Spells Chapitre 2

Hetalia ne m'appartient pas et l'idée de base de cette histoire non plus, il s'agit du manga Ze~ de Shimizu Yuki même si je tourne les choses à ma sauce (comme toujours) C'est donc une sorte de UA Crossover.

FrUK en base, ScotFra en fond + PruRom dans ce chapitre

Spells = sortilèges, ici destructeurs pour correspondre au Kotodama.
Masters = maîtres, le mot était le même.
Dolls = Paper Dolls serait plus exact, vient de Kami au sens papier non Dieu. Dans le contexte Kami signifiait poupée de papier.
Puppeteer = Marionettiste. Le mot était le même à la base.
Blank = Blanc, vide, vierge pour le mot Hakushi, papier blanc.


Roma, plus communément appelé le Puppeteer, n'avait pas prit la peine de se cacher sachant que personne hormis ses Dolls ne pourrait entrer dans son domaine sans son autorisation explicite. Il dégustait un verre de vin tout en étant appuyé contre ce qui semblait être une longue boîte noire, ses doigts caressant respectueusement et affectueusement la surface laquée. Ses pensées voguaient loin, très loin dans l'espace et surtout le temps, se perdant à une époque ancienne auprès d'une personne particulière... Ses yeux bruns perçurent un mouvement mais il ne bougea pas, attendant que son invité surprise ne se dévoile de lui-même. Il ne tarderait pas à le faire, il le savait.

«Yo le vieux!» lança soudainement une voix, bien que la pièce semblait toujours aussi vide. Un fin sourire se dessina sur le visage de l'homme sans âge alors que son regard se posait exactement sur celui de son interlocuteur.

«Bas le masque Gilbert, je sais parfaitement où tu te trouves.»

Le marionettiste entendit un marmonnement ressemblant à un juron et une Doll aux cheveux blancs et aux yeux rouges apparu devant lui, tenant un masque blanc dans une main et habillé d'une sorte de kimono tout aussi immaculé.

«C'est moi qui a inventé ce trompe l'oeil. Pour les humains, les Masters et même les autres Dolls tu peux être invisible mais pas pour moi.

- Rien ne t'échappe jamais Puppeteer de malheur.

- Tu me fais de la peine à m'appeler ainsi.

- J'suis ton premier créé et t'a pas été foutu de me trouver un Master à ma hauteur! J'suis trop génial pour être avec des petits crétins inutiles.

- Il serait plus simple de dire que ton premier et unique Master te manque.

- Tch. N'importe quoi le vieux, tu délires.

- A moi aussi il me manque.»

Le dénommé Gilbert le fixa un instant de son regard carmin avant de le reporter sur la boîte puis il remit brusquement son masque en place et fila comme le vent sans que le maître des lieux ne cherche à le retenir. Cette Doll avait été la toute première à qui il avait donné forme humaine et cela juste pour le bonheur et la sécurité d'une personne. Une seule personne à l'origine de tout. La Doll esseulée semblait survivre par la seule force de sa volonté, acceptant quelques missions ici et là quand ça lui chantait. Son pouvoir de guérison était très puissant mais malgré cela son maître avait eu besoin de plusieurs Dolls pour contre balancer sa propre puissance en matière de Spells. L'albinos vadrouillait à la recherche de quelqu'un qui pourrait lui convenir ou tout simplement, une personne capable de lui donner envie de se mettre à son service, lui la plus puissante Doll jamais créé. Roma soupira puis termina son verre de vin avant de le poser près de lui et d'ouvrir le couvercle laqué noir, observant avec une tendresse égale à sa tristesse ce qui s'y trouvait caché.

Sautant allégrement d'arbre en arbre puis de toiture en toiture, Gilbert préférait ne pas trop penser à son statut. Il était en sursis et il le savait. Le but d'une Doll était de soigner son Master et il arrivait à se maintenir en soignant ici et là des patients qui le payaient en échange de ses services. Cependant, le Puppeteer pouvait à tout moment mettre fin à cette situation et ça il se le refusait, hors de question de redevenir Blank. Il ne voulait pas perdre sa personnalité ni ses souvenirs, ça serait trop dur. Ludwig et Roderich, les deux autres Dolls de son unique Master avaient retrouvé une utilité auprès de quelqu'un d'autre mais lui refusait. Pas tant que ça ne sera pas quelqu'un qu'il aurait choisi lui-même et de son plein gré. Peu importait l'avis des autres. Une soudaine décharge de pouvoir fit vibrer l'air, le faisant un instant vaciller dans sa course. Intrigué Gilbert se dirigea vers la source du pouvoir et son regard tomba sur un jeune homme blond aux yeux aussi rouges que les siens...

