Auteur : Toujours la même, c'est-à-dire moi XD
Disclamer : Toujours pas à moi… Et heureusement pour eux, je ne les ai pas gâté dans cette fanfiction XD
Genre : Yaoï, Romance, Humour… Léger UA et pitet un chouïa de OOC sur la fin
Pairing : Alors tous les couples possibles et inimaginable Yami Yûgi (aka Atem)/Seto - Jôno-Uchi/Makuba - Yûgi/Rebecca - Honda/Anzu - Valon/Maï - Otogi/Shizuka… Et le couple phare à caser Marik/Bakura… Mais comment je vais m'en sortir oO ?
Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation homosexuelle donc homophobes allez voir ailleurs si j'y suis !
Rating : Je vais mettre M pour relations sexuelles sous-entendues ou non…
Résumé : Ils sont douze… Douze à avoir percé le secret de leur cœur et à être prêts à tout pour leur ouvrir les yeux… Tout… Mêmes les coups les plus bas…
Note&Co : Voici donc le premier chapitre de cette fanfiction cadeau :) J'espère qu'il vous plaira autant que le prologue !
Cette fic n'étant pas vraiment 'sérieuse' je compte poster un chapitre tous les quinze jours, le mardi. J'espère réussir à tenir ce rythme !
Un grand Merci à : Tous ceux qui m'ont laissé une review, cela m'a fait extrêmement plaisir ! Normalement j'ai répondu à tout le monde, pour les réclamations c'est en fin de page XD Et un énorme câlinou à mon Kiwi qui se donne tant de mal pour corriger mes chapitres ! Dans mes bras Ruines !
Sur ce, Je vous souhaite une Bonne Lecture !
Vacances Sous les Tropiques
Chapitre I :
Les murs n'ont pas que des oreilles… Ils ont des yeux aussi !
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Marik referma la porte de la chambre et s'adossa à celle-ci, soupirant une nouvelle fois. Du regard, il en fit rapidement le tour. Elle était simple mais luxueuse. Les murs tapissés de blanc contrastaient élégamment avec les tentures du lit à baldaquin, d'un bleu profond. Le mobilier, fait en bois de chêne donnait à la pièce une allure ancienne. En face de lui se trouvait une fenêtre dont la vue devait certainement être les jardins extérieurs qu'ils avaient dû traverser pour atteindre la Villa. En dessous de celle-ci, une petite commode de bois supportait une luxuriante composition florale et un peu plus loin sur sa droite, une autre porte, qui menait sans nul doute à la salle de bain.
Ses yeux errèrent de nouveau vers le lit où Bakura était tranquillement assis, ses pieds battant dans le vide.
- C'est joli, tu ne trouves pas ?
Il se laissa partir en arrière, voulant sans doute tester le molletonné du matelas. Puis prenant appui sur ses coudes, il se redressa légèrement pour regarder son compagnon de chambrée.
- Tu prends quel côté ?
Le jeune Ishtar déglutit péniblement. Bakura savait-il à quel point il était désirable dans cette position ? De toute évidence non. Il était bien trop pur et innocent pour être conscient de l'effet qui lui faisait sans le vouloir. Marik eut une soudaine bouffée de chaleur. Non mais à quoi avait pensé cet imbécile de Jôno-Uchi en les mettant tous les deux dans la même chambre ? Tout ce dont il avait envie là, maintenant, tout de suite, c'était de grimper sur le lit pour ensuite coincer ce corps svelte entre ses cuisses et l'embrasser ardemment, passionnément…
Il secoua négativement la tête comme pour chasser ses pensées impures de son esprit. Sans doute aurait-il été préférable qu'il finisse dans la chambre d'Otogi… ? Quoique l'entendre dire à longueur de journée, combien Shizuka était belle, merveilleuse et tout le tralala… Mieux valait qu'il reste dans cette chambre avec ses envies de viol sur l'homme de ses fantasmes. Quelque part là haut, il était persuadé qu'un dieu lui en voulait. C'était humainement impossible d'être ainsi torturer sans raison.
