*Merci Ange pour ta review ! O:) ça doit faire 9/10 ans il me semble... Là en l'occurrence elle en a 10 :)

Un tout grand merci à ceux qui m'ont lue, ont commenté, ont suivi l'histoire.. je m'attendais pas à voir tant de monde si vite, vous êtes géniaux !

Place au second chapitre ! :)*


Élin poussa la porte du café et se glissa à l'intérieur le plus vite possible, sans pouvoir empêcher une bourrasque de neige et de vent glacé d'entrer avec elle.

Cela faisait plusieurs mois qu'elle avait décidé de retrouver Loki. Elle ne s'était pas résignée à demander de l'aide à Tony et après de nombreux échecs, s'était en quelque sorte découragée. Elle était retournée dans la ville où elle avait passé son enfance, mais sa mère n'avait pu lui fournir aucune explication. Elle travaillait dans l'hôpital où Élin avait été amenée après son « accident », et l'avait adoptée. C'était tout. La piste de menait nulle part. Élin était repassée par la bibliothèque saluer l'adorable vieille femme qui s'en occupait toujours. Autour d'une tasse de thé qui lui rappela les nombreuses heures passées à lire dans le bâtiment, Élin s'était confiée à son amie. Le tas de neige qui lui était tombé dessus quand elle était petite, sa température toujours trop basse, et ses découvertes plus récentes. La mamy anglaise l'avait écoutée comme quand elle n'était qu'une gamine, et lui avait avoué qu'elle l'avait déjà vue virer au bleu, quand elle était plongée trop profondément dans ses lectures. Elle s'était ensuite levée de son fauteuil et s'était dirigée à petits pas vers la réserve, pour en revenir avec un petit volume tout fin et poussiéreux qu'elle lui avait tendu en disant : « Tiens. J'ai quelques livres sur la mythologie nordique en rayonnage, mais ça... c'est un original de chez original. Il date des échanges commerciaux entre la Grèce et le Nord de l'Europe. Je ne sais pas comment il est arrivé là, il devrait être dans un musée depuis belle lurette, enfin bon... Tu sais lire le grec, n'est-ce pas ? »

Élin avait acquiescé en prenant le livre en main, fascinée. Il semblait tellement improbable que ce minuscule ouvrage ait traversé tant d'époques pour finalement lui être remis par une vieille rate de bibliothèque au grand cœur. Elle avait promis d'en prendre le plus grand soin et s'était installée à son ancienne place pour commencer à lire. La bibliothécaire lui avait apporté deux méthodes pour apprendre le suédois et le norvégien, ainsi que ce qu'elle avait trouvé de mieux sur l'ancien parler scandinave, le tout accompagné d'une tasse de thé. Une semaine plus tard, Élin s'envolait pour les terres Vikings.

La porte se ferma avec réticence. Élin se secoua dans l'entrée et accrocha sa veste au porte-manteaux. Elle pénétra dans la salle principale du café : une pièce basse de plafond, pleine d'odeurs de nourriture, d'alcool, de bois qui brûlait dans l'âtre, éclairée par une ribambelle d'ampoules qui pendaient directement du plafond. L'endroit était chaleureux, l'atmosphère générale était plutôt cosy, surtout quand la tempête faisait rage dehors. Deux touristes étaient attablés près d'une des fenêtres auxquelles brûlaient des bougies, et un homme massif était accoudé au comptoir. Élin ne l'avait jamais vu ailleurs depuis son arrivée. Elle ne l'avait jamais vu non plus autrement qu'un verre à moitié rempli dans la main, affalé sur le bar, la tête dans le creux du coude.

-Toujours pas gelée ? Lui demanda le barman en rigolant, avec un accent bourru.

Elle répondit en norvégien :

-Toujours pas ! Mais je ne dirais pas non à un chocolat chaud, s'il te plaît.

-Je t'amène ça de suite. Tu commences à prendre l'accent, au fait.

-Haha, merci.

Elle alla s'installer dans un sofa près du feu et étala ses notes du jour sur la table basse. Jörgen vint lui apporter un chocolat chaud. Le breuvage avait un aspect étrange, et elle savait qu'il aurait ce goût trop amer qu'elle commençait à apprécier.

