Disclaimer : Tous les personnages et l'Univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowlings.

Rating : M+ pour les chapitres futurs

Genre : Aventure / fantastique / romance / slash / yaoi

Couple : HPDM / DMHP

Bonjour à tous et à toutes,

voici donc la suite de cette nouvelle fic. Merci à vous pour vos review, vos mises en favoris...

Bonne lecture !


Chapitre 1 : La Naissance et la Chute

30 Juillet 1980 23h30 – Sainte-Mangouste

Un cri perçant retentit dans la chambre 415 de l'Hôpital Sainte-Mangouste. Étendue sur le lit, Lily Evans Potter criait à s'en casser les cordes vocales, le corps brisé par la violence de la contraction.

A côté d'elle, James Potter, livide, se mordait les lèvres pour s'empêcher de faire le moindre commentaire à sa tendre moitié qui s'occupait à l'instant même de réduire les os de sa main droite en poussière. Tant qu'à faire, il préférait perdre sa main plutôt qu'elle ne mette sa menace précédente à exécution.

En effet, quelques heures plus tôt, dans l'après-midi, il avait voulu montrer tout son soutien à sa douce épouse et lui avait soufflé gentiment les conseils qui leur avaient été prodigués lors des cours sur l'accouchement.

- Souffle, ma chérie. Souffle et détends-toi, lui murmura-t-il alors que Lily s'agrippait désespérément à sa main.

- Si tu me sors encore un de ces clichés débiles, tu peux être sûr que tu n'auras plus jamais à les utiliser, de même que ton service trois pièces qui sera purement et simplement mis au rebut après avoir été réduit en toutes petites particules. D'ailleurs, si tu veux mon avis, il ne tardera pas à subir ce sort.

A ces mots, James aurait bien voulu faire preuve du valeureux courage des Gryffondor – c'est-à-dire s'enfuir et réfléchir à ses actes plus tard – mais Lily ne lâchait pas ses doigts qui arboraient pour le moment une belle teinte d'un rouge soutenu. Il se contenta donc de gémir discrètement et de pâlir encore un peu plus.

- Encore un effort, Madame Potter. La tête se dessine. Vous allez bientôt pouvoir tenir votre petite fille dans vos bras, déclara la médicomage.

- Vous avez déjà dit cela il y a une heure, souffla la parturiente, épuisée.

- Mais maintenant, c'est la réalité.

Trois très fortes contractions plus tard, un bébé vagissant fit son entrée dans le monde. Elle hurlait à pleins poumons, bien décidée à faire entendre son indignation à tous les occupants de la chambre et même de l'étage.

- 3kg850, 49cm, née le mercredi 30 juillet 1980 à 23h50 ! déclara la médicomage. En parfaite santé et apparemment elle sera rousse comme sa maman. Comment s'appelle-t-elle ? demanda la femme en blanc en déposant la gamine hurlante et gigotante sur la poitrine de sa mère.

- Sophia Evangeline Potter, répondit James avec fierté, ne pouvant lâcher des yeux son petit trésor.

Une très légère contraction tira Lily de la contemplation de sa fille. Aussitôt, la praticienne s'approcha.

- C'est l'expulsion du placenta. Ça devrait aller vite, ne vous inquiétez pas. Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez pousser, dit-elle en se réinstallant sur son tabouret.

Quelques minutes passèrent. On entendit le premier coup de minuit retentir alors que la praticienne s'écriait :

- Il y en a un autre ! Ce sont des jumeaux !

Au douzième coup, un petit garçon vint au monde. Il poussa un léger soupir quand la médico-mage coupa le cordon et sembla fixer ses grands yeux bleu marine sur son visage. Les trois adultes de la pièce étaient stupéfaits. A aucun moment, les examens prénataux n'avaient laissé entrevoir la possibilité d'une grossesse multiple.

Voyant sa patiente perdue et son mari à deux doigts de s'écrouler, elle emmena le petit bonhomme pour son premier bain. En peu de temps, ce dernier fut emmailloté et ramené à ses parents qui n'avaient toujours pas repris leurs esprits. Alors que la médicomage se demandait comment procéder pour pouvoir baigner la petite fille qui continuait à pleurer, la porte de la chambre s'ouvrit et laissa passer trois hommes.