Non mais pourquoi avait-il accepté l'invitation alors qu'il savait pertinemment qu'il ne connaîtrait pratiquement personne et qu'il ne serait entouré que de couples ? La réponse était simple, parce qu'il était sûr qu'il le verrait… Mais il n'avait jamais pensé qu'ils seraient aussi proche… Mon Dieu que ces vacances allaient être longues.
Une main fraîche sur sa joue le ramena doucement à la réalité et ses prunelles améthyste rencontrèrent un regard chocolat, un brin inquiet.
- Ça va ? Tu as un comportement étrange depuis tout à l'heure, s'enquit doucement Bakura
- Non, non ça va. Rassure-toi. Juste un coup de chaud ne t'inquiète pas… répondit l'Égyptien en enlevant délicatement la main de son visage. Je vais aller prendre une douche avant d'aller dîner. Prends le côté que tu veux, ça m'est égal. Pareil pour l'armoire et la commode, je me débrouillerais.
Le relâchant, Marik se dirigea prestement vers la salle de bain. L'ancien porteur de l'anneau millénaire le regarda s'éloigner puis haussa les épaules avant d'entreprendre de défaire son sac.
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- Vous êtes cruels les gars, s'exclama Yûgi.
Atem fit le tour de la table de commande et passa son bras autour du cou de celui qu'il considérait désormais comme son petit frère, l'enlaçant. Son torse contre son dos, il lui murmura au creux de l'oreille.
- Yûgi, Yûgi, commença t-il un brin désappointé, ne sais-tu donc pas depuis le temps que….
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'Honda franchissait la porte de la salle de contrôle avec fracas, faisant sursauter la foule présente.
- J'ai loupé quelque chose ? demanda t-il
- Seulement que Bakura est un petit allumeur qui cache bien son jeu, répondit placidement Otogi.
Le nouvel arrivant fit le tour de la salle de contrôle et siffla d'admiration devant la multitude de petit écran qui se trouvait de chaque côté de la pièce. Ses yeux s'arrêtèrent sur une image qui avait été agrandie et qui était présentement projetée sur le mur afin d'en faire profiter toute l'assemblée.
- Pas de caméra dans les chambres, hein Kaiba ? dit-il railleur.
- Fait pas ton malin Honda, c'est pour la bonne cause, lui répondit Rebecca
- Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour voir ce qu'il trafique dans la salle de bain, pensa à voix haute Otogi.
- M'est d'avis que tu garderais Shizuka pour toi, le taquina Maï en lui donnant un petit coup de coude dans les côtes
Makuba attendit que les rires emplissant la salle s'estompent pour prendre la parole.
- Le planning des groupes sera affiché demain matin sur le tableau de la cuisine. Je ne sais pas encore très bien comment je vais organiser tout ça. D'autant plus que soit Seto, soit moi, devons être en permanence dans cette salle, et ceux, sans attirer leurs soupçons…
- Je lui confisque le petit, et on lui en redonne un plus grand ! Y'a pas de justice, bougonna Atem.
Le regard de glace du Président de la Kaiba Corporation se posa successivement sur Yûgi, puis sur son amant qui continuait à sa cacher derrière. Ses yeux s'ancrèrent dans les siens et un petit rictus moqueur vint étirer ses fines lèvres.
- Parce que tu crois qu'il va rester longtemps entre tes mains ?
- Tu veux parier ? demanda Atem, avec un petit sourire narquois.
- Ca se pourrait, en effet.
Les prunelles violines s'illuminèrent d'un éclat malicieux alors que le sourire goguenard de Seto s'agrandissait. Ils se défièrent un instant du regard avant que le brun ne parle à nouveau :
- Et je veux un pari blanc.
Le silence de plomb qui s'était instauré dans la pièce depuis le début de leur conversation s'intensifia et tous les regards convergèrent vers le prétendu maître des jeux. Celui-ci sembla peser le pour et le contre d'un tel pari avec l'implacable homme d'affaire, sachant que tous les moyens étaient bons pour le torturer et que, dans ce domaine, Seto redoublait d'ingéniosité. Ses lèvres esquissèrent alors un petit sourire victorieux, alors qu'il voyait là l'occasion rêvée de pouvoir enfin se venger.
