Bonjour tout le monde,

Me voici avec un nouveau chapitre… Je sais, je vous avez dit que je ne posterai pas avant la fin de ma fiction précédente mais bon, j'ai eu quelques lectrices qui m'ont fait cette demande expressément vu comment j'avance sur cette fiction…

Merci à toutes et à tous (?) pour vos mises en alerte et pour vos reviews. Pour celles qui ne me connaissent pas et qui n'osent pas poster des reviews, je réponds à toutes et si vous avez des questions, je suis à votre disposition… Alors n'hésitez pas :D

Bon alors j'aimerai tous vous remercier de nouveau avec une dédicace spéciale pour mes UPPG d'amour (Ma Superbeta Vinou et Mon Tit Amour), Jessica pour tes avis, Dodo et Virginie pour les bannières… Merci aussi à appaloosa et Sabi pour votre enthousiasme, sans vous on aurait encore attendu avant le poste :D.

Bon alors je passe aux réponses des presqu'anonymes (n'hésitez pas à vous inscrire -) ) …

Slostandsad : Bonjour et Bienvenue à toi. J'espère que la suite va te plaire, bisous et j'espère te voir très souvent. Merci.

Anne : Coucou et bienvenue à toi. J'adore ton enthousiasme et j'espère te voir très souvent parmi nous. J'espère que la suite va te plaire. Merci. Bisous et bonne lecture…

Nanouche : Coucou et bienvenue à toi. J'espère que ma suite te plaira ainsi que le déroulement puisque tu aimes déjà l'idée de base. Voici la suite que tu attendais tant. Merci. Bisous.

PLAYLIST : TENNESSEE- PEARL HARBOR SOUNDTRACK

Chapitre 1 : Commencement…

Venise, 1583.

Ville riche et décadente, la femme y est traitée en marchandise, souvent elle ne sait pas lire. Certaines, ont pourtant un avenir différent…

Ville rêvée où nous dansions notre jeunesse,

Venise, paradis fier, beau et pleins de liesse.

Nous vivions pour l'amour, le plaisir et la beauté,

Pour tout devoir, le désir contenté.

Entre ciel et terre, flottant dans la nuée,

Nous nous gorgions de rires dans la foule grisée.

Nous nous croyions alors éternels, bienheureux,

Notre gloire scellée à la plume de Dieu.

Nous trouvâmes un Eden frais et délicat,

Face à la peur des hommes toujours il faillira…

Je m'appelle Isabella et j'ai dix-sept ans. Je fais partie d'une ancienne famille de notre bonne cité de Venise. La famille Swan. Je suis une jeune fille simple et d'une insignifiance affligeante au regard de toutes les femmes pleines de charme de notre ville. J'ai les cheveux bruns et des yeux chocolat, rien de bien original. Ma peau est pale, presque translucide. Il faut dire que cette particularité est, de nos jours, un atout car il est d'usage d'avoir un teint diaphane, et pour ce faire la plupart des gens se fardent afin se blanchir le teint à grand renfort de blanc de céruse. Je suis de taille moyenne avec de jolies formes selon ma mère Renée. J'ai un visage en cœur, des lèvres ourlets d'un rose envoutant. Du moins c'est ce que mon amie Alice m'a toujours dit… « Tes lèvres sont ourlets et d'un rose envoutant, à la manière de deux petits pétales de rose posés sur ton visage… »

Ma famille habitait une vieille demeure, vestige du rang qu'occupaient autrefois les Swan. Mon père Charlie, décédé à ce jour, était Capitaine de la garde au service de notre belle cité de Venise. Il est mort de la goutte il y a de cela des années, après une longue agonie qui a ruinée notre famille. Je l'ai à peine connu cependant de vagues souvenirs m'assaillent et je me souviens d'une ambiance chaleureuse en ce doux foyer. Je me souviens d'une mère aimante, douce, et gaie. Aujourd'hui Renée, ma mère, avait perdue la flamme qui l'habitait à l'époque. Il faut dire qu'elle doit tenir les comptes, et faire tourner une vieille demeure avec à charge deux enfants et quelque domestique, n'est pas chose facile. Cependant, elle nous a toujours accordé, à mon frère Seth et moi, le strict minimum pour notre bien-être. Elle est devenue une femme froide, dure et stricte, et prône la discipline et le respect, sans oublier la culture qui est pour elle un atout non négligeable dans notre éducation…

