Eh bien, surprise ! Cette suite n'était pas du tout prévue, l'histoire devait rester un OS mais suite à une review de Melusine-Chan qui m'a posé une question sur l'état de Stiles à la fin du premier chapitre, l'inspiration m'a prise au dépourvu. Et voici ce que ça donné. Donc merci à elle. Et encore merci de m'avoir autorisé à reprendre son idée.

Note : Je dois dire que je ne suis pas spécialement satisfaite de ce que ça peut donner. Je ne l'avais pas du tout imaginer comme cela.

Note 2 : Derek et Stiles ne m'appartiennent toujours pas. Ils sont toujours très OOC et encore bien plus que lors du chapitre précédent. Sur tous ces mots, bonne lecture :-)


- Tu es certain de vouloir faire cela ? demanda Scott en jouant avec un verre.

- Oui, répondit franchement Stiles en lui prenant le verre des mains.

- Tu n'as pas peur qu'il te tue ?

- Ne dis pas n'importe quoi, ria-t-il. Derek est bien incapable de me faire mal maintenant. Même un bleu l'inquiète.

Scott grimaça. S'il avait depuis longtemps accepté la relation entre son meilleur ami et le jeune Hale, Stiles n'avait d'ailleurs jamais été aussi heureux, il avait toujours légèrement du mal à entendre les aspects intime de leur relation. Moins il en savait et mieux il se portait. Et puis rien qu'entendre que Derek pouvait se montrer attentionné lui donnait froid dans le dos. Derek restait le même avec tout le monde, il n'y avait que Stiles qui arrivait à percer sa carapace. A le faire sourire et rire. A le faire parler. A le rendre attentionné et gentil. Parce qu'il restait grognon, râleur et le Derek que tout le monde connaissait avec le reste de la meute.

- J'espère que ça va lui plaire, murmura Stiles en regardant la table que Scott et lui venait de dresser.

A ses yeux, elle lui semblait parfaite. Il avait mis une table pliante au milieu du salon – parce qu'il fallait être franc, le bar de la cuisine n'était pas romantique pour un sou – et il avait mis la plus belle nappe qu'il avait pu trouver dans l'armoire de son père. Il avait sortit la plus belle vaisselle et la plus belle argenterie. Il avait fait les choses en grand et Scott lui avait été d'une assez grande aide.

- Quand est ce qu'il rentre ? demanda Scott.

- Dans pas longtemps.

- Alors je vais y aller, fit Scott en attrapant sa veste. Reste en vie. Et si Derek te tue, c'était un plaisir de te rencontrer Stiles, tu étais un meilleur ami génial.

Stiles éclata de rire, déstressant pour la première fois depuis le début de la journée. Il frappa Scott sur l'épaule, se faisant plus mal qu'autre chose et poussa McCall vers la porte d'entrée. « Dégage ! » le pria-t-il, ce qui déclencha le rire de Scott. Il ouvrit la porte d'entrée et adressa un dernier sourire à Stiles avant de claquer la porte derrière lui.

Se retrouvant seul, Stiles souffla et regarda autour de lui. Cela faisait trois ans et demi que Derek et lui avait cet appartement et il n'y avait passé que ses week-ends et ses vacances. Mais maintenant que ses études étaient terminés – il était certain d'avoir cartonné à ses examens – il allait pouvoir prendre entièrement ses quartiers dans son appart'. Il avait déjà commencé d'ailleurs et il y avait bien plus de bordel que d'habitude. Derek passait son temps à passer derrière lui pour ranger. Faire cohabiter un bordélique – organisé, s'il vous plaît – et un pro du rangement était un peu plus dur que ce à quoi s'attendait Stiles.

Le bruit de la porte qui s'ouvra, le fit se retourner et un magnifique sourire prit place sur ses lèvres. Il ne laissa pas le temps à Derek de refermer la porte ou de retirer son manteau, qu'il lui sauta dessus. Stiles entoura le cou de Derek de ses bras et posa ses lèvres sur les siennes. Légèrement surpris, Derek ne bougea pas tout de suite les lèvres mais s'empressa d'y répondre dès la surprise passée. Ses mains sur les hanches de Stiles, il força l'humain à se coller plus contre lui, leur baiser prenant plus d'ampleur.

- Salut à toi aussi, murmura-t-il sur les lèvres de Stiles.

- Salut.