- Très bien… J'accepte tes conditions.
- Bien.
- On peut parier nous aussi ? demanda Valon en toute innocence.
- NON ! S'écrièrent en chœur trois voix, parmi lesquelles on pouvait facilement reconnaître celle des deux joueurs et Maï.
¤
Pendant ce temps, insouciant de ce qui se tramait autour de lui, Bakura rangeait consciencieusement ses affaires. Ouvrant les deux tiroirs en bas de la commode, il y aligna ses T-shirts, pour le premier, ses sous-vêtements, pour le deuxième. Refermant le tout, il laissa son regard s'attarder sur la porte de la salle de bain, avant de secouer doucement la tête et de se relever. Soulevant son sac, il le jeta négligemment sur le lit, puis se releva à son tour pour se diriger vers la grande armoire et l'ouvrir en grand.
¤
Dans la salle de contrôle, tous ou presque se regardaient en chien de faïence, suite à la déclaration de Makuba. Ce dernier venait, en effet, de leur faire judicieusement remarquer qu'ils étaient de trop dans la pièce et que, Bakura pouvant descendre à n'importe quel instant, pouvait facilement se douter de quelque chose. Le problème était qu'aucun d'entre eux n'avait envie de quitter leur petite séance de Télé-Réalité.
- Ne m'obligez pas à refaire des groupes ! scanda joyeusement Jôno-Uchi.
- Non-merci, quand on voit ce que ça donne, s'insurgea Otogi.
- Tu exagères, après tout le mal qu'on s'est donné pour s'organiser, répondit aussitôt le châtain.
- Ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué ! contrecarra vivement le maître des dés Je suis sur que ton homme…
Un petit, mais néanmoins discret, raclement de gorge le coupa dans sa phrase, le faisant rentrer sa tête dans ses épaules, avant de reprendre :
- Ton petit ami…
De nouveau, le petit bruit de gorge se fit entendre. Il claqua sa langue contre son palet, agacé par l'attitude puéril dont faisait preuve le responsable de cette désagréable sonorité.
- Je disais donc être persuadé que MAKUBA, cria t-il assez fort en se tournant vers l'aîné des Kaiba, nous réservait certainement quelques surprises.
- Mouais…
Jôno-Uchi croisa les bras, faisant la moue, peu convaincu par la tirade du brun. Il est vrai qu'il était loin d'être le plus mal logé dans cette villa, et que le fait d'être le petit ami de Makuba lui apportait certains privilèges… Comme celui d'être constamment dans la salle de contrôle, à profiter pleinement du spectacle. Quand même, Atem avait eut une idée diabolique en organisant ces vacances.
- Ce que tu peux être boudeur, se moqua gentiment Makuba.
- Rho, toi le morpion tu peux parler !
Pour toute réponse, son petit ami lui tira la langue, avant de zoomer sur Bakura qui assemblait le reste de ses affaires sur le lit. Un petit moment de silence flotta dans la pièce. La plupart d'entre eux se demandant ce que pouvait bien faire Marik pour prendre autant de temps. Ce fut une Shizuka blottie dans les bras de son compagnon qui mit des mots sur ce que tous pensait sans oser le dire.
- C'est vraiment dommage que tu n'aies pas fait installer de caméra dans la salle de bain, Kaiba.
- Dis donc, c'est que tu cachais bien ton jeu, ma petite Shizuka ! s'exclama Maï en lui faisait une petite pichenette sur la joue. C'est Otogi qui t'as dévergondé comme ça ?
- Ose me dire que tu n'y avais pas pensé toi aussi ?
- C'est vrai je l'avoue, concéda la belle blonde.
Ses prunelles violines s'agrandirent de surprise lorsqu'elles croisèrent celle de Jôno-Uchi qui était entrain de s'étouffer.
- Oh je t'en prie Jôno, ne prends pas cet air choqué avec moi ! reprit-elle. Ta sœur n'est plus une enfant, même Kaiba a arrêté de voir son petit frère comme un ange !
