Auteur : Kikifan
Base et discleamer: Pirates des Caraîbes. Les personnages appartiennent à Mickey la souris et sa firme multinationale. Je ne crois pas qu'ils avaient prévu de faire ça avec à la base. Les acteurs s'appartiennent (à eux mêmes, pas mutuellement hein…).
Rating : M. Même plutôt du NC-17 à mon avis mais chuuuut, faut pas le dire lol. Slash.
En conséquence, même si je n'ai aucun moyen de vérifier votre age, si vous êtes trop jeunes, prudes ou surtout homophobes ne lisez pas. Cette fiction contient des passages sexuels explicites. Si vous ne vous sentez pas interessés ou capable de supporter la chose, je ne vous retiens pas n.n
Paring : Multiples (J'adore dire ça…) Principalement Beckington, Sparrington et Speckett. Si si, dans cet ordre là. Plus un O.C. de ma composition qui vient encore plus compliquer l'affaire.
Résumé : Post épisode trois. Beckett et Norrington se retrouvent morts et coincés ensemble dans le Davy Jones' Locker tandis que Jack est embarqué de force par une dangereuse lady bien décidée à lui faire rammener Beckett d'entres les morts. Jack/Beckett/Norrington slash
Note : Merci à Littany et à Pani l'anonyme pour leur gentille reviw d'encouragement n.n
Note 2 : les titres des chapitres seront toujours en anglais, ainsi que certains mots que j'ai laissé en V.O. parce que la V.F. est vraiment trop moche u.u Si vous avez un souci, n'hésitez pas à me demander des précisions. Ici, le titre porte l'idée d'un marché un peu louche. Un deal quoi lol.
Chapitre deux Bargain
Gibbs faisait les cents pas devant l'entrée de la Faithfull bride. Cela faisait à présent plusieurs heures que le capitaine était monté à la suite de l'inconnue et il commençait à s'inquiéter fermement. Et puis le jour allait bientôt se lever et...
-« Monsieur Gibbs ? »
Il se retourna pour faire face à un officier de la marine française, qui lui tendait un parchemin en souriant.
-« De la part du capitaine Jack Sparrow. Expliqua l'homme avec un accent caractéristique. Il vous attend à bord du Moonlight shadow. »
Déroulé, le message ne comportait qu'une seule phrase.
Tout est arrangé.
CJS
Soupirant, Gibbs suivit l'officier affable vers les docks.
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-« Qu'est-ce que vous voulez de moi ? » Demanda Jack à la veuve Beckett.
Celle-ci se recula, s'adossant à la table sans cesser de pointer son pistolet vers la poitrine du pirate.
-« Comme vous le savez, avant sa mort, mon mari était un homme influent. Cependant, il n'était pas spécialement aimé et était plus spécialement détesté du fameux Davy Jones qu'il tenait sous sa coupe. »
Jack laissa un petit rire lui échapper.
-« Le moins qu'on puisse dire c'est que Jones ne le portait pas dans son coeur, en effet ! »
-« Ajoutez à cela une moralité discutable et vous obtenez assez surement un aller-simple vers la damnation éternelle. »
Jack haussa les sourcils.
-« Vous pensez que le poulpe l'aurait... (il fit d'élaborés et incompréhensibles gestes des mains) maudit ? »
-« C'est probable. Or, Capitaine Sparrow, comme vous le savez, les marins maudits se retrouvent coincés dans le Davy Jones' Locker, l'enfer blanc. »
Le pirate cilla.
-« Vous êtes drôlement bien renseignée pour une femme du monde. »
Delia se permit un minuscule petit sourire.
-«Et, il se trouve aussi, Capitaine Sparrow, que vous êtes l'un des rares hommes encore vivants à être revenu du Davy Jones' Locker et à savoir comment on y accède. »
-« Donc, si je comprends bien, vous voulez que je vous emmène là bas, qu'on cherche votre cher et
tendre et qu'on le ramène à Port Royal pour qu'il puisse recommencer à tyranniser les Caraïbes ? »
-« Vous avez saisi l'idée. »
-« Je crois, fit le pirate en adoptant un air décontracté malgré la présence du pistolet toujours pointé sur lui, que ça va pas être possible. »
Miss Suttridge le regarda avec incrédulité.
