Note: On est toujours avec Masamune et Kojuro pour le moment, avec un peu d'angst ~ /!\ Passage hot pouvant choquer les âmes les plus sensibles /!\
Il avait mis son âme entre ses mains dès la première fois qu'il lui avait dit " Tu protègeras mes arrières " . C'était devenu le devoir de Kojuro depuis leur première bataille ensemble. Coordination et invincibilité étaient leurs critères au combat. Le soir suivant l'écriture de la lettre destinée à Chôsokabe était arrivé lentement. Tout paraissait suspendu pour l'éternité quand la paix régnait. Une pendule arrêtée comme la vie de Masamune... Qu'était capable un homme dont le manteau était couvert de sang hors des guerres ? Il s'activait autrement en se perfectionnant dans le maniement de ses six griffes par exemple, ou en aidant son Œil droit à cultiver les champs. Ça n'avait l'air de rien comme ça mais labourer un champ était très physique aussi et demandait une minutie que le jeune chef d'Ôshû avait du mal à garder à la longue.
La nuit était tombée sans incident. Alright, tout allait bien. Masamune n'était pas assez fatigué pour aller se coucher directement, il préféra faire un détour par le jardin. Il savait que Kojuro y allait tous les soirs, comme pour aller dire bonne nuit à ses bébés pousses. Il devait s'y faire, cet homme avait d'autres petits à faire grandir que lui ! Cette pensée le fit sourire d'un air carnassier alors qu'il avait franchi les cloisons d'entrée. L'air frais du soir le fit frissonner mais il ne s'en rendit pas compte, trop occupé à chercher quelque chose pour occuper son œil éveillé. Il n'y avait personne aux alentours, pas même Kojuro. Umpf ! Le Dragon borgne fit le tour du passage extérieur de leur bâtisse puis revint à son point de départ, s'asseyant sur le sol en bois et s'appuyant contre un pilier. Il avait beau faire nuit, tout était visible d'ici grâce à la clarté de la lune. Elle était grande et ronde comme un œil s'il la plaçait entre son index et son pouce. Il se demanda un instant qui était en train de la regarder en ce moment comme lui, peut-être Kojuro, peut-être les pirates de Motochika, ou bien le jeune Tigre de Kai... Ah non lui devait être affalé dans son futon comme un bon enfant de son âge à cette heure-ci. La solitude lui fit du bien, sa respiration était calme et sereine et la vision magnifique, que demander de plus en temps de repos ?
Je ne suis pas un si méchant samouraï, you see Itsuki ?
Un doux sourire traversa ses lèvres. Itsuki, la petite fille qui maniait un marteau deux fois plus grand et lourd que sa petite carrure, obtenu par le Dieu du riz disait-elle. Elle était amusante et avait détesté les samouraï jusqu'à leur rencontre. Une enfant à qui il avait promis un monde meilleur. Dans tous les cas, le froid ambiant le recroquevilla un peu plus sur lui afin de préserver sa chaleur. Il avait envie de ce monde meilleur pour voir la joie sur le visage des gens qu'il aimait. Existait-il une meilleure raison pour se battre ? Masamune ferma son œil un instant.
Le monde qu'ils espéraient tous n'avait rien à voir avec l'ambiance noire de la chambre dans laquelle il se trouvait. Il venait de se réveiller d'un sommeil trop lourd pour être normal, c'était comme si on l'avait assommé pour l'empêcher d'assister à quelque chose qu'il ne supporterait pas de voir. Toutes les boiseries de la pièce étaient assombries, comme le sol... Une cloison avait coulissé, laissant Kojuro entrer dans sa chambre. Masamune s'était mis sur ses gardes instantanément. Ce sourire... Jamais un sourire cruel n'aurait traversé le visage de son Œil droit, pas plus qu'une aura sombre et aussi menaçante ne se serait dégagée de lui ! Un espion ? Un assassin aurait tenté de l'approcher en se faisant passer pour lui ? Non...