- J'apprécierais assez qu'on ne parle pas de ma vie privée dans cette pièce. Merci, bougonna le concerné tandis qu'Atem pouffait dans le cou de son petit protégé.
- De toute façon, on a pas besoin de caméra pour savoir que Marik doit être entrain de bander comme un dingue ! coupa Honda.
La réaction des filles ne se fit pas attendre. Toutes grimacèrent légèrement devant le manque de tact dont les garçons faisaient parfois preuves. Toute sauf Rebecca qui ne semblait absolument pas choquée par le vocabulaire employé.
- C'est bien ce que je pensais… Les mecs sont et resteront des êtres vulgaires, soupira Maï.
Rebecca tapota distraitement ses lèvres de son index, avant de rajuster ses lunettes et de prendre la parole.
- Je ne vois pas où est la vulgarité dans le mot… Honnêtement, si on devait réfléchir au problème, je dirais que les garçons sont beaucoup plus francs que nous… Ils n'ont pas peur d'appeler un chat, un chat…
- Peut-être, mais un peu de finesse en notre présence, ça ne leur ferait pas de mal ! s'insurgea Shizuka.
Seto roula des yeux. Pourquoi fallait-il que les filles soit aussi futiles ? Il captura du regard celui d'Atem, qui haussa les épaules, amusé par leur comportement typiquement féminin. Elles s'étaient lancées dans un débat auxquels aucuns des garçons présents ne voulaient participer. Pas qu'ils avaient peur des représailles de leurs petites amies respectives, non, c'est qu'ils s'en fichaient éperdument. Ce fut l'esprit brillamment intelligent de Jôno-Uchi qui coupa court à leur semblant de discussion, qu'il n'avait, comme tous les autres, absolument pas suivi.
En effet, assis en tailleur devant l'écran mural, il avait rapidement décroché après la remarque de sa sœur. Ses yeux restaient fixés sur la porte de la salle de bain que l'angle de la caméra lui permettait d'apercevoir, comme concentré sur quelque chose qu'il était le seul à avoir remarqué. C'était que Marik mettait beaucoup de temps à prendre une douche !
- Dîtes ? Vous croyez qu'il est entrain de se branler en pensant à Bakura ?
Le silence de mort, qui lui répondit, l'intrigua et il se retourna prudemment pour voir ce qui se passait. Maï fut rapidement sur lui et levant sa main, elle lui décocha une gifle magistrale.
- Jôno-Uchi, tu n'es qu'un rustre !
De toute évidence vexée, la duelliste sortit de la pièce en claquant la porte après ce coup d'éclat.
- Bah quoi ? Qu'est-ce que j'ai dis ! se défendit le châtain en se frottant la joue.
- Jôno-Uchi ! N'as-tu donc rien écouté de ce que nous disons depuis tout à l'heure ? le réprimanda Anzu, les mains sur les hanches.
- C'est que…
La jeune fille lui lança un regard noir avant de quitter la salle de contrôle à son tour. Les yeux noisette se posèrent alors sur la dernière personne qui pourrait lui apporter des réponses, à savoir sa sœur. Mais celle-ci semblait également avoir été blessée par son comportement. D'un geste souple, elle ramena ses cheveux dans son dos et imita Anzu en partant dignement de la pièce.
Restés entre hommes, Honda se permit de sauter au cou de son meilleur ami et lui ébouriffa les cheveux.
- Jôno, t'es le meilleur pour faire déguerpir les filles !
- Sauf votre respect, les gars, je suis toujours là… déclara Rebecca, en levant timidement la main. Il me faudra bien plus que quelques mots crus pour me faire fuir.
- Oh non…
Le brun fit une moue déçue. Il avait vraiment cru qu'ils étaient seuls. Il est vrai que Rebecca était tellement passe partout qu'il l'avait à peine remarquée.
- Na mais c'est quoi ce cirque ? s'exclama Otogi. Elles ont quand même été les premières à se plaindre de la non-présence de caméra dans la pièce ! Elles s'attendaient à quoi ? Le voir jouer avec un canard en plastique jaune ?