-Ta grammaire a encore du progrès à faire, par contre, se moqua gentiment le tenancier.

-Je fais ce que je peux, c'est pas facile, sourit-elle. Merci, Jörgen.

-La chasse a été fructueuse ?

-Je pense bien. La vieille Hedda que tu m'as conseillé d'aller voir était très sympathique, mais comme elle ne parle pas un mot d'anglais, je l'ai enregistrée, pour être sûre de ne pas laisser passer d'info importante.

Elle s'interrompit, le regard perdu dans les flammes.

-C'était... envoûtant, en tout cas, de l'écouter raconter ses histoires, même si je ne comprenais pas tout. J'aurais pu rester là toute ma vie.

Jörgen acquiesça.

-C'est une... Une sorcière qui peut contrôler le temps. La météo, je veux dire. Une tempestaire.

-Vraiment ?

-Enfin, c'était. Il y a très longtemps, elle était déjà là, et elle avait été maudite au nom d'Odin par son ancien village, beaucoup plus au sud. Alors elle est partie, elle a voyagé loin vers le sud, et quand l'Église et son Inquisition se sont rapprochés de là où elle se cachait, elle est revenue. Mais elle avait été maudite, alors elle a dû perdre ses pouvoirs pour rentrer au pays. Elle n'est jamais retournée chez elle, elle est venue s'installer ici à la place. Plus au Nord.

-Carrément... Qu'est-ce qu'elle a fait pour être maudite ?

Jörgen baissa les yeux et secoua la tête en grommelant.

-Ne lui demande pas, si tu tiens à la vie. Je ne sais pas si c'était elle, mais les légendes parlent de trois tempestaires très puissants qui menaient la vie dure aux habitants du sud, il y a des centaines d'années...

-Elle n'a pas l'air d'une méchante sorcière. Elle me fait plutôt penser la bibliothécaire de la ville où j'habitais quand j'étais petite.

-Tout le monde change. Elle a dû vivre des choses pas amusantes, là-bas. Tout le monde sait que les gens sont fous, au Sud. Plus on descend, plus ils sont fous. Maintenant comme il y a plusieurs siècles.

-Si tu le dis, rit Élin. Tu veux bien m'aider à traduire les enregistrements, s'il te plaît ? Si tu as le temps.

Jörgen correspondait vraiment à l'idée qu'elle se faisait des Nordiques avant d'entreprendre son périple : un ours. Gentil comme tout, bourru, tranquille, ne se mêlant pas trop du monde mais content quand il recevait de la visite dans son patelin reculé. Bien sûr, elle en avait à présent croisé pas mal, et tous n'étaient pas aussi sympathiques, -il y avait des ours grincheux- mais elle constatait, comme pendant les quelques autres voyages qu'elle avait faits, que quand on prenait la peine de s'intéresser à la cultures des gens, ils se montraient souvent accueillants en retour. Et parler leur langue -même mal- faisait vraiment tomber les barrières plus facilement.

Jörgen servit ses deux clients -le café faisait aussi chambre d'hôte et brasserie- puis vint s'asseoir à côté d'elle. Il lui traduisit deux, trois passages des histoires que Hedda lui avait contées tout l'après-midi, puis regarda ses traductions précédentes. Il s'arrêta, les feuilles dans les mains et tourna la tête vers Élin.

-Tu ne cherches pas à récolter des légendes, n'est-ce pas ?

-Hein ?

-Tu cherche quelque-chose d'autre.

-Comment ça ? Non, je...

Ses mots moururent au bord de ses lèvres quand elle vit Jörgen, son carnet de notes en main. Il la regardait d'un air désapprobateur.

-Je ne suis pas un imbécile, tu sais. Et Hedda non plus. Je suis sûr qu'elle t'aurait expliqué en détail ce que tu cherchais, et comment le trouver, si tu lui avais demandé directement. Les gens du Sud... soupira-t-il.

-Tu crois ? Je... Je suis désolée. J'avais peur de passer pour une folle...

