Ndt : Chose promise, chose due ! Cette fois pas de blabla interminable. Je remercie juste virginie06 et Mary35400 pour leur reviews et précise au passage que sopheliasophy (qui a étudié le français au lycée) lit également les reviews.
Sopheliasophy précise dans son AN qu'il s'agit d'un chapitre d'exposition, avec que plus de superbes scenes de Delena n'arrive. Je confirme :)
Et s'en plus tarder...
Damon avait raison. Quand le matin arriva, ça fit mal. Mais pas pour les raisons qu'il avait imaginé. Pour commencer, Damon se réveilla dans le lit d'Elena, son corps enroulé autour du sien. La porte d'entrée venait de s'ouvrir, c'était ce bruit qui l'avait réveillé. Mais il savait que ce n'était pas Jeremy, car il avait entendu Jeremy rentrer à la maison plusieurs heures auparavant.
Le son familier de son pas dans l'escalier. La tête de Stefan apparue au niveau de la porte, jetant un coup d'œil dans la chambre.
Damon s'assit et mit un doigt sur ses lèvres quand ses yeux rencontrèrent ceux de son frère. Stefan était immobile et silencieux, regardant devant lui, son visage s'assombrissant. Ce regard sur le visage de son frère... et bien, Damon espérait vivre assez longtemps pour pouvoir l'oublier et le laisser derrière lui. Que tous les deux vivraient assez longtemps pour ça. C'était cette douleur que le matin leur apporta.
Stefan hocha la tête une fois, et sa tête disparue. Damon pouvait l'entendre descendre les escaliers et aller dans la cuisine.
Elena bougea, et Damon lui caressa doucement la joue. « Debout, debout. »
« Damon ? » Elle ouvrit les yeux, et Damon pu voir qu'ils étaient toujours un peu enflés à cause de sa 'séance pleurs' à quatre heure du matin, quand elle l'avait réveillé, pleurant encore à cause de Ric.
« Salut toi, » dit Damon en lui souriant.
« Salut, » Elena lui rendit son sourire, et s'étira. Elle s'arrêta lorsqu'elle remarqua le bandage sur sa main. « Oh, j'avais oublié. »
« La nuit nous fait tous ça. Ça efface le mauvais. Parfois ça efface le bon aussi, » dit Damon. « En parlant de ça, tu dois décider ce que tu vas effacer, si tu le désire. Stefan est en bas, il fait du café. Il vient d'arriver. »
Elena s'assit et ôta la couverture. Elle se pencha et l'embrassa, une main sous son menton. Après avoir reculé, elle dit « Je ne vais pas changer d'avis, tu sais. Arrête de froncer les sourcils, idiot. Pas de regrets du matin. Je t'aime, je suis avec toi, alors fait avec. »
« Toute femme à le droit de changer d'avis après tout. Je m'assure juste que tu sais que c'était ta chance de te comporter en vrai nana et de te dégonfler. »
Elena lui lança un regard en se levant, et commença à remettre son short. « Ouais, c'est plus qu'un petit peu sexiste, Damon. Le simple fait de suggérer que je suis comme ça... J'oubliais que tu es un véritable homme des cavernes. »
« Et bien, je veux que les choses soient claires dans ce cas. C'est ce que je veux, tu sais. Une relation de couple et tout ce qui va avec. Je ne suis pas le genre de mec qui enchaine les coups d'un soir. »
Elena arrêta d'enfiler son short, et souleva un sourcil.
« Ok, je suis ce genre de mec, mais pas avec toi. Tu le sais, c'est évident. »
« Je sais Damon. Je suis un peu insultée que tu pense que je puisse être le genre de fille qui enchaine les coups d'un soir. C'est ce que je veux aussi. Mais je peux voir qu'il me va falloir beaucoup d'efforts pour te convaincre que je suis sérieuse ». Elle ramassa son débardeur sur le bord du lit, puis réalisa qu'il était en morceaux. « Oups, est-ce qu'on a fait ça ? »
« En fait, » répondit Damon en se levant et en prenant son jean sur le sol, « on a fait ça plus d'une fois. Plus de deux fois si on compte ».
« Damon, chut ! » dit Elena, indiquant de rez-de-chaussé de la tête, son visage rosissant.
Elle trouva un t-shirt et le mit à la place. Puis elle rassembla ses cheveux en une queue de cheval à la va-vite.
« Oh, chérie, je croie qu'il a comprit. Mais bon, descendons affronter la conversation de petit-déjeuner la plus bizarre qui soit. »
« Tu pourrais être un peu moins cavalier ? » demanda Elena alors qu'ils descendaient les escaliers, Damon tir ant sur sa queue de cheval.
