Disclaimer : Aucun des personnages de l'univers de Gundam SEED Destiny ne m'appartient ; Les personnages à bord du vaisseau de l'Alliance Terrestre, Gabriel, Dairõ et Nohiro sont des pures créations de ma part

Et voilà le chapitre un.

Bonne lecture !

Chapitre un : Escapes (*)

La nuit commençait à tomber et d'énormes nuages gris assombrissaient le ciel. La mer s'agitait elle aussi : des vagues de plus en plus hautes et puissantes venaient s'écraser contre la coque du vaisseau. Plus tôt dans l'après midi, l'équipage avait jeté l'ancre non loin de la base de Gibraltar mais à présent ses membres s'affairaient sur le pont, vaquant à diverses tâches habituelles sur un navire de cette taille.

Un homme traversa le pont, il salua tous les soldats qu'il rencontra et leur ordonna de rentrer au chaud : l'équipe de nuit n'allait pas tarder à les remplacer. Ils finirent tous leurs tâches et se dirigèrent avec prudence vers l'escalier menant à la salle commune. Quand l'homme se retrouva seul sur le pont, il s'approcha lentement du bastingage avant de s'y maintenir fortement. Il resta là à regarder l'horizon pendant quelques minutes. Un vent glacial et violent fit voler quelques gouttes d'eau jusqu'à son visage. L'air était de plus en plus froid et le ciel sombre ne présageait rien de bon : un orage n'allait sans doute pas tarder à éclater. De plus les vagues atteignaient presque le pont et une fine couche d'eau le couvrait déjà, rester ici devenait donc de plus en plus dangereux. Il se détourna du bastingage et se dirigea prudemment vers un grand escalier, qu'il monta rapidement.

Il se retrouva dans un couloir, dont la chaleur le réchauffa. Quelle idée avait-il encore eu de rester dehors par ce temps ! Il se dirigea vers le poste de contrôle où ses supérieurs l'avaient convoqué. Le vaisseau possédait de nombreux couloirs il avait encore du mal à s'y retrouver mais cette fois-ci il ne s'était pas perdu dans ce labyrinthe. Il arriva devant une imposante porte grise qui coulissa à son approche, puis entra dans la pièce et salua ses supérieurs à savoir l'Amiral Bukovski, les Vice-amiraux Lowry et Moroney ainsi que le Contre-amiral Krasnov. L'Amiral, le plus âge de ses supérieurs, était un homme relativement petit avec un embonpoint marqué. C'était un chef calme et réfléchi mais qui savait se montrer ferme quand le besoin s'en faisait ressentir. Le Vice-amiral Lowry, le plus jeune d'entre eux, était un homme grand et maigre aux cheveux blonds et courts. Ses hommes le décrivait comme un officier discret et bon, qui malgré son jeune âge était respecté de tous. La Vice-amiral Moroney, une jeune femme longiligne, avait de longs cheveux noirs de jais nattés avec quelques mèches plus courtes longeant ses joues. Elle était l'unique femme parmi ses officiers, mais aussi un grand stratège. Le Contre-amiral Krasnov, un homme musclé et au regard sévère, portait une moustache brune. Il n'était pas très apprécié par ses hommes, qui le décrivaient comme un homme brutal et très hautain. Ils étaient tous les quatre debout devant une grande table, sur laquelle se trouvait la carte stratégique de la région. Ils l'invitèrent à les rejoindre et quand il fut lui aussi devant elle l'Amiral prit la parole :

« Nous avons intercepté des communications à l'intérieur de la base de Gibraltar, et il semblerait qu'un espion se trouve parmi ZAFT. D'après ce que nous avons pu comprendre l'espion serait un jeune vétéran de la première guerre. Il est plus que probable qu'il ne se laissera pas capturer, j'aimerais donc que s'il arrive à s'échapper, ce qu'il réussira surement, et s'il est abattu, ce qui risque fortement aussi d'arriver, que vous le capturiez s'il est encore en vie. Il pourra très certainement nous fournir des renseignements importants.

- Prenez donc quelques soldats avec vous, et ramenez nous ce satané coordinateur ! » Lui ordonna le moustachu. Son ton était sec et brutal, laissant transparaître sa haine envers les habitants de Plants. Après tout, il se trouvait à bord d'un navire de l'Alliance terrestre. Il avait beau s'être préparé à entendre de pareilles horreurs et de tels propos racistes pourtant il se demandait comment des personnes pouvaient encore avoir de telles pensées. Un accord avait été signé à la fin de la guerre, alors pourquoi y avait-il encore tant de haine de la part des naturels ?