Atem étouffa un rire dans l'épaule de son petit frère, tandis que ce dernier rougissait légèrement, encore mal à l'aise avec ce sujet de conversation.
- Très drôle Otogi, ironisa Valon.
- Oh, toi ça va !
- Les garçons, un peu de calme, je vous prie. On n'est pas là pour discuter de ça.
Sûrement impressionné par la maturité dont la jeune fille faisait preuve, ils acquiescèrent et attendirent qu'elle parle de nouveau, ce qu'elle s'apprêtait à faire, après avoir jeté un rapide coup d'œil sur l'écran.
- Je ne voudrais pas paraitre défaitiste, mais Bakura vient de finir de terminer de ranger ses affaires, et si j'étais à sa place, je trouverais très étrange de ne retrouver que des filles en bas et qui plus est, en pétard. Alors, Otogi, Honda, Valon, 'oust', allez rejoindre vos moitiés… et tachez de vous faire pardonner !
Elle pointa la porte du doigt et les trois jeunes hommes bougonnèrent pour la forme. Mais ils durent rapidement admettre qu'elle avait raison et s'empressèrent de s'exécuter. Rebecca, regarda d'un œil critique son petit ami qui était toujours dans les bras de son grand frère.
- Et tant que j'y suis, j'aimerais bien récupérer mon mien aussi !
- Je suis entièrement d'accord avec cette idée, déclara Seto.
Atem, un sourire taquin aux lèvres, observa longuement l'un et l'autre avant de se décider à libérer Yûgi de son étreinte et d'aller rejoindre son petit ami qui s'impatientait. Il l'embrassa chastement, puis se calla dans ses bras pour se faire pardonner. Plus timide, le jeune Mutô se contenta d'enlacer sa petite amie et de la serrer contre lui.
¤
Quelques instants plus tard, la porte de la salle de bain s'ouvrait discrètement. Le jeune Ishtar passa la tête dans l'encadrement et balaya la pièce du regard. Il soupira de soulagement en constatant qu'elle était déserte. Sortant de la pièce, il s'aventura en serviette, dans ce qui allait être sa chambre durant les prochains jours, laissant les dernières gouttes d'eau jouer avec son corps, redessinant amoureusement chacun de ses muscles.
Naturellement, il se dirigea vers son sac que Bakura avait apparemment déplacé près de la commode et en sortit un boxer noir, suivi d'un débardeur et d'un pantacourt, tous deux de la même couleur. Les enfilant rapidement, il se sécha tout aussi vite les cheveux et se dépêcha de sortir de ses appartements pour rejoindre les autres au salon. En entrant dans le séjour, il fut accueilli par un tonnerre d'applaudissements. Les autres, déjà installés autour de la grande table à manger, ne semblaient plus attendre que lui pour commencer. Pour la discrétion, il repasserait.
- Et bien Marik ! On commençait à s'inquiéter ! s'exclama Honda à l'autre bout de la table.
- Non, en fait on se demandait ce que tu trafiquais, reprit Jôno-Uchi.
Deux teintes carmines prirent possession des joues de l'Égyptien tandis que ses yeux se perdaient sur la table afin d'y repérer la dernière place de libre. Il la trouva entre Jôno-Uchi et Yûgi, juste en face de Maï, qui lui fit un petit signe de la main. Il tira prestement sa chaise et se joignit aux autres pour festoyer.
Une fois qu'il fut assis, Seto se leva, et en bon chef de tablée, réclama le silence.
- Maintenant que vous êtes tous réunis, je vais pouvoir vous expliquer comment je comptais organiser le séjour…
- Ouais, j'aimerais bien savoir ce que foutaient tous ces gens sur ton île ! râla Jôno-Uchi, se prêtant au jeu de celui qui ne savait pas.
- C'est pourtant simple, Bonkotsu…
Deux coups de pieds dans les tibias le coupèrent dans sa phrase et ses yeux se posèrent simultanément sur les responsables de cette attaque, à savoir Atem et Makuba qui se trouvait respectivement à sa gauche et à sa droite. Il les foudroya du regard avant de reprendre.
- Tu parles des vacanciers ou des commerçants ?