« Hum, non ? Pas vraiment. C'est comme me demander d'être un peu moins séduisant. Ou un peu moins doué au lit. » Il tira encore sur ses cheveux et ils tombèrent sur ses épaules. Elle lui lança un regard noir.
« Donne-moi ça » dit Elena, échangeant son élastique contre un rapide baiser en bas des escaliers. Elle releva à nouveau ses cheveux, mais Damon essaya de les défaire à nouveau. Elena chassa sa main d'un tape. « Arrête. Sérieusement, tu es un vrai gamin. »
Stefan avait la cafetière, et était déjà en train de prendre des mugs dans le placard. Il se tourna pour les accueillir avec un tout petit sourire. « Bonjour ».
« Stefan. » Elena croisa son regard, et tous les trois furent silencieux pendant une seconde.
Damon contourna Elena pour attraper un mug. « Bonjour à toi, frangin. Merci d'avoir commencé à faire le café. »
Elena s'assit au comptoir, et regarda dans son mug vide. « Ça n'a pas à être bizarre, tu sais ». Elle leva les yeux et essaya de sourire.
« Ouais, tu ne sais vraiment pas de quoi tu parles, » dit Damon. « C'est un peu obligé. »
« Je suis simplement heureux qu'une décision est été prise, et qu'on puisse tous passer à autre chose. » Répondit Stefan, calmement, ses yeux ne quittant jamais le visage Elena.
« C'est vrai. » dit doucement Elena. « Et on peut effectivement passer à autre chose. »
Stefan hocha la tête, tandis que la cafetière commençait a beeper. Il attrapa le pot et versa le café pour eux trois. Personne ne dit un mot.
Damon se racla la gorge, et donnant un coup de coude dans l'épaule d'Elena. « Tu vois, c'est obligé que ce soit bizarre. Alors, Stefan, » dit-il, élevant la voix, « à propos de ce pieu... ? »
« Il est à la maison. » répondit Stefan, détournant le regarde d'Elena pour regarder son frère.
« Tu plaisante ? Notre maison ? Celle où n'importe quel vieux vampire peut entrer ? »
« Qui va en vouloir, Damon ? » répondit Stefan en prenant une gorgée de son café. « Personne ne connait son existence à part nous. Même Klaus ne le sait pas. Et j'ai pris mes précautions. Il est caché. »
« Oh, très bien, dieu merci pour ça. C'est la seule chose qui puisse éliminer tous les vampires de la surface de la Terre en quatre coups. Tu dois enterrer ce putain de pieu quelque part. Dans l'Atlantique ou un endroit du genre. Merde, je le ferai. » Il se tourna vers Elena. « Hey, tu veux qu'on roule jusqu'à la plage ? Les road-trips nous réussissent. Je t'achèterai même un nouveau bikini. »
Elena lui sourit, mais aperçu le regard de Stefan et rougit. « Désolée, mais j'ai cours tu sais. »
« Ah, oui, ces truc auxquels tu ne vas presque jamais. Et de toute façon on est samedi. Avec ma façon de conduire, on pourrait aller jusqu'à l'océan et en revenir avant qu'ils ne fassent l'appel. »
« Ok, » dit Elena, un peu timidement. « Ça pourrait être un bonne chose de s'éloigner. Pour un moment. Mais il ne fait pas un temps à porter un bikini, Damon. »
« Sémantiques, » dit Damon en haussant les épaules. « Alors on y va. Cette ville ne sera que lamentations et désespoir pour un moment de toute façon, et personnellement, je ne veux pas trainer ici pendant que tout le monde est en deuil. Alors on a juste besoin de se préparer, de prendre le pieu, de faire le plein de la Camaro et d'y aller. » Damon finit le reste de son café d'une gorgée. » Beurk. Ton café est écœurant Stefan. Et pourquoi vous ne possédez pas une cafetière à piston, de toute façon ? »
Stefan demanda, « Tu es sûr que c'est une bonne idée pour Elena de partir maintenant ? »
« Ce n'est pas qu'une bonne idée, c'est une très bonne idée. » Damon regarda son frère. « Tu n'as pas compris le speech sur les lamentations et le désespoir ? Parfois les gens ont besoin de faire un break, tu sais. Surtout ceux qui ont connu des pertes, des pertes et des pertes. Il y a une vie à vivre. »
Stefan sembla vouloir répondre, mais ferma la bouche et se contenta de hocher la tête.
« Oh, je suis ne pas sure de vouloir laisser Jeremy ici tout seul en fait. C'est juste... ça semble trop tôt. La maison sera si vide. » dit Elena.
« On n'emmène pas ton frère avec nous Elena. Ça n'arrivera pas. Sauf si tu veux que ça refasse comme à Denver. »
« Non, je sais. Je veux juste- » hésitât Elena.
