Coucou tout le monde, comment ça va très bien ! Voilà voilà je suis de retour avec le chapitre 2. Je suis vraiment désolée pour l'attente et merci pour les reviews et les follows ça me fait plaisir.

KisaAkisara: Coucou, j'espère que tu te portes bien ! Oui c'est une fic, je pouvais pas me contenter d'un one-shot😊. Merci pour ta review. Je crois que tu m'a aussi laissé un PM. .. Hum désolée j'ai pas encore eu le temps de répondre, mais je le ferai bientôt . Sur ce bonne lecture !

Cat: You ouuuh, ça va ? Contente que le début t'es plus, j'espère qu'il en sera de même pour la suite. Moi aussi je me demande si elle pourra passer le cap... Dans tout les cas, on verra bien. Bonne lecture à toi !

Guest: Hey Hey ! Merci pour ta review, j'espère que la suite te plaira alors.

Le chapitre est court, je suis désolée pour ça. J'espère qu'à l'avenir je pourrai en faire de plus long. Aller zouuuu, salut salut.

DISCLAIMER: Malheureusement, les personnages ne m'appartiennent pas. 😟


Chapitre 2

C'est étrange comme situation, je me sens bizarre. Qui est donc cette fille ? Comment est-elle rentrée ? Et par-dessus tout, pourquoi était-elle devant notre porte ? Je ne sais pas pourquoi mais sa présence me met très mal à l'aise. Représente-t-elle quelque chose pour Itachi ?

C'est impossible !

Elle manque de classe, de présence. Elle est décoiffée, pleurnicheuse. Tremblotante, démodée. Pâle, chétive. J'ai presque eu l'impression qu'elle allait s'effondrer devant la porte. Et son regard… Désemparé, triste, terne. De la douleur, beaucoup de douleur.

Qui est-elle ?

Itachi la connais, j'en suis sûr ! Mais comment ? Je n'ai jamais entendu parler d'elle. D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai été une amie proche de lui ainsi que de toute sa famille , je connais tous ceux qui, de près ou de loin, se rapporte à eux. Il est depuis longtemps celui que j'aime, pourquoi cette information m'échappe. Je suis sensée tout savoir de lui.

Qui est-elle ?

Une amie à lui ? Non je les connais tous ! Une collègue ? Non, elle n'oserait pas venir jusqu'à son hôtel ainsi. Peut-être une connaissance alors ? Mais comment se seraient-ils connus je l'accompagne partout ! Et puis… Elle avait bien trop de douleur dans le regard pour n'être qu'une connaissance.

Y a-t-il eu quelque chose entre eux ?

Non, je ne veux même pas y penser. C'est moi qu'il a choisi, je suis sa fiancée mais avant tout, je suis son amie. Il me l'aurait dit… N'est-ce pas? Et puis, elle n'est pas du tout son genre…

Pourtant…

Je regarde cette porte depuis qu'il m'a demandé de rentrer. Impossible de me concentrer, impossible de faire autre chose. Mon attention n'est dirigée que vers ce qui se passe l'autre côté, que peuvent-ils bien se dire ? Je ne sais pas ce qui se passe…

Et je déteste ne pas savoir !

Brusquement, je me lève et me dirige vers la cuisine quand des bribes de conversations me parviennent. Bon, je sais que je ne devrais pas écouter, ce n'est pas bien. C'est indiscret et c'est contre mon étique, contre mon éducation.

Mais je ne peux pas me retenir, la curiosité prend le dessus.

Lentement, je me rapproche et colle mon oreille contre la porte puis recule instantanément quand je sens le poignet s'enclencher. J'attends encore quelques minutes avant de poser à nouveau mon oreille sur la porte. Des bruits me parviennent, j'entends sa voix. Calme, douce, on aurait dit un murmure. Puis je l'entends lui, il est dur, froid, aucun sentiment.

Je perçois des sanglots dans sa voix, et je crois que j'ai mal à sa place. Puis, plus rien. Elle le remercie et je suppose que la conversation est terminée.

Lui doit-elle quelque chose ? Lui a-t-elle rendu un service ? Je n'ai pas bien entendu ce qu'ils se disaient mais je crois que, elle a été amoureuse de lui. Lui a-t-il dit qu'il était à présent fiancé ? Ça doit être pour ça qu'elle lui remercie, elle a sûrement compris qui je suis.