Ne me dis pas que tu es triste.
C'était ce que lui avait dit l'homme qu'il ne reconnaissait plus, sur un air faussement embêté. Triste ? ... Ça ne pouvait pas être possible... Masamune le fixait toujours avec méfiance, se maîtrisant au maximum. Jamais il n'avait dû faire preuve d'un sang-froid plus fort. Il comprenait que cette cruauté sur le visage de son bras droit n'était pas la sienne mais celle d'une âme errante... Une âme qui dévorait celle de quelqu'un qui lui plaisait pour ensuite habiter son corps. L'homme en qui il croyait était mort. Si son visage se montrait imperturbable et que tout dans son attitude laissait présager une éventuelle riposte, sa propre vie semblait l'avoir quittée. Il était anéanti.
- Rah ! !
Assez ! Il revint à la réalité, il s'était simplement assoupi devant la lune, tout cela n'avait jamais existé, ses ongles griffaient inutilement le plancher tout comme son corps tremblotait pour rien. Il avait crié en se réveillant tant cette douleur devait le quitter tout de suite avec ses sueurs froides !
- Masamune sama !
Kojuro ? Le jeune leader d'Ôshû tourna le visage à l'entente de son nom.
- K... Kojuro ? ...
Son Œil droit se précipita vers lui alors qu'il était en train de s'occuper de ses petites plantes. Il n'avait plus son manteau habituel, pourqu... Oh... Il lui servait de couverture, Kojuro n'avait pas osé le réveiller... ?
- Mon Seigneur, vous allez bien ?
Quelle question, son stratège fut surpris de voir le sourire de son maître aussi crispé, tout comme ce voile humide dans son œil gauche. Des années qu'il ne l'avait plus vu dans cet état. Masamune se sentit personnellement mis à nu par ce regard aussi innocent qu'inquiet. Il attrapa le col de Kojuro avec hargne et l'attira à lui.
- Ne me fais plus jamais aussi peur... lui dit-il avant de venir lui voler un baiser qu'il rendrait sauvage, goûter à ses lèvres qu'il n'avait plus chéries depuis si longtemps. Son éternel Œil droit étouffa un petit gémissement de surprise contre ses lèvres mais n'opposa aucune résistance, il répondit simplement à sa passion et le laissa dévorer sa bouche. Vu avec quelle force Masamune appuyait sur le col de son kimono, Kojuro le prit comme une question de vie ou de mort pour son jeune maître. Plus le Dragon borgne léchait, mordait et possédait ses lèvres et plus il se sentit affaibli, il en avait tellement besoin... Il y mettait tellement de cœur à l'ouvrage que même Kojuro ne resta pas stoïque bien longtemps face à la langue de son Seigneur. Il n'ajouta rien de plus, ce n'était pas un moment de tendresse. Même si ses bras avaient eu envie de l'enlacer, il n'en fit rien. Il fallait que Masamune dégage tout ce qui venait de le mettre dans cet état. Leurs langues s'entremêlèrent avec passion, le leader d'Ôshû voulait goûter à son homme de main vivant. A bout de souffle, le jeune Dragon borgne descella leurs lèvres humides et repoussa son bras droit pour venir lever les yeux au ciel, les gardant fermés alors que sa respiration était saccadée comme jamais. Il reprenait sa respiration dans la souffrance, la peine...
- Masamune sama...
Masamune rouvrit sa paupière close peu après, regardant Kojuro pour se calmer. Qu'il reste loin de lui encore quelques instants, qu'ils se regardent simplement. Ils communiquaient et se comprenaient sans rien dire. S'il avait su qu'un cauchemar le mettrait dans cet état, Kojuro l'aurait réveillé en douceur et l'aurait prié de regagner sa propre chambre. Seulement il avait eu l'air si paisible d'abord, le visage tourné vers l'astre lunaire... Il s'était promis de le ramener une fois son inspection jardinière terminée. En attendant, son Seigneur devrait se contenter de son humble manteau.