« Je m'occuperai de lui Elena. » dit doucement Stefan. « Damon a raison. Vous devriez partir tous les deux, et plus tôt le pieu sera inaccessible, mieux ce sera. Jeremy ira bien. »
« Ok, »Elena acquiesça. « Merci, Stefan. »
« Pour ce qui est de maintenant, tu peux garder le fort, frangin ? Monter la garde, surveiller les tranchées, ou un truc du genre ? Elena et moi devons prendre une douche et nous préparer pour aller se débarrasser du pieu.
Stefan hocha la tête. Damon prit Elena par la main et ils montèrent à l'étage.
En haut, dans la salle de bain, Elena roula les yeux alors qu'il commença à se déshabiller. « On ne va sérieusement pas se doucher ensemble Damon. »
Damon s'arrêta, son t-shirt à moitié relevé sur la tête. « Quoi ? Pourquoi pas ? »
Elena pencha la tête vers le rez-de-chaussé. « Duh » Elle ouvrit l'eau, et enleva son short.
« Oh, s'il te plait. Tu sais combien de fois j'ai dû vous entendre être tout mignon et adorable, à vous éclabousser dans ma maison ? Œil pour œil, dent pour dent. »
« Ça n'arrivera pas. »
Damon soupira. « Très bien. Mais si javais su que tu serai aussi rasante, je ne me serai pas autant battu pour toi durant ces deux dernières années. » Il tendit le bras et la chatouilla alors qu'elle se déshabillait.
« Arrête, » dit Elena avec un petit rire.
Ils entendirent quelqu'un taper contre la porte de la salle de bain. « Vous ne pouvez pas arrêter? Vous êtes dégueulasses. » dit Jeremy à travers la porte.
« Désolée, » cria Elena, soudain plus sombre.
« Il y a beaucoup trop de frères dans cette maison. » Ronchonna Damon. « Et j'imagine que Jeremy sait pour nous maintenant. »
Elena tendit la main et lui effleura la joue. « On sera bientôt loin d'ici, loin de cet endroit où l'on est forcé d'être tristes et tranquilles. Et je prendrai mon temps pour te prouver que je t'aime et que je te choisi. Jusqu'à ce qu'il n'y est plus le moindre doute. »
« Ça a l'air d'être quelque chose que je vais apprécier, Elena. » Dit Damon en lui attrapant le visage et en l'embrassant. Il recula, et murmura « Ce sera dans un endroit pittoresque et ensoleillé, sans presque personne aux alentours. Où je pourrai te faire des trucs pas très catholiques et personne ne pourra t'entendre hurler et me supplier. »
Elena frissonna légèrement, puis lui sourit. « C'est une promesse ? »
« Croix de bois, croix de fer, » répondit Damon, avant de gentiment la pousser, encore à moitié habillée sous la douche. Elena crachota et rit sous le jet d'eau.
« Tu es un vrai enfoiré. »
« C'est pour avoir laissé Ric et Jeremy me pousser dans l'eau l'été dernier. Tu aurais très bien pu me prévenir, tu sais. »
Ils redescendirent, fraichement lavés, peignés et habillés, pour trouver Stefan en train de se tenir devant la fenêtre du salon, regardant dehors.
« Quand je parlais de monter la garde, je ne voulais pas dire littéralement, frangin. » dit Damon.
« Ce quartier me fascine, » répondit Stefan. « Et je ne rigole pas. Avec tout ce qui s'est passé dans cette maison ces dernières années, il semble que pas une seule personne n'ai remarqué quoique ce soit. Quel genre de vie mènent-ils derrière leurs portes, pour quelles soient plus intéressantes que ce qu'ils auraient pu voir s'il avaient simplement regardé cette maison depuis leur fenêtre. »
Damon s'approcha et se tint à côté de lui, regardant par dessus l'épaule de Stefan. « J'adore cette ville qui n'a conscience de rien. Ça rend nos vies tellement plus faciles. » Il se tourna vers Elena, qui était dans la cuisine, en train de griller des bagels. « Je prendrai le mien à emporter. Pas vraiment ce dont j'ai envie, mais j'imagine que ça fera l'affaire. »
Elena hésita. « Est-ce que... Tu veux- ? » Ses mains désignèrent son coup, puis elle les passa dans ses cheveux. Désolée, je ne suis pas au point sur cet aspect d'une relation vampire-humaine, et c'est bizarre. Vraiment bizarre. Mais je sais qu'Andie et toi- Elle regarda Stefan et baissa les yeux.