Ils se séparèrent et Derek retira sa veste. Encore et toujours sa veste en cuir. Dès qu'il l'eût posé, Stiles l'attrapa par la main et le tira avec lui vers le salon. Quand le regard du lycanthrope tomba sur la table dressée par son petit ami, il cessa tout mouvement. Qu'est ce que cela voulait dire ? Ce n'était ni son anniversaire ni celui de Stiles. Ce n'était pas l'anniversaire de leur rencontre ou celui de leur mise en couple…Du moins, à sa connaissance. Non, pour une fois, il était certain de ne rien avoir manqué. Alors qu'est ce qu'ils pouvaient bien fêter ? Stiles n'avait même pas encore eu les résultats de ses examens. Et si c'était pour son emménagement, ils avaient déjà fêté cela des années auparavant.

Stiles tira sur la main de Derek mais le loup restait sur immobile. Stiles grogna et tira beaucoup plus fort sur la main de son compagnon. Perdu dans ses pensées, Derek se laissa faire et Stiles le fit assoir sur une chaise à l'aide d'une pression sur ses épaules.

- On fête quelque chose ? demanda enfin Derek, incapable de trouver la raison pour laquelle Stiles avait préparé tout cela.

- Non, sans raison particulière, répondit Stiles en disparaissant dans la cuisine.

Le loup garou suivit le jeune Stilinski des yeux avant de poser son regard sur la table. Stiles ne lui avait jamais préparé de repas aussi romantique. A quoi devait-il cela ? Il ne disait pas qu'il n'aimait pas juste que cela le déroutait.

- J'espère que tu as faim parce que je nous ai préparé un repas d'enfer, le prévint Stiles en revenant.

Il déposa une assiette devant Derek avant de s'installer face à lui en posant la seconde assiette. Légèrement timide, il releva la tête vers Derek qui afin de le mettre à l'aise lui adressa son plus beau sourire.

- Qu'est ce qui nous vaut cet honneur ? lui demanda-t-il une nouvelle fois.

- Rien. J'avais juste envie d'un bon repas. Juste avec toi. Pour mon retour.

Derek sourit et commença à manger ce que Stiles venait de mettre devant lui. Stiles n'était pas un véritable cordon bleu mais le repas était vraiment excellent. Derek ne doutait pas une seconde que le jeune homme devait y avoir passé des heures.

- Comment était ta journée ?

- Pas mal, répondit Derek.

Depuis qu'ils étaient tous partis pour l'université, il s'était trouvé un boulot – sous les encouragements insistants de Stiles. Cela le rendait plutôt heureux, il aimait bien ce qu'il faisait et il était bien payé. Même s'il n'avait pas besoin d'argent.

- Et toi ? Qu'est ce que tu as fait ?

- J'ai traîné avec Scott.

Derek fronça les sourcils. Réponse simple et courte. Ce n'était pas le genre de Stiles. Quelque chose clochait chez lui depuis quelque temps. Depuis la dernière fois qu'il était revenu de l'université, cette fois où il avait révisé son examen sur lui. Déjà à ce moment là, il avait senti que Stiles était bizarre mais il n'avait rien dit parce que Stiles était incapable de garder quoique ce soit pour lui. Puis l'étudiant était repartit pour passer ses examens, avant de revenir toujours plus bizarre. Il était à la maison depuis une semaine et il était souvent perdu dans ses pensées, ne partait plus dans de long discours incongru et sans queue ni tête. Il était plus calme et plus posé. C'était un tout autre Stiles qui vivait maintenant avec Derek.

Et le lycanthrope n'était pas encore certain de préférer le nouveau ou l'ancien Stiles. C'était vrai qu'il demandait toujours à Stiles de se taire mais pour être honnête, cela lui manquait. Parce qu'entendre Stiles le rassurait. Un Stiles qui parlait était un Stiles qui allait bien. Et un Stiles qui allait bien ne pouvait que rendre Derek heureux. Alors qu'actuellement, l'état de Stiles était plus inquiétant qu'autre chose.

- Qu'est ce qui cloche avec toi en ce moment ?

- Rien, dit Stiles précipitamment. Tout va bien. Tu trouves que quelque chose ne va pas ? Comment ça ne pourrait pas aller ? On habite enfin ensemble, je vais avoir un boulot, je t'aime et tu m'aimes enfin si tu le penses vraiment quand tu me le dis, s'éparpilla Stiles.

- Pourquoi je te dirais que je t'aime si je ne le pense pas ? l'interrogea Derek.

- Je ne sais pas, haussa-t-il les épaules. Pourquoi tu me le dirais si tu ne le pensais pas ?

