.
Réalisation... Douleur... Tristesse... Colère, puis... la Rage
Callie se mis finalement à rire, un rire caustique.
« C'est vrai que Arizona Robbins est parfaite, Arizona Robbins n'a aucun manque, Arizona Robbins est douée pour tout, Arizona Rob' »
« Callie Arrêtes ça ? A quoi tu joues là ? »
« Fermes là ! Juste... Fermes là ! » « Mais tu as raison, je ne suis pas assez bien pour toi alors...Je crois qu'il est temps que ça s'arrête et maintenant ! »
La blonde essayait de garder son calme et de ne pas céder à l'agacement qui montait en elle.
« Je comprends que cette situation te fasse souffrir, mais... tu ne peux pas me le faire payer chaque jour un peu plus... J'aurai tellement voulu...tellement aimé avoir un enfant avec toi Callie, Tu ferais une mère merveilleuse et... »
« TA...GUEULE ! Tu n'as pas le droit de me dire ça, tu ne peux pas... Je...je ... »
Après toute cette colère, la brunette sentait l'émotion l'emporter. Elle ne pourrait jamais réaliser ce rêve, leur rêve...
Arizona se tut, elle savait que la jeune femme souffrait mais pourtant tous ces propos dirigés contre elle la blessaient énormément.
Elle avait essayé d'esquiver le problème, pensant que Callie finirait par se faire à l'idée... Elle attendait inconsciemment le moment où elle allait lui demander de porter leur enfant...Mais rien, plus aucun mot ne fut échangé sur le sujet jusqu'à ce jour.
Ne supportant pas de voir cette femme, SA femme souffrir, elle tenta de la calmer, de trouver les mots, ce que visiblement elle n'avait pas réussi à faire plusieurs mois auparavant.
« Callie regardes moi ! »
« Tais toi, juste...Ne dis rien... » la latina implorait maintenant la blonde, se sentant au bord d'un craquage complet
« Il y a d'autres moyens d'avoir des enfants...On peux, on pourrait adopter ? » Pleine d'espoir, Arizona n'avait pas prévu ce qui allait suivre.
Les larmes qui menaçaient de couler sur les joues de la latina s'étaient taries, et son rire, CE rire refaisait son apparition.
« Adopter ? Toi, Moi, Adopter ? » Nouveau rire
« Mais putain Ari qu'est ce que tu veux me faire croire ? T'en a jamais eu rien à foutre ! T'as jamais vraiment voulu d'enfants avec moi. C'était juste une « occupation » pour toi, d'imaginer un futur, pendant que tu refaisais ta vie ! »
« C'est totalement faux et tu le sais ! »
« Je sais quoi ? Dis le moi ? Que tu passais tes soirées avec tes amies plutôt qu'avec moi ? Que je ne me suis jamais sentie aussi inutile et impuissante de toute ma vie ? »
« Callie je suis désolée que tu le prennes comme ça... Mais sache que je t'aime et que je t'ai toujours aimée ! Tu n'as pas idée combien j'ai souffert de la situation moi aussi ? Mais je suis restée forte, pour toi, j'ai pris sur moi pour être là ….Mais je vois que ce n'était visiblement pas ce dont tu avais besoin »
« C'est trop facile Arizona ! Trop facile... Il y avait une solution simple, tellement simple...Mais tu n'en a jamais parlé, JAMAIS !
Tu m'as juste confirmée que tu était « Parfaite » et que moi...moi j'étais incapable de te rendre heureuse »
La blonde savait de quoi il était question, elle n'avait juste pas imaginé les conséquences que pouvaient avoir cette décision sur son couple. Non elle n'avait jamais envisagé de porter leur enfant...Et pour cause, cela était physiquement et biologiquement impossible...
« Ha tu ne dis plus rien là hein ? Jamais ça ne te serai venu à l'idée d'avoir notre enfant ! Après tout c'était mon idée au départ, c'est ça ?... Tu me dégoûtes ! C'est sur que d'aller se taper « Lola » c'est tellement mieux ! »
« C'est faux, c'est faux, c'est n'importe quoi ! Je ne vais pas continuer à me faire salir par tes réflexions. As tu au moins une idée de la raison pour laquelle je n'ai jamais évoqué l'idée d'avoir un enfant ? Y as-tu seulement réfléchi ? »
Callie resta interdite, le regard défiant Arizona de trouver une explication convaincante
« Tu es médecin putain Callie ! Tu me le répètes à longueur de journée ! Pourtant t'as rien vu, t'as même pas imaginé ... »
La blonde sentait sa voix commencer à trembler, mais elle ne voulait pas craquer, pas maintenant
« Depuis l'accident je ne peux plus avoir d'enfant Callie ! Les dommages internes étaient plus importants que prévus et ils ont dû... » « Je suis désolée de ne pas pouvoir réalisé ton rêve Callie, mais ne me reproche pas de ne pas le vouloir! »
Maintenant Arizona pleurait, elle avait tout dit. Elle avait gardé cette information se disant que la brunette avait assez de son propre « deuil » et pourtant...