Un léger sourire étire mes lèvres et je soupire de contentement mais, avant que je ne fasse un pas, la porte s'ouvre et je me retrouve au sol. Itachi apparaît dans l'embrasure et me regarde les sourcils légèrement froncés.

Je détourne alors le regard pas très fier de moi. Sans un seul mot, il me dépasse et va s'enfermer dans la chambre.

Qu'est-ce qui se passe ?

2

Trois mois…

Trois mois

C'est fou comme le temps passe vite, les jours se lèvent pendant que les nuits capitulent et que les saisons se succèdent. On passe de l'hiver au printemps en un rien de temps. J'ai l'impression que hier encore la neige inondait les rues et que les gens fêtaient le nouvel an dans la joie et la bonne humeur.

Trois mois

Un nouveau soleil s'est levé, j'ai passé les fêtes sans ma famille. Ce n'est pas la première fois. J'aurai voulu être en leur compagnie, mais de mon côté, le cœur n'y était pas. L'euphorie et la joie de noël et du nouvel an était trop pour moi. Le rire et les plaisanteries je ne pouvais pas les supporter.

Trois mois

Pour mon anniversaire, ma mère m'a envoyé un message après que j'ai ignoré plusieurs de ses appels et ça dur depuis mon retour en ville. Je n'ai pas encore la force de les voir. Trois mois sont passés et je crois que mes sentiments se sont estompés, je crois que je l'aime moins qu'avant.

Trois mois de lutte et de douleur

Il est six heures, j'ai fini de m'apprêter pour le travail. Je reste pourtant allonger sur mon lit, le kit aux oreilles, la musique à fond et les yeux irrémédiablement fermés. La musique me transporte, je m'évade, je suis dans un autre monde. Plus de chagrin, plus de douleur, plus de larmes. Je me sens mieux, je me sens moi. Enfin moi !

J'ai renoncé.

C'est plus dur que je le pensais. Je sens l'air se compresser dans mes poumons à chaque fois que j'y pense. La vie reprend son court normal, en fait, c'est ma vie qui reprend un court normal. Je n'ai pas totalement repris mes activités mais je fais de mon mieux. J'ai retrouvé mes amies. Mon travail. Le sport. Il m'aide à me défouler, me détendre.

J'ai renoncé.

Ça fait trois mois que l'ai pas vu. Pourtant deux choses restent graver en moi : son regard et cette fille. Lorsque je ferme les yeux, je me revois dans cet hôtel, devant leur porte. J'étais tellement pathétique ainsi, à pleurnicher devant sa petite amie. J'étais sortie de l'ascenseur en pleur et c'était le portier qui m'avait ramené chez moi. Il a été tellement gentil.

J'ai renoncé !

Peut-être que j'essaie de m'en convaincre. Non ! C'est la vérité !

Ou pas.

Le son de Shawn Mendes Imagination bat dans mes oreilles. Il résonne dans ma tête. Je ressens chaque parole, mon cœur vibre et les larmes dévalent sur mes joues alors que tous nos souvenirs défilent dans mon esprit. Pourquoi je me souviens d'autant de choses ? Je voudrais que l'on m'efface la mémoire, je voudrais tout oublier… Tout !

Ou pas.

Brusquement je retire le kit de mes oreilles et essuie rageusement mes larmes. J'ai renoncé. Je dois tourner la page, cessé de pleurer, vivre et oublier. Mes résolutions ne doivent pas être que des mots, mes résolutions ne doivent pas alimenter mes rêves, elles doivent être ma réalité !

Je soupire bruyamment et me calme, j'ai un travail important aujourd'hui. Je range mes dernières affaires quand la sonnerie résonne dans tout l'appartement. J'essuie encore mes yeux et remets mes lunettes. J'ai décidé de les remettre.

Quand elle résonne pour la deuxième fois, je tire mon sac et sors de ma chambre. Puis, une fois dans le couloir, je tire mon manteau et m'empresse d'ouvrir la porte.

-C'est pas trop tôt me dit mon visiteur en entrant ça fait des heures que j'suis la

-Bonjour à toi aussi, fis-je ironiquement

La personne en face de moi roule des yeux en faisant un geste de la main que je ne comprends pas. Je fronce légèrement les sourcils puis elle me sourit.

