Salut à tous ! :)
Une lectrice, Alissou va prendre le temps de corriger tous les chapitres de cette fanfiction pour qu'elle soit plus agréable à lire. Je vais donc "en quelque sorte" poster de nouveau sur cette histoire ! ;)
Quelque mot sur ce chapitre : (Je n'avais vraiment rien mit alors…) Deuxième chapitre...
Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.
Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)
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Chapitre 2 : Te revoir
*Clarke*
Le réveil de ma mère hurle dans toute la maison depuis cinq minutes. Je soupire en enfonçant un peu plus ma tête dans les oreillers. Je ne comprends pas comment elle fait pour ne pas se réveiller avec tout ce boucan ! Je soupire en entendant une deuxième alarme se mettre en route. On pourrait presque croire que c'est une mauvaise blague.
J'attrape mon téléphone, il n'est que six heures du matin et on est samedi. Conclusion : je vais la tuer !
Un rire nerveux s'empare de moi lorsque qu'une troisième foutue sonnerie se met en route. Je me lève, hors de moi. Je passe dans la salle de bain et remplis une grande bassine d'eau. Je la porte avec délicatesse jusqu'à la chambre de ma mère.
J'ouvre la porte avec fracas et je m'approche en faisant le plus bruit possible mais rien y fait. Elle dort. J'inspire profondément avant qu'un sourire cynique ne se dessine sur mon visage. Je balance mes bras et donne de la vitesse à la bassine remplie d'eau.
Le liquide s'échappe et s'envole. Je vois sa descente comme au ralenti. C'est magnifique. Puis tout s'arrête, l'eau épouse les formes sous la couverture et une tête blonde surgit en hurlant, tel un ours réveillé pendant son hibernation.
J'éclate de rire en pointant ma mère du doigt. Pendant ce temps-là, elle jure dans tous les sens. Je maintiens mon ventre devenu douloureux. Ma mère m'envoie son oreiller trempé en pleine figure.
-Si tu veux la guerre, tu vas l'avoir jeune fille !
Je sors à vitesse grand V de sa chambre. Elle est sur mes talons. Je me dirige vers les escaliers et me laisser glisser sur la rambarde. J'atterri sur mes deux pieds un étage plus bas. Je me réfugie dans la cuisine et je m'arme de dragibus et les lance sur ma mère dès qu'elle franchit la porte. Je tourne autour du plan de travail pour éviter sa vengeance.
Elle lève une main pour que je m'arrête. Je pourrai choisir de tricher et de riposter au moment où elle s'y attend le moins mais je choisi d'être plus sournoise :
-C'est bon, t'es réveillée maintenant ?
-Espèce de petite…
-Je sais, je suis la meilleure de toutes les filles ! Celle dont toutes les mères rêvent !
-Je te déteste.
-Moi aussi.
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Je finis mon petit déjeuner quand ma mère me rejoint une heure après notre glorieuse bataille, fin prête pour sa journée. J'ai le malheur de poser ma tasse de café sur la table et aussitôt elle me la vole. Je m'apprête à protester quand elle me donne une tape sur le haut du crâne.
-Il n'y en a qu'une ici qui travaille aujourd'hui. J'ai donc un passe-droit pour le café.
-Ce n'est pas juste !
-Plus sérieusement, commence-t-elle en sirotant mon café, qu'est-ce que tu comptes faire aujourd'hui ?
-Je vais sûrement parler un peu avec Raven.
-Tu sais qu'elle est de l'autre côté de l'Atlantique maintenant ?
-Hum hum…
-Tu ne voudrais pas essayer de revoir tes amis ?
-Mes amis ? Ceux que j'avais quand j'avais huit ans. Ces amis-là ?
-Oui. Il y avait ce garçon qui s'attirait toujours des ennuis, comment il s'appelait déjà ?
J'essaye de me souvenir de cette personne mais rien ne me vient. La seule dont j'ai un souvenir vague et cette petite fille aux lunettes. Et malheureusement pour moi, je ne l'ai jamais présentée à ma mère donc, elle ne retrouvera pas son nom comme par miracle. Elle a une mémoire d'éléphant donc quand elle veut se souvenir, elle se souvient. Je suis horriblement jalouse !
