Hey, regardez qui est de retours! Pour ceux qui veulent le savoir, le chapitre 7 de les 3RdlV est écrit à 75%. Je devrais pouvoir être capable de le sortir ce mois-ci normalement (mais bon, après je vous garantie rien). Sinon, enjoy ce chapitre. A la base, je planifiait de faire cette histoire en trois parties mais je crois ça va être plus.
Disclaimer: Himaruya
Rating: T
Personnages: beaucoup trop pour que je les écrive un par un.
Autres: Ne buvez et/ou ne fumez pas si vous n'avez pas l'âge légalement requis dans votre pays.
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Partie II : « Putain. Qu'est-ce que vous avez fait? »
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And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways
Maybe just the touch of a hand
Oh me I fall in love with you every single day
And I just wanna tell you I am
So honey now
Take me into your loving arms
Kiss me under the light of a thousand stars
Place your head on my beating heart
I'm thinking out loud
Maybe we found love right where we are
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— C'est quoi ce bordel? ne put seulement prononcer Françoise.
— Rien qui ne te regarde Frankreich, trancha Adelheid.
A ces paroles, Françoise sortit de l'état d'immobilité que sa stupéfaction l'avait mise. Soudain, une rage explosa en elle. France ne voyait plus que rouge. Alistair, l'homme qu'elle aimait, qu'elle n'osait même pas approcher, se faisait tromper par... par cette connasse! Adelheid ne méritait pas Ecosse! La jeune femme poussa la Suissesse à l'intérieur de la pièce et ferma la porte en la claquant.
— Françoise, l'interpella Gilbert. Mais qu'est-ce que tu fous?
— Qu'est-ce que je fous? Je veux des comptes! Ici! Là maintenant!
— Frankreich! s'énerva à son tour Adelheid. Tu te prends pour qui?
— Pour l'amie de l'homme que tu trompes!
— Qu'est ce qui te fais dire que je l'ai trompé?
— Pas besoin de tenter de me le cacher. Je reconnais immédiatement ce genre de chose.
— C'est vrai, je l'avais oublié, siffla de dédain Suisse. Venant de la part du pays de l'adultère.
— Lâ, je t'arrête! J'ai jamais trompé mes companions!
— Comment on peut le savoir, hein? Ta réputation de nymphomane ne t'aide pas trop.
C'en était trop pour France qui s'avança dangereusement de la Suissesse. Gilbert l'arrêta en la tenant par les épaules.
— Françoise... souffla-t-il.
Elle le repoussa avec violence.
— T'es autant coupable qu'elle! cria-t-elle. Tu sais qu'elle est avec Ecosse et malgré cela...
Elle se tut. Ses mains tremblaient et elle avait mal à la tête.
— On a pas de compte à te rendre, s'énerva Adelheid.
— Si! Alistair est mon ami!
— Tu nous rends des comptes quand tu te mets dans le lit d'Arthur? Non. Alors nous non plus on a rien à t'expliquer.
— Mais de quoi tu parles? Je couche pas avec Arthur! Et c'est de vous qu'on parle ici! hurla-t-elle.
Elle passa ses mains sur son visage et tenta de se ressaisir.
— Vous me dégoûtez, dit-elle et elle sortit de la chambre.
Elle descendit les escaliers et alla se réfugier à la cuisine. Elle prit soin de fermer la porte car elle n'avait pas envie que quelqu'un voit ses larmes. La jeune femme se dirigea vers le frigo et en sortit une bouteille de vin avec laquelle elle remplit un verre d'eau. Elle n'avait pas la force d'aller chercher un de ses verres à vin de luxe. Elle but sa boisson d'une traite, puis laissa tomber le verre d'eau et commença à boire au goulot.
— Qu'est ce qui t'arrive, Frantsiya? fit-une voix féminine qui venait de l'autre bout de la pièce.
France se retourna, honteuse d'avoir été vue ainsi, dans un état pitoyable et pathétique. Russie était assise à la table et sirotait du punch. Elle était habillée d'une robe bleu clair qui épousait à merveille ses courbes et avait coiffé ses cheveux en une tresse relâchée. Ses yeux violets maquillés scrutaient la Française comme si cette dernière était un objet de curiosité ou encore, d'amusement.
— Sérieusement? demanda France. Elsa?
— Quoi? fit d'un ton taquin la Russe. Ça ne me va pas?
— Si, si... grommela-t-elle en effaçant ses larmes d'un geste de la main.
Elle s'approcha d'Anya et s'assit en face d'elle.
— Tu veux en parler?
— Je ne sais pas... c'est juste que... y'a quelqu'un et cette personne est une bonne personne...
— Et?
— Sa compagne la trompe.
— Ah! fit Russie surprise. Du coup? demanda-t-elle en se penchant vers l'avant.
— Je sais pas si je devrais lui en parler. Je veux dire, peut être que ce serait bien, mais d'un autre côté j'ai peur. Et si cette personne l'a trompé mais c'était quelque chose d'une fois et qu'elle ne va pas répéter son erreur. Peut être qu'un avenir grandiose attend ce couple. Si je me ramène avec mon secret, je pourrais les priver de ce futur.
