Qui aurait imaginé que je finirai à Fairy Tail… Aussi étrange que ça puisse vous paraître, tous les membres de Survivors se sont séparés, exceptés les jumeaux. Alec a par exemple rejoint Quatro Cerberus, et Lo Blue Pegasus.

J'ai fais le voyage du retour avec mes nouveaux amis. Et une fois à la guilde, j'ai reçu ma nouvelle marque, or pâle sur mon sternum. Celle de Survivors ne s'est pas effacée, mais tant mieux. Après tout, c'est juste un tatouage que je partage avec mes frères et sœurs…

« Pfffou…

Face à moi se présentent plusieurs missions, aussi tentantes les unes que les autres. Pourtant, je répugne à en prendre une. Car si depuis mon arrivée à la guilde, j'ai toujours été bien entourée, la solitude se fait sentir d'un coup. Maintenant, je suis seule. Et je n'ai JAMAIS été seule. Même à la disparition de mes parents, qui ne m'a pas vraiment traumatisé puisque j'étais inexistante à leurs yeux, j'ai trouvé refuge auprès des 8 autres enfants abandonnés. Nous avons tous trouvé refuge les uns auprès des autres.

-Alors, t'as trouvé quelque chose ?

Je me retourne et souris à Natsu, le chasseur de dragon du feu.

-Pas vraiment.

Je me concentre sur les missions. Tiens, celle-ci parle d'un mystère autour de la ville de Freesia…

Natsu se penche par-dessus mon épaule pour regarder la récompense.

-20 000 joyaux ? C'est pas mal pour un début. Tu pars avec qui ?

Aïe ! Il a touché, inconsciemment, une corde sensible.

-Euh… Seule, je présume.

-Oh…

Mon nouvel ami perd le sourire.

-Je viendrais bien avec toi, mais… j'ai déjà des choses de prévues et…

-Natsu !

Je le coupe, retrouvant le sourire.

-C'est très gentil à toi de te proposer, mais je vais me débrouiller. Et qui sait, je ferai peut être des rencontres intéréssantes.

Si j'avais su !

Le jeune homme sourit de nouveau, de toutes ses dents cette fois.

-J'en suis sûr !

Je m'approche du bar et salue la barman :

-Bonjour Mirajane !

-Oh Ena ! Bonjour tu vas bien ?

Et voilà ! Ça fait à peine une semaine que je suis là et j'ai déjà un nouveau surnom ! Mais au fond, ça ne me gêne pas vraiment…

-Ça va ça va. Dis, tu penses que je peux prendre cette mission ?

-Oui bien sûr pas de problème !

La soi-disant démone/actuellement mannequin, sort un gros livre de sous son comptoir et inscrit mon nom à l'intérieur.

-Tout est en ordre, tu peux y aller !

-Merci Mira.

Je lui fais un signe de la main en m'éloignant et salue quelques personnes en quittant la guilde. Sans me presser, je rentre chez moi.

Le logement a été un gros problème pour moi car je n'avais jamais eu d'appartement ou quelque chose comme ça. C'est Lucy, la constellationniste qui m'a trouvé mon premier « chez moi ». Un petit appart., situé en bordure de Magnolia. Sauf que je n'ai pas tenu 24 heures ! Etre coincée entre 4 murs, vraiment, très peu pour moi ! Je me suis donc rabattue sur l'idée de Natsu, soit une cabane dans la forêt entourant la ville. Et ce n'est même pas comparable ! Il faut dire que jusqu'à maintenant, j'ai toujours vécu sur les routes. Alors la claustrophobie et moi, on est comme les doigts de la main !

-Tiens, bonjour Ena !

Je baisse les yeux pour tomber face-à-face avec Wendy et Carla.

-Bonjour les filles !

-Où est-ce que tu vas comme ça ?

La petite chatte blanche est toujours méfiante avec moi, et je ne peux pas lui en vouloir.

-Je me suis trouvée une mission. Alors je fais un saut chez moi avant de prendre le train.

-Oh ! Et qu'est-ce que c'est ?

Je souris à la petite fille avant de lire véritablement l'annonce.

-Hum… Des bruits étranges se font entendre toutes les nuits autour de Freesia. Je dois élucider, et si possible éliminer, ce mystère.

-Et bien bonne chance !

-Merci Wendy.

Je reprend ma route, le sourire aux lèvres. Mais une fois dans les bois, la sensation de vide et de solitude revient, foudroyante. Sans faire attention à ce qui m'entoure, je prend la direction de ma petite maison. Sur le chemin, un tas de souvenirs affluent en moi. Notre première mission, à moi et mes compagnons, où nous avions juste une dizaine d'années ; mes fous rires secrets avec Rajah, quand son rôle trop grand l'oppressait ; et surtout nos soirées autour de feux de camps, quand nous riions pour supporter la dureté de la vie. Être en cavale n'était pas le plus dérangeant : c'est une question d'habitude. Je pense que le pire, c'était de ne pouvoir lier connaissance avec personne. Rien que le fait de se rendre dans une épicerie était une épreuve. Car les guildes clandestines sont rarement appréciées et vites dénoncées.