-Oublis ça ok ? Tu as mangé ? Moi non, alors pas question que nous partions déjà ! Me dit-elle en entrant dans ma cuisine

-Je te rappelle que c'est toi qui es en retard murmurais-je en mettant mes chaussures

-Je t'ai parfaitement entendu 'Nata, parfaitement ! Hurla-t-elle

Je soupire légèrement et elle apparaît quelques minutes plus tard avec deux petits paquets et me tend un. Je le prends et m'apprête à quitter l'appartement quand elle m'attrape le bras. Je m'arrête et me tourne vers elle.

-Est-ce que ça va ?

Sa voix est soucieuse et elle me regarde étrangement. Je n'aime pas ce regard. Celui qui dit : t'as pleuré et je le vois bien ! Je soupire et baisse légèrement la tête avant de la relever et de forcer un sourire.

-T'inquiètes pas, ça va.

-T'es sûr ? Parce qu'aujourd'hui c'est…

-Je sais, ça va !

-T'iras ?

Ses yeux bleus me fixent curieusement et je me sens défaillir. Ino est mon amie depuis toujours. Elle a deux ans de plus que moi mais pourtant, nous entendons merveilleusement bien. Je n'aime pas quand elle me regarde comme ça, ce regard me pousse à tout l'avouer mais je ne peux pas. J'ai décidé d'aller de l'avant alors pas question de ressasser les même choses.

-Lorsqu'une question qui demande beaucoup de réflexion est posée, le mieux est de ne répondre ni oui, ni non

Elle roule des yeux et me lâche le bras.

-Je suis un mannequin, pas une geek !

Je ris légèrement et nous sortons de l'appartement. J'avais presque oublié que c'était si agréable de rire, si libérateur. Elle sait toujours comment me remonter le moral. Je suis plutôt une personne handicapée en ce qui concerne les sentiments et je n'ai pas l'habitude d'être beaucoup entourée.

La solitude me va bien.

Du coup, je crois que c'est pour ça que je suis tant attachée à lui, il a su me montré que l'existence se conjugue mieux au pluriel. Une amie c'est bien, mais plusieurs c'est encore mieux. Ino m'a toujours soutenue, elle n'est plus qu'une amie, elle est bien plus que ça : un membre de ma famille. Elle m'apporte cette partie sociale que je n'ai pas.

-N'empêche, je suis sûr que tu ne vas pas bien reprend-t-elle alors qu'on quitte l'ascenseur

-Pourquoi ?

Elle me regarde, souris et me tire la langue

-T'as remis tes cul de bouteilles

.

C'est aujourd'hui

Je déambule à travers les bureaux à la recherche d'un dossier important. En fait, j'en profite pour me détendre et changer d'air, dans mon bureau je commençais à m'asphyxier. Mes collègues me sourient et certains plaisantent avec moi. C'est agréable, j'ai l'impression de leur avoir manquer. Alors, je hoche la tête sur la droite, souris à gauche, aide un collègue avec des tas de documents devant moi et retourne dans mon entre une chemise à sangle dans les bras.

Lorsque je m'assoie, mes épaules s'abaissent et je soupire bruyamment. C'est difficile de faire semblant d'aller bien ! Je suis avocate d'entreprise et j'aime mon travail…Même si ce n'est pas toujours facile. Je travaille dans ce cabinet depuis la fin de mes études, ils me connaissent tous ici. On est un peu comme une famille maintenant, alors me voir absente pendant plus de cinq mois avait inquiété tout le monde.

Le droit demande beaucoup de réflexion et de culture, il faut aussi lire et s'informer tout le temps ! Étrangement, j'ai aimé ça depuis ma première année de fac. Lire, s'informer, se questionner, observer, s'adapter et recommencer la boucle encore et encore, ça ne me dérangeais pas, ça me fascinait. J'aurais aimé devenir une vraie avocate, je ne dis pas que les avocats d'entreprise ne le sont pas mais, j'aurais aimé faire partie de ces avocats talentueux qui ont la liberté de leur client entre leurs mains.

Malheureusement, je ne pouvais pas faire ça, je n'ai clairement pas la personnalité pour.