— Fais ce que ton cœur te dicte, conseilla la Russe. Parfois la raison n'a pas si... raison.
— Mon cœur me dit d'aller lui parler, de lui dire exactement comment tout s'est passé.
Russie ne répondit rien. Elle avait dit ce qu'elle avait à dire; le reste dépendait de la décision qu'allait prendre la Française.
— Pourquoi tu as quitté Alfred?
— Hum... Disons que son comportement avait commencé à m'ennuyer...
— Dis plutôt que c'était une histoire de revanche. La guerre froide t'es restée dans la gorge, hein.
— A l'époque, le séduire et le plaquer a été mon plan, da. Je ne vais pas le nier. J'avoue que comme plan, c'est bas. Mais j'était en colère; le voir lui s'en sortir et moi, perdre: ça m'énervait. Avant même que l'URSS chute, je savais que cela allait arriver, que mon régime n'avait pas de futur. Dommage, parce que ma révolution était belle, comme la tienne.
— On est des drama queen, rigola France. Les autres pays ont très bien réussi sans verser le tier du sang que nous avons répandu.
— Da, pas faux. Mais bref, comme je te l'expliquais, j'ai vite commencé à flirter avec lui. J'ai eu de la chance, il en pince pour les blondes, haha.
— Tel père, tel fils.
— Quoi? Arthur aussi?
— Yep. Mais continue.
— Comme je le disais... La première fois que je lui ai fait des avances, c'était à une réunion. On était seuls dans la pièce, il me menaçait de me déclarer la guerre et de m'envahir.
— Et qu'est ce que tu as fait?
— Il faut que je te précise: on était dans son pays, dans une grande salle qui ne contenait que très peu de meubles. A l'époque, j'avais comparé la pièce à son esprit: qui se veut grandiose mais qui, au final, n'est que vide. On était assis aux deux extrémités d'une longue table. Je me suis levée de ma chaise et me suis avancée jusqu'à lui. Je me souviens que mes talons résonnaient dans la pièce. Je me suis assise sur la table, j'ai pris sa cravate dans ma main et je l'ai tiré vers moi alors que je me penchait tout près de son oreille, au point où mon souffle devait sûrement le chatouiller. Je lui ai susurré : « Vas-y. Montre-moi à quel point tu es puissant. »
La Russe se tut et fit tournoyer son verre entre ses longs doigts manucurés. Un sourire lui étirait les lèvres.
— Et? demanda France, captivée par l'histoire.
— Et je suis sortie de la salle, sans un regard derrière moi. A l'époque, je n'étais pas intéressée par lui. Mais plus je jouais à ce jeu, plus je tombais dans le puit que je creusais à la base pour lui. En fin de compte, on s'est retrouvé au fond ensemble.
— Mais alors pourquoi tu l'as quitté si tu l'aimais?
— Je l'aime toujours, mais il me fait mal. Il est très égocentrique : « Moi par ici, moi par là ». Et il me rappelle constamment mon ancien régime. Je veux dire, c'est bon, c'est du passé maintenant. C'est comme aller vers Germaniya et lui demander s'il est toujours nazis. Ça n'a pas de sens.
— Je vois... mais tu aurais dû le lui dire et...
— Tu crois que je n'ai pas fait cela? la coupa la Russe. J'ai tenté de lui parler quarante mille fois.
Françoise détourna ses yeux. La situation était aussi compliquée au sein du couple russo-américaine. Parfois, en voyant tous les conflits qui s'opéraient chez les différents couples, elle était heureuse d'être célibataire.
— Mais il a l'air de regretter... tenta France. Je veux dire, il suffisait de voir comment il chantait la chanson juste avant.
— J'ai pas envie qu'il prenne ça à la légère. C'est important pour moi. Si je retourne à lui trop rapidement, il retournera aussi à ses mauvaises habitudes trop rapidement.
— Je comprends, souffla la Française.
Anya se pencha vers le sol et remonta son sac à main duquel elle sortit une bouteille qui contenait un liquide transparent.
— Je vois que tu viens aux fêtes préparée, rit France.
— Toujours, répondit la Russe. Allez, va nous chercher deux verres. Et pas grave si ce sont des verres d'eau.
La Française s'exécuta et Russie les remplit généreusement.
— On boit de la vodka dans des verres avec des motifs de fleurs imprimés dessus, rigola-t-elle. Tellement classe.
— Je te le fais pas dire, acquiesça Françoise.
— Hé, bois autant que tu voudras. Ce soir la vodka est gratis pour les cœurs brisés.
A ses mots, France recracha sa boisson. Elle regarda interdite Anya qui sirotait la sienne et détournait les yeux.
— Izvinite, dit-elle. J'ai entendu votre conversation, entre toi et ton brat. Et ne t'inquiète pas, rajouta-t-elle en voyant que la Française était toujours tendue, je ne dirai rien à personne.
— Hm, ce serait préférable, en effet.
— Mais quand même, Shotlandiya... Qui aurait cru? Presque tout le monde a parié sur Angliya. Ce qui veut dire que je dois rapidement changé mon pari.
— Attends, quoi? Vous avez pariez sur moi?
