Traduction française de « You Get Me Closer To God » par BaaBby-x. Cette histoire appartient à americanxidiot.
Je ne traduis pas les titres des chapitres puisque ce sont en fait des titres de chansons =) L'auteur les a très bien choisi par rapport à l'histoire donc je les laisse tel quel.
Ce chapitre a pour chanson principale « Closer » de Nine Inch Nails ( Très sensuel et sexuel, à écouter :D )
Bonne lecture et un grand merci pour vos reviews.
Emilie.
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Chapitre 1 : Closer
Bella
Je laissai Emmett à la voiture et rejoignis Alice vers les salles de cours. Nous commencions alors notre routine matinale. Elle se moquait de mes vêtements et je lui disais d'aller se faire voir. Il n'y avait rien de mal dans ma garde-robe. Les Jeans et les Converses étaient toujours à la mode, et les sweat-shirts étaient juste pratiques. Il faisait froid à Washington.
« Je suis sérieuse Bella, tu serais stupéfaite de voir le résultat si tu mettais le pull que je t'ai acheté. Un petit décolleté fait toute la différence »
« Ne parles pas de mon décolleté, et je ne parlerais pas de ton ridicule et énorme béguin pour Jasper Whitlock qui pour quelque raison qui soit te fait réagir autrement. » Son visage rougit légèrement et elle me lança un regard furieux.
« Très bien, » elle se radoucit, « mais ne viens pas pleurer sur mon épaule quand tu auras 30 ans et que tu seras toujours vierge. »
J'entendis une forte toux provenant de derrière.
Il souriait. Ce trou du cul.
« Tu es toujours malade, Edward ? » Alice demanda, l'air soucieux. J'adorais cette fille. Elle s'inquiétait beaucoup trop pour les personnes qu'elle aimait, même si elle ne les laissait jamais tranquille à propos de leurs fringues. « Tu as quitté le lycée tellement rapidement et ensuite tu t'es enfermé dans ta chambre toute la nuit. »
Il se força à ne garder qu'un petit sourire sur son visage, et ébouriffa les cheveux de sa sœur jumelle. « J'étais vraiment fatigué hier, mais je vais mieux maintenant, merci » Il se tourna vers moi, « Hey Bella, comment vas-tu ce matin ? »
« Pas mal. Prêt pour une analyse microscopique ? » Je répondis tranquillement. Nous étions bons à ces discutions nonchalantes.
« Oh. Définitivement. » Il leva les yeux au ciel. Impeccable.
« Mon dieu, Bella, qu'est ce qui t'es arrivé à la lèvre ? »
J'avais une petite croûte sur la lèvre inférieure, à l'endroit même où Edward avait agressivement attaqué ma bouche. J'aurais du m'attendre à ce qu'Alice s'en aperçoive. Cette fille voyait tout. Bien sûr, Emmett n'avait rien remarqué, mais il était comme d'habitude trop concentré sur sa bimbo blonde de petite amie pour voir autre chose. D'une certaine manière, j'étais redevable à Rosalie pour la distraction. Je ne pense pas qu'Emmett aurait été très content de savoir les autres endroits où Edward avait marqué mon corps hier …
Mais je ne pouvais pas penser à ça pour l'instant si je comptais en obtenir aussi aujourd'hui. Je passai ma langue sur mes lèvres comme si je remarquais ça pour la première fois.
« Ah, oui, » Je me forçai à avoir l'expression de quelqu'un qui vient de comprendre. « je suis rentrée dans un mur hier soir. Trop affamée pour le dîner, je suppose. » Alice et Edward rirent tous les deux, et Alice secoua la tête.
« Je me disais aussi. »
« J'espère que c'était un bon dîner Bella, ta lèvre s'est plutôt cognée méchamment. » Edward me sourit. Il feignait l'innocence. Je voulais le frapper.
Au lieu de ça j'avais seulement répondu, « Et bien, j'ai connu meilleur. » Ses yeux s'assombrirent instantanément mais il n'eut pas le temps de répondre puisque Alice et moi étions déjà entrées dans notre classe.
Le cours d'histoire était toujours ennuyant. Le professeur n'avait pas plus que la cinquantaine et montrer autant d'intérêt sur le sujet que ses élèves. J'avais l'habitude de me perdre dans mes pensées ou bien de m'endormir. Je passai doucement ma langue sur la croûte de ma lèvre, encore une fois et souris en repensant à comment je l'avais eu.