-Ici ? Tu n'es pas en Amérique, Élin, ici les légendes sont toujours réelles, même si elle sont parfois endormies. Maintenant si tu m'expliquais pourquoi tu veux rejoindre Asgard ?

Élin soupira. De tous les Nordiques sympas qu'elle avait rencontrés, Jörgen était son ours préféré. L'homme d'une bonne quarantaine d'années lui inspirait confiance, mais pouvait-elle se confier à lui pour autant ? D'autant que les géants des glaces étaient par principe les ennemis des dieux, pas sûr que l'humain soit toujours disposé à l'aider une fois qu'il saurait.

-Aide-moi à traduire ça, et je t'explique tout, se résigna-t-elle. Il y a un mot que je ne comprend pas, et que je ne trouve pas dans mes dictionnaires.

-Ah, ça, fit Jörgen en écoutant la voix de la vieille Hedda dans le casque de l'enregistreur. C'est un nom de lieu, le Lac du Matin. C'est assez éloigné, mais ce n'est pas grand-chose comparé à tout ce que tu as déjà parcouru. C'est là où le Bifrost apparaît... Dans les légendes.

Il lui désigna l'endroit sur une carte.

-Dis-moi, maintenant.

-Ok, céda-t-elle en rangeant ses affaires.

Elle monta dans la chambre qu'elle occupait depuis trois jours et redescendit avec les résultats d'analyse ADN de Loki et d'elle-même et les présenta à Jörgen. L'homme n'avait pas l'air de vraiment comprendre ce que ça représentait, pas qu'il ne la croyait pas, mais ces séries de chiffres et de graphiques avaient une signification qui restait floue pour lui. Alors elle changea de méthode.

-Bon, laisse tomber. Habille-toi, je vais te montrer un truc.

Elle fila ranger son sac dans sa chambre pendant que Jörgen enfilait sa parka, ses gants et son bonnet. Ils sortirent dans l'arrière cour. Le vent qui s'engouffrait dedans formait de violents tourbillons, la neige tombait en rafales qui les aveuglaient. Enfin, qui aveuglaient Jörgen, Élin n'en souffrait pas vraiment. Elle enleva ses gants sous le regard paniqué du norvégien. Elle l'entendit crier des avertissements à travers la tempête, et paniquer encore plus alors que ses doigts devenaient bleus. Il se tut cependant quand les étranges marques commencèrent à apparaître dessus. Il leva un regard interrogateur vers Élin.

-Toujours pas convaincu ? Attend.

Elle ôta son bonnet et son écharpe qui recouvrait jusqu'à son nez. Jörgen observa médusé sa peau prendre cette couleur bleuté à laquelle elle était habituée depuis qu'elle traversait les pays nordiques en long et en large.

-Tu es l'une d'entre eux ? Une... Jötunn, une géante des glaces ?

-Ne panique pas, ok ?

Jörgen recula d'un pas. Élin remit son écharpe et fit mine de rentrer.

-Non, je ne panique pas, articula le norvégien d'une voix blanche. J'ai vu à la tv que les dieux sont revenus sur terre à plusieurs reprises. Mais c'est quand même surprenant.

Il la suivit à l'intérieur, se dirigea vers le bar et se servit un shot de vodka. Puis il fixa Élin sans rien dire pendant trente secondes, et s'en resservit un deuxième.

-Pourquoi tu veux te rendre à Asgard ?

Élin jeta un coup d'œil à l'énorme homme toujours affalé sur le comptoir.

-T'inquiètes pas de lui. Dis-moi. Mais laisse-moi te prévenir que je ne t'aiderai pas à nuire aux dieux, Jötunn.

-Jörgen, je veux juste savoir d'où je viens. Je ne pense pas être une mauvaise personne et je ne sais même pas me battre, je ne vois vraiment pas le tort que je pourrais faire aux Asgardiens, même si j'en avais l'intention. Non, écoute, je ne me souviens de rien avant le jour où je me suis réveillée dans un hôpital quand j'avais sept ans. J'ignore tout de ma vie d'avant, et de comment j'ai atterri là. Je ne sais même pas si j'avais vraiment sept ans ! Je ne veux faire de mal à personne, je veux juste savoir qui je suis.