-Bellamy Blake !
-Blake, tu en es sûre ?
-Absolument ! Pourquoi ?
-Hier, j'ai rencontré une certaine Octa…
-Octavia Blake, me coupe-t-elle en frappant son poing dans le plat, la petite sœur !
-Tu es un monstre !
-Tu es juste jalouse.
-Terriblement !
Elle s'en va en riant et en laissant derrière elle ma tasse désespérément vide. Je soupire en me déplaçant jusqu'à la cafetière pour m'en faire une nouvelle. Je m'apprête à mettre la machine en route quand mes pensées s'envolent. Peut-être que cette Octavia connaît celle que je cherche…
Il ne me faut pas longtemps pour prendre une décision, j'attrape mon manteau et je sors. Je me dirige vers le Tondc. Avec un espoir un peu fou de la revoir.
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*Lexa*
Je suis assise sur un des tabourets en face du bar. J'attends que la petite amie de Lincoln puisse prendre une pause. En attendant, je remplis mon cahier de calcul en tout genre, des schémas et des notes pour essayer de trouver une solution à mon problème. Étrangement, je n'arrive pas à me concentrer.
Je balance mon crayon sur le bar. Je soupire en réalisant que ce n'est sûrement pas aujourd'hui que je vais trouver une solution. Mes yeux passent sur les gribouillis que j'ai écrits aujourd'hui. Je n'avance à rien. Je ne pense constamment à Clarke.
Je passe une main rageuse dans mes cheveux. J'ai envie de hurler. J'ai passé ses dix dernières années à l'attendre et maintenant je suis incapable de sonner à sa porte. Mais de quoi j'ai peur au juste. Je sais que c'est elle, et je suis persuadée qu'elle n'a pas pu m'oublier. C'est impossible ! Pourtant j'ai peur.
Un raclement de gorge me fait lever les yeux et je découvre Octavia qui s'assoit à côté de moi en soupirant fortement. Je lui souris en lui faisant des yeux de chien battu. Elle pousse une tasse remplit à ras-bord jusqu'à moi et dit :
-Arrêtes de travailler cinq minutes et bois ça. C'est moi qui offre.
-Je n'ai pas le temps O. Je n'ai toujours pas trouvé de solution !
-Tu n'as pas trouvé de solution ?
-Ne m'en parle pas. Je vais devenir folle.
-Tu sais que tu as le droit de demander de l'aide.
-Hum hum...
-Très bien ! Changeons de sujet. Il faut qu'on parle de Clarke.
-On ne sait même pas si c'est vraiment elle.
Octavia me lance alors le plus beau regard jamais connu de "tu te fous de moi ?". Je me racle la gorge soudainement nerveuse. Je lui fais un sourire innocent avant de prendre mes lunettes sur mon nez et de les transférer sur le sommet de ma tête. Je baisse les yeux et O reprends :
-J'ai vu une fille qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la seule photo que tu as d'elle, en plus âgée, bien sûr. Elle a le même livre que toi et quelqu'un vient d'emménager dans son ancienne maison. Coïncidence ? Ça m'étonnerait !
-De toute façon, elle m'a sûrement oubliée. J'aurais dû le faire moi aussi.
A la fin de ma phrase, je reçois une tape sur la tête. O se lève brusquement et me hurle dessus :
-Maintenant ça suffit Alex ! Tu vas bouger tes jolies petites fesses et tu vas la voir !
-Ne m'appelle pas…
-Voilà une autre preuve de ce que je dis. Tu sais qu'il n'y a qu'elle qui t'ai appelé un jour Lexa naturellement ? Et puis Alex, c'est plus logique !
-Mais moins beau. Je n'aime pas du tout.
-Lex'…
Notre conversation se fait interrompre par la clochette de l'entrée. Un sourire étrange se dessine sur le visage de Octavia. Je me retourne et je la vois. Ma mâchoire en tombe. Elle est encore plus belle que dans mes souvenirs. Est-ce vraiment possible ?