Le premier était grand, les cheveux noirs et les yeux gris. Il semblait extrêmement jovial et ses bras débordaient de paquets cadeaux. Le second était beaucoup plus calme, les cheveux châtains et les yeux d'un brun étrange tirant sur le doré. Il arborait de profonds cernes violacés. Le troisième était nettement plus petit et franchement rondouillard. Il avait des cheveux très fins, décolorés et de petits yeux clairs et humides.

- Comment va mon adorable petite filleule ? s'écria le premier homme en s'avançant vers James pour lui fourrer tous ses paquets dans les bras avant de se pencher vers le nourrisson braillard.

- Elle va bien Sirius, lui répondit Lily. Voici Sophia Evangeline Potter, dit-elle en caressant le dos de la petite fille.

La médicomage profita de l'inertie du deuxième homme pour lui placer d'autorité le petit garçon dans les bras et se retourna pour saisir la gamine et l'emmener pour les soins. Le silence tomba subitement sur la pièce quand la femme plongea le bébé dans le bain, sans plus de cérémonie. Sophia avait manifestement été surprise.

- Euh, … commença Remus, et lui, c'est qui ?

- Oh, dit James un peu confus. Euh, ce sont des jumeaux en fait !

- Des jumeaux ? Mais c'est merveilleux, reprit Sirius, toujours aussi extravaguant. Et comment s'appelle-t-il ? Qui est son parrain ? Je peux être son parrain ?

- Sirius, tu es déjà le parrain de Sophia ! lui reprocha Peter.

- On va l'appeler Harry James Potter, proposa James en hésitant, quêtant l'approbation de sa femme.

- Oui, dit-elle. Et Remus, si tu veux bien être son parrain ?

- Moi ? Mais, je ne peux pas. Mon statut …

- On se fiche de ton petit problème de fourrure ! s'écria James. Tu veux ou pas ?

- Oui, oui bien sûr. Bonjour mon petit Harry ! murmura-t-il au bébé. Bienvenue parmi nous.

- Très bien, intervint la médicomage. Nous disons donc Harry James Potter, né le jeudi 31 juillet 1980 à minuit, 2kg900, 49cm.

OoOoOoOoOoOoOoO

31 octobre 1981 – 21h00

C'était la nuit d'Halloween et les petits moldus s'amusaient à arpenter les trottoirs pour aller quémander des bonbons sous la menace de farces plus ou moins inoffensives.

Dans le Manoir des Potter à Godric's Hollow, Lyra, la petite elfe de maison, courait en tous sens pour tenter d'apaiser Sophia. A quinze mois, la gamine était très difficile, faisant caprice sur caprice, sachant qu'elle pouvait obtenir par ce biais tout ce qu'elle voulait.

Et ce que Sophia voulait maintenant, c'était sa maman. La petite créature n'arrivait pas à faire entendre raison à la fillette. Elle ne voulait pas entendre que ses parents s'étaient absentés, devant participer d'abord à une réunion et ensuite à une soirée et qu'ils ne rentreraient de ce fait que bien plus tard dans la nuit.

Sophia avait déjà jeté tout son dîner sur le sol de la cuisine et avait refusé de manger quoi que ce soit d'autre. Maintenant qu'elle était installée dans son petit lit à barreaux, elle s'époumonait de rage et lançait tous ses jouets à la tête de la pauvre Lyra, le tout sous le regard un peu blasé de son petit frère.

Harry était tout le contraire de sa sœur. Là où elle cherchait à tout prix à capter l'attention, le garçonnet se contentait d'observer. Sophia était extravertie, autoritaire malgré son très jeune âge, envieuse de l'attention. Harry était calme et posé. Souvent, il passait inaperçu. Les jumeaux ne se ressemblaient pas du tout, que ce soit au niveau du comportement ou au point de vue physique.

Sophia avait hérité des cheveux roux de sa mère, mais d'un ton nettement plus vif que le beau mordoré de Lily. Ses yeux étaient marrons comme ceux de son père. Elle était nettement plus grande que son frère. Harry présentait les lumineux yeux verts de sa mère alliés aux cheveux indomptables de James, tirant vers le noir. Il était plus petit et beaucoup plus fin que sa sœur, comme s'il perdait déjà ses rondeurs de bébé.