C'est aujourd'hui

Je soupire en posant ma tête sur le bureau la sentant terriblement lourde. Lorsque je me tourne vers la gauche, je tombe sur le visage de ma petite sœur ronchonne et celui de ma mère joyeuse tenant dans ses bras un petit bébé. Si je me souviens bien ça fait trois ans aujourd'hui depuis cette photo. Je n'ai pas de doute c'est bien aujourd'hui. Je me redresse et prends le cadre photo entre mes doigts le regardant longuement, puis, un bruit devant ma porte me fait lever les yeux et sans que je donne la permission la porte s'ouvre.

-Hey ! fait la personne en entrant complètement dans la pièce tu vas bien ? Pas trop fatiguée ?

Je pose mon regard nacre sur elle alors qu'elle prend place face à moi. Je pose délicatement le cadre à sa place et souris légèrement.

-Oui, ça va. T'as besoin de quelque chose Tema ?

Elle me regarde en haussant un sourcil

-Euuh non, rien en particulier.

-Ok.

Je baisse alors les yeux et regarde l'écran de mon ordinateur espérant qu'elle s'en aille assez vite. Sabaku No Temari. Je n'ai absolument rien contre elle, je crois qu'elle a le même âge qu'Ino. Quand j'ai commencé les stages dans ce cabinet, elle venait de signer son contrat. Elle est assez sympa, un peu sarcastique et a un fort caractère. Ça a toujours bien fonctionné entre nous, je veux dire, nos rapports entre collègues se sont toujours bien passés.

Pourtant aujourd'hui, sa façon de me regarder me met un peu mal à l'aise. J'ai l'impression qu'elle me sonde cherchant à découvrir je ne sais quoi.

Elle soupire et pose ses mains sur le bureau.

-Pourquoi t'as l'air aussi professionnel ? Je n'suis pas une cliente tu sais ! Puis elle se redresse et enclenche le poignet de la porte bref, y a m'dame Hyuga qui vient d'appeler la réception. Elle veut que tu lui passe un coup de fil. Et avant de sortir elle lance je voulais juste savoir comment t'allais vu que tu ne réponds pas.

Manquait plus que ça, je me sens terriblement coupable.

Je retourne à ma position initiale, la tête sur le bureau, réfléchissant à si oui ou non je rappelle ma mère. C'est vrai qu'elle doit beaucoup s'inquiéter pour moi mais, elle risque de me demander trop de chose si je le fais. Je regarde l'horloge et remarque qu'il fait déjà trois heures de l'après-midi, je me rends alors compte que je n'ai pas déjeuné et que mon travail pour aujourd'hui est terminé, du coup, j'ai plus aucune raison de rester.

Dès que je me redresse, mes affaires déjà rangées prête à quitter mon lieu de travail, quelqu'un entre de nouveau dans mon bureau. Cette fois c'est Kurenai, ma patronne et marraine, elle me tend son téléphone.

Sans trop discuter, je le prends car je sais déjà qui est à l'autre bout du fil.

-Maman…

-Hinata, qu'est-ce que tu fais ?

-…Bonjour

- Tu viendras, pas vrai ?

Je soupire

-Il t'attend tu sais

-M'man tu sais que…

-Pas cette fois Hinata, pas cette fois. Il a besoin de toi.

Je n'ajoute rien sachant que quel que soit ce que je dirai, je n'avais pas d'excuse et ma mère ne me laisserait pas tranquille.

-Quoi qu'il en soit, j'ai une urgence à l'hôpital et je crois que je finirai tard. Elle soupire puis rajoute Hanabi a ses cours à suivre. Tu devras prendre tes responsabilités

-Qu'est-ce que tu veux me dire maman ?

-'Nata, ce sera difficile que 'Bi et moi s'occupions de lui. Tu sais bien que l'hôpital est en sous-effectif et ta sœur a des examens à passer pour bientôt. Elle semble réfléchir un moment puis rajoute tristement Et ton père est encore en colère, alors il faudra que tu t'en occupes…

-Maman, je ne…

-Si ma chérie, tu l'es. Viens le chercher, je prends le service dans moins d'une heure. Si tu n'es pas là à temps tu seras obligée d'affronter ton père. Elle se tait puis murmure Tu aurais dû le faire depuis longtemps.