Damon pencha la tête. « Houa. C'est une offre généreuse, une à laquelle je ne m'attendais pas, mais c'est bon. Parce que, comme tu l'as fait remarquer, c'est bizarre. Il regarda Stefan, qui s'était encore retourné pour regarder résolument par la fenêtre. « J'arrête pas d'oublier que ta dernière relation avec un vampire était atypique. » Il donna un coup de coude à Stefan. « Tu vas vraiment être cool au sujet de cette situation ? Pour de vrai ? »
Stefan hocha la tête, mais ne se retourna pas pour le regarder.
« Très bien. Réprimé et malsain, mais très bien. » dit Damon en haussant les épaules. « Je m'en vais cinq minutes pour aller chercher le pieu dont nous devons nous débarrasser, Elena tu vas haut et tu prépare ton sac. » Damon regarda Stefan. « Où est-ce que tu l'as caché ? Sur la table de la cuisine, dans le pot à cookie ? Ou est-ce que tu l'as accroché à la porte d'entrée avec un panneau 'pieu gratuit' ? »
« Je l'ai mis dans la réserve de bois dans le bureau. Je pensais que ce serait une bonne cachette. »
Damon grogna. « Mauvais endroit. La porte d'entrée aurait été mieux. Ok, je reviens dans deux secondes. »
Elena lui apporta son bagel, et il l'embrassa rapidement sur le bout du nez. « Merci. »
Damon s'en alla, mais s'arrêta sur le perron pendant une seconde après avoir fermé la porte. Il voulait qu'ils soient seuls. Ils avaient besoin de parler, c'est pour ça qu'il n'avait pas demandé à Elena de venir avec lui à la pension. Mais jusqu'à maintenant, il n'avait pas pensé qu'il laissait derrière lui une situation explosivement bizarre. Peut-être même dangereuse. Stefan semblait pouvoir se contrôler, mais- ?
Il pouvait entendre Elena s'agiter. « Stefan ? Tu veux un petit-déjeuner ? Je veux dire... Je voulais dire, tu veux un bagel ? »
« C'est bon Elena. Merci. »
« Tu n'as pas à rester ici, tu sais. »
« Je sais. Je ne suis pas sûr de savoir où aller pour être honnête. Ça t'ennuie que je soit là ? »
« Non, bien sûr que non. »
Plus de silence. Damon voulait rentrer et leur botter les fesses. Parlez-en, bordel de merde.
Comme si elle l'avait entendu, Elena dit, « Je suis désolée. Ce n'est pas comme ça que tu aurais dû l'apprendre. Pour Damon et moi. »
« Ce n'est pas comme si c'était une surprise. Je m'y attendais. »
« Vraiment ? Même après que je t'ai demandé d'aller à la soirée à thème avec moi ? »
« Elena, je sais quand quelque chose ne te plait pas vraiment. Tu étais distante avec moi même avant qu'on apprenne pour Alaric. Je dansais avec toi, mais tu ne dansais pas avec moi. Pas vraiment. »
« Je suis désolée. »
« Ne le sois pas. Je suis heureux que tu n'aies pas fait trainer les choses plus longtemps. Et vous méritez une chance. En fait, vous méritez d'avoir une chance sans que je traine dans le coin. »
« Stefan- »
« Non, j'y ai pensé pendant ces derniers jours. Je savais que si tu choisissais Damon, il faudrait que je quitte la ville. Pas pour toujours, juste pour un moment. Peut-être un mois. Peut-être un an. Je ne sais pas. Quand vous serez revenus, je m'en vais. »
« Damon ne voudra pas que tu partes. Moi non plus. »
« Oh, soyons honnête l'un envers l'autre. Vous voulez tous les deux que je m'en aille. Je ne dis pas ça méchamment. C'est normal que vous le vouliez. »
« Stefan, je t'aime. Et je t'aimerai toujours. Et je déteste te blesser comme ça. »
« Je sais. Mais tu es amoureuse de lui, et tu as besoin d'explorer ça. » Il y eut une pause, et Damon entendit Stefan s'approcher d'Elena. « Ça ne veut pas dire que je n'ai plus d'espoir pour nous deux. Tu dois savoir ça aussi. »
« Stefan, non. »
Stefan pris une profonde inspiration. « Tu as raison. Je suis désolé. J'enfreins déjà les règles. Et je m'excuse aussi auprès de toi Damon, Puisque je sais que tu nous écoutes depuis le perron. »
Damon se racla la gorge. « Ouais- alors, tout va bien se passer si je m'en vais, hein ? Si je m'en vais vraiment ? »
« Je ne vais pas manger ta petite-amie, Damon. Ni essayer de l'embrasser non plus. »
« Très bien alors. C'est très rassurant Stef. »
Damon entra discrètement dans la pension. La porte avait été grande ouverte quand il arriva, ce qui était un peu déconcertant. Il alla tout de suite jusqu'au tas de bois, mais le pieu argenté ne s'y trouvait pas. « Putain de merder, Stefan. »