Mon frère Seth, de quatre ans mon aîné, rêve d'une vie d'aventure sur les océans. Il est navigateur et il a l'espoir qu'un jour il deviendra le commandant d'un des navires de la flotte de notre cité mère. Il m'a enseigné depuis toute jeune l'art du combat et de l'équitation. Bien sûr, je ne monte pas comme toutes les dames le devraient, je monte comme un homme, un vrai. Il s'est d'ailleurs justifié en me disant que lorsqu'il ne serait plus à mes côtés, cela me serait bien utile…

Ma mère a toujours été proche de la famille Cullen. Carlisle est un des ministres de notre Etat et son clan est l'un des plus puissants d'Italie. Il C'est un homme d'une quarantaine d'années, des cheveux blonds, un regard vert émeraude, qu'il a légué à son fils, Edward. Sa femme Esmé est une femme douce et aimante, quand elle laisse tomber les barrières que lui impose l'étiquette. Elle a de longs cheveux caramel et de grands yeux d'un noir profond qu'elle avait légué à sa fille Alice…

Depuis mon enfance, j'ai été éduqué dans la maison des Cullen, j'y ai appris la littérature et les mathématiques, l'art de la poésie. J'ai le même âge que ma meilleure amie Alice. Nous faisons depuis toujours nos classes ensemble et…quelques bêtises, il faut bien le reconnaitre. Du moins, jusqu'à ce que nous soyons envoyées dans un pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles, sous la tutelle de la mère supérieure Elisabeth… Ah cette femme, est un démon ! Froide, rigide, austère, glaciale, stricte, même Renée est un ange par rapport à cette mégère. Elle prône l'autorité avant le respect. Et l'éducation se résume à la lecture et à l'apprentissage des prières et des chants bibliques. Alice et moi avons essayé, à maintes reprises de faire le mur, cependant, cela finit toujours par nous retomber dessus. En effet, les filles de notre classe nous ont souvent dénoncé, ce qui nous a valu de finir soit, dans le meilleur des cas, enfermées dans une chambre isolée, sans nourriture, soit allongées, face contre terre, nue de poitrine, avec une vingtaine de coups de trique.

Après nos classes, Alice et moi avons des cours avec un tuteur ou plutôt une tutrice, Sue. Elle adorable et essaie, quand elle le peut, de nous faire parvenir des livres autres que notre Sainte mère la Bible. Grâce à Dieu ! Pour cela, elle va souvent dans la bibliothèque de Don Carlisle et prend les seuls ouvrages qu'il pense qu'une femme doit lire. Cela se résume donc au strict nécessaire de la botanique et de la littérature populaire, quelques pièces de théâtre Del Arte…

Alice est une jeune femme d'un pétillant naturel, elle exaspère souvent sa gouvernante avec ses babillages mais elle est mon soleil. Elle est brune, les cheveux longs et soyeux, coiffée d'une tresse , elle ressemble en beaucoup son frère … Hum, Edward. Je me défends de parler de lui. Et pour cause, je l'ai toujours aimé…en secret.

Si vous avez une vision du paradis et d'un ange alors vous devez avoir un aperçu de ce que je ressens quand je vois apparaitre Edward. Mais je m'égare,…. Où en étions-nous ? Ah oui, Alice…

Alice, elle est de quelques semaines mon aînée et nous avons toujours été du plus loin que je m'en souvienne meilleures amies. Je n'ai aucun souvenir dont elle ne fait partie. Elle va dans quelques jours se marier. Non pas d'amour comme toutes les jeunes femmes en rêve, elle ne connaît d'ailleurs même pas son mari Don James Gigandet, mais plus par devoir. Pourtant, elle a un fort enthousiasme concernant son avenir et elle ne cesse de me dire toutes les bienfaits que cette union va avoir. Cependant, j'ai mal au cœur pour elle et me rends malade à l'idée que ma meilleure amie puisse vieillir sans n'avoir jamais connu l'amour véritable. Je crois depuis toujours à l'amour réciproques, celui qui est si forts qu'il peut soulever des montagnes, ces passions que l'on conte aux jeunes filles avant de dormir. Je veux connaitre l'amour qui vous donne des ailes, une communion avec l'être aimé. Je ne rêve que de cela et surtout dans les bras de mon seul amour, Edward.