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Edward et moi nous étions rencontré six mois auparavant lorsque Emmett et moi avions déménagé de Phoenix pour vivre avec notre père. Je partageais plusieurs cours avec Alice dans la matinée et le courant était tout de suite bien passé entre nous. Elle nous avait proposé de nous asseoir avec ses amis pour le déjeuner. Elle partageait la table avec deux filles, Jessica et Angela, et deux garçons, Eric et Ben. Elle m'avait prévenu que son frère jumeau s'asseyait aussi avec elle, mais rien ne m'avait préparé à la première fois que je l'avais vu.
La seconde où j'avais posé mes yeux sur son visage parfais, tout mon sang s'était précipité entre mes jambes. Je n'avais jamais ressenti une attraction aussi immédiate pour quelqu'un de ma vie. Il avait de profonds yeux verts, une peau de porcelaine et des cheveux qui le rendaient vraiment sexy. Je me souviens qu'il portait un tee-shirt noir et un jean ajusté, exposant son corps long et fin. Je suis vraiment étonnée de ne pas avoir bavé.
Après l'avoir observé pendant ce que je pensais être des minutes, mais qui n'était en fin de compte qu'une poignée de secondes, quelque chose de miraculeux se produit. Je lui tendis ma main et me présentai sans bégayer ni rougir.
« Bella Swan, petite nouvelle à Phoenix, amie d'Alice. »
Il leva un sourcil vers moi « Edward Cullen, vit à Phoenix depuis toujours, frère d'Alice. »
La chaleur que je sentais à travers notre poignée de main était incroyable. De la pure alchimie sexuelle, une étincelle électrique passa dans ma main. Ses grands et beaux yeux me prouvèrent qu'il l'avait ressenti lui aussi. J'aurais dû sauter sur lui à ce moment là, au diable Alice et ses amis, et Emmett assis derrière moi. Effectivement, ils m'avaient stoppé dans mon élan. Emmett et Edward parlèrent sport et musique, et j'écoutais Alice divaguer à propos de Port Angeles pour le reste du déjeuner.
Nous n'avions pas reparlé ensemble jusqu'au cours de biologie. Il s'était assis tranquillement près du seul siège vide, lisant son livre. Il aborda un joli petit sourire quand il remarqua la disposition des tables de travail.
« Alors Bella Swan, petite nouvelle à Phoenix, amie d'Alice, » Ses yeux scintillaient. Je ne savais même pas que les yeux pouvaient faire ça. « trois questions pour toi. »
Je parviens à me contrôler pour ne pas le reluquer jusqu'à remarquer qu'il m'observait lui aussi de haut. « Okay, Edward Cullen, vit à Phoenix depuis toujours, frère d'Alice. »
Il eut un sourire satisfait « Type de sushi préféré, dernier film que tu as loué, et chanson qui te trotte souvent dans la tête. »
Je me reposais sur mes bras, et entrepris de répondre à sa série de questions quand le professeur commença son cours.
« Unagi Rolls* ( Note de la traductrice : sushi avec de l'anguille et du concombre ), Sur le Quai*( film de 1954 avec Marlon Brandon ) et Closer, » Je lui chuchotai pendant que Mr. Banner lisait le programme à voix haute. Ma bouche s'était rapproché malgré moi à quelques centimètres de son oreille, et j'eus un mal fou à me tenir à une distance convenable.
Il ne bougea pas pendant quelques secondes, laissant échapper un petit souffle une fois que je retournai à ma place, et déchira un morceau de papier de son cahier.
L'anguille est un délicieux poisson, bon choix.
Marlon Brandon, un autre un bon choix.
Closer ?
Il poussa avec hâte le papier devant moi et je répondis.
Nine Inch Nails. Tu ne l'as jamais entendu ?
Un faible rougissement apparut sur ses joues, comme s'il avait compris à quoi cela faisait référence. Il n'écrivit rien en retour, et je m'inquiétais une minute sur le fait que je lui avais fait peur. C'était avant qu'il se rapproche de moi à tel point que je pouvais sentir son odeur et qu'il chanta à mon oreille « I wanna fuck you like an animal / Je veux te baiser comme un animal. »
J'en eus presque un orgasme, là, ici dans la salle de biologie.
Ce beau et irritant sourire satisfait était réapparu sur son visage quand j'osais à nouveau lever les yeux sur lui.
« C'est cette chanson ? » Il murmura. J'hochai la tête. Je n'étais pas encore sûre d'être capable de parler.