-« Ouais. Vous voyez, je suis un pirate. Et un pirate ne fait rien s'il n'y a pas un profit à la clé pour lui. Rammener Beckett ça veut aussi dire ramener beaucoup d'ennuis. Il a toujours cherché à me tuer, après tout. Pas de profit, beaucoup d'ennuis. Aucune chance que je vous aide. Savvy ? »
-« M. Sparrow... Delia lui jeta un regard si noir qu'il n'osa pas la reprendre. Rappelez moi quand est-ce que j'ai précisé que vous aviez le choix ? »
Jack ouvrit la bouche. Et la referma.
Delia eu un petit rire.
-« Vous commencez à comprendre. »
Jack la fixa.
-« Et qu'est-ce que vous allez me faire ? Il désigna le pistolet. Me tuer serait stupide. Et si vous me livrez à la Navy, ils me pendront. »
-« Je ne vais pas vous tuer Sparrow. Il y a d'autres moyens de persuader un homme de coopérer, vraiment ». La canon du pistolet s'abaissa légèrement, pointant vers le ventre du pirate, puis plus bas encore. L'homme perdit son sourire confiant et se redressa, quittant immédiatement sa position avachie, jambes écartées.
Delia le regarda d'un air moqueur.
-« Tsss... Ne jamais sous-estimer une femme du monde à qui l'on a arraché son époux, capitaine. »
Il considéra la question, sourcils froncés.
-« Je m'en souviendrai, » assura t'il en roulant des yeux.
-« Maintenant Sparrow, voilà ce que j'ai a vous offrir. L'assurance qu'aucune représailles de sera prise contre vous, ni de ma part, ni de celle de Lord Beckett, une amnistie totale vis à vis des méfaits et crimes en tous genres que vous avez accompli par le passé ainsi que la reconnaissance d'une femme influente de la haute société . Ce qui n'est pas rien », ajouta t'elle avec un sourire.
-« Une amnistie totale ? » Répéta Sparrow, abasourdit.
-« Obtenue de la main même du Roi. Elle n'est valable que pour les crimes déjà commits bien sûr. Si vous attaquez Port Royal dans un mois, elle ne vous servira à rien. »
-« Tout ça est bien beau mais cela ne me sera pas vraiment utile. Moi, ce que je veux c'est votre parole.
Votre parole que quand Beckie sera rapatrié, vous m'aiderez à récupérer le Pearl. Mon cher et tendre bateau, ajouta t'il avec dévotion. »
-« C'est entendu. Je mettrai toute la flotte de ma famille et tous mes officiers à sa poursuite s'il le
faut. »
-« Nous avons un accord alors ? »
-« Oui. Lord Beckett contre le Pearl. »
Elle lui tendit la main et le pirate la serra avec délectation, savourant la contact de cette main d'une blancheur aristocratique contre la sienne, tannée par le soleil et la vie de marin.
-« Vous avez un bateau ? » Demanda t'il avec insouciance.
-« Oui. Mon meilleur navire, le Moonlight Shadow est amarré au port. »
Jack eu un grand sourire. Gibbs n'allait pas en revenir.
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S'essuyant le front avec son mouchoir en dentelle, Lord Beckett resserra sa poigne sur la garde de son épée. Le plus silencieusement possible, il longea la coursive tribord de L'Endeavour. La lumière glauque qui éclairait le Davy Jones Locker ne pénétrait que faiblement dans le couloir et l'homme plissa les yeux, l'oreille tendue. Il avait déjà fouillé la grande majorité du navire. L'ennemi de devait pas être loin.
Et puis, sans prévenir, il jaillit d'une coursive perpendiculaire, l'épée en avant. Beckett eut juste le temps de parer le coup et de reculer précipitamment tandis que l'autre l'attaquait avec furie. Son épée lui échappa des mains après une feinte spécialement vicieuse de son adversaire. Le métal froid de l'arme se posa contre son cou.