Le plus âgé reprit, le sortant ainsi de ses pensées :

« Un navire avec à son bord un Gouf est à votre disposition. Emmenez avec vous des hommes de confiance, et revenez dès que vous aurez récupéré l'espion. Il lui faudra sûrement des soins, en espérant qu'il soit encore en vie. Sur ce, vous pouvez disposer, capitaine. »

Il se mit au garde à vous et les salua avant de quitter la pièce. Il se retrouva à nouveau dans le labyrinthe de couloirs et mit plusieurs minutes avant de retrouver le chemin menant au pont. Il avait toujours détesté les vaisseaux de guerre, et pour cause il s'y perdait toujours. Tous les couloirs étaient identiques, tous aussi monotones les uns que les autres, et ce sentiment d'être toujours enfermé, de ne jamais avoir de vrais repères, il le détestait. En plus il était en mer, cette grande étendue d'eau sur laquelle il ne savait jamais exactement où il était. De l'eau et toujours de l'eau, jamais rien d'autre que de l'eau même pas un seul petit rocher, ni même une seule montagne. Rien si ce n'est que de l'eau, comment pouvait-il s'y repère ? Il n'y avait pas un seul petit élément particulier lui permettant de connaître sa position actuelle. De l'eau et uniquement de l'eau !

Il finit par trouver son chemin et se retrouva dehors sur le pont, dans l'air glacial de la nuit, avec des vagues énormes qui atteignaient pratiquement le pont. Si maintenant même la mer s'y mettait, l'empêchant de voir à l'horizon, comment pourrait-il savoir où il devait aller ?

Il se dirigea rapidement vers la salle commune en faisant attention de ne pas glisser, le pont étant recouvert d'eau et le vaisseau bougeant au rythme des vagues. Il y arriva rapidement et appela une dizaine de ses hommes, parmi lesquels se trouvaient son second et quelques médecins. Ceux-ci le suivirent jusqu'au hangar où ils prirent l'équipement nécessaire avant de monter dans un des hélicoptères. L'homme resta à l'extérieur jusqu'à ce Gabriel, un pilote de son équipe, le rejoigne, il lui expliqua rapidement le but de la mission et ils montèrent à leur tour dans l'appareil. Le capitaine et son second se dirigèrent vers la cabine de pilotage tandis que ses soldats s'attachaient à l'arrière de l'hélico. Dans la cabine, le second s'installa aux commandes pendant que son capitaine ordonnait à travers la radio l'ouverture des portes. La porte du hangar s'ouvrit, il décolla rapidement pour se diriger vers l'une des frégates ancrées près du vaisseau-amiral où la majorité des hommes s'étaient rassemblés plus tôt dans la journée.

A bord de chaque frégate, une petite équipe d'homme se relayait toutes les huit heures, pour permettre un départ immédiat des navires en cas d'attaque ou pour une mission comme celle qu'on lui avait donnée. Dès que l'appareil se posa dans le hangar du navire, le capitaine suivit par son second se dirigea vers le poste de contrôle tandis que ses hommes préparaient la sortie du gouf. Le pilote s'équipa puis monta dans son armure mobile pour effectuer les dernières vérifications avant son départ. Une fois hors du hangar, le second regarda autour de lui, s'assurant qu'ils étaient bien seuls et demanda à son capitaine :

« Que se passe t-il Ledonir ?

- Nous devons ramener l'espion qui a infiltré ZAFT. D'après les renseignements que m'ont donnés nos « supérieurs », il semblerait qu'il soit un jeune vétéran de la première guerre.

-Et tu penses que cet « espion » c'est lui ?

- J'en ai bien peur. Si c'est le cas, ne nous pouvons pas le laisser entre les mains de l'alliance.

- Je ferai en sorte que cela n'arrive pas.»

Ils continuèrent leur chemin et atteignirent rapidement le poste de commandement. Dès son arrivée le capitaine ordonna aux soldats de lever l'ancre et de se diriger vers la base de Gibraltar. Si l'espion réussissait à s'échapper, il serait sûrement rattrapé non loin de celle-ci.

On pouvait apercevoir au loin la frégate luttant contre la mer en folie. De temps en temps des vagues atteignaient le pont et le recouvraient d'une couche d'eau qui s'écoulait au fur et à mesure le long de la coque. Sur la passerelle, deux hommes se trouvaient près des fenêtres. Le premier, grand et musclé, avait la peau mate et de longs cheveux grisonnants attachés en catogan tandis que le second, plus petit et beaucoup plus mince, avait la peau pâle et des cheveux bruns et courts. Ils semblaient tous deux regarder à l'horizon et discutaient à voix basse. Le plus grand, des jumelles infrarouges à la main, observait avec attention le ciel sombre et nuageux.