L'homme la regarda un long moment. Il sembla convaincu par son plaidoyer car il reboucha la bouteille de vodka et soupira.

-D'après tes notes mal traduites, le jour où le Bifrost apparaît sur le Lac du Matin est demain. Parfois il n'apparaît pas, mais en général c'est plutôt régulier. On ne sait jamais. Je t'y emmènerai, tu n'y seras jamais à temps à pied.

-Merci !

Ils partirent bien avant l'aube, car ils devaient arriver au bord du lac avant le lever du soleil. Jörgen avait confié le café à son voisin comme il le faisait de temps en temps, et ils avaient démarré juste au moment où la tempête s'apaisait.

Le ciel s'était dégagé quand ils arrivèrent. Il descendirent de la voiture et se dirigèrent à travers les arbres vers le Lac encore plongé dans la pénombre. Les seuls bruits étaient causés par des paquets de neiges qui tombaient des sapins suivant quelques rares bourrasques, mais on entendait pas le moindre signe de vie. Élin se rendit compte qu'elle retenait sa respiration. Ils avancèrent sans parler, leurs pas craquant sur la berge recouverte de neige. Le ciel était déjà devenu plus clair quand Jörgen s'arrêta et lui désigna un rocher qui émergeait à deux mètres de la rive.

-C'est là. Le soleil va émerger de là, entre ces deux montagnes.

Élin s'avança. Elle était à hauteur du rocher mais n'avait pas encore franchi la distance qui l'en séparait. Elle regarda l'endroit que lui désignait Jörgen.

-Parfois, il n'apparaît pas... dit le Norvégien. Mais... On dit qu'on peut faire une offrande aux dieux pour qu'ils ouvrent le passage.

-Quoi, comme offrande ? Pas un sacrifice humain, j'espère. Questionna Élin, mi-figue mi-raisin.

-Non, d'habitude ce sont des animaux, ou de la nourriture -ou de l'hydromel-, mais apparemment ici les bijoux étaient plus courants.

-Les bijoux ?

Après réflexion elle ajouta pour elle-même :

-Mais bien sûr. Des choses prismatiques, qui diffractent la lumière et créent un arc-en-ciel !

Puis, plus haut :

-Je n'ai pas de bijoux qui pourraient faire office de prisme, sur moi. On va juste espérer que ça marche sans.

Elle entendit Jörgen se rapprocher dans son dos.

-Tiens.

Elle se retourna. Jörgen lui tendait un collier auquel balançait un pendant contenant un cristal. L'objet était délicat, un fin écrin d'argent entourant le petit cristal taillé en forme de diamant. Élin voyait mal Jörgen porter un tel bijou.

-C'était à ma femme, grommela-t-il.

Élin réalisa qu'elle ignorait tout de l'homme qu'elle avait en face d'elle. Elle savait vaguement qu'il avait un fils, et il lui inspirait confiance, mais ce qu'elle connaissait de lui s'arrêtait là. Ses interrogations durent se lire sur son visage, car Jörgen ajouta :

-Elle est... Morte. Et puis, elle t'aurait appréciée, ça ne la dérangera pas.

-Merci, Jörgen, souffla Élin en recueillant le collier dans sa paume ouverte.

Elle dit que somme toute ce n'était qu'un prêt, Jörgen le récupérerait après qu'elle soit partie, mais la solennité avec laquelle il lui avait donné et son expression faisaient plutôt penser à quelque-chose de plus définitif. On ne devait pas pouvoir récupérer une offrande aux dieux. Élin ne sut pas comment le remercier alors elle lui sourit simplement, en espérant que sa reconnaissance se lirait dans ses yeux, puis elle se détourna et marcha quelques pas sur la glace pour rejoindre la petite plate-forme de pierre. La luminosité avait bien augmenté, le soleil ne tarderait plus à pointer le bout de ses rayons sur le Lac. Élin observa le paysage qui l'entourait. Pas étonnant que les Asgardiens aient jeté leur dévolu sur le peuple qui habitait une telle contrée.