Elle s'avance vers le bar et attend. Elle prend son portable dans la poche de son manteau. Elle me tourne le dos et je me sens triste de ne pas pouvoir voir son visage et ses yeux… ses iris sont magnifiques. Ils m'ont hanté pendant dix ans. Ils sont d'un bleu unique et envoûtant.
Octavia se lève et murmure avant de disparaître :
-Soit tu vas la voir soit je hurle !
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Je n'arrive pas à bouger depuis que je me suis repliée stratégiquement au fond de la salle. J'essaye de me calmer. Ça ne me ressemble pas de perdre le contrôle de la sorte. J'observe O apporter un café à la supposée Clarke. Je n'arrive pas à détacher mon regard de son dos. Je fais une fixation sur ses cheveux. Ils sont plus longs que dans mes souvenirs. Mais toujours blond et bouclés d'une façon adorable.
Ça suffit !
Je me lève, inspire profondément, fait un premier pas avant de tout arrêter. Je ne vais pas y arriver. Et si elle m'avait réellement oubliée ? Quelle serait le bon comportement à avoir ?
Mes pieds me traînent de force de nouveau devant le bar. Je repose mes lunettes sur mon nez et m'installe à côté d'elle comme si de rien n'était. Octavia me fait un signe d'encouragement avant de s'éloigner pour servir un autre client. Mon regard s'égare sur ma gauche et si j'avais encore un doute infime sur son identité, tout vient de s'envoler.
C'est elle, Clarke.
Je m'apprête à lui parler lorsqu'elle se tourne vers moi, le regard fixe sur le menu :
-Qu'est-ce que vous…
Ses yeux quittent les lignes d'encre noire et se posent sur moi. Je peux voir le choc se dessiner sur son visage. Elle ne finit pas sa phrase mais un murmure lui échappe :
-C'est toi…
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*Clarke*
C'est elle ! C'est vraiment elle ! Elle est telle que je l'avais imaginée. Et peut-être même plus belle encore. Ses cheveux sont toujours tressés mais d'une façon plus travaillée et en beaucoup, beaucoup plus longs. Elle porte toujours des lunettes. Même si évidemment, la monture a changé.
Sur le moment, je trouve cela dommage. Les verres m'empêchent de me noyer totalement dans son iris émeraude.
Et comme un flash, comme si seule l'intensité de son regard pouvait me le rappeler. Je me rappelle de son prénom.
Enfin…
-Lexa ?
-Clarke…
Je n'ai jamais ressenti une telle sensation. C'est comme si j'étais enfin complète. Et en même temps, j'ai l'impression d'être tout juste sortie d'une attraction à sensation forte. J'ai légèrement la nausée et je suis complètement euphorique.
Je me perds dans ses yeux et le manège reprend. Son regard se remplit de larme à une vitesse folle. J'ai l'envie folle de la prendre dans mes bras pour la rassurer. Mais se serait bizarre. Non ?
En un mouvement de tête, elle échappe à ma dissection avec pour seule arme mes yeux et pour cobaye absolument tout son être. Elle retire lentement ses lunettes et les posent sur le bar. Elle semble hésiter avant de plonger de nouveau ses yeux dans les miens. Puis une question fait bouger ses lèvres. Le son se répercute dans l'air comme au ralenti avant que je n'entende :
-C'est vraiment toi ?
Je hoche la tête en guise de réponse. Je suis incapable de parler, du moins, j'essaye de m'en convaincre parce que là je n'ai aucune confiance en ma voix.
On reste un temps complètement indéterminé à se dévorer du regard. Il a très bien pu se passer une seconde comme une minute mais peut-être même des heures. J'ai éliminé les jours. On se serait fait jeter du bar. Logique ! Mais toujours est-il que ce moment est complètement hors du temps.
Puis soudain, je me lève brusquement, faisant crisser mon tabouret. Mon malheureux incident fait grogner plusieurs personnes mais je m'en contre fiche. Je prends mon manteau et tends la main vers Lexa en demandant, la voix tremblante :
-On sort ?
oOoOo
Je vous laisse, et vous dis à bientôt ! :)
GeekGirlG.