Au travers de ses, jumelles, le capitaine put voir trois formes dans le ciel, l'une d'elle semblait être un gouf et était poursuivi par deux imposants Gundams. Le premier avait dans son dos deux demi-disques portant chacun trois petits canon lasers et le second avait lui deux paires d'ailes. Le gouf volait près de l'eau tandis que ses poursuivants, beaucoup plus en hauteur, lui tiraient dessus. Cependant il les esquiva tous avec habilité, et après quelques minutes de pourchasse, il leur fit face, équipé seulement d'une épée entourée d'un halo de lumière et d'un bouclier. Pendant un court laps de temps, le gouf se retrouva seul face au Gundam aux petits canons, le second restant immobile dans le ciel. Tout à coup les ailes de ce dernier s'illuminèrent, il dégaina son épée, entourée elle aussi d'un halo, et se jeta sur son adversaire, lui coupant son bouclier en deux puis son bras droit. Il s'éloigna quelques secondes avant de fondre à nouveau l'épée en avant sur son ennemi désarmé. Son arme transperça le torse du gouf, qui chuta en direction de la mer.

Une lumière les aveugla lui et son second, et ils laissèrent échapper un cri de surprise. Le gouf avait sans doute dû exploser. Il se retourna et ordonna :

« Faites sortir Gabriel! Le pilote est peut être encore vivant.

- Bien mon capitaine !»

Ce dernier n'attendit même pas la réponse et sortit en courant du poste de commande suivi de par son second.

Un petit gouf décolla du navire et s'éleva dans les airs avant de replonger un peu plus loin dans la mer agitée par des vagues hautes et puissantes. Il en ressortit une demi-heure plus tard tenant dans ses bras ce qu'il restait de l'appareil de l'espion : la tête s'était détachée du corps, dont il ne restait d'ailleurs que la partie supérieure. Il se dirigea vers le navire, volant près des vagues avant de s'élever rapidement pour se poser sur le pont. Après avoir atterri, il marcha jusqu'aux ascenseurs qui le descendirent jusqu'au hangar où il déposa avec délicatesse les restant d'un gouf bleu. Gabriel descendit de son appareil où moment même où son capitaine ordonnait aux techniciens :

« Ouvrez le cockpit ! Vite ! »

Ils s'attelèrent immédiatement à la tâche, une grande échelle fut placée devant le cockpit et l'un deux monta. Une fois en haut, il examina la porte quelques minutes puis cria :

« Le mécanisme d'ouverture est hors d'état, mon capitaine. Nous allons devoir la débloquer : cela prendra au moins une bonne dizaine de minutes

- Bien, mais faîtes au plus vite, l'état de santé du pilote est encore inconnu. »

Le capitaine et son second observèrent les mécaniciens. De nombreux bruits métalliques remplirent le hangar ; des hommes criaient pour se faire comprendre et d'autres couraient dans tous les sens amenant et remmenant différents outils. Au bout d'une bonne quinzaine de minutes, le technicien chef s'approcha des deux officiers et leur annonça :

« Nous avons réussi à ouvrir la porte, espérons qu'il soit encore en vie.

- Vous avez fait du beau boulot, allez vous reposez. Lieutenant, allez prévenir l'infirmerie.

- Bien mon capitaine, répondirent en cœur les deux hommes. »

Son second sortit en courant du hangar tandis que le technicien ordonnait à ses hommes de ranger les derniers outils puis de rejoindre leurs quartiers pour dormir quelques heures. Le capitaine se dirigea vers le gouf bleu, accélérant petit à petit le pas. Il s'inquiétait de plus en plus. Une fois la porte du cockpit atteinte il se précipita à l'intérieur et ce qu'il vit l'effara. Tous les écrans de bord étaient en miettes, de nombreux éclats de verres, plus ou moins gros, jonchaient le sol déjà recouvert d'une fine couche d'eau écarlate. Il put voir une légère traînée de sang sur le mur opposé aux écrans. Le sol était rempli de pièces de métal en tout genre. Le siège était vide, le pilote en avait sous douté été éjecté. Il s'avança et aperçut un corps allongé sur le sol, recouvert d'éclats de verre et de métal. Le pilote était allongé sur le côté et ne bougeait pas. Le capitaine s'approcha et posa ses genoux à même le sol près du pilote. Il retira avec douceur les éclats qui recouvraient son corps. Tout d'un coup ce dernier toussa, il semblait s'étouffer. Le capitaine le retourna doucement et lui suréleva la tête.

Le pilote lui parût très familier : son visage était fin, il semblait très jeune. Ses cheveux bleu nuit, mi-longs, lui arrivaient aux épaules. Ses traits étaient tirés et des cernes entouraient ses yeux clos. Du sang coulait le long de sa joue droite. Il portait un uniforme rouge de ZAFT que les éclats de métal et de verre avaient déchiré en plusieurs endroits, laissant ainsi apparaître de profondes blessures. Une chaîne attira son attention.