Elle reporta son attention sur le pendentif. L'entrelacs de fils d'argent pouvait s'ouvrir, et Élin s'empara délicatement du cristal à l'intérieur. Elle le posa sur la neige devant elle et attendit. De longues secondes plus tard, le premier rayon de soleil frappa la surface du lac, les faisant tous les deux cligner des yeux. Dès qu'il eut atteint le cristal, il y eut comme une explosion de lumière et l'arc-en-ciel commença à se former. Ils admiraient, émerveillés, les couleurs se rassembler en un début de pont quand soudain, un reflet rouge de l'autre côté du lac leur fit tourner la tête. Iron-Man leur fonçait dessus à toute vitesse.

-Enfin ! Ça fait des mois que je te cherche, tu ne peux pas retourner là-bas.

Il s'interposa sans même y faire attention entre le rayon de lumière et le cristal, interrompant la formation du Bifrost et saisit Élin à bras-le-corps avant de redécoller, mettant les gaz. Dans la confusion, Élin entr'aperçut le visage de Jörgen qui se décomposait, puis la glace qui avait fondu sous les moteurs de Stark, là où avant se tenait le cristal, laissant un trou de presque un mètre de diamètre. Elle se débattit avec une force dont elle ne se serait jamais crue capable, arrachant au passage sa veste et les lanières de son sac à dos, et se laissa tomber. D'un seul mouvement, elle atterrit souplement à côté du trou et se glissa dans l'eau glacée. Après les quelques secondes qu'il lui fallut pour supporter le changement brutal et extrême de température elle aperçut le cristal de Jörgen qui scintillait comme une étoile au cœur de la nuit en s'enfonçant toujours plus profond. Élin accéléra du mieux qu'elle put et finit par le rattraper alors qu'il se posait sans un remous sur un fond rocailleux. L'air commençait à lui manquer. Elle s'en saisit et remonta à toute vitesse vers la surface qu'elle voyait à peine, loin au-dessus de sa tête. Elle émergea et s'accrocha au bord du cercle, haletant pour reprendre son souffle. Des mains de métal la hissèrent hors de l'eau et elle s'affala sur la glace en position fœtale. Elle ouvrit les yeux et, croisant le regard de Jörgen, ouvrit sa main crispée et dévoila le cristal, intact. Tony releva la visière de son casque et soupira.

-Bon... On aurait pas pu te cacher la vérité éternellement, je suppose.

-Tu étais au courant ? Oui, bien sûr que tu l'étais. Tu me surveillais, c'est ça ?

Elle se releva, remit le cristal dans son écrin de fils d'argent et alla rendre le collier à Jörgen. Tony la suivit.

-Élin, écoute. Je ne peux pas te laisser aller à Asgard...

-Sans blague... Ça m'aurait étonnée.

-De toute façon, Thor a cassé le Bifrost il y a quelques temps déjà, ça n'était qu'un bête arc-en-ciel. Mais je peux au moins t'expliquer comment tu t'es retrouvée ici.

-Ça me semble être la moindre des choses.

-À la seule et unique condition que tu ne tentes plus de quitter la terre.

-Tu te fous de ma gueule ?!

Elle planta ses talons dans le sol, face à Tony, et ramena ses mains derrière elle. Puis elle n'écouta qu'à peine les arguments d'Iron-Man avant de céder.

-Ok, ça va. Je promets.

Jörgen fut le seul à la voir croiser deux doigts dans son dos, mais il ne dit rien, n'eut aucune réaction. Élin récupéra son sac et rattacha tant bien que mal les lanières, puis elle fit ses adieux au Norvégien, le remercia de l'avoir aidée et de lui avoir fait confiance, et laissa Tony Stark la ramener à New York.


*J'espère que vous aurez apprécié ce chapitre :) Si ce n'est pas le cas, ben... dites-moi comment m'améliorer, je suis ouverte à toute critique ! (constructive plz ) (enfin, si vraiment vous voulez rager, allez-y hein, mais c'est un peu con ^^')*