- Quels démons ont pu vous plonger dans un tel effroi mon Seigneur ?
Ce n'était pas vraiment une question, du moins, Masamune ne l'entendit pas comme telle. Le chef d'Ôshû étira un petit sourire en lui faisant signe d'approcher. Il était faible, son regard exigeait un remontant comme seul Kojuro pouvait le lui donner. Très bien, son Œil droit vint à lui et fit ce qu'ils n'avaient plus fait depuis une éternité. Ses bras l'enlacèrent pour le consoler, comme ils l'avaient si souvent fait pour l'enfant qu'avait été Masamune. Malgré l'effroi, il était si chaud entre ses bras... Ah cette chaleur... Déjà son manteau plus tôt, et maintenant son propriétaire. Le daimyo resta un moment sans rien faire hormis profiter de cette sensation si apaisante et agréable... La chaleur au cœur de la nuit, il la ressentait comme jamais auparavant.
- Un démon... Un seul qui m'a pris ce que j'aimais. Je ne veux plus perdre qui que ce soit...
Kojuro inspira à la réponse de son maître. Oui, ils ne perdraient plus personne et Masamune connaissait sa pensée. Ils se l'étaient déjà assez promis comme ça. Non, le Dragon borgne ne voulait plus jamais perdre son Œil droit. Il comptait bien plus que cela. Après un temps, Masamune lui rendit son étreinte sans force. Cela l'avait tellement secoué qu'il ne mit pas longtemps à sombrer à nouveau dans le sommeil. La chaleur de Kojuro avait été plus forte que le souvenir écœurant laissé par ce cauchemar. Il avait peur de perdre ses hommes, si l'un d'eux manquait, plus rien n'allait, leur victoire serait en deuil. C'était leur sentiment collectif, mais plus personnellement, Masamune craignait surtout de perdre l'homme qu'il exposait le plus à la mort. Si tout le monde le visait lui, désirait sa tête, il fallait obligatoirement l'affaiblir... Et s'en prendre à Kojuro était le meilleur moyen. Il serait toujours l'obstacle entre Masamune et ceux qui souhaitaient sa tête.
La respiration de son jeune maître s'était calmée et se faisait entendre comme un léger ronronnement. Kojuro ne lui en voulait pas pour ce qui venait de se passer, il se releva et le prit dans ses bras afin de le ramener dans sa chambre. Á cet instant, il avait un visage enfantin, dépourvu de colère et paisible. Seuls ses doigts restèrent crispés sur son manteau. Tant pis, Kojuro le récupèrerait le lendemain. Il plaça Masamune dans son futon et le recouvrit.
- Je ferai tout en mon pouvoir pour ne plus jamais vous effrayer, Masamune sama.
Si tel était le désir de son maître, alors il ferait de son mieux pour ne plus lui causer de frayeurs. Il veilla sur lui aussi longtemps qu'il le put, toute la nuit s'il en avait été capable mais le sommeil contrecarra ses intentions et finit par l'endormir. Assis en tailleur, ce n'était pas une position reposante mais un samouraï pouvait le faire. Son sommeil léger était fait pour réagir immédiatement à la moindre attaque. Et ainsi, personne ne perturberait les rêves de Masamune pour le restant de la nuit.
La première chose que vit Masamune à son réveil fut son bras droit toujours endormi. Il fut stupéfait de le retrouver là, qu'est-ce qui s'était passé déjà la veille ? Oh... Oui, c'était vrai. Il s'était assoupi juste après ça comme une masse entre ses bras et Kojuro l'avait ramené ici. Il avait compris son trouble et l'avait veillé... Tss, c'était tout lui ça. Le Dragon borgne se redressa et poussa la couverture qui lui servait de cocon, libérant un peu son corps chaud et... revigoré. Il se mit à sourire en observant l'air sérieux et imperturbable de Kojuro alors que lui avait dormi comme un bébé. Sa présence sans doute lui avait fait de l'effet, il se sentait détendu et en forme. Son Œil droit finit par ouvrir les yeux après avoir entendu son Seigneur bouger.