Le jeune homme toussa à nouveau et un filet de sang coula le long de son cou. La chaîne tomba hors de son uniforme dévoilant un pendentif en forme de larme rouge. Le capitaine écarta quelques mèches de cheveux du visage du jeune pilote et son visage s'assombrit. C'était bien lui. Il passa son autre bras sous les jambes du pilote et se releva. Son regard se remplit d'inquiétude : il l'avait soulevé avec une telle facilité, il était si léger.

Lorsqu'il redescendit, les hommes encore présents se tournèrent vers lui et observèrent avec attention le jeune pilote dans ses bras. Une rumeur s'éleva dans la pièce, tous se demandaient s'il était encore en vie. L'un deux annonça à ses camarades:

« Il est vivant, sa respiration est juste très faible.

- Il est si jeune…, murmura un autre

- Pourquoi s'est-il enfui ? demanda à voix basse Gabriel. »

Le capitaine se tourna vers eux, et leur ordonna :

« Que l'un de vous m'accompagne à l'infirmerie ! »

Le pilote s'avança et lui répondit :

« Suivez-moi, mon capitaine. »

Ils se mirent à courir et quittèrent rapidement le hangar, pour se diriger vers l'infirmerie. De temps en temps, Gabriel jetait des coups d'œil rapides vers son capitaine et le blessé qu'il portait, comme s'il souhaitait poser une question. Le capitaine s'en rendit compte et lui avoua :

« Peut-être s'est-il rendu compte que ce n'était pas ce qu'il souhaitait.

- Vous pensez qu'ils ne veulent pas tous nous éradiquer ?

- Je crois que beaucoup d'entre aspirent aux même rêves que nous. Seulement peu ont le courage d'affirmer leur idéaux. Regardez ce qu'il se passe lorsque l'un d'eux le fait, il est abattu froidement.

- Il aurait mieux fallu pour lui, qu'il ne survive pas. Comme vous avez pu le constater le Contre-amiral Krasnov n'apprécie pas beaucoup les coordinateurs, il risque de s'en prendre à lui plus qu'il ne le devrait.

- Il est violent avec les prisonniers ?! Et ses supérieurs le laissent faire ? Quelle honte !

- Malheureusement, nous ne pouvons rien faire à part les aider le plus possible.»

Les aveux du pilote ne firent qu'augmenter son inquiétude. Il ne pouvait décidément pas rester trop longtemps ici, sa vie était en danger permanent. Après quelques minutes supplémentaires de course, le pilote reprit :

« Encore quelques secondes : c'est la prochaine à droite. »

Ils tournèrent à droite et lorsqu'ils arrivèrent une équipe de médecins était prête et les attendait. Il le déposa sur le brancard et les laissa faire. Ils commencèrent à lui retirer avec douceur les éclats de ses plaies quand une voix grave, venant de derrière, leur ordonna :

« Faites en sorte qu'il tienne quelques heures, ca sera largement suffisant pour obtenir les informations dont nous avons besoin. Dépêchez vous ! Ne soyez donc pas aussi tendre, ce n'est qu'un coordinateur. Ils devraient tous crever !

- Mais Contre-amiral Krasnov, son état est critique…

- Obéissez ou c'est vous que je fous en cellule ! Le coupa l'officier. »

Les médecins se regardèrent puis obtempèrent, ils ne pouvaient rien faire contre lui. Ils tentèrent cependant de ne pas être trop brutaux : ils bandèrent ses blessures les plus importantes à savoir celle de son bras droit et de son abdomen. L'un deux serra involontairement un des bandages si fort que le blessé laissa échapper un petit cri de douleur. Le Contre-amiral éclata de rire, puis ordonna sèchement au capitaine :

« L'Amiral Bukovski et les vice-amiraux Lowry et Moroney vous attendent au poste de contrôle. Dépêchez vous, ils ne sont pas à votre disposition !

- A vos ordres, Contre-amiral Krasnov. »

Il se retourna vers son supérieur puis se mit au garde à vous et le salua. Il se dirigea vers la sortie et lorsqu'il passa devant lui, ce dernier ajouta tout bas pour qu'il soit le seul à l'entendre :

« Ne vous inquiétez pas, je m'occuperai bien de lui »

Puis il éclata à nouveau de rire. Le visage du capitaine s'assombrit et il quitta à contre-cœur la pièce.

Il courut jusqu'au poste, plus vite il aurait fait son rapport plus vite il retournerait à l'infirmerie. La dernière remarque de l'officier lui avait glacé le sang et il avait un mauvais pressentiment. Quelques minutes plus tard, il arriva devant une porte noire qui coulissa et entra dans la pièce. Il annonça alors

« Capitaine Irwin, au rapport ! En saluant ses supérieurs »

L'Amiral Bukovski, son supérieur le plus âge, lui fit signe de s'avancer.

« Je vous écoute, Capitaine.

- La mission est un véritable succès, l'espion est en ce moment même à l'infirmerie et y reçoit des soins.