Il appela son frère. « Mec, quelle cheminée et quelle réserve ? Il n'y a rien dans celle-là. »
« Celle dans le bureau. »
« Ouais, sans déconner. Pas de pieu. »
« Je ne sais pas quoi te dire. Je suis sûr de l'avoir mis là. »
« Je ne sais pas quoi te dire, » singea Damon. « Sérieusement, tu ne l'as pas accidentellement jeté dans le feu ? Peut-être qu'Esther s'est planté sur sa soit-disant invincibilité. »
« Ouais, j'en doute. »
Damon fouilla dans la cheminée avec le tisonnier au cas où. « Tu as raison, c'était tiré par les cheveux. » Il pouvait entendre frapper à la porte du côté de Stefan. « Qu'est-ce qui se passe ? »
« Une seconde. » Il entendit Stefan marcher, et ce qui semblait être la voix de Meredith Fell, puis Stefan revint au téléphone. « Reviens ici, frangin. On a un problème. »
« Ouais ? »
« Alaric n'est pas mort. Viens vite. »
« Putain, putain, putain, PUTAIN. » Damon appuya sur le klaxon de sa Camaro. « Merde. »
Comme si ça ne suffisait pas qu'une route soit fermée pour cause de rénovation, un idiot avait foncé dans une des pelleteuses, et bloquait la voiture de Damon dans l'autre voie. L'idiot en question était sortit de son Audi et gesticulait en parlant au chef de chantier, pendant que les autres membres du chantier restaient plantés là comme des péquenauds.
« Pas cool. » cria Damon depuis sa convertible. « Vous me gâchez la vie. » Ils l'ignorèrent. Il prit son téléphone et appela son frère. « Ok, raconte-moi. Je suis coincé. »
« Le Dr. Fell dit que Bonnie est sortie des bois comme une somnambule. Elle a pratiquement jetée Meredith contre la crypte, ce qui l'a assommé. Quand Meredith s'est réveillée, Bonnie était allongée à côté d'elle avec le cou en sang et Alaric était parti.
« Donc il s'est bel et bien transformé. Et maintenant il est maléfique. » soupira Damon. « Esther, cette garce. Elle ne pouvait pas nous laisser tranquilles. Oh, pourquoi je n'ai pas brisé sa putain de nuque ? »
« Le Dr. Fell a demandé à une ambulance d'emmener Bonnie à l'hôpital. Elle a repris conscience une fois là-bas. Elle a perdu beaucoup de sang, mais elle va s'en tirer. Elle refuse l'aide spéciale du Dr. Fell, cela dit. Si Esther l'a possédé, elle n'en garde aucun souvenir. »
« Et qui sait combien de temps ça lui prendra avant qu'elle soit remise et capable de refaire du vaudou. »
« Jeremy le vit très mal. »
« J'imagine. Ce garçon est une mauviette sur les bords. Comment va Elena ? »
« Elle s'accroche. Elle s'inquiète pour Bonnie. Et pour toi. Elle te veut ici... on ne sait pas où est Alaric, ni ce qu'il prépare. »
« Et notre joli pieu a disparu, ne l'oublie pas. » Damon frappa à nouveau son volant. « Oh, et puis je les emmerde. » Damon raccrocha au nez de son frère, et sortit de sa voiture.
Damon marcha jusqu'à l'idiot qui possédait l'Audi et l'assomma d'un coup sec. Quand le chef de chantier fit mine de protester, Damon leva un doigt. « Non non. Croyez-moi, vous me remercierai plus tard. » Il jeta l'idiot dans le siège avant de son Audi, et la poussa ensuite dans un fossé sur le bord de la route.
Marchant vers l'équipe, il les hypnotisa tous les trois, « Ce crétin d'abruti est sorti de la route tout seul. Vous l'avez tous vu faire. Vous ne vous rappellerez pas de moi, ni de cette conversation. Maintenant, dites 'merci'. »
« Merci. » répétèrent-ils comme des perroquets.
Damon leur sourit. « Je vous l'avais dit. Il sauta dans sa Camaro, et parti en leur agitant la main.
Il appela à nouveau son frère de puis la voiture. « Tu peux empêcher Elena de paniquer encore un peu ? »
« Qu'est-ce que tu vas faire ? »
« Aller à l'hôpital. Je ne peux pas attendre que notre sorcière se répare toute seule, alors j'imagine que je dois le faire pour elle. »
« Fais attention à Alaric. »
« Sans blagues, Stefan. J'te jure. »
Damon parvint à l'hôpital en un temps record. Bonnie, en revanche, était beaucoup moins coopérative. Après avoir craché la plupart du sang qu'il lui avait avaler de force, elle le gifla.
« Aie, sorcière. Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu n'aurais pas dû me filer une migraine à la place ? dit Damon en caressant sa joue.