Lord Beckett poussa un soupir.
-« Combien ? »
-«Il me semble qu'on en est à 52 à 28 », répondit l'autre homme en baissant sa lame.
-« Je crois que je préfère quand nous jouons aux échecs, Amiral. »
Norrington sortit de l'ombre et lui sourit un rien narquoisement.
-« Moi aussi. Vous êtes un bien meilleur adversaire. Si je puis me permettre, my Lord. »
Cutler haussa les épaules.
-« Permettez-vous Norrington. Après tout, ce n'est pas comme si je pouvais vous menacer de mort si vous me manquez de respect. »
L'Amiral sourit légèrement.
-« Et si on prétendait que c'était l'heure du thé ? » Dans le Davy Jones' Locker, le temps ainsi que toutes les horloges s'étaient arrêtés.
L'ex-terreur des Caraïbes fit mine de réfléchir sérieusement à la question.
-« Oui Amiral. C'est définitivement l'heure du thé, à mon avis ».
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-« Plus que deux tonneaux d'eau. » Annonça Norrington en plaçant la théière devant le Lord consterné.
-« Oh, God... » Murmura celui-ci. Etant déjà mort, il n'avait pas besoin de boire mais le thé était
définitivement le bienvenu dans cet endroit désertique et désolant. Il n'aurait jamais imaginé le Locker comme ça. Pour lui c'était un endroit terrifiant, pas une plaine de sel blanc qui s'étendait à l'infini autour d'un bateau échoué.
En fait, la vraie malédiction, c'était l'ennui. Une éternité d'ennui, seul avec son bateau. Mais, pour une raison inconnue, Norrington s'était retrouvé avec lui. Il comprenait aisément pourquoi Davy Jones l'avait maudit lui, Beckett ; mais l'Amiral avait toujours été plus ou moins un homme moral et il ne méritait certainement pas la damnation éternelle simplement pour avoir participé au vol du coeur du vieu poulpe.
Ceci dit, il appréciait grandement la présence de l'homme. Et même s'il ne lui aurait jamais avoué, sans lui, il serait probablement déjà devenu fou.
-« Merci. Dit il lorsque les grandes mains élégantes de l'officier posèrent une tasse pleine devant lui. Alors, où en étiez vous Norrington ? »
Autre chose. Ecrasés par l'ennui, les deux hommes avaient trouvé de quoi s'occuper. Des duels à l'épée, des partie d'échecs ou de Go et puis aussi, généralement à « l'heure » du thé, le récit d'anecdotes
croustillantes.
-« Tortuga, répondit l'Amiral. La fois où j'ai fini ivrogne à Tortuga, puis membre de l'équipage de Sparrow. »
Cutler eu un sourire goguenard et but une gorgée de thé, les oreilles grandes ouvertes.
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Les choses auraient pu être pires. Accoudé au bastingage du Moonlight Shadow , Jack songeait en souriant à la chance inouïe qu'il avait eu en tombant sur Lady Beckett à Tortuga. Il avait désormais un bon bateau, une cabine confortable et le capitaine du navire suivait ses directives, sensées les mener au Locker. Il eut un sourire un rien machiavelique.
Ayant pris grand soin de se faire remarquer des espions de Barbossa en embarquant sur le bateau, il y avait fort à parier que l'ex-capitaine-maudit cherche à l'attaquer, surtout que le navire se dirigeait -sur ses ordres- vers une petite crique enclavée, parfaite pour une embuscade. Le Shadow était un bon bateau. Surement pas aussi rapide que le Pearl mais plus lourdement armé et si il devait y avoir abordage, Jack avait toutes ses chances de pouvoir récupérer son précieux navire.
Le sourire du pirate s'agrandit. Et après, adieu Lady Beckett et son cher époux et bonjour Black Pearl toutes voiles au vent !
-« Je peux savoir pouvoir vous arborez ce sourire inconvenant, pirate ? »
Jack se retourna et se trouva en face d'un officier de la marine française qui le regardait avec un certain dégoût. Le visage de l'homme aux cheveux roux lui disait vaguement quelque chose.