Francis tournait en rond dans l'appartement, se rongeant les ongles d'inquiétude à mesure que le temps passait. Il savait que son Master en aurait sûrement pour un moment à remplir sa mission, dont il ignorait la nature en plus, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Il avait peur. En fait, il était complétement terrorisé à l'idée de perdre Arthur... Sans plus réfléchir, il téléphona à Dylan afin de savoir où avait été affecté le cadet des Kirkland et s'y rendit le plus vite possible, pressé de revoir son ronchon. La puissance des Spells flottant dans l'air lui picota la peau alors qu'il entrait dans le parking souterrain auparavant désigné, avançant dans la bonne direction en suivant les traces résiduelles de pouvoir. Arthur était aux prises avec un groupe de malfrats bien armés, son visage, ses bras et ses jambes étaient déjà abîmés ce qui prouvait qu'il avait blessé un bon nombre de personnes mais n'en avait tué aucune. Du moins, pas directement. Et dire qu'il avait osé prétendre qu'il reviendrait uniquement avec des égratignures! Le seul encore debout s'élança vivement vers son opposant aux épais sourcils en ayant la claire intention de le planter férocement mais Francis réagit avec une vitesse étonnante, faisant barrage de son corps entre son Master et la lame.

«Francis?!» s'exclama l'autre blond alors qu'il rattrapait contre lui le corps de sa Doll, le couteau planté pile à l'endroit du cœur. Evidemment il n'y avait pas de sang mais il savait que les Dolls pouvaient être gravement atteintes malgré tout mais bien plus que ça, le fait que Francis soit la victime changea complètement la donne.

Arthur le serra contre lui puis tendit la main en un geste autoritaire, son regard était de glace et sa voix polaire alors qu'il hurlait son ordre «Crève! Crevez tous!» ignorant tant les hurlements de ses victimes qui se contorsionnaient sur le sol que les plaies béantes qui s'ouvraient sur son propre corps, seule comptait sa vengeance. Ils pouvaient le blesser puisqu'il était leur agresseur mais pas lui, pas Francis qui n'était qu'un guérisseur et surtout la personne à qui il avait abandonné son cœur, bon gré mal gré. Le Master se traîna plus loin dans le parking, aidant Francis à le suivre avant de tout bonnement s'effondrer. Les pertes conséquentes de sang lui brouillaient la vue, d'un geste maladroit il tenta d'installer l'autre blond plus confortablement avant que ses doigts n'attrappent le couteau et le retire d'un coup sec, sa main retombant lourdement ensuite. Son champ de vision était de plus en plus réduit et sombre mais il perçu le bleu des yeux de sa Doll lorsque celle-ci s'agita contre lui afin de se redresser. Le soulagement l'envahit en songeant que l'autre allait bien puis les ténèbres l'engloutirent.

Il s'étonna de reprendre conscience, ayant tué quatre ou cinq personnes d'un coup grâce au Spell, Arthur pensait sincèrement qu'il aurait dû y laisser la vie. Manifestement non. Son cerveau lui fit ensuite remarquer qu'il n'était plus dans un parking crasseux mais dans sa chambre. Et seul. «Francis? Francis!» Perturbé de n'entendre aucune réponse, le cadet Kirkland se leva rapidemment et chancela jusqu'à sa porte pour sortir.

Son cheminement jusqu'à la cuisine lui sembla être un parcours du combattant mais il y parvint finalement, les émotions se mélangeant dans son cœur quand il vit la Doll occupée à lui préparer à manger. Comme toujours ses belles boucles blondes étaient élégament retenues par un ruban et ses vêtements étaient protégés par un tablier où s'inscrivait en grosses lettres «I LOVE COOKING» avec un cœur rouge offert par Dylan comme cadeau avant son départ de la maison familiale. L'ex-mourrant souffla un «Francis» tremblant lorsqu'il remarqua à quel point le visage et les mains de sa Doll étaient abîmés, plusieurs coupures superposées les unes aux autres en un fouillis peu ordonné. Immédiatement, le cuisinier assit Arthur sur l'une des chaise autour de la petite table, un verre d'eau et un anti-douleur apparaissant ensuite devant lui comme par magie. Il saisit le poignet de son partenaire avec autorité, le défiant d'essayer de lui échapper alors que son regard vert se plantait dans le sien.