Bonnie arracha la perfusion de son bras, et lui lança en regard noir. « Je ne voulais pas de ça, Damon. J'allais guérir d'une façon humaine. »
« Oui, je sais. Mais tu n'allais pas guérir assez vite pour moi. » Damon attrapa sa robe noire de la chaise, et la lui jeta. « Debout. Habile-toi. Et on y va. »
Dès qu'elle fut prête, il l'escorta rapidement hors de l'hôpital.
« Tu as faim ? C'est l'heure du déjeuner, et je doute que mon sang soit nourrissant. » demanda Damon à Bonnie, une fois qu'il l'eut installé dans sa Camaro et qu'ils quittaient le parking.
« Je suis confuse, en fait. »
Damon raconta tout à Bonnie pendant leur trajet jusqu'à la maison d'Elena. « Alors on a besoin que tu trouve une solution. Ric est en liberté, en mode tueur et il vise les vampires, et tu sais quoi ? C'est ta faute. Et aussi, il a été crée par magie alors... la magie peut le défaire, pas vrai ? Quoiqu'il en soit, on a besoin de toi. »
« C'est l'histoire de ma vie, » soupira Bonnie. « Est-ce que quelqu'un a prit la peine d'appeler Jamie ? Il doit se demander où je suis passée. »
« Qui ? Laisse tomber, je m'en fiche. Ne nous embrouillons pas avec des détails inutiles. »
« Le mec avec lequel j'étais hier soir ? Il n'est pas inutile. »
« Ah bon ? » Damon se gara devant la maison des Gilbert. « Nous-y voilà. Au boulot. Tu as besoin que je te conduise chez toi pour récupérer tes livres de recettes magiques ? »
« Tu ne peux même pas rentrer chez moi, Damon. »
« Oh, c'est vrai. J'avais oublié. »
Ils marchèrent jusqu'au perron. « Mais ça n'a pas d'importance. Je vais appeler Abby. Elle a utilisé un sort contre Mikael, et je suis prête à parier que ça marcherai aussi sur Alaric. Je n'aurais pas ce sort chez moi de toute façon. »
« Elle est là, » annonça Damon en rentrant. « La fille qui a tout gâché est celle qui va tous nous sauver, n'est-ce pas, Bonnie Bennett ? »
Bonne lui lança un regarda noir, puis s'approcha d'Elena et la prit dans ses bras. « Je suis vraiment désolée pour Ric, Elena. Je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé. Je ne me souviens de rien du tout. »
« C'est pas grave- » commença Elena, mais Damon l'interrompit et fit bouger Bonnie jusqu'à la table de la cuisine.
« Oui, oui. Ma puce, tout va bien, on te pardonne. Appelle ta mère, et met-toi au boulot. On perd du temps là. » Il regarda Elena. « Tu peux attraper autre chose à mettre pour Betty Boop ? Quelque-chose de moins voyant et moins brillant, et de plus 'sauvons tout le monde grâce à la magie. »
Elena jeta ses bras autour de Damon et dit, « Donne moi une seconde, d'accord ? J'ai un peu envie d'apprécier le fait que tu ne soit pas mort, lacéré, dans un coin. » Elle ferma les yeux, le tenant serré contre elle, et posa sa tête contre son torse.
Il l'enlaça à son tour. « D'accord, mais juste une seconde. » Il approcha sa bouche près de son oreille et dit, « je te reviendrai toujours, tu sais. »
« Je le sais. » Elena frissonna. « Mais Ric- »
Il resserra son étreinte. « Tout va bien se passer. On va s'en sortir comme on le fait à chaque fois. Stefan et moi attraperons Ric, le stopperons et toi et moi partirions enfin en mini lune de miel, et on vivra tous heureux, pour toujours. »
« Promis ? »
Damon répondit, à un soupir, « Est-ce que je dois encore dire 'croix de bois, croix de fer' ? Tu sais que je le promets, et c'est un peu cul-cul. »
« Promis ? » répéta Elena en le regardant gravement.
« Oui, Elena. Croix de bois, croix de fer. »
Elle lui donna un rapide baiser, puis le relâcha. Se retournant et croisant le regard de Bonnie, Elena dit, « Oh. Oui, c'est arrivé. »
« Je peux voir ça. Et vous avez déjà vos manies de couples agaçantes et adorables. Ça a été rapide. » dit Bonnie, soulevant un sourcil. « Très bien alors. D'abord j'appelle Jamie, puis Abby, et ensuite... quelqu'un a mis Caroline et Tyler au courant ? »
« Tu pourras papoter avec tes camarades de classe sur ton temps libre, sorcière. La priorité numéro un est de trouver un moyen d'éliminer mon ex-meilleur ami, ok ? »
« Jeremy est haut, il appelle tout le monde, y compris le Shérif Forbes et le Maire Lockwood. Le Dr. Fell est avec lui, » intervint Stefan, depuis le comptoir de la cuisine.