-Qu'avez-vous appris ? Lui demanda le vice Amiral Lowry

- Très peu de choses, seulement que ZAFT l'a laissé pour mort. Il nous a fallu beaucoup de temps pour retrouver le cockpit et encore plus pour l'ouvrir, il avait été endommagé lors de l'explosion. Le Contre-amiral Krasnov s'est rendu à l'infirmerie et m'a demandé de vous rejoindre immédiatement, je n'ai donc pas de plus amples informations pour l'instant. Je suis sincèrement désolé.

- Bien, retournez donc à l'infirmerie et tentez d'obtenir son nom et la raison de sa fuite, lui ordonna la jeune femme »

L'Amiral laissa échapper un faible soupire, avant d'ajouter :

« Vous feriez mieux de vous dépêcher, le Contre-amiral n'a jamais été très doux avec les prisonniers et encore moins avec un coordinateur. Je lui avais pourtant ordonné de vous laisser faire, il ne m'a encore pas écouté, une fois de plus.

- Bien Monsieur. »

Il les salua à nouveau et sortit de la pièce. La porte se referma derrière lui et il commença à se diriger rapidement vers l'infirmerie. Il vit au loin un homme venir à sa rencontre, il courait en criant « Capitaine ! ». C'était son second, il haletait et semblait affolé.

« Que se passe t-il Dairõ ?

- Le Contre-amiral … Gabriel tente de le retenir… réussit-il à prononcer pendant qu'il reprenait son souffle »

A peine eut-il fini sa phrase, que le capitaine se mit à courir. Il n'aurait jamais dû quitter cette pièce mais s'il était parti avant sa survie n'aurait pas été assurée. Heureusement que ses hommes n'étaient pas des brutes sans cœur. Gabriel était peut-être doué avec son gouf mais face au Contre-amiral il ne pourrait pas tenir longtemps. Lorsqu'ils arrivèrent à proximité de l'infirmerie, ils purent entendre des cris :

« Ne t'interpose pas Gabriel !

- Je ne vous laisserai pas l'approcher !

- Je n'aurai aucun remord ! »

Un bruit de corps heurtant le sol, puis à nouveau des cris, de haine et de rage cette fois :

« Satané Coordinateur, tu aurais mieux fait de crever ! Je t'achèverai de mes mains ! Parle si tu veux abréger tes souffrances, je n'aurai pas de pitié pour un être tel que toi ! »

Le capitaine se précipita à l'intérieur et hurla :

« Vous êtes immonde ! »

Il se figea quelques instants quand il posa ses yeux sur le blessé : il était plaqué contre l'un des murs de l'infirmerie, ses pieds ne touchaient plus le sol, et la main droite du Vice-amiral encerclait son cou. Mais ce qui le frappa encore plus fut le regard haineux de son tortionnaire. Son sang ne fit qu'un tour, il se jeta sur l'officier le poing droit en avant, l'attrapa par le col et l'envoya valser contre l'une des armoires à pharmacie d'un coup de poing. Sa tête heurta l'un des coins et il s'écroula sur le sol. Le capitaine se retourna et aperçut le corps du blessé glisser le long du mur, puis l'une de ses chevilles flancher sous son poids ce qui le fit tomber en avant. Il se précipita vers lui et le rattrapa avant que sa tête ne heurte le carrelage de l'infirmerie. Pendant ce temps là, son second se rua vers Gabriel pour l'aider à se relever. Celui-ci chancelait et se tenait la tête, Dairõ le fit s'asseoir sur l'une des chaises pour qu'il reprenne ses esprits. Le capitaine prit le blessé dans ses bras et le déposa délicatement sur le brancard. Sur ses bandages, de nombreuses tâches écarlates s'étendaient; sa poitrine se soulevait faiblement et irrégulièrement et il toussait beaucoup. Un petit cri de surprise se fit entendre et une voix affolée demanda :

« Ledonir ! Dairõ ! Mais… que s'est-il passé ?

- Je t'expliquerai en chemin. Nous ne pouvons pas rester ici plus longtemps Nohiro, sa vie est en danger.

- Il n'est pas transportable ! Son état peut se dégrader d'une minute à l'autre…

- Je le sais bien, mais nous devons partir. Stabilise-le un minimum puis nous partirons. Dairõ, Gabriel peut-il marcher ? Il ne peut plus rester ici.

- Si je l'aide un peu. Mais et lui ? dit-il en pointant du doigt le Contre-amiral inconscient.