Lyra fit une énième tentative pour tendre son biberon à Sophia, espérant que cette dernière en vienne enfin à se calmer, sans succès. Une nouvelle fois, elle dut faire un pas de côté pour éviter l'objet que la fillette venait de lui jeter en pleine figure.

Alors qu'elle ramassait le récipient, la porte de la chambre s'ouvrit violemment sur une haute silhouette encapuchonnée de noir. Lyra voulut l'empêcher d'avancer mais d'un revers de la main, l'intrus l'envoya percuter le mur. Après un choc sourd, le petit corps glissa au sol, le cou brisé.

L'homme se tourna vers les enfants. Alors que la surprise de son entrée avait laissé un instant Sophia sans voix, la fillette recommença à hurler dès que l'importun porta son attention sur elle.

- Tais-toi, sale mioche, siffla Voldemort en lui lançant un sort de silence.

Harry observa d'un air interrogatif sa sœur. Il était évident qu'elle continuait à crier, mais plus un son n'émanait d'elle. Il reporta son regard sur l'homme en noir. Ce dernier rabattit sa capuche, dévoilant son visage presque reptilien, faisant ainsi sursauter le petit garçon qui afficha une mine apeurée.

Voldemort s'approcha des deux petits lits, étudiant attentivement leurs occupants. Un sourire effrayant se dessina sur ses lèvres presque inexistantes alors qu'il scrutait les yeux écarquillés d'horreur et emplis de larmes de Sophia.

Avec un reniflement dédaigneux, il se tourna vers Harry qui s'agrippa aux barreaux pour tenter de se redresser.

- Ainsi donc, ce serait toi ? demanda Voldemort, dubitatif. Je me serai attendu à ce que des jumeaux aient une puissance à peu près identique, mais il semble bien que ce ne soit pas le cas. Eh bien soit !

Il recula de quelques pas et sortit sa baguette magique. Étonnamment, Sophia, toujours sous le sort de silence, cessa aussitôt de pleurer et se mit à battre des mains. Le monsieur allait faire comme Papa. Il allait faire des étincelles avec le bout de bois.

- Avada Kedavra !

Le rayon vert fila vers Harry. Au moment où il allait l'atteindre, un dôme doré recouvrit le garçonnet et le sort fut renvoyé à son expéditeur. Abasourdi, Voldemort ne put faire un seul geste et encaissa le sortilège.

Une énorme explosion secoua la bâtisse tout entière, dans un flash de lumière éblouissant. Les cris de Sophia retentirent à nouveau. Personne ne vit la baguette fumante s'élever dans les airs et disparaître sans laisser de traces.

Quelques minutes plus tard, six personnes firent irruption dans la maison et se précipitèrent dans les escaliers. Lily et James furent les premiers à atteindre la pièce, suivis de près d'un Sirius hagard et d'un vieil homme portant un longue barbe blanche qui semblait étrangement intéressé. Derrière eux arrivaient Remus Lupin, très inquiet, et un autre homme revêtu d'une austère robe noire, l'air faussement non concerné.

James dut pousser les gravats pour que sa femme et lui puissent accéder aux deux petits lits. Lily se précipita pour prendre sa fille dans ses bras tandis que le vieillard et James scannaient la chambre. Ils découvrirent au centre du parquet un cercle calciné, un peu de poussière et un morceau d'étoffe brûlée.

Remus s'était doucement approché et avait dégagé le petit Harry des morceaux de plâtre qui encombraient son lit, pour le prendre dans ses bras. L'enfant semblait endormi, mais il arborait sur le front une étrange blessure en forme d'éclair.

Le vieux sorcier agita sa baguette au-dessus du petit corps et fit une légère grimace. Il se tourna ensuite vers la jeune Sophia qui sanglotait dans les bras de sa mère, tandis que son père lui chuchotait des mots d'apaisement. Il répéta la même opération sur la petite fille. Un sourire se dessina sous sa barbe.

- Eh bien, il semble que la prophétie dont je vous ai parlé se soit réalisée, déclara tout guilleret Albus Dumbledore. Les jumeaux ont apparemment réussi à éliminer Voldemort !

- Que voulez-vous dire, Albus ? chevrota James, observant celui qui avait été son directeur d'école et mentor.

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore était effectivement le directeur de la célèbre école de magie et de sorcellerie de Poudlard. Il était également président sorcier du Magenmagot et Manitou suprême de la Confédération internationale des mages et sorciers. A ses côtés, l'homme en noir, Severus Rogue, maître des potions de Poudlard, haussait un sourcil perplexe.