- Salut. Tu joues les veilleuses maintenant ?
- Je suis navré Masamune sama, je suis resté dans votre chambre sans vous demander l'autorisation.
- Don't worry, ce n'est pas comme si tu n'étais jamais venu ici.
Kojuro ne lui répondit rien, se contentant de le fixer. Il s'en souvenait parfaitement lui aussi... D'ordinaire, le Dragon borgne en serait resté là sur le sujet mais... Il l'avait perdu de nouveau cette nuit, une perte inconsciente qui lui avait fait comprendre le besoin qu'il avait. Le même besoin qui avait conduit son poing a frappé Kojuro par le passé. Masamune lui lança un regard plus féroce alors qu'un petit sourire fleurit à ses lèvres. Il se recoucha sur le côté, maintenant sa tête plus droite contre sa main et continua de l'observer.
- Tu te souviens de ce que tu m'as fait.
- Je ne l'oublierai jamais mon Seigneur.
Oh... Une réponse qui émoustilla le daimyo de ces terres. Ce dernier s'allongea sur le dos et fit signe à Kojuro d'approcher.
- Viens sur moi.
Le stratège fut surpris de recevoir un tel ordre mais lui obéit et vint au dessus de lui. Jusqu'où voulait-il qu'il aille ? Il avait du mal cette fois-ci à voir ce que désirait son maître. Ce n'était pas du sexe qu'il exigeait... Ni de la tendresse. Masamune le fixait de son iris intense sans émotion particulière. Il était en érection depuis son réveil, pas seulement à cause d'une réaction naturelle. Son corps sensible s'était enflammé quelques secondes parce que Kojuro était là et qu'il s'était imaginé un instant se retrouver avec lui dans ce futon. Le Dragon borgne écarta les pans de son kimono déjà défait et lui révéla son torse nu.
- Regarde moi tel quel Kojuro...
Malgré son calme, sa cage thoracique dénudée se levait et se rabaissait un peu plus rapidement. Les yeux de son Œil droit descendirent le long de son corps. Il tentait de rester stoïque mais une certaine douleur se lisait sur son visage. Masamune était heureux, il voyait clairement le désir monter en lui. Surtout lorsque son bras droit aperçut son fundoshi déformé par son excitation. Le jeune daimyo se savait cruel mais il en avait besoin... Besoin d'apprendre à son tour quelque chose à Kojuro. Ses mains coulèrent lentement jusqu'à ses cuisses.
- S'il vous plait mon Seigneur...
- Qu'y-a-t-il Kojuro ?
- Demandez moi de me retirer...
- Non.
Mais par contre, Masamune lui autorisa autre chose. Sans le prévenir, il se redressa et renversa son stratège sur le futon. Le Dragon borgne lui sourit de nouveau et vint s'asseoir à califourchon sur son bas-ventre, écartant avec nonchalance les jambes. L'une de ses mains se faufila sous son sous-vêtement alors qu'il fixait toujours Kojuro droit dans les yeux. Il ressentait sous ses fesses la pression qu'il avait fait naître chez son bras droit et en frémit de plaisir.
- Ça ne te plait pas ? demanda Masamune en caressant plus franchement son sexe, frictionnant ses fesses sur le bas-ventre de Kojuro. Ce dernier soupira.
- Vous avez votre réponse.