— Da. Tu paris soit sur Angliya, soit sur quelqu'un d'autre. Pour l'instant, quatre-vingt-quinze pour-cent des nations ont parié sur Angliya.
— Et tu peux me dire qui a parié sur quelqu'un d'autre?
— Si je ne me trompe: Gretsiya, Vengriya et sa femme Avstriya, Zamsha, Yegipet et... Attends, j'essaie de m'en souvenir. Ah oui! Kitay et Indeyka aussi! Et encore quelques autres pays mais ils sont pas nombreux.
Entendre que ces amis magiciens n'avaient pas parié sur Arthur rendit heureuse la Française. Mais elle se jura de se venger d'eux pour lui avoir caché ça.
— Et Prusse et Espagne? demanda-t-elle.
— Prussiya était l'un des premiers à parié sur l'Anglais. Ispaniya, quant à lui, n'a pas parié du tout. Il était plutôt offusqué de tout ce truc.
Ça, c'est mon frère! songea la Française avec un sourire.
— Eh bien, je ne savais pas que ma vie sentimentale vous intéressait autant.
— La vie sentimentale du pays de l'amour intéresse tout le monde, répondit Anya. Je t'en prie, ne nous en veux pas.
— Non, non, ce n'est pas grave, dit-elle en se levant de sa chaise. Je vais retourner au salon. Quant à toi, je te conseille de reparler avec Alfred. Je pense qu'il a compris la leçon.
Anya ne répondit que d'un « bye » de sa main alors que France sortait de la pièce. Au salon, c'était cette fois Italie du Nord qui était montée sur la table basse et qui chantait Criminal de Britney Spears. La Française chercha du regard Ecosse pour le voir en train de discuter dans un coin plutôt loin des regards de la pièce avec Irlande du Nord.
— Salut, fit doucement France en s'approchant des frères britanniques.
— Hey! répondit Alistair. On a pas pu parler tout à l'heure. Espagne va bien? Il avait l'air fâché.
France se sentit honteuse car elle avait complètement oublié son frère. Elle lui avait passé les clés de sa cave à vin et juste après, il y avait eu l'épisode d'Adelheid. Soudain, un malaise se propagea en elle.
— Oui, il va bien. Ce n'était rien d'important. Tu sais comment sont les latins; on est des boules d'émotions comprimées, plaisanta-t-elle.
— Ça, je te le fais pas dire, rigola Irlande du Nord.
— Ecosse, murmura Françoise, faut qu'on parle...
— Oh! fit Alroy en regardant son frère.
Il le frappa amicalement, mais vigoureusement au dos deux fois, puis une fois sur la joue et lui dit:
— Ná scriú é!
Puis il partit se fondre dans la foule, laissant les deux pays seul à seul.
— Alors, commença Ecosse, de quoi s'agit-il?
— En fait, je ne sais pas si je devrais t'en parler, avoua la jeune femme, mais je ne veux pas me taire. Peut-être que je le devrais.
Voyant que l'Ecossais l'empressait de continuer, elle reprit:
— Je ne sais pas ce que je suis sensé ressentir à propos de cela. Je suis confuse mais je pense que maintenant, c'est trop tard pour reculer...
— En effet, commenta Alistair. Mais n'aies pas peur de ta confusion.
— Merci, lui sourit-elle. J'ai l'impression qu'avec mon aveu, tu vas m'haïr.
— C'est quelque chose qui puisse me fâcher?
— Je pense plutôt que c'est quelque chose que tu ne vas pas apprécier entendre... et il se pourrais que ça t'énerve, en fait, quand j'y repense... Et oh, mon Dieu, je sais pas si je pourrais te le dire!
Françoise avait croisé ses bras. Elle, qui jouait déjà avec la manche de sa chemise à cause du stresse, commença à paniquer. Ecosse mit ses mains sur les épaules de la jeune femme et celle-ci se rendit compte à quel point elles étaient grandes et chaudes.
— C'est bon, Franny, dit-il doucement. Je ne vais pas m'énerver. Vas-y, je t'écoute.
Il descendit ses mains aux coudes de la Française et les garda là. Son contact électrocutait France, son regard vert l'hypnotisait. Diantre, pourquoi devait-il, dans cette pénombre, loin de la mauvaise lumière des lampes néons de la salle, paraître si diablement sexy? Pourquoi cette moue qui se formait sur ses lèvres quand il était contrarié était si craquante que Françoise voulait les dévorer? Dans son costume trois pièces noir, avec un maquillage de squelette auquel il ne s'était appliqué qu'à moitié, Ecosse dominait la jeune femme d'une tête et demie, ce qui donnait à cette dernière l'envie de se jeter à son cou pour mieux sentir le parfum de chèvrefeuille qui s'émanait de lui.
— Françoise... murmura-t-il.
Il enleva sa main droite du coude de la jeune femme pour la mettre sur sa joue. Elle tenta de s'y caler encore plus. Elle avait envie de fermer ses yeux et de savourer le moment.
— Alistair... souffla-t-elle, son esprit devenant de plus en plus brumeuse, comme si le toucher de l'Ecossais était une drogue. Je...