Derek écarquilla les yeux et sa bouche forma un O parfait. Il semblait qu'il s'inquiétait pour Stiles sans raison.

- Je ne sais même pas pourquoi je parle encore avec toi, secoua-t-il la tête.

- Peut-être parce que tu es sociable finalement. Au fond de toi mais vraiment très au profond de toi, finit-il pensivement.

- Arrête-toi de penser ici, ordonna Derek.

- Tu aimes ton repas ? changea de sujet Stiles.

- Oui, il est excellent. Merci de l'avoir préparé.

Pour toute réponse, Stiles adressa un sourire à son petit ami et baissa la tête. En silence, ils terminèrent leur assiette et Stiles ne regarda pas une seule fois Derek à nouveau bien qu'il sentait le regard du lycanthrope sur lui. Leur assiette furent à peine vide que Stiles se leva et les prit tous les deux avant de disparaître dans la cuisine.

Etonné, Derek fronça les sourcils et appuya son menton dans sa main en gardant le regard fixé sur l'entrée de la cuisine. Il revenait sur ce qu'il avait dit : Stiles était des plus bizarres. Il n'aimait pas le voir de cette façon. Et Stiles devait certainement encore trop penser à quelque chose, faire des foutues listes pesant le pour et le contre et se torturer l'esprit. Décidant de mettre fin à tout ceci et de retrouver le véritable Stiles, son Stiles, Derek rejoignit son petit ami dans la cuisine.

Stiles lui tournait le dos, la tête plongée dans le frigo et marmonnant pour lui-même des phrases incompréhensible. Hale s'approcha de lui et posa ses mains sur les hanches de son compagnon, le tirant jusque lui.

- Viens par là, chuchota-t-il à son oreille.

- Attends Derek, il reste encore le dessert.

- On s'en balance.

Il tourna Stiles dans ses bras et posa ses lèvres sur les siennes. Stiles répondit au baiser plusieurs secondes plus tard avant de passer ses bras autour du cou de Derek et de se coller contre lui avec plus de force. C'était comme une force magnétique entre eux. Ils ressentaient le besoin d'être connecté l'un à l'autre et au fil des années, cela devenait de plus en plus fort alors qu'ils avaient tous les deux naïvement pensé que cette attraction entre eux s'amenuiserait. Mais tout au contraire…

Les mains de Derek glissèrent sur les fesses de Stiles et à l'aide d'une pression, souleva celui-ci. Stiles passa ses jambes autour de ses hanches, crochetant ses chevilles dans son dos. Derek se retourna et posa Stiles sur le plan de travail alors que le plus jeune, commençant à manquer d'air resserra bras et jambes autour de Derek. Derek était son oxygène et il refusait de se séparer de lui. Derek fit passer ses mains sous le tee-shirt de Stiles, le remontant en caressant la peau de son vis-à-vis du bout des doigts.

Stiles leva les bras, permettant à Derek de lui retirer son tee-shirt que le loup jeta quelque part dans la pièce. Ses mains se posèrent sur le dos de Stiles une nouvelle fois, le caressant sur chaque parcelle de peau accessible. Jamais il n'aurait cru pouvoir aimer Stiles avec autant de force. Il avait prit peur quand il avait commencé à prendre conscience de ses sentiments pour l'adolescent que Stiles était encore et il avait tenté de les enfouir en lui mais plus il essayait de les oublier, plus ses sentiments se développaient en prenant plus de place. Dans son cœur et dans sa tête.

- Qu'est ce que tu penses du mariage ? murmura Stiles.

- Quoi ?!

Derek recula subitement et lâcha les lèvres de Stiles qui resta pantelant, la bouche entre-ouverte. Son torse se soulevait rapidement et il avait encore du mal à reprendre une respiration normale.

- Tu sais, un mariage. C'est quand deux personnes amoureuses l'une de l'autre décident de s'unir parce qu'elles veulent passer leur vie ensemble.

- Je sais ce qu'est un mariage, le coupa Derek.

- Alors qu'est ce que tu en penses ?

- Je ne sais pas, répondit Derek en lâchant Stiles. Je n'y ai jamais réfléchi…

- Pourquoi ?

- Pourquoi tu me parles de ça ? s'énerva soudainement Derek.

- Allez, réponds, s'il te plaît.

Stiles appuya sur la dernière syllabe, descendant de son perchoir pour se rapprocher de Derek qui recula d'un pas. Il croisa les bras sur son torse et Stiles ouvrit les yeux, étonné. Derek n'avait plus ce genre de réaction depuis des années maintenant.