«Pourquoi es-tu couvert de blessures?

- Tu avais beaucoup de plaies, j'ai fait de mon mieux pour les récupérer toutes.

- Comment ça toutes? J'aurais dû mourir!

- Eh bien... Il s'en est fallu de peu...

- Un baiser n'aurait pas suffit à me soigner.

- ...Non...

- Qu'as-tu fais Francis?»

Celui-ci détourna le regard et se dégagea de la prise de son Master afin de retourner au découpage de ses carottes, ignorant délibérément les rappels à l'ordre de l'autre et cachant au mieux la couleur qui s'étalait sur son visage. Il sursauta et lâcha brutalement le couteau tranchant qui tomba en un grand bruit de ferraille sur le sol quand Arthur revint à la charge, sa poigne enserrant fortement l'avant-bras du cuisinier.

«J'exige de savoir!

- Tu ne veux pas, vraiment...

- Francis!

- Je... J'ai été obligé de m'unir à toi voilà! C'était un cas d'urgence.

- T-Tu as couché avec moi alors que j'étais inconscient?! Ca devrait être un viol!

- Eh! C'est moi qui avait ta bite dans mon cul je te signale!»

D'un coup, seul le bruit des légumes en train de cuire pouvait être entendu dans la petite cuisine de l'appartement, les deux hommes se fixant l'un l'autre en chiens de faïence. L'esprit confus et les joues rouges, ils se séparèrent d'un commun accord, Francis rammassa son couteau et retourna à ses fourneaux alors que son Master quittait silencieusement la cuisine. Il revint peu après et posa un petit pot sur la table, attirant un coup d'oeil curieux de la part de l'autre habitant. Il passa la main dans ses cheveux et soupira avant de s'expliquer.

«Dylan m'a donné un pot d'onguent spécial. C'est pour... te guérir je suppose.

- Ah, c'est gentil à lui d'y avoir penser. Je ne serais pas obligé de déranger le Puppeteer à ce sujet alors.

- Je m'occuperais de te l'appliquer.

- Pourquoi?

- C'est moi qui décide alors tais-toi et donne-moi à manger. Juste parce que c'est déjà préparé.»

La Doll esquissa un sourire et obéit à son partenaire ronchon sans chercher à discuter, s'installant ensuite en face de lui afin de le regarder manger, son sourire léger ne quittant pas ses lèvres. Une fois le repas fini, tout deux partirent s'installer dans la chambre afin de procéder aux soins. Les blessures de Francis finiraient de toute façon par partir d'elles-mêmes mais l'onguent aiderait considérablement les choses. Le blessé se déshabilla donc sous le regard scrutateur de l'autre, soit disant pour évaluer l'ampleur des dégâts. Arthur plongea les doigts dans la substance crémeuse et l'étala sur les plus larges plaies, passant dessus de nombreuses fois afin que la substance pénètre bien l'épiderme clair. Francis se laissait sagement manipuler par le plus jeune, son dos, ses bras, son torse et même ses jambes, les doigts de l'autre couraient sur chaque parcelle de son corps. Il préféra fermer les yeux quand lesdits doigts se posèrent finalement sur son visage, c'était doux de sentir l'importance que lui accordait son Master malgré leurs différents récurrents. D'aussi loin qu'il se souvenait, il s'était toujours disputé avec celui qu'il appelait affectueusement mon lapin. Des querelles futiles, sans grande importance comme un jeu d'enfants. Mais Arthur n'était plus un petit garçon avec lequel il pouvait jouer à sa convenance pour échapper au poids de sa condition parfois trop lourd.

Il rouvrit les yeux lorsque les doigts quittèrent sa peau, une étrange émotion s'agitant en lui alors que les iris verts fixaient encore les siens puisque leur propriétaire ne s'était pas éloigné de lui, leurs visages s'étant même rapprochés. Trop proches peut-être. Cependant, la créature de papier n'osa pas protester et préféra attendre sagement de savoir ce que le cadet Kirkland allait faire. Francis laissa échapper un «Aïe!» lorsque son vis-à-vis lui pinça rudement la joue avant de se faire invectiver sur le fait qu'il ne devait plus jamais faire ça. Ses mains se posèrent sur celle martyrisant sa joue et la serra doucement entre elles, essayant d'apaiser le blond furibond.

«Je le referais Arthur. J'ai déjà perdu Allistor, je ne supporterais pas de te perdre aussi.

- Et t'es prêt à tout pour ça?

- Oui, effectivement.

- Imbécile!