Mais soudain, son esprit ressortit de cet état nuageux et elle prit connaissance de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Même s'ils étaient cachés du regard de la plupart des gens, il se pouvait quand même bien que quelqu'un les voit et la façon dont ils étaient proches pouvait porter à confusion. Elle se détacha promptement mais tristement des mains du jeune homme et recula d'un pas. Elle vit, pour une seconde, sur les traits de l'Ecossais, de la tristesse, mais son visage reprit si rapidement un air neutre que Françoise se demanda si elle n'avait pas rêvé.
— C'est Adelheid, commença-t-elle. Je l'ai vu avec Gilbert... Elle... Elle te trompe...
Ses yeux devinrent humide et une larme roula sur sa joue silencieusement, car savoir que l'homme qu'elle aimait n'était pas respecté lui faisait mal. Ecosse méritait tellement mieux.
— Je ne les ai pas surpris dans un moment compromettant... Je veux dire, j'ai pas de preuve, mais tu dois me faire confiance, dit-elle.
Mais l'homme devant elle ne réagissait pas. Oh non, qu'est-ce que j'ai fait? songea France douloureusement.
— Je... fit Alistair.
Il effaça la larme de la jeune femme et lui demanda de ne plus pleurer. Elle baissa son regard et lui prit les mains dans les siennes comme un semblant de réconfort, ressentant une nouvelle fois cette sensation électrique. Puis il partit dans un petit rire. France releva ses yeux. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Ne la croyait-il pas? Il faisait confiance à ce point à Suisse?
— Nous ne sommes plus ensemble, reprit-il entre deux gloussement. Ça va faire maintenant presque deux semaines.
— Quoi? Mais pourquoi? ne put seulement demander la Française.
— Pour être franc avec toi: nous ne nous aimions pas. En fait, la vérité, c'est que nous aimons tous les deux des personnes différentes.
France ne savait pas ce qu'elle était sensée ressentir. Mais elle fut soulagé d'apprendre qu'Adelheid n'avait, en effet, pas trompé Alistair.
— Mais attend, fit-elle. C'est qui la personne que tu aimes alors?
— Ah ça...
Ecosse détourna ses yeux et parut embarrassé. Françoise le trouva très beau.
— C'est quelqu'un que je connais? demanda-t-elle.
— On pourrait le dire, murmura Alistair.
— Et tu ne vas pas aller lui déclarer tes sentiments?
— Elle aime déjà quelqu'un d'autre.
— Oh, ne put-elle que dire.
Elle savait ce qu'il ressentait. Elle vivait exactement la même chose. Tout d'un coup, il déroba ses mains à la prise de la Française, attrapa celles de la jeune femme et entrelaça leur doigts. Il fit doucement balancer de droite à gauche leurs mains liées.
— Et toi? demanda-t-il. Quand tu vas enfin décider de rendre les choses publiques avec mon frère?
— Duquel tu parles? lui sourit-elle malicieusement.
— Je parle d'Arthur! Franny, tu le sais bien.
— Je vois pas pourquoi tout le monde pense qu'il y a quelque chose entre nous.
— Parce qu'il n'y en a pas? demanda-t-il sceptique.
— Il n'y a rien! Et en plus, j'aime déjà quelqu'un d'autre.
— Tu aimes ou tu es juste attirée?
— Je l'aime, confirma-t-elle en baissant les yeux car elle ne voulait pas qu'Ecosse voit son regard troublé. Mais cette personne aussi aime quelqu'un d'autre.
Alistair ne répondit rien et continua à balancer leurs mains.
— Je crois, murmura-t-il, que nous ne sommes pas très veinards quand il s'agit d'amour.
France redressa sa tête et rit.
— Espagne m'a dit la même chose un peu plus tôt.
— Hm? Tu lui en a parlé?
L'Ecossais se rapprocha de la jeune femme et posa son menton sur la tête de celle-ci, leurs bras se mouvant toujours légèrement de droite à gauche. Plus que quelques centimètres les séparaient.
— Oui.
La musique changea. Les premiers accords d'une guitare résonnèrent dans la salle en même temps qu'une voix masculine.
I found a love for me
Darling just dive right in
And follow my lead
Tout le monde s'était tut. La voix d'Irlande du Nord était douce et mélodieuse. Les gens se mirent en duo pour dancer le premier slow de la soirée.
Well I found a girl beautiful and sweet
I never knew you were the someone waiting for me
Alistair enleva son menton de la tête de la jeune femme.
— Tu veux danser? demanda-t-il en la regardant dans les yeux.
Elle lui sourit.
'Cause we were just kids when we fell in love
Not knowing what it was
I will not give you up this time
— Trop fatiguée, se plaignit-elle toujours avec son sourire.
— Met tes pieds sur les miens.
Elle s'exécuta et il défit leur main pour l'attraper par la taille. Elle mit ses bras autour de son cou et cala sa tête contre sa poitrine, son oreille juste au dessus du cœur. Ainsi, elle pouvait entendre les battements.
But darling, just kiss me slow, your heart is all I own
And in your eyes you're holding mine
Ils se dandinèrent doucement, la Française s'en fichant que quelqu'un puisse les voir dans ce moment qui était si sacré pour elle. C'était comme si Alistair la berçait.