Le tacticien afficha un faible sourire. Il s'interdisait d'agir parce qu'il se connaissait bien et ne voulait pas lui faire mal. Son Seigneur le provoquait, il ne devait pas faillir en lui cédant bien que l'envie ne lui manquait pas. Le Dragon borgne fit la moue et passa ses mains sur le pantalon de son Œil droit, il avait envie de voir l'effet qu'il lui faisait là tout de suite. Il l'entrouvrit et abaissa son fundoshi, caressant immédiatement la virilité tendue de Kojuro. L'œil unique de Masamune remonta sur son visage, il serrait les dents. Les doigts de son Seigneur le torturaient encore plus qu'auparavant maintenant qu'il jouait aussi directement avec son sexe.
- Tu es déjà aussi dur...
- Masamune sama...
- Je ne veux aucune objection.
Le leader d'Ôshû lui sourit d'un air plus taquin avant de venir embrasser son cou, de le lécher lentement comme s'il désirait le savourer, se souvenir à jamais du goût de sa peau. Tous les deux savaient ce qu'ils devaient faire pour achever leurs désirs. Masamune avait envie de le chérir pour une fois, de lui montrer à sa façon qu'il tenait à lui par une sorte de pacte charnel. Bien sûr que Kojuro le savait mais ce n'était pas suffisant pour le corps du jeune daimyo. Rapidement, il coula sur son corps et embrassa son torse au travers de son kimono, descendant toujours plus bas jusqu'à arriver à l'objet de ses désirs. Masamune ne le fit pas attendre davantage et lécha ce membre qui le narguait de toute sa longueur, ses deux mains le caressèrent sans gêner sa petite langue curieuse. Kojuro l'observa en se contentant de ressentir le plaisir que lui offrait son maître. Son cœur battait à tout rompre, aucun homme n'aurait détesté cela, mais pour lui c'était différent encore... Ce n'était pas divin, il avait presque honte de recevoir un tel plaisir de la part de l'homme à qui il vouait sa vie. Ça aurait du être lui à sa place... Ses lèvres caressèrent sa peau la plus sensible, comme si le Dragon borgne hésitait à goûter ce fruit qu'il avait tant attendu. Au diable toute attente supplémentaire, Masamune le prit à pleine bouche et exerça de vifs et profonds va-et-vient sur son sexe, essayant de l'englober tout entier. Il n'y arrivait pas et ça l'énervait, son sexe était trop imposant pour sa petite bouche. Le jeune homme grogna contre sa chair qu'il frôla de ses crocs sans jamais les enfoncer. Non à la place, il se mit à la lécher avec soin, salivant dessus pour mieux la marquer en ancrant son iris féline dans les siennes. Lui faire une fellation l'excitait terriblement, à tel point qu'il dut se caresser lui-même pour calmer le feu qui brûlait sa propre érection. Kojuro se cambra légèrement, frémissant sous le plaisir, il n'avait pas besoin de le prévenir pour que son maître se rende compte qu'il allait se libérer. Plutôt impatient, Masamune s'appliqua pour resserrer ses joues sur son membre et continua son activité en relâchant de petits grondements. Il l'avait tant voulu... Quelques secondes de ce traitement et son Œil droit inonda sa bouche de sa liqueur blanchâtre en un doux râle, son visage rougi par le plaisir et sa respiration faiblement saccadée. Le chef d'Ôshû fut un peu surpris en recevant sa chaude semence mais l'avala sans rechigner. Tout ce qui venait de Kojuro avait été bon pour lui, il ne voyait donc pas pourquoi ça serait différent maintenant. Et il devait avouer que son sperme n'était pas si mauvais que ça.
- Ça suffit mon Seigneur.
Masamune releva la tête vers lui alors que sa langue nettoyait sa virilité en reprenant ce qu'il n'avait pu avaler plus tôt. Après un petit soupir, il se redressa et s'assit en face de lui.
- Tu sais pourquoi je l'ai fait, right ?
- ... Masamune sama, il serait présomptueux de ma part d'y croire...
- Ah ?
- Je ne désire pas espérer une place qui n'est pas la mienne.
- Tss, mais tu crois en moi.
- Je vous croirai même après la mort.
- Alright.