-Salut Ena.

Décidément, c'est mon jour !

-Salut Grey.

Je le rejoins, les pieds dans la rivière.

-C'est à toi le cabanon derrière ?

Je tourne la tête et aperçoit un des murs de ma maison.

-Oh, oui.

-C'est Natsu qui t'as mis cette idée en tête, pas vrai ?

Je répond à son sourire de coin par mon sourire de coin. Pour l'instant, le mage de glace est celui avec qui j'ai le plus d'affinités.

-Tu n'as pas froid ?

Je suis son regard et remarque que mes pieds ont rejoint les siens dans la rivière. Mes bottes reposent à quelques pas de là ; je me suis déchaussée sans m'en rendre compte.

-Il faut croire que tu détins sur moi ! m'exclamais-je en riant.

Il sourit à son tour.

-Qu'est-ce que tu as à la main ?

Je lui tend ma mission, légèrement froissée. Grey la parcours des yeux.

-Une chasse aux fantômes ? Pas mal…

Le silence se réinstalle.

-Bon ! Ben je vais y aller !

Éternelle boute-en-train, j'essuie rapidement mes pieds qui commençaient à geler, et remet mes bottes.

-À plus tard !

Il me salue d'un signe de main, les yeux toujours fixés sur l'eau de la rivière.

En quelques enjambées, j'ai rejoint ma maison et pousse la porte. Natsu m'a conseillée cette cabane pièce unique, où je ne serai pas dérangée.

Avec des gestes rapides, j'ouvre la malle qui contient la plupart de mes affaires, et glissent quelques unes de ces dernières dan mon sac à dos. Puis je quitte mon logis, et rejoins la gare, sans rencontrer de nouveaux mages. Malgré le fait que je sois arrivée bien avant le départ du train, j'ai tout de même failli le louper. Un problème de compréhension au guichet. Le vendeur de billets ne comprenait pas ce que je voulais. Il faut dire que je n'ai pris le train qu'une fois dans ma vie. Bref ! Je suis donc montée dans le train avec les retardataires. Heureusement il n'y avait pas beaucoup de monde et j'ai pu me dégoter une place vide.

Maintenant, je réfléchis à ce que je vais faire une fois arrivée à Freesia. Il y a quelques jours, j'aurais choisi de me rendre directement sur les lieux de la mission. Mais puisque je peux parler avec les gens sans crainte, il serait peut être plus judicieux de commencer à questionner les gens jusqu'à la nuit tombée, et d'enquêter ensuite. Et vu que je risque de passer la nuit debout, je m'installe confortablement afin de piquer un petit somme. Même si ça risque d'être dur avec mon sommeil léger et les gens derrière moi qui programment leur séjour d'une voix forte.

J'arrive finalement à faire abstraction du bruit, et plonge lentement dans le sommeil.

-Enaïd… Enaïd…

La jeune mage ouvre les yeux. Elle est debout, face à un grand palais avec de nombreuses colonnes. Une dame, le visage caché par la lumière éblouissante qui s'en émane, se tient sur les marches, la main tendue vers l'héroïne.

-Viens… viens auprès de nous. Réveille toi, fille des Dieux, il est temps.

Mais l'intéressée refus, secoue obstinément la tête. Puis, voyant la dame descendre cers elle, elle s'enfuit. Enaïd fuit son propre rêve.

-S'il vous plaît Mesdames et Messieurs, le train entre maintenant dans la gare de Freesia. Je répète, le train entre en gare.

Je sursaute en entendant cette voix. Autour de moi, les passagers récupèrent leurs bagages et se bousculent à la sortie. Lentement, je les imite.

Une fois sur le quai, je suis encore sonnée par mon rêve. C'est la première fois que j'en faisait un si réaliste !

-Excusez-moi…

Je me retourne pour faire face à un guichetier.

-Vous êtes perdue ?

Il me faut encore quelques instants pour me rendre compte qu'il s'adresse à moi.

-Non.

Mon ton est cassant, le souvenir du vendeur de billets de Magnolia de retour dans mon esprit. Et sans plus de cérémonie, je quitte la gare. Sauf qu'une fois dehors, je dois reconnaître que je suis bien perdue.

Rahhh ! Pourquoi Laïa et son sens de l'orientation ne sont-ils jamais là quand on abesoin d'eux !

Bien décidée à ne pas perdre mon temps, je prend mon courage à 2 mains et…

-Hey.