- Nous n'avons pas d'autre solution que de le neutraliser en le ligotant. Il ne doit pas nous suivre ! »

Nohiro, le jeune médecin aux cheveux blond comme le blé, s'occupa de son blessé. Il refit rapidement ses bandages et partit chercher une couverture dont il le recouvrit. Il examina ensuite promptement Gabriel pendant que Ledonir attachait le Contre-amiral contre le radiateur avec un drap. Puis il se retourna vers ses trois compagnons et leur ordonna :

« Nohiro, porte le quelques minutes ! Dairõ, aide Gabriel à marcher ! Nous partons sur le champ ! »

Ils obtempérèrent et sortirent en vitesse de l'infirmerie. Avant de partir, le capitaine frappa du tranchant de la main la nuque de l'officier, le replongeant instantanément dans l'inconscience, puis sortit à son tour. Il rejoignit ses compagnons et prit dans ses bras le blessé que portait Nohiro. Il leur ordonna, gestuellement afin de ne pas trop éveiller de soupçons, de se diriger vers le hangar et ils se remirent en route. Gabriel ne pouvant pas courir, leur allure fut réduite, néanmoins ils atteignirent rapidement le hangar du navire. Une fois à l'intérieur, Dairõ se rapprocha de son capitaine et Gabriel prit la parole :

« Vous voyez ce petit avion là-bas ? »

Il pointa l'avion situé prés de son gouf. Le capitaine hocha de la tête et le pilote reprit :

« Il est très rapide mais seules deux personnes peuvent y monter. Prenez-le et emmenez Nohiro avec vous. Dairõ et moi couvrirons votre fuite, puis nous prendrons mon appareil et vous rejoindrons.

- Dairõ connaît notre destination, il vous expliquera la situation.»

Ils se saluèrent mutuellement et le capitaine se dirigea vers le petit avion suivi par le jeune médecin. Ce dernier monta en premier et s'installa sur le siège à côté du pilote, puis son ami se hissa d'une main jusqu'au sommet de l'échelle et déposa délicatement le blessé sur les genoux de Nohiro avant de s'installer à son tour aux commandes. Pendant ce temps là, son passager releva la tête du jeune garçon avec son bras droit et posa sa main sur son front.

« Il est brûlant ! S'exclama t-il. Combien de temps de trajet avons-nous ?

- Quelques minutes si l'avion est aussi rapide que je le pense.

- J'espère qu'il supportera encore un peu la douleur, je n'ai rien pu lui donner. De plus aucune de ses plaies n'a été correctement traitée et mes bandages de fortune ne retiendront pas longtemps les saignements.

- C'est un battant il tiendra, lui répondit le capitaine d'une voix qui se voulait rassurante. »

Une fois installé, ce dernier démarra le système de navigation et fit signe à son second qu'il était prêt. Ce dernier courut vers le panneau de commande pendant que Gabriel se dirigeait vers son appareil. Quelques secondes plus tard, l'avion était mené en surface pour y rejoindre sa catapulte. Une fois le pont atteint une secousse ébranla la frégate et le gouf de Gabriel s'éleva dans les airs. Le capitaine alluma ses moteurs et la catapulte le projeta dans les airs. Les deux appareils disparurent dans le ciel orageux.

Nohiro observait le jeune homme dans ses bras : son torse se soulevait irrégulièrement et de plus en plus faiblement. Son visage se crispait de douleur et des gouttes de sueur perlaient sur son front. Il le vit s'agiter puis ouvrir faiblement les yeux à l'instant où il tourna la tête vers lui. Il réalisa trop tard qu'il portait encore son uniforme de l'Alliance Terrestre, son état s'empira. Il l'entendit gémir puis tousser. Il s'inquiéta encore plus lorsqu'il vit couler un mince filet de sang le long de sa joue droite. Il l'appela :

« Athrun ! »

Il sembla réagir et rouvrit faiblement les yeux. Son regard était rempli de terreur et de souffrance.

« Athrun, vous êtes en sécurité ici. Nous ne sommes pas de l'Alliance. Le capitaine Kisaka et moi-même nous vous ramenons à bord de l'Archangel »

Le jeune homme le regardait droit dans les yeux, comme s'il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il lui disait mais lorsqu'il prononça le nom du vaisseau, le regard du pilote se remplit de surprise.

« Archangel … ?

- Oui, là-bas nous disposons de tout le matériel pour vous soigner au mieux. Tenez bon, on ne vous laissera pas mourir. Elle vous attend !

- Cagalli… »

Il referma ses yeux et des larmes coulèrent le long de son visage.

« Dites lui … que je l'aime…

- Non restez avec moi ! »

Le jeune médecin posa ses mains sur son visage et lui dit :

« Regardez-moi ! Voilà, restez éveillé. »

Le jeune blessé n'arrivait pas à fixer son regard, il porta sa main droite à son front et murmura :

« Ca fait si mal…

- Où avez-vous mal ?

- Mon dos … »

Il ferma les yeux et sa main retomba dans le vide. Il avait de nouveau perdu conscience. Son état ne faisait qu'empirer : il tremblait de plus en plus et avait de plus en plus de mal à respirer.

« Kisaka, son état s'aggrave. Nous devons nous dépêcher !