Baby, I'm dancing in the dark with you between my arms
Barefoot on the grass, listening to our favorite song
When you said you looked a mess, I whispered underneath my breath
But you heard it, darling, you look perfect tonight
La jeune femme eut, pendant une seconde, la crainte de rêver tout cela. Mais elle entendit les battements du cœur de l'Ecossais et comprit qu'elle vivait réellement ce moment.
Well I found a woman, stronger than anyone I know
She shares my dreams, I hope that someday I'll share her home
I found a love, to carry more than just my secrets
To carry love, to carry children of our own
France se demanda une seconde si la musique était assez forte pour pouvoir couvrir les éventuels bruits qu'auraient pu venir de l'étage supérieur, mais sur le moment, elle baignait dans une euphorie totale et se dit qu'elle se fichait bien aussi de cela.
We are still kids, but we're so in love
Fighting against all odds
I know we'll be alright this time
Darling, just hold my hand
Be my girl, I'll be your man
I see my future in your eyes
Elle se colla encore plus contre Ecosse, voulant sentir son parfum. Les effluves de chèvrefeuille ne tardèrent pas à atteindre ses narines et elle en prit une grande inspiration.
Baby, I'm dancing in the dark, with you between my arms
Barefoot on the grass, listening to our favorite song
When I saw you in that dress, looking so beautiful
I don't deserve this, darling, you look perfect tonight
La fin de la chanson approchait et avec elle, celle de cet instant, et Françoise commença à prier pour que cela n'arrive pas, sachant très bien que c'était impossible.
Baby, I'm dancing in the dark, with you between my arms
Barefoot on the grass, listening to our favorite song
I have faith in what I see
Now I know I have met an angel in person
And she looks perfect
Elle ferma les yeux pour savourer le contact de leur peau qui allait s'achever dans quelques secondes.
I don't deserve this
You look perfect tonight
La voix d'Alroy s'éteignit doucement et quelques secondes plus tard, le son des violons s'arrêta. Le silence régna un moment, puis lentement les bavardages recommencèrent. France et Ecosse attendirent encore un moment ainsi et ne lâchèrent pas des mains. Mais quand la musique suivante commença, France descendit des pieds de l'Ecossais à contre-cœur. Elle retira ses mains et essaya de ne pas croiser son regard vert.
— Je devrais partir, murmura-t-elle. Merci pour la dance.
Et sans attendre une réponse, elle s'en alla, abattue, sur les paroles de Hands to Myself de Selena Gomez chanté par Taïwan.
o
— Turquie et Chine ici France; comment ça va de votre côté? Parlez.
— France ici Chine; mon Dieu, tu devrais les voir aru! Turquie ne peut pas te répondre, il est occupé mais franchement, tu rates quelque chose! Parlez.
— Chine ici France; je pensais que vous aviez déjà fini. Mais c'est pas grave. J'espère que vous filmez tout! Parlez.
— France ici Chine; oui, oui! Ne t'inquiète pas pour ça aru. Parlez.
— Chine ici France; c'est normal que je ne puisse pas entendre Angleterre? Je crois qu'il y a un souci avec sa puce. Parlez.
Mais Chun-Yan ne répondit pas et un doute s'immisça dans l'esprit de Françoise.
— Chine ici France; tu ne m'as pas entendu? Parlez.
— France ici Chine; si! Désolée, je m'occupais de quelque chose aru. Parlez.
— Chine ici France; vous voulez que je monte? Histoire de donner un coup de pouce? Parlez.
Cependant, encore une fois, la réponse de la Chinoise se fit attendre.
— Chine ici France; t'es sûre qu'il n'y a pas un souci? Parlez.
La jeune femme se tut, puis répéta sa question. Chine lui répondit à la quatrième fois.
— France ici Chine; non, c'est bon. Ne t'inquiète pas aru. Juste, s'occuper de ces trois-là est un peu plus compliqué que ce que l'on pensait. Parlez.
— Chine ici France; s'occuper d'eux? Bon sang, nous sommes des magiciens de haut niveau. Nous avons combattu des monstres et des démons. Ils sont que des amateurs. De quoi tu parles? Parlez.
— France ici Turquie; tout est sous contrôle, ne t'inquiète pas. Je gère l'affaire personnellement et tout vas très bien. Comme tu l'as dit, ces trois ne peuvent pas arriver à notre cheville. Profite de ta soirée pendant qu'on les fait tourner ne bourrique. Et comme l'a précisé Chine plus tôt, on filme tout. On te fera mater tout après. Terminé.
— France ici Chine; t'as entendu Sadik, laisse nous tout ça. Terminé.
— Turquie et Chine ici France; si vous le dites. Terminé.
La jeune femme monta les escaliers et se dirigea vers la porte où elle avait surpris Adelheid. Elle toqua et entendit la voix de Gilbert ordonner d'entrer. Elle s'exécuta et s'avança doucement dans la pièce. Les yeux de la Suissesse se posèrent avec sévérité sur elle, tandis que ceux du Prussien étaient neutres.