- Je te demande pardon ?
- Vois-tu, pour qu'une île soit rentable, il faut qu'elle soit active. C'est pourquoi toute la partie Est de l'île est ouverte au public.
- Où est-ce que tu veux en venir Kaiba ? s'insurgea Otogi, à l'autre bout de la table. Vraiment, qu'est-ce qu'il ne fallait pas dire pour paraître crédible ?
- Mes employés viennent de finir leurs services. Seule ma garde personnelle est autorisée à rester. Nous sommes donc seuls, avec un frigo qui ne va pas se remplir miraculeusement à chaque fois qu'on le lui ordonne… De même que votre linge ne se lavera pas tout seul… En d'autres termes, il va falloir nous organiser et faire des roulements… Makuba va se charger de faire les équipes et vous les communiqueras demain matin au petit déjeuner. Je veux que les repas soient servis respectivement à 12h30 et 20h30… A part ça vous n'avez aucune contrainte pour l'heure du lever et du petit déjeuner… De même pour l'heure du coucher.
- En fait, c'est comme si on faisait du camping, mais sans les tentes et le luxe en plus… conclut joyeusement Bakura.
- A là bonne heure, y'en aura au moins un qui aura compris.
Seto se rassit et commença à se servir, vite imité par les autres. Marik resta un moment à observer son compagnon de chambrée, qui, malheureusement pour lui, se trouvait à gauche de Maï.
- Mais dis-moi, Kaiba… Comment allons-nous faire pour nous rendre en ville ? demanda Shizuka, qui occupait l'autre bout de table.
- Trois voitures restent à notre disposition. Ensuite, pour ceux qui savent, vous pouvez toujours y aller à cheval.
- Cool !
- Bakura, tu sais monter ? le questionna Anzu, à sa gauche.
- Faire de longues balades à cheval est mon activité préféré… Je sens que je vais bien m'amuser ! répondit-il tout sourire.
- Si tu veux, je pourrais t'accompagner, proposa Rebecca. Yûgi est un piètre cavalier.
A ses côtés, son petit ami s'étouffa avec sa salade de pommes de terres, baragouinant on sait trop quoi avant de rougir de gêne et de fondre sur son assiette, amusant l'assemblée.
- Vous faîtes comme vous voulez, mais en tout cas, tu ne pars pas sans avoir mis la dose de crème solaire, le prévînt Jôno-Uchi en le menaçant de sa fourchette. Manquerait plus que tu crames ! Avec la peau que t'as ! Marik, je compte sur toi pour bien le badigeonner, hein ?
- Hum… Oui, bien sûr...
- Et bien on a qu'à faire ça demain, qu'est-ce que vous en pensez ?
Makuba était tellement enthousiasme à l'idée de se promener à cheval, qu'il s'était levé de son siège, surprenant tout le monde. A ses côtés, Jôno-Uchi, le pria de bien vouloir se rassoir, ce qu'il fit aussi rapidement que si cela avait était son frère qui le lui avait demandé.
- Je pense que c'est une bonne idée en effet, répondit Shizuka
- Oui, on va bien s'amuser ! renchérit Rebecca
Ce soir là, il fut décidé que seuls ceux qui savaient monter à cheval partiraient en balade sous le couvert de Makuba, dont Otogi avait hérité la surveillance. Le lendemain, seuls Shizuka, Rebecca, Bakura, Otogi et Makuba serait absents lors du déjeuner. D'autres comme Maï, Atem et Seto avaient préféré rester pour garder un œil sur Marik…
¤
Le repas était fini depuis plus de deux heures que déjà la plupart d'entre eux étaient partis se coucher. Bakura et Marik faisaient partie de ceux-là, l'un parce qu'il devait se lever au petit matin, l'autre parce qu'il était trop fatigué pour continuer à veiller de la sorte.
A peine eurent-ils franchis la porte qui les séparaient de leur chambre, que le jeune Égyptien s'écroula lamentablement sur le lit, ce qui fit rire son colocataire.
- Décalage horaire… bougonna le blond en guise d'explication.
- Je sais.