- Nous sommes bientôt arrivé. »

Quelques minutes plus tard, son ami pianota sur les différents claviers, et l'image d'une femme brune apparut sur l'un des écrans. Elle portait une jupe droite blanche qui lui arrivait jusqu'au genoux, accompagnée d'une veste blanche bordée de bleu sur laquelle était cousu son insigne de lieutenant commandant, rectangle composé de deux rayures vertes sur un fond blanc agrémenté de deux rectangles rouge et jaune sur son col. Ses cheveux lui arrivant jusqu'aux épaules entouraient son visage concentré et inquiet.

« Murrue il a besoin de soins urgents » lui annonça t-il en s'écartant pour qu'elle puisse voir le jeune homme sur les genoux du médecin. Son regard se posa sur lui et petit à petit son visage se changea en un masque horrifié.

« Miriallia prévenez l'infirmerie qu'ils soient prêts à l'accueillir. Nous remontons vous chercher Kisaka ! »

Elle reporta son attention vers le capitaine.

« Que s'est-il passé ?

- Il a été abattu alors qu'il s'enfuyait de sa base... »

Il s'arrêta, une jeune femme blonde était arrivée. Elle portait aussi un uniforme d'ORB, composé un pantalon blanc et d'une veste sur laquelle était cousue son insigne d'Amiral. Elle regarda l'écran et poussa un hurlement.

« Athrun !! »

Pendant quelques instants, elle sembla complètement pétrifiée : son regard fixait l'écran et des larmes coulaient le long de ses joues. Une jeune femme brune, aux cheveux courts, quitta son poste pour aller la prendre dans ses bras. Elle tenta de la réconforter :

« Tout va bien se passer, nous remontons les chercher. Personne ne le laissera mourir, personne tu m'entends »

L'Amiral releva la tête vers son amie et lui rendit son étreinte avant de sortir en courant de la pièce.

Après son départ, des questions posées à demi-mots se firent écho dans toute la pièce. Murrue tenta de calmer ses hommes mais l'inquiétude puis l'incompréhension s'installèrent dans la salle. Elle finit par crier :

« Calmez-vous ! Ce n'est pas ce dont elle a besoin maintenant… Nous n'avons pas le temps de nous poser des questions ! Neumann, remontez nous en surface ! Chandra, prévenez Kojiro de leur atterrissage ! »

Sur ce, ils retournèrent tous à leur poste. Murrue se retourna vers eux et leur annonça

« Préparez vous à atterrir. Vous êtes vous-enfuis seuls ?

- Non, Dairõ et Gabriel, un pilote de l'alliance Terrestre, arriveront bientôt. Ne t'inquiète pas Murrue, il est de notre côté.

- Comment va-t-il ?

- Mal, son état n'a fait qu'empirer depuis que nous sommes partis.

- L'infirmerie est prévenue de votre arrivée, il sera pris en charge immédiatement. »

Elle reposa son regard vers le blessé et lui dit :

« Tiens bon Athrun ! On va s'occuper de toi. »

Puis la communication se coupa, et l'écran redevint noir.

Leur avion décrivit des cercles dans le ciel au dessus de la gigantesque ombre qui se dessinait à la surface de l'eau. Quand l'énorme vaisseau de guerre apparût le capitaine Kisaka commença les manœuvres d'approche : il fit descendre leur appareil jusqu'à se trouver dans l'alignement des Lohrengrins. Lorsque la porte protégeant les catapultes de lancement et les pistes d'atterrissage s'ouvrit, il s'y engouffra puis se posa sur l'une des pistes et manœuvra jusqu'au hangar. Une fois leur avion arrêté, il sauta au sol, son ami Nohiro se releva et lui confia son blessé puis sortit à son tour. Le capitaine parcourut la pièce du regard : une jeune femme aux cheveux courts et blonds courait vers eux, son visage était marqué par l'inquiétude et la tristesse. Et à leur gauche un jeune homme aux cheveux bruns en bataille venait à leur rencontre. Il l'observa et put voir son sourire disparaître au fur et à mesure qu'il se rapprochait d'eux. Il se mit lui aussi à courir vers eux lorsque son regard se posa sur le jeune homme dans ses bras. Ils arrivèrent tous deux au même moment : Cagalli, la jeune femme, était essoufflée et Kira son frère, le jeune homme, semblait complètement bouleversé. Cagalli se rapprocha de lui et effleura du plat de sa main droite le visage du blessé en murmurant :

« Pas toi Athrun … »

Le médecin les regarda et leur annonça :

« Nous devons nous dépêcher, il ne tiendra plus très longtemps. Son état n'a fait qu'empirer ces dernières minutes. »

Les deux jeunes gens s'observèrent et la jeune femme leur ordonna :

« Suivez-moi ! »

Ils se mirent à courir à travers le hangar puis dans un nombre incalculable de couloirs. Quand quelques minutes plus tard ils arrivèrent devant l'infirmerie, il y entra suivi de Nohiro. L'équipe médicale était déjà prête et les attendait. Il déposa le blessé sur le brancard et son ami annonça :

« Faites attention, il est encore un peu conscient. Je n'ai pas pu m'occuper correctement de ses blessures, nous devions partir rapidement. J'ai pu parler quelques minutes avec lui, il s'est plaint de son dos lors du trajet.