- Arthur s'il te plaît... Modifie le Spell qui nous uni et fait en sorte que toutes tes blessures tombent directement sur moi.

- Je t'ai déjà dis non.

- Mais Arthur! C'est la meilleure solution!»

De colère la gifle partie toute seule, laissant les deux protagonistes éberlués et bouche bée. Le Master ne s'excusa pas mais serra les poings, regrettant pourtant son geste malheureux en voyant la trace qui s'étalait sur le minois de son interlocuteur. Mais il ne bougerait pas de ses positions.

«J'ai dit non Francis. Je suis ton Master alors obéit moi. C'est clair?

- Limpide, Master

La Doll quitta la pièce sans se retourner et se rendit dans son sactuaire, la cuisine. Il ne dit rien quand la porte de la chambre claqua sèchement dans son dos. Ils n'étaient pas fait pour être ensemble et pourtant... Il y avait une certaine forme d'affection entre-eux non...? Dieu que c'était compliqué...

Gilbert s'était donc posté tout prêt de ce jeune Master qui semblait bien mal maîtriser sa force au vu des cicatrices sur son visage et toutes les parties visibles de son corps. Il regarda avec curiosité le cadavre reposant quelques mètres plus loin, ressemblant davantage à un tas de charpie plutôt qu'un corps humain. Ce type avait dû sacrément contrarier le jeune homme. Celui-ci s'écroula sur le sol à bout de forces, ramenant l'attention de la Doll sur lui. Il s'empressa de ramasser le corps épuisé après avoir retiré son masque, s'exposant ainsi au regard aussi rouge que le sien.

«Un ange...?» chuchota le blessé avec un sourire sur les lèvres avant qu'il ne perde connaissance. Gilbert en resta coi pendant quelques instants puis se reprit, il s'éclipsa rapidement avec le jeune homme et une fois en sécurité dans la maison du Puppeteer où il résidait toujours, il se résolut à soigner l'autre. En quelques minutes et avec un simple baiser, il avait soigné la plupart des blessures récentes de son protégé. Sans doutes qu'avec encore un ou deux traitements de ce genre ou alors un complet avec relation sexuelle et tout la tintouin, le garçon serait aussi mignon qu'au premier jour.

Roma se présenta à la porte de la chambre de la Doll et regarda le jeune homme inconscient, son visage ne montrant aucune expression jusqu'à ce que finalement un large sourire ne se dessine.

«Eh bien, est-il ton nouveau Master? J'ignorais que tu irais le chercher aussi loin.

- Tu sais qui il est?

- Je connais tous les Masters quels qu'ils soient. Celui-ci s'appelle Dragomir Lupei.

- Je vois. Je n'ai pas décidé qu'il était mon nouveau Master, il a simplement piqué mon intérêt.

- Ce qui est déjà un grand pas. Je vais aller préparer un petit quelque chose à manger pour notre invité surprise.

- Tu as dit que j'avais été le chercher loin, pourquoi?

- Tu le découvrira par toi-même.»

Et l'homme sans âge parti finalement, laissant les mots résonner dans la pièce alors qu'il souriait de façon énigmatique. Gilbert laissa son masque près de lui et s'assit de façon peu élégante aux cotés de cet étrange jeune homme afin de le veiller. Ce dernier ne moufta pas de la nuit mais commença à papillonner des yeux dès l'aurore, la Doll se pencha alors au dessus de lui se faisant ainsi rencontrer leurs deux regards carmins.

«Vous êtes toujours là, Ange?

- J'en suis pas un. Je t'ai juste soigné.

- Oh. Pourtant ça aurais été beau comme histoire, un Ange venant sauver un Démon.

- Tu te prends pour un Démon?

- Un humain normal ne tue pas les gens juste avec des mots. Je ne veux plus jamais utiliser ce pouvoir horrible.

- Tu vas pas m'être utile alors. Tss, que d'efforts pour rien.»

Dragomir s'assit correctement puis prit les mains de son sauveur entre les siennes, les serrant fortement alors que de nouveau ses yeux s'accrochaient à ceux de son vis-à-vis. Personne n'avait jamais eu besoin de lui pour quoi que ce soit, déjà qu'il était un enfant illégitime et que sa pauvre mère était morte par sa faute...

«Pour vous Ange, j'utiliserais ce pouvoir s'il y en a besoin... Uniquement pour vous.

- Avec un pouvoir pareil je pensais que t'aurais un caractère mordant et arrête de m'appeler comme ça! Mon nom c'est Gilbert.