« Pourquoi en haut ? » demanda Damon.
« Meredith est blessée à la tête et saigne toujours, alors- » répondit Elena, jeta un coup d'œil vers Stefan.
« Oh, d'accord. Maintenant que tu le dis, il y a clairement une odeur de docteur cinglée dans l'air. Désolé, Stef. »
« Damon, on sait on est Alaric. » dit Stefan.
« Quoi, Où ça ? »
« J'ai appelé Rebekah pour lui parler d'Alaric, mais elle le savait déjà. Il les a attaqués, Caroline et elle, ce matin au lycée, et il a le pieu. Rebekah s'est échappée, mais il a toujours Caroline. On a essayé de trouver un plan pour la sortir de là. »
« Ok, putain de merde. Il pense qu'il peut attirer Klaus en se servant de Caroline comme appât. Mais ça ne marchera pas. Klaus n'est pas suicidaire. »
« Je ne pense pas que ça marchera non plus. Quand j'ai parlé à Rebekah, Klaus et elle étaient déjà en train de quitter la ville. Il ne reviendra pas pour Caroline, ni pour personne d'autre. »
Le téléphone d'Elena sonna dans sa poche. Elle le sortit, et le regarda avec horreur. « C'est Ric. Je ne peux pas répondre. »
Bonnie, tout aussi horrifiée, dit « Ne la laissez pas lui parler. »
« Il le faut. Désolé. On doit savoir ce qu'il prépare. S'il pense que tu es seule, il va peut-être t'en dire plus qu'a n'importe lequel d'entre nous. » dit Stefan.
« Je suis d'accord. » dit Damon, lui souriant pour la rassurer. « Tu peux le faire. Ce n'est pas vraiment lui, tu sais. Notre Ric est mort. Ce mec n'est qu'un salopard diabolique que nous allons tuer. »
Elena frissonna avant de répondre. « Allo ? » Elle inspira profondément, « Ric ? »
« Pas tout à fait, mais presque. » Malgré ce qu'il venait de dire à Elena, c'etait un peu flippant, Damon devait l'admettre, d'entendre la voix de son ami décédé à l'autre bout du fil.
« Qu'est-ce que tu veux ? »
« Moi ? Un monde sans peur. Un monde sans créature des ténèbres. Un monde où les humains ne seront pas sujets à la tyrannie des monstres. Mais cela peut attendre. Maintenant, tout ce que je veux, c'est toi. »
« Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? »
« Je veux que tu vienne ici, au lycée, Elena. Et je sais ce que tu pense, 'oh, merde, mon prof veut que je vienne en cours un samedi'. Mais ne t'inquiète pas, tu n'es pas collée. Et tu ne sera pas toute seule. Ton amie Caroline est ici, et elle est super heureuse à l'idée que tu vienne nous rejoindre pour trainer. On fait des travaux d'arts-plastiques, c'est sa matière préférée.
« Caroline va bien ? »
« Hmm... définis 'bien'. Elle souffre atrocement, ce qu'elle mérite amplement, n'est-ce pas ? Car c'est une tueuse. Car elle aime être une tueuse. Mais peut-être que si tu arrive d'ici une demie-heure, alors je te laisserai soulager sa douleur. Ou pas, on verra. »
« Je serai là. Mais s'il te plait... arrête. Arrête de lui faire du mal. »
« Je ne fais aucune promesse, Elena. Après tout, est-ce qu'elle a fait preuve de pitié envers les gens qu'elle a tué ? Et si tu traînes trop, je vais m'ennuyer, et quand je m'ennuie... enfin, tu sais. »
« Je serai là, c'est promis. Il faut que... Il faut que j'arrive à sortir. Je ne suis pas seule. »
« Et bien, c'est fort dommage. Mais trouve un moyen, et assure toi que personne ne te suive. C'est compris ? »
« Oui. »
Ric mit fin à la conversation, et Damon reprit son souffle. « Putain. On sait ce que ça veut dire. »
Elena regardait toujours son téléphone dans sa main. « Tu avais raison. Attirer Klaus avec Caroline n'a pas marché. »
« Alors maintenant, il veut se servir du double. » dit Stefan.
« Klaus ne reviendra pas pour moi. »
« Il pourrait, » fit remarquer Damon. « Je suis surpris que Klaus t'ai abandonné, pour être honnête. Becks a dû se montrer persuasive. Je suis sûr qu'il prévoit de te récupérer tôt ou tard. »
« On ne peut pas le laisser revenir de toute façon. On ne sait toujours pas s'il a engendré votre ligné ou pas. » dit Elena. « Quelles sont mes options ? Je dois y aller. Je ne peux pas laisser Ric torturer Caroline.