- Ecoute Stiles, je n'ai jamais pensé à me marier alors je ne pense rien du tout du mariage.

- D'accord, déglutit Stiles. Ce n'était pas si compliqué tu vois, sourit-il timidement.

Il était déçu, ça oui, mais c'était Derek et il l'aimait de cette façon. Alors, tentant de ne pas montrer sa déception, il s'approcha de Derek, essayant de sourire plus grandement mais il se demanda si cela ne ressemblait pas plus à une grimace. Il attrapa le bas du tee-shirt de Derek et le tira à lui, posant ses lèvres sur les siennes.

- Et si on reprenait où on en était resté ?

Un fin sourire se dessina sur les lèvres de Derek et il répondit au baiser de Stiles. Il fit glisser ses mains le long du dos de Stiles, arriva à son jean et entra ses mains dans les poches arrière, lui permettant de tirer Stiles plus étroitement contre lui. Ce n'est que lorsque les doigts de sa main droite rencontrèrent quelque chose de froid qu'il fronça les sourcils et lâcha les lèvres de Stiles qui en profita pour lui embrasser le cou.

Derek sortit sa main de la poche et la monta à hauteur de ses yeux. Son cœur rata un battement, sa mâchoire inférieure tomba, ses yeux formèrent deux billes bien rondes et son corps se tendit. Tous ses muscles se tétanisèrent l'un après l'autre, son corps se glaçant.

- Qu'est ce que c'est ? demanda-t-il.

- Un suçon, ria Stiles. Si tu m'en fais, je peux t'en faire aussi.

- Je parle de ça…

- Quoi ça ? fit Stiles en se redressant puis jetant un regard par-dessus son épaule. Oh !

- Qu'est ce que ça fait dans ta poche ?

- Surprise ! s'exclama Stilinski. Épouse-moi, continua-t-il gêné.


Stiles soupira une nouvelle fois. Allongé sur le dos, il fixait le plafond en jouant avec l'anneau en platine que Derek avait trouvé dans sa poche une heure plus tôt. Le lycanthrope était allongé sur le ventre à côté de lui, la tête tourné vers son opposé. Il ne lui avait pas adressé un mot, ne lui avait même pas donné de réponse. Il n'attendait pas non plus une réponse immédiate, il savait que Derek allait avoir besoin de temps mais il ne s'attendait pas non plus à ce qu'il garde le silence.

Il soupira plus fort que la fois précédente et tourna la tête vers Derek. Habituellement, Derek détestait lorsqu'il ne cessait de soupirer. Alors quoi ? Cette demande en mariage l'avait-elle détraqué ? Il avait cassé Derek. Après un énième soupir, il passa l'anneau légèrement trop grand à son annulaire et roula pour finir à cheval sur les fesses de Derek. Il posa ses mains sur le haut du dos de Derek et commença doucement à bouger ses doigts.

- Stiles…Qu'est ce que tu fais ?

- Un massage, répondit-il en toute logique. Faut te détendre tu sais, ta nuque est rempli de nœud.

Bien qu'il n'ait absolument pas envie d'un massage, Derek laissa faire son compagnon. Et Stiles avait amélioré sa technique depuis ces six dernières années. Il se souvenait bien de la première fois que Stiles lui avait fait un massage. C'était bien mais il s'y prenait n'importe comment. Alors qu'à présent, il se damnerait pour avoir un massage de son petit ami. Et autant dire qu'il était même doué le petit. Un peu trop doué.

- Tu ne vas pas me parler pendant combien de temps ? murmura Stiles et il se confronta une nouvelle fois au silence. D'accord, très bien. Je vais encore devoir faire un monologue et tu me diras peut-être de me taire ce qui dans ce cas là te forcera à me parler. Tu te retrouveras piéger et avoue quand même que c'est une idée de génie que j'ai eu là. Et tu me demandes de me taire quand tu veux…Quand tu veux…J'ai tout mon temps…Je peux te parler de beaucoup de choses…Et quand tu auras décidé de m'arrêter, je serais toujours en train de parler...Ouais, je suis infatigable quand il s'agit de parler et tu le sais, non ?

- Tu étais bizarre en ce moment, lâcha enfin Derek.

- Enfin ! J'ai cru que tu ne m'arrêterais jamais et j'aurais été obligé de parler et de parler encore mais c'est techniquement impossible, tu ne pense pas ? Au bout d'un moment, j'aurais été à bout de sujet de conversation et…Bizarre ? Je n'étais pas bizarre, qu'est ce que tu racontes ?