Le jeune chef d'Ôshû passa une main entre ses cheveux pour les remettre un peu plus en ordre malgré leur rébellion capillaire, puis il referma son kimono et retourna se coucher.
- Masamune sama ?
- Tu peux te retirer.
- ...
Kojuro remit ses vêtements en ordre puis quitta les lieux. Il laissa son manteau à son maître, au cas où il aurait besoin encore de sa présence un moment. Masamune ne le regarda pas partir, il se contenta de reprendre le vêtement de Kojuro et de le serrer contre lui.
- Kojuro...
Impossible de se calmer maintenant, le Dragon borgne enfouit son visage dans ce manteau qui n'était pas le sien. S'il ne lui donnait pas l'ordre de se jeter sur lui, Kojuro ne le ferait pas par principe. Il devait se demander pourquoi ce matin... Pourquoi son Seigneur lui avait fait cela, pourquoi y fallait-il une raison... Son parfum naturel, Masamune étouffa ses gémissements contre le vêtement de son Œil droit. Il avait besoin de lui, de sa présence encore oui, il l'avouait... Son cœur ne battait pas pour rien, tout comme son œil ne devenait pas humide sans raison. Il ne désirait qu'une seule chose dans l'immédiat: que Kojuro revienne et le possède comme jamais. Sa main le masturba en de vifs et francs va-et-vient, forçant son corps à se cambrer sous le plaisir et ses crocs à se planter dans son manteau comme si ça avait été son épaule. A peine quelques minutes plus tôt, il l'avait sous lui, il ressentait encore la force de son désir contre ses fesses. Personne hormis lui n'aurait résisté à la tentation de le pénétrer, pas même le Dragon borgne à sa place... Mais Kojuro l'avait fait par dévotion envers lui... Ah quelle belle âme ! Ses mains ne cessaient jamais de le toucher, de rendre sa peau toujours plus sensible et chaude dans son imagination... Masamune le voulait tellement... Tellement de temps voulu à se contenter mutuellement jusqu'à l'épuisement...
- Aah !
C'en était trop, repenser à son visage, à ses yeux qui ne regardaient que lui et lui seul avait fait monter son plaisir au paroxysme et l'avait délivré.entre ses draps. Masamune mordait toujours le vêtement qu'il serrait si fortement de sa main libre, il expirait toute sa chaleur, tout ce désir étouffant dedans. Du plaisir et du regret, c'était ce qu'il ressentait maintenant, expirant tous ses sentiments dans les fibres du manteau. Kojuro... Kojuro, pourquoi diable maintenant...
Lorsqu'il fut calmé, Masamune releva les yeux au plafond. La chaleur qui l'enveloppait était tendre et lourde à la fois, il voulait partir d'ici et voir le jardin... Il ne protégeait pas assez cet homme à son goût.
Puisse Chôsokabe Motochika lui changer les idées un moment, le temps que la prochaine guerre arrive. Il fit le vœu d'un monde meilleur à nouveau et sourit, une façon de mettre de côté ses préoccupations dévorantes et passionnelles. En l'attendant, il reconstruirait Ôshû comme promis et montrerait au Démon de Shikoku à quel point sa région était belle et prospère.
Alors ? Pas trop frustrés par ce chapitre ? J'espère pour vous :3
Autrement j'ai vraiment fait le rêve que Masamune a fait et je peux vous dire qu'il y a de quoi déprimer toute la journée suivante, c'était franchement horrible et lourd à supporter ! (mais bon, notre Dragonneau borgne ne va pas se plaindre non plus ! Il a la peluche la plus protectrice à son réveil en consolation ! xD)
N'hésitez pas à me laisser des reviews, c'est très important pour ma motivation, et puis je suis toujours très heureuse de répondre à vos commentaires ! ^^ See ya soon ! Yahaa ! !
(PS: j'en ai marre de ne pas pouvoir coller deux ! , ou même un ! et un ? à la suite, c'est frustrant -.-)