Lorsque le cours se finit, nous quittâmes la pièce, tous deux avec le sourire aux lèvres.
Le jour suivant se passa de la même manière.
Je m'assis à côté de lui sans demander l'autorisation et me tournai vers lui « Boisson préféré, premier album que tu as acheté, et dernier livre que tu as lu. »
Il était amusé par mon petit jeu « Root Beer* ( bière avec de la vanille, du réglisse … ) ou si tu voulais dire alcoolisé Barcadi Razz*( du rhum ), Days of Future Passed de The Moody Blues, et, » Il jeta un coup d'œil au livre posé près de lui, « 1984. »
« Moody Blues ? » Je le taquinai, « un peu bizarre pour un gosse. »
Il s'agita, « Mon père les adorait, et il avait l'habitude de me chanter « Nights In White Satins » pour me faire dormir. » Son sourire retomba et il piqua un fard en réalisant ce qu'il venait de dire. Et pas qu'un peu, comme son adorable teint d'hier, mais complètement, avec un vrai rougissement qui s'étendait de ses joues jusqu'à la ligne de sa mâchoire.
Je ris doucement de son embarras « C'est vraiment mignon, Edward. » Il rit à en perdre haleine et posa son regard sur moi.
Et c'était comme si nous étions retourné en arrière, à un autre moment. Ni l'un ni l'autre ne semblait pressé de le briser. Ses yeux expressifs évaluaient mon visage, s'obscurcissant quand il observa mes yeux, mes lèvres. Je lui renvoyai la faveur avec avidité, le dévorant du regard. Banner commença son cours avant qu'il n'arrive quoi que ce soit, et nous nous étions tournés vers ailleurs.
Je suppose que comme Edward et Emmett devinrent amis très vite et qu'Alice et moi nous entendions vraiment bien, je n'avais pas à m'inquiéter d'être seule avec Edward. Les frères et les sœurs étaient une sorte de casseurs d'ambiance. Je parvins à l'éviter en dehors des cours pendant plus de deux mois. Nous parlions très peu en dehors du cours de Biologie. Je prenais d'autres précautions bien sûr, m'assurant que j'étais toujours avec soit Emmett, soit Alice quand je devais le voir.
Il semblait faire la même chose, depuis qu'il avait pris soin de sortir de la maison quand j'y étais pour traîner avec Alice. Nous savions tous les deux qu'il y avait quelque chose entre lui et moi, et la tension sexuelle en Biologie était toujours trop difficile à retenir. Mais aucun d'entre nous ne recherchions ça.
Un jour de fin novembre je relisais Jane Eyre dans le salon lorsqu'on toqua à la porte. Je portais un vieux débardeur et un short, mais j'étais persuadé que ce n'était qu'Emmett qui avait simplement oublié sa clef alors je ne fis pas attention. Je déposai mon livre, et ouvris la porte pour voir Edward. Ses yeux s'élargirent lorsqu'il remarqua mon apparence et je regrettais déjà de ne pas avoir enfiler mon sweat-shirt qui reposait inutilement sur le divan.
« Euh. Salut. Euh. Bella. » Je ne l'avais jamais entendu bégayer avant. « Emmett est là ? Je passais pour voir s'il voulait sortir … ou, euh, faire quelque chose d'autre. »
Ma voix sortit plus rauque que je ne l'avais prévue. « Désolée Edward, il a quitté l'école avec Rosalie Hale, et je ne sais pas quand il sera de retour. »
« Oh, » Il murmura. Ses mains se resserrent dans ses poings. Ses joues étaient rouges, mais pas d'embarras . Tous mes efforts pour refermer la porte furent réduits à néant lorsque je le regardai dans les yeux. Ils brûlaient vraiment d'un désir ardent. Ardent et affamé. Pour moi.
Je ne sais pas lequel d'entre nous l'a fait le premier, mais l'instant d'après, Edward fît un pas à l'intérieur et referma la porte derrière lui tandis que le saisissais par le tee-shirt et l'attirais vers moi. Nos lèvres se cognèrent et j'ai cru que j'allais tomber dans les pommes. Il n'y avait pas de baisers doux et hésitants comme si on testait la température de l'eau. Seulement du feu, des langues, des mains, et de l'électricité. Je m'agrippai à ses cheveux et trébuchai en arrière avec lui sur le divan.