Rassemblant le peu de force qui lui restait, Marik se redressa légèrement pour voir son ami, aussi frais qu'une rose, faire des allées-venues, entre la salle de bain et la chambre.
- Et ça te le fait pas, à toi ? s'enquit-il en ayant beaucoup de mal à garder les yeux ouverts.
- L'habitude… J'ai suivi mon père à travers ses nombreux voyages, alors maintenant, je suis habitué.
Bakura sortit de la salle de bain, uniquement vêtu d'un T-shirt bleu-marine et d'un boxer blanc. Le jeune Ishtar gémit de protestation avant de se laisser retomber sur le matelas et de se protéger les yeux de son bras comme pour se soustraire à cette vision plus que délicieuse.
- Tu vas avoir chaud, trouva t-il le courage de dire.
- Peut-être bien. Et toi ? Tu ne te changes pas ?
- Fatigué…
- Je vois ça, répondit-il, amusé.
Le Japonais contourna le lit et commença à défaire chacun des nœuds qui retenaient les épais rideaux. Quand il eut finit, il s'immobilisa et observa la masse informe que formait Marik.
- Voilà ce que je te propose. On ferme les rideaux et on dort la fenêtre ouverte… Comme ça on évitera les piqures de moustiques. Hum… et si jamais on a trop froid, il nous restera toujours les couvertures…
- Ou la chaleur humaine, ne put s'empêcher de répondre le jeune homme à moitié endormi.
Bakura rougit légèrement et espéra secrètement que cela n'arriverait pas. Penchant son visage au-dessus de celui de son colocataire, il souffla doucement dessus. Les paupières du blond papillonnèrent, et il dégagea son bras pour pouvoir ouvrir les yeux. Comme pris dans un semi-songe, trop réaliste, Marik laissa son regard brumeux s'attardait sur les lèvres pleines de Bakura, et il ne put s'empêcher d'humecter les siennes, avant d'ancrer ses prunelles dans celles de son vis-à-vis.
- J'ai envie de t'embrasser, lui dit-il dans un souffle.
Cette simple phrase eut pour conséquence de faire fuir le jeune homme. Se soustrayant à sa vue, Bakura s'empressa de s'exiler à l'autre bout de la pièce. A présent complètement réveillé, le dernier descendant du clan Ishtar se redressa subitement et chercha des yeux le jeune garçon qui s'était isolé en tête de lit, ses mains se crispant sur le matelas, et qui tentait par la même de contrôler ses tremblements.
Marik l'observa longuement. Bakura semblait réellement effrayé et il ne comprenait pas la raison d'un tel comportement. Ce n'était pas comme s'il ne savait pas se contrôler non plus !
Tel un automate, il se releva et se dirigea vers la salle de bain. Lorsqu'il en sortit, quelques minutes plus tard, la lumière était éteinte et malgré l'obscurité présente, il remarqua que toutes les tentures du lit avaient été tirées. S'avançant vers la fenêtre, il l'ouvrit en grand pour ensuite rejoindre sa couche. S'étant précédemment installé du côté droit, il pensa, à raison, que Bakura avait prit le gauche. Il souleva délicatement l'une des tapisseries, et se glissa à son tour dans le petit cocon que formait le baldaquin.
Comme il l'avait pensé, Bakura était effectivement étendu sur le côté gauche, lui tournant le dos. Il eut une furieuse envie de se rapprocher et de passer ses bras autour de son corps pour une étreinte chaleureuse, mais se retint. Ce n'était apparemment pas la bonne façon de se faire pardonner.
À Suivre…
Voilà pour ce premier chapitre
J'espère que cette suite vous plaît... J'avoue avoir était littéralement écroulée sur mon écran en écrivant le petit passage dans la Salle de Contrôle, notamment lorsque nos amis s'interrogent sur l'activité de Marik... Mais en le relisant, ça ne m'a fait ni chaud, ni froid, j'ai même failli enlever ce passage, mais finalement je l'ai laissé !
Qu'en pensez-vous ?
Un petit mot d'encouragement pour m'inciter à continuer ?
Bisous à tous !
Lily.B