- Eh bien, c'est simple. Regardez ce petit tas de cendre. Il s'agit des restes du mage noir.

- Mais, je croyais que la prophétie ne désignait qu'un seul enfant ? interrogea Lily.

- Mmmm. Oui, en effet !

Dumbledore marmonna dans sa barbe, repassant sa baguette au-dessus des deux enfants.

- Eh bien, a priori, je dirai que c'est Sophia qui a dû réaliser cet exploit. Son niveau de magie est très élevé.

- Oui évidemment ! s'écria James. C'est ma petite Sophia, notre petit trésor qui nous a tous sauvé !

- Mais, et Harry ? demanda Remus qui berçait le bébé.

- Contrairement à sa sœur, sa magie est vraiment très faible. Elle s'apparente plus à celle d'un cracmol qu'à un sorcier qui pourrait accomplir la prophétie.

- Mais vous aviez parlé d'une marque, et Harry a une cicatrice sur le front ! insista le loup.

- Sûrement due aux gravats qui sont tombés, éluda le Vieux Sage.

- Oh, s'exclama Lily. Regardez la main de Sophia !

Aussitôt, tous examinèrent la main de la gamine qui semblait se pâmer de l'attention générale. Sur la paume droite de l'enfant, on pouvait voir une minuscule plaie en forme de V.

- V, comme Voldemort ! Comme Victoire ! sourit James.

- James, Lily, j'aimerais que vous veniez vivre à Poudlard pendant un temps. Pour votre protection et celle des enfants, commença Albus.

- Protection ? Mais si Voldemort est mort …

- Il reste toujours les Mangemorts qui pourraient vouloir se venger de Sophia. Et puis, Tom lui-même pourrait encore nous réserver des surprises, dit-il énigmatique. Vous devez venir avec moi. Cela permettra d'entraîner Sophia dans les meilleures conditions. De plus, à Poudlard, les elfes pourront s'occuper de Harry. Si sa magie est trop faible, il n'aura pas le niveau et ne serait qu'un poids pour vous qui devez vous concentrer sur votre petite fille. Nous aviserons plus tard pour décider s'il a sa place parmi les sorciers ou non.

- Eh bien, d'accord, mais que ferons-nous ?

- J'ai toujours besoin de professeurs. Vous pourriez vous charger des cours d'arithmancie et de DCFM. On pourrait également ouvrir une classe de duel. De toute façon, votre présence s'expliquera d'elle-même par la nécessité d'une éducation préférentielle pour Sophia. Et puis, je reste le seul décisionnaire des personnes résidant dans le Château.

- Nous ferons comme vous le proposez.

- Parfait. Mais je crois que nous devrions aller voir Pomfresh tout de suite. Cette pauvre petite a sûrement besoin de soins après pareille épreuve.

- Et Harry aussi ! asséna Remus qui n'appréciait pas beaucoup le statut que l'on réservait à son filleul.

OoOoOoOoOoOoOoO

1er Novembre 1981 – 8h00

Poppy Pomfresh entra dans l'infirmerie et se rendit au chevet de sa petite patiente. Elle était entourée de ses parents et de son parrain qui s'étaient tous assoupis sur leurs chaises. Elle lança aussitôt les sorts de diagnostic d'usage et sourit en compulsant les résultats qui s'affichaient sur son parchemin.

- Comment va-t-elle ? demanda Lily angoissée, secouant la tête pour chasser la fatigue.

- Parfaitement bien. Elle est en pleine forme, comme toute petite fille de son âge.

- Quel soulagement ! intervint James qui se pencha pour déposer un baiser sur le front de Sophia.

- Tout va bien, Poppy ? demanda Albus qui venait d'apparaître, suivi de Minerva McGonagall et de Severus Rogue.

- Oui, Monsieur le Directeur. Cette petite demoiselle peut quitter l'infirmerie dès ce matin. Même sa blessure à la main a déjà presque disparu. Tout cela ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir.

Les parents s'étreignirent, fous de joie, sous les regards attendris d'Albus et McGonagall. La sorcière originaire d'Ecosse assurait les cours de métamorphose et était également la vice-directrice de Poudlard.