Jusqu'à ce point, je n'avais fait qu'embrasser des garçons. Mais avec le corps d'Edward me pressant contre le canapé, il n'y avait aucune chance que je me contente de ses baisers. Je déboutonnai son jean alors qu'il tâtonnait les rebords de mon débardeur. Nous avions gardé nos tee-shirt au cas où nous devions nous rhabiller en vitesse. Je n'ai aucune idée de comment nous avions contrôlé ce petit moment de clarté pendant notre long moment de passion.
Nous avions gémis fort quand mes doigts rentrèrent en contact avec les siens. J'avais entendu tellement d'histoires à propos de filles explorant maladroitement le nouveau territoire pendant leur première masturbation, mais ce n'était pas le cas pour nous. J'y allais au pure instinct et il semblait apprécier ça. Utilisant la goutte qui perlait de son bout humide comme lubrifiant, je passais ma main de la base jusqu'à l'extrémité. Il tira rapidement mon short jusqu'à mes genoux et fît courir un long doigt le long de mes parois mouillées.
Je l'avais déjà fait moi-même avant, mais ce n'était rien comparé à ça. Ses doigts agiles jouaient avec moi comme un maître et m'emmenèrent vers un nouveau précipice. Ma main augmentait sa vitesse à mesure que mon cœur accélérait et montait en flèche. Nous étions restés les yeux dans les yeux lorsque nous atteignîmes le sommet, avant de retomber ensemble. Un regard de pure extase croisa ses traits anguleux et rien qu'à cette vision, mon plaisir augmenta.
Nous avions replongé nos yeux dans le regard de l'autre pendant quelques secondes, étroitement entrelacés sur le divan. Je remontai mon short pendant qu'il reboutonna son pantalon.
Et puis, nous avions ri ensemble. Il m'embrassa à nouveau, souriant contre mes lèvres. Puis, après, nous nous relevâmes.
« Je pense que c'est mieux de dire que nous nous attendions à ça depuis un moment. » Je ris nerveusement.
Il eut un grand sourire, « Ça, c'est sur. Ce tout premier jour tu m'as presque tué. ' Closer ? ' Vraiment, Bella ? » Je ris.
Nous en riions encore lorsqu'il s'en alla. Je crois que nous assumions cette petite escapade et que les choses allaient redevenir ce qu'elles étaient d'habitude.
C'était jusqu'à la fois où nous nous retrouvâmes de nouveau seuls. Et celle d'après aussi. Nous trouvions toujours des excuses pour être ensemble. Et avant même que je m'en rende compte, Edward et moi couchions ensemble au moins trois fois par semaine.
Personne était au courant de nos activités extrascolaires et nous faisions en sorte que cela reste comme ça. Nous n'étions pas dans une relation amoureuse. Nous ne nous voyions pas d'une manière romantique, et nous savions que les autres ne le comprendraient pas. Ils savaient à peine qu'on était amis.
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C'était un merveilleux système, vraiment. Edward avait juste ri quand j'étais bourrée et que j'avais laissé Mike Newton me tripoter à une fête en Décembre. Et j'avais été fière de lui quand il avait eu une fellation par Lauren Mallory dans le placard du gardien le jour de la reprise des cours après les vacances d'hiver. Nous avions en fait eu la meilleure partie de jambes en l'air l'après-midi suivant. Enfin, jusqu'à la nuit dernière je suppose …
La sonnerie retentit, me sortant de mes rêveries sur Edward. Merde. Maintenant, j'étais excitée et ce n'était que l'après-midi.
Je traversai le hall avec une inconfortable douleur entre les jambes. Ce n'aurait pas pu être pire quand je vis Edward s'avançait vers moi avec cet arrogant sourire sur son visage.
Il fredonnait quelque chose. « Re-salut JellyBean. Devrais-je te dire que tes lèvres sont magnifiques aujourd'hui. » Il continuait de fredonner cette chanson qu'il avait en tête.
« Je devrais être furieuse contre toi si je n'étais pas aussi satisfaite qu'en ce moment même » Okay, c'était un mensonge. Pas après avoir pensé à lui pendant tout un cours entier.
Il continuait de fredonner, sans jamais chanter clairement jusqu'à ce qu'on l'arrive à ma salle de cours. Il se rapprocha alors, juste un peu, et chanta, « You let me penetrate you, you let me complicate you/ Tu me laisses te pénétrer, tu me laisses te compliquer … »
Je lui laissa un regard noir, et je savais qu'il pouvait lire le désir dans mes yeux quand je lui dis « Tu es un trou du cul, Edward Cullen. »
Il éclata de rire, et retourna dans le hall.
Plus que six heures à tenir, plus que six heures.