- J'ai perdu ma verve en même temps que ma mère je suppose...

- C'est triste mais faut avancer, c'est sans doute ce qu'elle aurait voulu.

- Je suppose que ça serait vrai si ce n'était pas moi qui l'avait tué.

- Quoi?

- J'ai tué ma mère. Par ce pouvoir étrange qu'elle m'a donné à la naissance, je lui ai ôté la vie il y a tout juste deux ans de cela.»

Le bar, le bar! Elle n'en avait que pour ce foutu bar! Il s'en fichait lui, il voulait juste vivre sa vie comme il l'entendait et n'hésitait pas à le faire savoir. Dragomir était gentil avec les quelques personnes qu'il appréciait mais ne rechignait jamais à jouer des tours pendables à ceux n'entrant pas dans cette catégorie ce qui ne manquait pas de lui attirer des ennuis. Sa mère lui rappelait souvent qu'il devait être sage et que s'il continuait ainsi, il ne pourrait pas récupérer le bar dans lequel elle avait investit toute sa vie. Comme s'il en avait quelque chose à foutre! Et s'il n'y avait que ça... Son père était un homme marié qui n'avait pas daigné aider sa mère ou lui, la forçant à travailler deux fois plus dur, il le savait et il ne souhaitait pas rabaisser ses efforts mais... Il voulait juste faire sa vie. Déjà que celle-ci n'était pas facile à gérer à cause de cet horrible pouvoir qu'il avait. Elle le lui avait toujours dit, répéter jusqu'à ce que ça lui rentre bien dans le crâne depuis qu'il était petit garçon.

«Tu ne dois jamais dire à quelqu'un de mourir, jamais. Même pour rire. Ni aucun mot qui y ressemble sinon tu le regretteras.

- Et pourquoi?

- Parce que ça deviendra vrai. La personne mourra et ça sera de ta faute. Ne le dis jamais, jure le moi.

- D'accord.»

Pendant des années il avait tenu cette promesse mais un triste jour après une violente dispute avec sa mère, les mots de trop lui échappèrent «Meurs vieille bique! Crève et fiche moi la paix!» avait-il hurlé de rage avant de partir en claquant la porte. Sur le coup il n'avait pas fait attention puis les regards terrifiés des gens sur lui l'alerta. Il était blessé, couvert de sang. Une peur glaciale couru en lui et il détala rapidemment vers le bar qu'il venait tout juste de quitter pour y retrouver sa mère, espérant que ça ne soit qu'un horrible cauchemar. Malheureusement ça ne l'était pas, la pauvre femme gisait au sol raide morte comme si elle avait été frappé d'un arrêt cardiaque subit et fatal. Dragomir pleura un long moment tout en serrant le corps inerte contre lui, implorant un pardon qu'il n'obtiendrait jamais puisqu'il venait d'assassiner la seule personne au monde lui ayant donné de l'amour...

«Et voilà comment j'ai tué ma mère...

- C'était un accident. Tragique mais accidentel.

- Ca ne pardonne pas ce que j'ai fait, je m'étais juré de ne plus jamais utilisé ce détestable pouvoir.

- T'es super puissant. Sentir ton pouvoir m'a carrément grisé, j'avais pas ressentit ça depuis belle lurette! Pourquoi t'en être servit dans ce cas?

- Ce type là, il a violé la sœur de mon ami. Juste parce qu'elle est rentrée tard et que sa jupe d'écolière était soit disant trop courte et aguicheuse. Il l'a violé et battu... Ange! Tu m'as soigné alors que j'étais presque mort non? Je t'en prie soigne la aussi!

- Je m'appelle Gilbert! Et pourquoi je ferais ça d'abord?

- Je t'en supplie, je ferais tout ce que tu voudras. Elle est dans le coma, personne ne sait si elle va se réveiller un jour...

- Tout ce que je veux hein?

- Oui. Tu peux la soigner n'est-ce pas?

- Ouais je peux mais à une seule condition.

- Tout ce que tu voudras je t'ai dis.

- Deviens mon Master.»

Les yeux du blond s'arrondir de surprise alors qu'il répétait tout bas la dernière phrase de son interlocuteur, celui-ci affichant un sourire carnassier. L'esprit de Dragomir flottait en pleine confusion cependant il n'avait pas d'autre choix n'est-ce pas?

«J'accepte.

- Ainsi soit-il mon cher Master ~»


Voici la suite qui pose encore davantage de questions et de mystères ~

En espérant qu'il n'y a pas trop de fautes même si j'ai bien relu ^^