— Je suis venue demander pardon, dit-elle. J'ai appris la vérité, à propos d'Ecosse et toi...
— J'en ai rien à battre, lâcha-t-elle indifférente.
— Je voulais juste...
— Tu m'agaces.
— Pardon?
— En plus t'es sourde.
— Je suis désolée si moi je suis polie et que je viens m'excuser pour les erreurs que j'ai commises, contrairement à quelqu'un qui ne sait pas les accepter.
— Ça n'a rien à avoir avec ça. De plus, je ne suis pas obligée d'accepter tes excuses. Le mal est fait.
Le silence tomba sur la pièce, puis Adelheid reprit la discussion qu'elle avait due arrêter avec Prusse. Françoise sortit doucement de la pièce et se dirigea vars sa chambre. Une fois à l'intérieur de celle-ci, elle s'assit sur son canapé. Ne pas être en bas avec ses invités était irrespectueux mais sur le moment, la jeune femme était fatiguée et confuse. Sa dance avec Alistair lui avait laissé un sentiment à la fois euphorique et douloureuse. Elle avait besoin d'un peu de calme.
Quelqu'un toqua à la porte et après qu'elle eut donné la permission d'entrée, Suisse apparut à l'entrebâillement.
— C'est très malpoli de laisser ses invités seuls. Il faudrait que tu sois en bas.
— T'es venue dans ma chambre pour m'insulter?
Un fin sourire apparut sur les lèvres de l'Helvétique.
— Non, je suis venue pour autre chose.
— Je t'écoute.
La Suissesse vint s'assoir à côté de la Française.
— Françoise, dit Adelheid. Tu es ma cousine. Jamais je ne l'admettrais devant les autres, mais ça ne change en rien que nos mères étaient sœurs.
— Viens au principal.
— Laisse moi parler. Bref... C'était pour dire que si elles nous voyaient, elles nous auraient sûrement fessées. Et en plus, je ne vais pas le nier; parfois il m'arrive de t'apprécier, je l'avoue, dit-elle avec une voix plus douce. Mais là maintenant, tu m'énerves.
— Et je peux savoir pourquoi?
— Tu es aveugle.
— Je suppose que je ne suis pas sensée prendre ça littéralement.
— En effet. Alors fait nous tous une faveur: ferme ta gueule et ouvre tes yeux.
France ne répondit rien. Adelheid avait toujours été ainsi: quand elle vous appréciait, elle le montrait d'une façon plutôt dure.
— Tu me demandes l'impossible, rit la Française.
— Je le sais.
L'atmosphère autour d'eux se réchauffa et France se sentit bien.
— Tu sais, commença l'Helvétique, entre Alistair et moi, c'était pas du sérieux. Quand on s'est mis ensemble, on savait tous les deux qu'on aimait des gens différents.
— Mais alors pourquoi l'avez-vous fait?
— Je ne sais pas. On s'est rencontré par hasard à une réunion. On a discuté et on s'est confiés les élus de nos cœurs sur un coup de tête. Puis on s'est plaint mutuellement à quel point on était malheureux.
— Et comment vous en êtes venus à sortir ensemble?
— Je te l'ai dit, je ne sais pas. Je suppose qu'on a dû penser que peut-être en se mettant en couple, on s'aiderait à surmonter nos douleurs.
— Ç'a marché?
— Non. Quand on a officialisé notre status de couple, Gilbert s'est éloigné de moi. Je pensais qu'il était amoureux d'Autriche. Je me trompais.
— C'est toi qu'il aimait, conclut France. Depuis le début.
— Ja, mais il pensait que je ne l'aimais pas. Et quand je me suis mise avec Alistair, il a perdu tous ses espoirs. Il y a deux semaines, j'ai décidé d'arrêter ma relation avec Ecosse. Mais on a rien rendu publique, car je planifiais de déclarer mes sentiments à Prusse. S'il les acceptait, on pensait rendre notre séparation publique...
— Et s'il ne les acceptait pas, vous comptiez rester ensemble.
— Exactement. J'ai avoué à Gilbert la vérité il y a de cela quelques heures.
— Tu es tellement courageuse.
— Merci, sourit fièrement Suisse. C'est pour ça que je suis venue te parler.
Adelheid planta ses yeux verts dans ceux violets de son interlocutrice. Elle semblait hésiter à dire ce qu'elle pensait.
— Françoise, si tu aimes quelqu'un, déclare toi à cette personne ce soir. Je sais pas si c'est parce que les fantômes de nos ancêtres sont dehors à nous donner des coups de pouce ou si c'est par pur hasard, mais cette soirée, je le sens, va être grandiose pour beaucoup d'entre nous.
— J'ai peur, avoua France. J'ai peur de me prendre un râteau. La relation que j'entretiens actuellement avec cette personne est magnifique et j'ai peur de la faire foirer.
— Moi aussi, du moins, avant. Maintenant, c'est bon. Avec Alistair, on va rendre publique notre séparation dans quelques jours.
— J'ai demandé à la personne que j'aime si elle aimait quelqu'un...
— Et?
— D'après lui, je la connais. Ça peut être tout le monde.
— Il n'a rien précisé de plus?