Damon haussa les épaules. « Elle s'en remettra. Elle s'en remet toujours. »
« Damon. » Elena secoua la tête.
« Elena, » Ses yeux rencontrèrent les siens, « Tu ne vas nul part. »
« Mais nous si, frangin » intervint Stefan. On va dans ce lycée et on va sortir Caroline de là. »
« Pas sans un plan plus efficace que juste se pointer, Stef. »
« Tu en as un ? »
Damon soupira. « Non. »
Jeremy descendit les escaliers et les rejoint dans le salon. « Si on doit vaincre Ric, faisons-le maintenant. »
« Jeremy, non, » dit Bonnie. « Tu ne peux pas y aller avec eux. »
« Pas toi, mon pote. » dit Damon en secouant la tête.
« Si, moi. C'est moi qui devrais y aller. Il ne veut pas me tuer de toute façon. Peut-être que je pourrais le convaincre que je suis de son côté. »
« Ouais, ne testons pas cette théorie. Il pourrait t'enlever ta bague avant que tu n'aies le temps de dire 'problèmes compliqués avec mon père de substitution', et ensuite tu serais mort, vraiment mort, et ta sœur pleurerai. Et je déteste quand ta sœur pleure. Alors sois un peu moins stupide, d'accord ?
Jeremy lança à Damon un regard noir. « Saloperies de vampires. Ça ne devrait pas se passer comme ça. On l'a laissé partir. Il voulait qu'on le laisse partir. » Jeremy tourna les talons et remonta à l'étage.
« Quelqu'un est énervé. Rappelle-moi de l'hypnotiser pour qu'il soit de meilleur humeur quand on rentrera. » Damon regarda Stefan. « Allons-y Stef. »
Elena agrippa son bras. « Non, non non non non. Y aller juste comme ça, c'est une très mauvais idée. Il vous veut morts bien plus que Caroline. Tu le sais. »
« Tout ce que je sais c'est que rester ici et passer des coups de fils est une perte de temps. Si on doit faire quelque-chose d'incroyablement stupide, finissons-en maintenant.
Stefan hocha la tête. « Je suis avec toi, frangin. »
Alors qu'ils s'apprêtaient à franchir la porte, le téléphone d'Elena sonna à nouveau. « Attendez- c'est Caroline. Elle répondit. « Caroline ? Où est-tu ? Je ne comprends rien, parle moins vite. »
Damon pouvait entendre les pleurs de Caroline, et grimaça. « Je vais bien. Je suis dans ma voiture, je vais chez moi. Il ne peut pas sortir de là. Elena, il est piégé dans l'école. »
« Comment tu es sortie ? »
« Klaus. Il est venu, Elena. Il est venu, et m'a attrapé par la fenêtre de la classe. C'est arrivé si vite. Si vite, et Ric n'a rien pu faire. Ric ne peux pas partir. Il n'a pas de bague. Il a essayé de nous suivre, mais a commencé à bruler. »
Elena se tourna vers Damon et Stefan, le soulagement visible sur son visage. « Klaus l'a sauvé. »
« Dieu merci, » dit Bonnie.
« On a entendu. Il est vraiment revenu. Hourra pour la galanterie. » dit Damon. « Et Ric le maléfique est coincé jusqu'au coucher du soleil. C'est fantastique. »
« Klaus m'a sorti de là, mais ensuite il est parti. Il voulait que je vienne avec lui, mais-. »
« Caroline, rentre chez toi, et ne bouge pas, d'accord ? Il ne peut pas renter chez toi. Tout le monde doit rester à l'intérieur, juste au cas où il trouve un moyen de marcher en plein soleil. On mettra au point un plan avant que la nuit tombe. Il ne gagnera pas, Caroline. Tu m'entends ? Esther et Ric – ils ne gagnerons pas. »
« Ok. Ma mère est à la maison, Elena. Je vais juste... Je vais juste rester à la maison avec mère. »
« Assure-toi que Tyler reste chez lui aussi. Je t'aime, Care. »
« Ok, Je t'aime aussi. Dès qu'elles eurent raccroché, le téléphone d'Elena sonna de nouveau.
« C'est Ric. » dit Elena. « Je décroche ? »
Damon hocha la tête.
« Allo, Ric. Je ne viens pas au lycée, mais j'imagine que tu le sais déjà. »
« Oh, Elena. Tu n'atteins jamais ton potentiel scolaire. »
« Damon prit le téléphone de sa main. « Tu as l'air énervé, Ric, mon ami. Y a t'il une raison à cela ? »
« Plus que quelques heures afin le coucher du soleil Damon. Plus que quelques heures. »