-'man…

-Hinata, ça va faire trois ans aujourd'hui m'interrompt-elle tu t'es isolée, éloignée de tout le monde. Tu n'crois pas que t'en a « déjà » assez fait comme ça ? Ecoutes, j'te fais aucun reproche d'accord, t'avais tes raisons… Et… Et je sais qu'un chagrin d'amour ce n'est pas facile ajoute-t-elle difficilement

-'man…

-T'es une grande fille maintenant, et je n'vais pas te dire c'que tu dois faire ok ? MAIS cette fois tu vas m'écouter et faire c'que tu dois faire. Fit-elle avant de raccrocher

C'est à chaque fois la même chose quand elle m'appelle, j'arrive jamais à en placer une. Finalement, je ne regrette pas de n'avoir donné aucune nouvelle. J'en ai presque mal à la tête ! Quand je lève la tête, je tombe sur le regard désapprobateur de ma marraine et accessoirement patronne, elle tire une chaise et s'assoie…Je sens que le reproche n'est pas loin. Ses yeux rouges me fixent, me sondant silencieusement, comme si elle avait caché quelque chose dans mes yeux. Ou peut-être que j'ai quelque chose sur le visage… Sait-on jamais !

Elle ouvre la bouche puis se ravise et soupire, ce qui n'est pas bon du tout.

Comme si de rien n'était je lui tends son portable, qu'elle prend en secouant légèrement la tête. Si ma marraine me connait très bien, il en ait de même pour moi et cette façon qu'elle a de me regarder me dit clairement qu'elle n'est pas là en tant que patronne.

-Hinata finit-elle par murmurer ta mère à parfaitement raison

-Ah parce qu'en plus vous vous êtes concertée avant qu'elle m'appelle, c'est ça ? Qui d'autre est dans le coup… Hanabi ? Je m'énerve

-Hinata, il est temps que tu…

-J'en ai assez qu'on me dise c'que j'dois faire ok ?

-Il n'est pas question de ça 'Nata elle secoue la tête puis fixe un moment son portable ne trouvant rien d'autre à faire On pense qu'il est juste tant que toi et…

-Je ne veux pas

-C'est ton f…

-Et alors ?

Elle fronce les sourcils et me regarde étrangement. Puis soupire encore et reprend avec une douceur qui me met mal à l'aise

-Tu le déteste ?

Mes yeux s'écarquillent. Cette question Ino me l'avait déjà posé et comme avec elle, je ne sais absolument pas quoi répondre mais, quand ma bouche s'ouvre, je ne contrôle rien.

- Je n'peux pas le détester Kurenai, je… je me tais puis me lève précipitamment avant de dire des choses que je regretterai.

J'en ai assez de cette conversation, mais avant que je sorte elle lâche :

-Tu ne peux pas fuir éternellement, il est temps de faire ce qu'une femme digne de ce nom devrait faire. Un chagrin c'est difficile, mais la vie ne s'arrête pas à ça. Ts, tu n'te rends même pas compte du nombre de personnes que tu blesse et …

Je n'entends pas la suite, je me suis empressée de m'en aller. Pourquoi j'ai toujours l'impression de stagné, de constamment revenir à la case départ ? Quand je veux me relever, son souvenir fini toujours par me rattraper. Pourquoi ce genre de chose m'arrive-t-il ? Alors, c'était une erreur de tomber amoureuse… Que dois-je donc faire ?

Lorsque la cage d'ascenseur s'ouvre, j'y entre rapidement et cache mes yeux avec ma frange. Je ne veux pas qu'on me voit pleurer, je ne veux plus de ça, de toute cette douleur qui m'écrase le cœur et me compresse les poumons. Cette douleur insupportable qui me tire toujours plus vers le fond. J'ai atteint le point de non-retour.

Quand j'arrive au sous-sol, je me permets enfin de crier mon désespoir. Je n'en peux plus.

J'avais pourtant renoncé.

Pourquoi me reparlent-elles de lui maintenant ? Ne pouvaient-elles pas attendre un ou deux ans de plus que je me stabilise ? Que je redevienne la Hinata d'avant, qui n'était pas incapable de donner de l'affection ? Maintenant, tout l'amour que je suis capable de donner n'est monopolisé que par une seul personne. Ce n'est pas le bon moment pour le faire venir.

Quoi que j'en dise, ma mère a toujours eu raison. Elle m'a toujours apporté son soutien, je lui en demande certainement trop. Oui, elle a raison, je lui en demande beaucoup trop.