— Non.
— Alors écoute: tu te connais aussi, non?
— Comment?
— Tu fais partie des personnes que tu connais. Si quelqu'un te dit « Qui est France? », tu réponds « C'est moi ».
— Merci, sourit tristement la Française, mais je ne pense pas que ça soit ça.
France se tut et Suisse se leva. Elle se dirigea vers la sortie mais avant de partir, elle se retourna pour rajouter:
— Va te confier à la personne que tu aimes. Je sens que ça va bien se passer.
Et elle sortit, laissant seul Françoise avec ses démons. Les dernières paroles de l'Helvétique la faisait sentir honteuse. Adelheid avait eu le courage qu'elle n'arrivait pas à rassembler, et maintenant, la Suissesse allait sûrement vivre une bel vie avec Gilbert. Mais pas Françoise, car elle était beaucoup trop effrayée de perdre l'Ecossais. Peut être qui si elle se déclarait, et que même si ce n'était pas réciproque, cette honte de ne rien faire partirait.
France se leva et se dirigea vers sa coiffeuse. Elle remis en place quelques mèches et refit son maquillage qui s'était un peu estompée.
Mais soudain, la jeune femme se releva. Elle avait entendu Arthur crier via la puce magique. Elle sortit de sa chambre et alla dans celle où le trio magique avait décidé d'invoquer Nostruma. Mais la pièce était vide d'âme. Seul se trouvait au centre du cercle rituel quelque chose qui n'aurait jamais dû être là.
— Putain, souffla France. Qu'est-ce que vous avez fait?
o
Irlande du Nord, après maintes recherches, trouva Ecosse à la terrasse en train de fumer.
— Ansin? demanda Alroy en s'approchant de son grand-frère. An bhfuil sé go maith? Lequel de vous deux s'est déclaré en premier?
— Il n'y a pas eu de déclaration, murmura Alistair.
— Conas? Après tout ce que j'ai fait? Je suis monté sur scène devant tout le monde et j'ai chanté une ballade. Une ballade. Tu sais bien que j'ai une réputation de rockeur à tenir.
— T'as entendu ce que j'ai dit. Elle aime quelqu'un d'autre.
— Cet amadeach d'Arthur?
— Nay.
— Mais alors qui?
— Je sais pas, dit-il en se grattant le sourcil avec le pouce de sa main qui tenait la cigarette. Elle m'a juste dit qu'elle s'était confiée à son frère.
— Lequel?
— An Spàinn.
— Alors allons lui demander.
— Non. J'ai pas envie de savoir qui c'est.
Alroy attendit avant de parler:
— Pourquoi?
— Parce qu'à chaque fois que je les verrai ensemble, je verrai aussi à quel point elle regarde cette personne avec amour.
— Ah, mo dheartháir. Tu es vraiment un pessimiste. Allez, viens, on rentre.
— J'ai pas fini ma clope.
— Alors finis-la rapidement. On se les gèle dehors.
— J'ai encore tout un paquet.
— T'es sérieux?
— Fumer ne nous tue pas.
— Ouais, mais tu vas puer.
— M'en fiche.
— T'es vraiment irrécupérable.
Alroy rentra dans la maison, laissant derrière lui son aîné. Il se mit en tête de trouver Espagne pour lui demander qui était l'élu du cœur français. Mais l'Hispanique était introuvable. Après quelques minutes, l'Irlandais décida de demander à Portugal.
— Je sais pas, répondit ce dernier en prenant une bouchée d'un petit pain en forme de momie. Je l'ai pas revu après qu'il se soit enfermé à la cuisine avec Françoise.
— Okay, merci.
Il se dirigea vers la cuisine et y entra. Il vit Russie assise toute seule devant un verre et une bouteille de vodka vide.
— T'aurais pas vu Espagne par hasard?
— Si, souffla Anya.
— Cool. Tu peux me dire où il est?
— Et je gagne quoi en échange de mon information?
Alroy sourit de toutes ses dents.
— Le meilleur baiser de ta vie.
— J'ai un mec, répondit-elle. Le bisou d'un Irlandais alcoolique ne m'intéresse pas.
— Hey!
Il fit semblant de s'indigner.
— Je rigole pas. Sache que c'est moi qui a appris à Françoise le french kiss. Heh ouais, ça vient de moi, ça. En plus, tout le monde sait que t'as plaqué Alfred.
Il se rapprocha de la russe et s'assit en face d'elle.
— Disons qu'on a plutôt mis notre relation en pause, dit-elle.
— Ouais, bah vois-tu, ça, ça n'existe pas. Soit t'es dans une relation avec quelqu'un, soit tu ne l'es pas.
— On est au milieu de ce truc.
— Le in between de ce truc, ça s'appelle être des sexfriends.
— Tu veux ton info, da ili net?
— Tá! C'est toi qui complique tout.
— Je complique rien du tout. Bon, dis-moi, t'es fort en magie?
— Et toi, t'es forte en médiumnité?
— Oui, pourquoi? demanda-t-elle avec un visage neutre.
L'Irlandais resta stoïque quelques secondes, attendant que la Russe nie ce qu'elle venait de dire.