-«Votre visage m'est familier... Vot' mère n'aurait pas travaillé à Tortuga y'a quelques années par hazard ? »
L'homme blêmit sous l'insulte et posa la main sur la garde de son épée.
-« Gillette ! L'interpela Delia en venant vers eux. Allons, Thomas, voyons... » Elle lui tapota le bras de façon mécontente. Elle s'était changée depuis la dernière fois où Sparrow l'avait vue à Tortuga. Elle portait à présent une étrange tenue, mélange d'une robe noire trop courte pour être descente pour une lady en deuil et d'un pantalon de marin, large et sombre.
-« Gillette ? Répéta Sparrow. Le lieutenant qui suivait Norrington partout ? Il se tourna vers Lady Suttridge. Et pourquoi il est là, lui ? »
-« Parce que, Capitaine Sparrrow, il se peut que l'Amiral Norrington soit lui aussi coincé dans le Locker, » expliqua t'elle patiemment .
-« De mieux en mieux. Me voilà en route pour ramener à la vie les deux pires fléaux des Caraïbes ayant jamais existé. Jack poussa un profond soupir. Vous pouvez me rappeler pourquoi je fais ça déjà ? »
Lady Beckett s'appuya au bastingage, laissa ses yeux errer sur l'immense étendue de l'océan.
-« Pour récupérer le Pearl. Et accessoirement parce que vous ne voulez pas finir eunnuque », ajouta t'elle d'un ton badin.
Ignorant l'air abasourdit de Gillette, il fit la moue, puis se tourna de nouveau vers l'officier, goguenard.
-« On dirait bien que j'ai pas connu votr' mère à Tortuga alors, frogy... »
La main de l'homme aux cheveux roux vola littéralement vers le pommeau de son épée... où elle fut maintenue par celle de Delia.
-« Si vous avez tellement envie de vous battre, Gillette, pourquoi ne pas me défier en duel ? Je vous promets de ne pas vous coller de corvée de nettoyage du pont si vous perdez. »
Un grand sourire un rien prédateur orna soudain le visage de l'homme.
-« Dans ce cas, avec plaisir Milady. »
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Beckett poussa un soupir exaspéré. Norrington lui jeta un coup d'oeil par dessus le livre qu'il était en train de lire. Cela devait faire des semaines, des mois, ou peut-être même des années, (comment savoir ?) qu'ils étaient coincées dans le Locker. Et il s'ennuyait ferme.
Ils avaient exploré les environs sur des kilomètres. S'étaient battus en duel un nombre incalculable de fois. Avaient raconté toutes les anecdotes qu'ils connaissaient, usé jusqu'à la trame les pièces des jeux d'échecs et de go. Et, tandis que l'Amiral relisait pour la dixième fois l'un des rares livres à bord du bateau, Cutler Beckett se sentait littéralement mourir d'ennui.
Norrington referma son livre en grimaçant.
-« J'en ai assez, s'exclama soudain le Lord. Il FAUT que je fasse quelque chose, sinon je vais devenir complètement fou d'ici peu. »
L'autre homme n'eu pas l'air spécialement emballé à l'idée de devoir passer une éternité coincé avec un Beckett à moitié dingue. Et puis, lui aussi se sentait incroyablement ennuyé.
-« Il y aurait bien quelque chose, my Lord. Proposa t'il en fronçant les sourcils. J'ai remarqué un tonneau de rhum dans la coursive tribord l'autre jour. »
Cutler le fixa, mi-intéressé mi-indigné.
-« Est-ce que vous me proposez de me saouler avec vous, Amiral ? » Sa voix était glaciale et affreusement péremptoire.
James s'apprêtait à répondre, à faire ses excuses, mais le Lord l'interrompit.
-« Proposition acceptée, Norrington. » Dit il en se levant de façon brusque.
Surpris par ce revirement, l'ex-Commodore le suivi dans les profondeurs du bateau.
A suivre…Reviews please n.n
