POV McGee : Espagne : 20h30
- Combien de temps encore vais-je devoir vous subir ? cria Ziva
Elle en a de bonne, elle, les déserts elle connaît, la chaleur étouffante ce n'est pas mon truc. La seule chose agréable dans ce voyage c'est que là, à la mi-journée Tony a épuisé toute sa salive et enfin nous obtenons le silence.
- Si ça continue je vais demander à Gibbs de continuer seule,
- Et tu casseras toute la mission, nous avons la chance de faire partie du même groupe que notre terroriste ce n'est pas rien ! bougonna Tony.
- Faire un pèlerinage, il en de bonne Gibbs, on aurait mieux fait de l'arrêter immédiatement, poursuivit l'israélienne. On n'est pas rendu à St-Jacques de Compostelle et avec vous, c'est une vraie plaie que de marcher toute la journée.
Elle enrageait.
Je tentais de la calmer :
- Oui mais on n'aura pas meilleure occasion que ces vacances pour approcher la cible, en plus on l'a toute la journée sous les yeux. Venez, retournons à l'auberge sinon ça paraitra suspect.
Nous redescendîmes vers la bâtisse isolée.
- Ça m'énerve de ne rien pouvoir faire, de le suivre comme un mouton, grogna Ziva. On le tue, on s'en va et l'affaire est réglée.
- Voilà les bonnes vielles méthodes qui reviennent ! On ne t'a rien appris en Amérique ? Nous sommes des enquêteurs, pas des tueurs !
- Vous allez vous taire, on obéit aux ordres et c'est tout. Je ne supporte plus vos disputes incessantes. Je vais dormir et j'espère que vous serez calmes. m'énervais-je, alors.
- He Mcgrognon ! m'interpella Tony.
Mais j'entrais dans le dortoir épuisé, agacé et doutant de plus en plus de la réussite de notre mission.
Le réveil fut difficile dans le grand dortoir mixte, car je fus secoué comme un prunier.
- Réveille- toi !
La voix de Ziva me tira du sommeil, j'en avais pris l'habitude depuis un mois que nous marchions.
- Debout, c'est urgent ! Il y a le feu au bac !
- Avec toi c'est toujours urgent, et tu t'es encore trompée, ce n'est pas bac...Tony explique lui !
- Si je te réveille, c'est bien pour ça, il n'y a plus de Tony.
Elle m'aurait renversé un sceau d'eau froide sur la tête, ce qu'elle avait cru bon faire il y a quinze jours, j'aurais eu la même réaction :
- Quoi ? Comment ?
Les dernières personnes qui quittèrent la pièce, me jetèrent des regards intrigués. J'avais presque crié.
Ziva baragouina un truc en espagnol, mais nous nous retrouvions que tous les deux.
- Ce matin Tony n'était plus là, ni lui ni ses affaires, il s'est volatilisé.
- Non ce n'est pas possible, murmurai-je. Et notre « ami » ?
- Oh lui ! Toujours là…
Bon je m'attendais plutôt à perdre la cible qu'un agent mais Tony avait décidément le chic pour compliquer la vie des autres.
Il était temps d'appeler de l'autre côté de l'Atlantique.