Severus fit la grimace et reporta son attention sur Remus qui se tenait près du lit de Harry. Il vit le loup-garou tenter d'attirer l'attention de l'infirmière.

- Poppy, dit-il froidement, il semble que Remus ait besoin de vous.

Pomfresh s'avança vers Lupin.

- Que se passe-t-il Remus ? Ce n'est pas l'approche de la pleine lune …

- Pourriez-vous ausculter Harry ? Il semble avoir de la fièvre ! Et personne n'a encore soigné sa blessure au front, déclara-t-il avec un peu de hargne.

- Mais, mais …, bégaya l'infirmière.

Le rouge lui monta aux joues lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait failli à son devoir. Elle avait délaissé un patient. Prise dans l'excitation du moment en apprenant la disparition de Voldemort, elle en avait oublié ses obligations. Très vite, elle sortit sa baguette et commença les soins.

- Hmmm, son cœur magique est très faible … en effet, un peu de fièvre. Le choc de l'attaque sans doute … Une légère commotion aussi. L'origine de sa blessure ? marmonnait-elle.

- Alors, s'impatienta Remus.

- Moony, du calme ! intervint James.

- Du calme ? s'écria le loup-garou. Ton fils est inconscient depuis des heures, personne ne s'occupe de lui et tu me dis de me calmer !

- Mais toi tu t'en occupes ! rétorqua son ami.

Remus fut soufflé par la réponse et ne put émettre un mot de plus. A ce moment, il croisa les yeux noirs et insondables de Severus. Une étrange connexion sembla s'établir entre eux, tous deux atterrés par la remarque du père négligent.

- Bien ! Il n'a rien de vraiment grave. Une potion contre la fièvre et la légère infection, un baume pour sa blessure au front et il sera comme neuf, déclara l'infirmière qui entreprit de faire avaler le breuvage à Harry.

- Et sa magie ? demanda Lily. Albus nous a dit qu'il était presque cracmol.

- Eh bien, c'est vrai que comparé à Sophia, son niveau est vraiment très faible. Mais il est quand même plus fort qu'un cracmol. Il sera un sorcier peu puissant, c'est tout. Si on le compare au niveau de sa sœur, on peut remarquer une forte différence entre eux.

James et Lily échangèrent un regard dépité avant de reporter leur attention sur le petit corps.

- Ça c'est étrange, murmura Poppy.

- Quoi donc ? demanda James.

- D'habitude ce baume réagit très bien sur les plaies, je l'ai d'ailleurs utilisé sur Sophia hier et sa paume est déjà guérie.

- Et alors ? s'enquit Lily.

- La blessure sur le front de Harry ne se referme pas.

- Quelle est sa date de fabrication ? intervint Severus.

- C'est celui que vous m'avez apporté la semaine dernière, dit Poppy.

- C'est important ? requit James.

- Si tu n'étais pas un tel veracrasse en potions, tu saurais que si certaines préparations deviennent plus puissantes avec le temps, d'autres, comme ce baume, perdent de leur efficacité.

- Et c'est le cas pour celui-ci ? s'interposa Lily en posant la main sur le bras de James, pour l'empêcher de sauter à la gorge du Maitre des Potions.

- Non, il n'a qu'une semaine, comme l'a fait remarquer Poppy.

- Alors, pourquoi ça ne marche pas ? intervint Remus. Je croyais qu'il n'y avait que les blessures magiques qui résistaient aux soins magiques.

- En effet et c'est bien ça qui est étrange, souligna l'infirmière.

- Mais non ! Vous vous trompez, coupa Albus. Le niveau de magie du petit Harry est trop faible pour pouvoir interagir avec le baume. Il faut simplement laisser le temps au temps. La blessure se refermera bien d'elle-même.

- Interagir ? s'étonna Lily.

- Les soins magiques, que ce soient des baumes, des potions ou des sorts, ne peuvent fonctionner que sur des personnes disposant de pouvoirs magiques. Utiliser la magie guérisseuse sur des moldus serait totalement inutile, voire même dangereux, expliqua Severus.

- Ce qui explique qu'elle ne fonctionne pas totalement sur Harry puisque sa magie est très faible, conclut Dumbledore, fier de lui.

Tous acquiescèrent avec un certain soulagement, cependant deux d'entre eux restaient sceptiques.

TBC ...