- Que s'est-il passé ? » Leur demanda le médecin le plus âgé du groupe.

Il prit alors la parole :

« Il a été abattu et son appareil a explosé sous l'eau. Je l'ai retrouvé éjecté hors de son siège allongé sur le côté. Son dos a sûrement dû heurter le mur, il y avait une longue traînée de sang.

- Merci pour ces informations. Capitaine vous devriez sortir l'opération risque de durer plusieurs heures. Nohiro nous aurons besoin de toi, vas t'habiller.

- Sauvez-le, je vous en supplie ! Elle a besoin de lui… »

Son regard se posa sur le blessé et le vieux médecin lui demanda :

« C'est … ? Nous ferons tout notre possible, soyez en sûr. »

Le capitaine sortit de la salle et rejoignit les deux adolescents. Ils étaient assis, Cagalli était en larmes et Kira maintenait sa sœur contre lui, lui murmurant des paroles rassurantes.

« Tout va bien se passer … »

Kisaka s'assit à ses côtés, et lui dit à son tour :

« Ils vont faire tout leur possible, tout ira bien. Il nous a demandé de te dire qu'il t'aimait plus que tout, alors il va se battre. Pour toi. »

Le silence s'installa, et les heures passèrent.

(*) Evasions

Grosse note :

- Première chose, comme vous avez pu constater je me suis servie de certains grades de l'armée. Je vais donc, pour ceux qui comme moi ne comprennent pas vraiment la différence, vous les lister par ordre d'importance (du plus important au moins important) et expliquer succinctement à quoi ça correspond :

Officiers généraux :

* Amiral : Ce n'est pas vraiment un grade mais juste un « rang et appellation » pris par certains vice-amiraux. (Kira est Amiral par exemple)

* Vice-amiral : C'est le plus haut rang de l'armée navale C'est un général de division

* Contre-amiral : C'est le premier des officiers généraux. C'est un général de brigade.

Officiers supérieurs

* Capitaine : Il contrôle plutôt une unité de pilote de gundams (Comme Kisaka (je devrais d'ailleurs dire Ledonir puisque c'est son prénom^^) et Athrun)

* Commandant : Il contrôle une unité de combat comme une frégate ou un vaisseau

* Lieutenant Commandant : Il a toujours le contrôle d'une unité de combat mais plus petite, comme l'Archangel pour Murrue

Officiers subalternes

* Lieutenant : Il commande une petite unité d'hommes (seulement une dizaine)

* Lieutenant-junior : C'est un lieutenant qui vient d'avoir son titre. Il est différencié d'un lieutenant expérimenté mais sinon c'est pratiquement pareil.

* Aspirant / Enseigne : C'est un officier en formation

Je vous assure c'est vraiment super compliqué ! En plus les grades qui sont donnés sont ceux de l'armée japonaise et ceux de l'armée américaine qui ne sont pas pareils que chez nous où y'a une différence entre l'armée de terre, l'armée de l'air et la marine nationale (où y'a encore une différence entre ceux qui restent dans le bateau et ceux pilote des avions mais qui font partis de la marine nationale !). Alors bon l'armée de l'espace ca n'existe pas trop à notre époque ! Donc j'ai essayé de me baser sur l'animé pour comprendre la différence, c'est peut être pas exact mais j'ai vraiment fait ce que j'ai pu avec ce que j'avais sous la main si y'en a que ça intéresse je vous mets un lien avec Wikipédia : l'article est en anglais mais c'est vraiment intéressant (Il explique la différence entre tous les uniformes de ZAFT ; quel pays forment toute les factions et pleins de choses encore).

.org/wiki/Factions_of_the_Cosmic_Era

- Deuxième chose : pour ceux qui auraient un peu de mal avec les noms de l'équipage de l'Archangel voici ceux que j'ai cité et ce qu'ils font :

*Dalida Lolaha Chandra II : Il est opérateur radar et s'occupe des apprentis et des aspirants. C'est celui qui porte des lunettes rondes et qui a les cheveux châtain-foncé ondulés.

* Arnold Neumann: C'est celui qui pilote l'Archangel. Il a les cheveux bleus très foncé qui s'approche du violet.

* Kojiro Murdoch: C'est le technicien qui est depuis le début avec le vaisseau, celui qu'on voit tout le temps. Il a la peau mate et des cheveux attachés en catogan (une queue de cheval basse).

Alhéna