- Tu ne parlais pas, tu étais toujours dans tes pensées et tu ne semblais même pas faire attention à ce qui se passait autour de toi.

- Ce n'est pas vrai, réfuta Stiles. Enfin peut-être un peu…

- Je pensais que c'était à cause de tes exams, que tu étais stressé parce que tu attendais les résultats mais maintenant je comprends mieux ce qu'était ton problème.

- Derek, je suis désolé, grimaça Stiles.

Le lycanthrope se retourna sous son compagnon et attrapa la main de Stiles. Il passa ses doigts sur l'alliance que Stiles avait passée à son doigt, fronçant d'abord des sourcils avant d'esquisser un petit sourire en coin.

- Je ne voulais pas te prendre par surprise comme ça…Enfin si, c'était l'idée mais d'abord je voulais te demander ce que tu en pensais et tu aurais eu la puce à l'oreille, enfin normalement…Mais si tu ne veux pas, ce n'est pas grave…Je te reposerais la question l'année prochaine ou celle d'après…Ou dans dix ans si tu préfères.

- Ca te va bien, murmura Derek les yeux rivés sur la main de son petit ami.

- Elle est pour toi, prévenu Stiles. A la base.

- C'est d'accord.

- D'accord ? Qu'est ce qui est d'accord ? Je n'ai pas posé de question.

Le sourire de Derek s'agrandit et il se redressa. Entourant la taille de Stiles de ses bras, il força celui-ci à se coller à lui plus étroitement. Il embrassa chastement les lèvres de Stiles, glissant ses mains sur le dos nu de celui-ci.

- C'est vrai que c'est plutôt sorti comme un ordre que comme une question.

- Je ne suis pas sûr de comprendre.

- Au contraire, je crois que tu sais très bien de quoi je parle.

Les lèvres de Stiles s'étirent en un magnifique sourire et il claqua son front contre celui de Derek.

- C'est vrai, je sais, avoua-t-il. Mais j'ai trop envie de t'entendre le dire.

- Si c'est ce que tu veux alors, je vais t'épouser.

- Et c'est ce que tu veux aussi ?

- Je crois que oui.

Stiles se mordit la lèvre inférieure et embrassa Derek qui répondit immédiatement au baiser. Leur étreinte prit une tournure bien plus charnelle et ils se perdirent dans un enchevêtrement de jambes et de bras. Leurs lèvres se firent plus agressives, leurs caresses d'abord tendres et amoureuses se firent plus dur, rougissant la peau de l'autre sous leur passage. A bout de souffle, leurs lèvres se séparèrent mais ils n'arrivèrent pas à se séparer. Elles partirent à la découverte du cou de l'autre, le titillant, le dévorant, le torturant de sucions et de petites morsures.

Les mains de Derek passèrent sous le pantalon de pyjama de Stiles, le tirant vers le bas. Comment était-il possible d'avoir aussi envie du corps de l'autre ? Il bascula et allongea Stiles sous lui, reposant ses lèvres sur les siennes. Il avait accepté de se marier. Il n'avait jamais pensé à faire ce genre de chose, ce n'était pas lui et il y avait certainement que Stiles pour lui faire faire accepter une union. Il y avait que Stiles pour lui faire faire tout et n'importe quoi. Ce petit être diabolique avait bien trop d'emprise sur lui.


Stiles était étalé de tout son long sur Derek, un petit sourire satisfait collé au visage. Du bout des doigts, il dessinait des arabesques sur les côtes de son compagnon alors que la main du lycanthrope descendait et remontait en rythme sur le dos du plus jeune. Il adorait ces petits moments de tendresse et de calme partagés avec Derek. Parce que dans ces moments là, le loup était détendu et calme, très calme et non pas ronchon et râleur.

Stiles retira l'anneau toujours à son doigt et attrapa la main gauche de Derek. Celui-ci baissa les yeux vers lui et fixa les doigts de son petit ami – fiancé à présent ? – lui passer la bague à l'annulaire gauche. Puis Stiles reprit sa place confortable comme s'il n'avait jamais rien fait. Derek leva les yeux au ciel et serra son bras sur Stiles.

- Va falloir fixer une date, murmura-t-il.

- Ton jour sera le mien. On n'est pas obligé de faire ça maintenant. Quand tu seras prêt.

- Je t'aime Stiles.

- Je sais et je t'aime aussi.