— One minute! C'est vrai? cria-t-il.
— Oui, pourquoi? répéta-t-elle.
— Nan, c'est juste que... je m'y attendais pas... Du coup, t'arrives à tordre des cuillères par la pensée?
— C'est ton cou que je vais tordre si tu continues à me poser des questions stupides.
— Okay, okay. Pas besoin d'agressivité.
— La magie, reprit Russie. T'arrives?
— Ça dépens de ce que tu veux. Je suis plutôt forts en incantations et traductions des anciens textes.
— J'ai besoin d'une potion.
— C'est pas trop mon terrain.
— Ah, je suis si vieille, se plaignit faussement Anya. Je crois que l'Alzheimer arrive. Je commence à oublier où est Ispaniya.
— C'est bon, j'ai compris. Écoute, je suis vraiment pas bon pour tout ce qui est potion, mais Fiona l'est.
— Et où est-elle pour que je lui parle?
— Elle est pas venue. Elle avait des choses à faire.
— Magnifique, conclut-elle. Tout le monde s'est ramené à cette fête, sauf la personne dont j'avais besoin.
— Allez, dis-moi où est Espagne. J'ai rempli ma part du marché!
— Hmph. Bon d'accord. Mais garantie moi que tu vas parler à Irlande pour moi.
— Je te donne ma parole. Après cette fête, je vais informer Fiona de ta requête.
— Bien. Ispaniya est dans la cave à vin; la porte au fond du couloir à droite. C'est à côté du placard.
— Merci! fit Alroy en se levant.
Au même moment, Alfred entra. Il marchait en vacillant.
— Anya... murmura-t-il. Please, let's talk. I mean...
— Okay, dit-elle. Sit down.
Etat-Unis s'assit à la place d'Irlande du Nord et prit entre ses mains celles de Russie. Alroy ne resta pas pour écouter ce qu'allait dire Alfred à Anya. Il partit, sortant de la pièce comme une tornade. Il alla immédiatement au fond du couloir et y vit une porte entrouverte, loin des regards. Il s'avança et la poussa un petit peu. Irlande du Nord eut l'impression qu'il allait aux Enfers alors qu'il descendait les escaliers. Il arriva dans une salle illuminée par des néons et dont les murs de pierres de granite pouvaient être à peine aperçus entre les différents placards vitrés en bois qui contenaient toutes sortes de vin. Espagne était assis dans un coin à même le sol, une dizaine de bouteilles vides l'entourant. Alroy donna un petit coup de pied à l'une d'entre elles.
— Ça va?
Antonio tourna son visage qui était rouge vers l'arrivant.
— Franchement? Non.
— Ouais, c'était une question idiote.
L'Irlandais s'assit à côté de l'Hispanique. Ce dernier avait l'air très éméché et semblait être même ivre.
— Je veux te poser quelques questions.
— Vas-y.
— Qui est la personne qu'aime Françoise?
Antonio ne répondit rien. Il prit une gorgée de vin à même le goulot.
— Chardonnay, dit-il en tendant la bouteille à Alroy. 1934, ou 36. Je sais plus. (Il tenta d'étouffer un gloussement.) Une petite merveille.
— Non, merci. Je préfère la bière.
— Comme tu voudras, fit Espagne en haussant les épaules et en reprenant une gorgée.
— Répond plutôt à ma question.
— La vie sentimentale de mi hermana la regarde.
— Écoute, je vais être clair. J'ai quelqu'un qui s'intéresse à elle...
— Si c'est tu estúpido hermano inglés, tu peux lui dire d'aller se faire voir. Françoise est allergique aux Ingles. No, no. No tiene oportunidad.
— C'est pas ce frère-là. C'est un autre.
— Gales?
— Non.
— Irlanda?
— Non plus. Et j'ai dit un frère.
— Toi?
— Non!
— Mais qui alors?
— Pense y un peu plus. Quelqu'un qui a un crush sur ta sœur depuis longtemps.
— Amigo, tous les pays ont eu, à un moment donné dans l'Histoire, un crush sur mi hermana.
— Oui, mais qui soit mon frère.
— Sealand? Mais c'est qu'un gamin! Dios mio! Jamais...
— Non! Oh mais c'est pas possible!
— Escocia?
— Enfin... souffla l'Irlandais.
— Attend quoi?
Antonio tenta de se relever mais échoua lamentablement, il avait trop bu pour pouvoir faire quoi que ce soit.
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À suivre...
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Traduction :
Da = Oui
Izvinite = désolée
Brat = frère
Ná scriú é! = Ne gâche pas ça!
Ansin? = Alors?
An bhfuil sé go maith? = C'est bon?
Conas? = Comment?
amadeach = idiot
Nay = Non
mo dheartháir = mon frère
da ili net? = Oui ou non?
Tá = Oui
One minute! = Une minute!
Please, let's talk. I mean... = S'il te plaît, parlons. Je veux dire...
Okay. Sit down. = D'accord. Assis-toi.
tu estúpido hermano inglés = ton frère idiot anglais
Ingles = anglais
No, no. No tiene oportunidad. = Non, non. Il n'a aucune chance.