Callie elle n'avait pas bougé, elle avait laissé les dernières informations atteindre son cerveau avant de réagir... en riant une nouvelle fois.
« J'ai pleuré, hurlé, j'ai... et toi ... » les mots ne venaient pas, elle éprouvait maintenant une sensation de dégout pour la femme en face d'elle
« Je me suis convaincue que je n'étais pas assez bien, que tu étais « parfaite », je me suis reprochée la situation à m'en casser le poing contre un mur Arizona ! Et toi, toi en fait tu n'est pas mieux... tu n'es qu'une manipulatrice, une, une... »
La blonde pleurait ouvertement maintenant. Non pas à cause de cette dispute mais parce qu'elle comprenait vraiment les conséquences du fait qu'elle ne pourrait jamais donner d'enfant à Callie.
« Tu n'es qu'une putain d'égoiste ! Va dont retrouver ta pute... »
Quelques centièmes de secondes plus tard et la brunette se sentait soulagée... Soulagée comme jamais depuis des mois où elle avait porté cette situation seule...Du moins c'est ce dont elle était convaincue.
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Callie était sortie prendre l'air, elle ne voulait pas rester à proximité de sa femme pour le moment. Elle ne comprenait toujours pas comment elle avait pu garder une telle information pour elle... C'était comme une trahison .
Son esprit semblait maintenant plus clair que jamais et l'issue de la situation semblait inévitable : la séparation
Elle décida donc de pousser encore, se sachant en position de force.
Elle rentra précipitamment chez elle, prête à faire part à la blonde de sa décision.
Le schéma qui l'attendait était le même que quelques heures auparavant, un salon vide...
Elle repris donc la direction de l'atelier et entra sans invitation en passant la porte restée ouverte.
Ce qui l'attendait pourtant était bien loin de ce qu'elle avait imaginé.
Arizona était recroquevillée sur le sol, le visage tourné vers le mur...
La brunette senti ses résolutions l'abandonner en quelques secondes pour laisser leur place à l'inquiétude
« Ari ? »
Pas de réponse, elle pouvait juste apercevoir les épaules tremblantes de la jeune femme qui pleurait silencieusement.
La gorge de Callie se noua, elle ne se souvenait pas dernière fois qu'elle l'avait vu pleurer...
Elle s'approcha d'elle et s'accroupit à son niveau. Sa façade se fissura à la vue du visage trempé de larmes de la blonde. Elle se sentait coupable ...Mais qu'avait-elle fait?
Elle ne souvenait d'un coup plus de quoi il était question, elle ne se souvenait même plus quel était l'origine de cette situation, mais elle n'en avait rien à faire. Sa femme était inconsolable, sur le sol froid et poussiéreux de son atelier.
« Ari, s'il te plaît parles moi... » Elle n'osait pas la toucher, c'était comme un geste interdit. Depuis le temps qu'elles vivaient comme des étrangères l'une avec l'autre, tout semblait compliquer.
La blonde elle se sentait prise au piège, exposée au jugement de cette femme à qui elle s'était enfin ouverte... Elle n'avait pourtant plus la force de lutter, la seule chose qu'elle était capable de faire depuis 2H c'était de pleurer. Sa tête lui faisait mal comme jamais, des crampes traversaient tout son corps, mais cette douleur lui permettait de ne pas y penser : à leur séparation
Elle attendait maintenant le coup de grâce, elle connaissait assez la brune pour savoir qu'elle revenait pour lui annoncer la nouvelle...Alors elle attendait, les sanglots redoublant d'intensité.
N'y tenant plus, Callie la souleva et la porta dans leur chambre. Elle la déposa sur le lit avant de réfléchir à son prochain mouvement.
Elle ne savait plus quoi faire, quoi dire. Elle ne savait plus qui avait tort ou raison...
Elle se content a de déposer un baiser sur la tempe de sa femme avant de lui murmurer un « je suis désolée... » et de quitter la pièce.
C'était donc ça, c'était fini...