Edward est un jeune homme, plein de vie, avec un certain caractère comme me le raconte sa sœur. Il a des avis assez tranchés et il ne revient jamais en arrière pour une quelconque décision. Il a une beauté indéfinissable… Les artistes contemporains s'inspirent souvent de l'art des anciens de l'Antiquité et Edward est de ces hommes qui ressemblent aux sculptures des Dieux. Il a une morphologie que je peux définir d'assez fine et tout en muscles même si je ne peux me permettre que de l'imaginer. Si la mère Elisabeth connaissait l'étendu des rêves qui emplissent mes nuits, je crains qu'elle ne m'enferme au couvent de Sainte Lucile, le restant de mes jours. Mais qu'importe, elle ne le saura jamais. Edward a des cheveux d'une couleur indéfinissable, changeante selon la lumière qui l'éclaire. Ses yeux émeraude, sont perçants et une lueur indescriptible brûle dans ses prunelles intenses.

Je connais Edward depuis toujours et pourtant j'ai comme l'impression qu'il ne me perçoit pas comme une simple sœur. Je ne saurais dire pourquoi, mais j'ai le sentiment au fond de moi, qu'il me regarde avec des yeux tout autres, du moins, je l'espère. Mais je suppose que mes sentiments m'empêche d'être objective…

Aujourd'hui nous sommes le jour de la Saint Marc, fête de notre saint protecteur. Nous fêtons en ce jour, l'amour et la passion. Les femmes sont à l'honneur notamment certaines femmes, les Courtisanes.

La ville se drape alors de rouge, et des quantités importantes de pétales sont jetées en la gloire féminine. Notre professeur et tyran, la Mère Elisabeth, a une sainte horreur de ce jour qui pour elle est funeste, et ne manque pas de nous le faire savoir. Les catins sont de sortie à la vue de tous et le péché de la luxure est honoré à son grand damne et sous les yeux de notre Seigneur. Chaque année elle se répète et nous entendons rabâcher sa haine contre ses putains qui sont damnées de toute évidence. Selon elle, elles méritent tous les châtiments de l'enfer. Elles sont les suppos de Satan, des sorcières méritant le buchée. Elles troublent les esprits masculins pour les faire tomber dans leur lit…

Je déteste ce jour, pour cette rengaine emplie de haine, et pourtant je ne peux m'empêcher d'être fascinée. Je les admire, elles sont si belles et si désirables. Elles sont libres et vivantes. Elles ne sont pas promises à des hommes inconnus comme pour mon amie Alice. Elles ont les hommes à leur pied et sont aimées… Depuis toujours, j'aime les voir et les observer, du moins lorsque j'arrive à me libérer du joug de notre sainte mère Elisabeth.

Aujourd'hui ne fera pas exception, il me faut les contempler. Mon amie Alice n'aime pas trop voir ce genre de populace du fait de sa famille et pourtant par amitié, elle m'accompagne chaque année. La meilleure partie du spectacle se déroule en ce moment, et bien sûr le matin nous avons leçon. Nous sommes assis à la table de notre classe en train de relire une fois encore les mêmes versets de l'Ancien Testament. Ne me prenez pas pour une païenne, je crois en Dieu mais relire pour je ne sais combien de fois le même passage est d'un ennui… Il me faut me divertir et quoi de mieux que d'aller voir les Courtisanes passer sur le canal.

Il fait chaud et j'ai une parade en tête. Je donne un léger coup à Alice sous la table. Je m'évente et feins de m'évanouir. Mon amie fait semblant de soutenir et m'emmène à l'infirmerie. J'essaie au mieux mon talent de comédienne qui je l'espère marchera. Les chipies de notre classe nous regardent avec un sourire entendu, nous laissant comprendre que cela se finirait par une punition. Mais cela ne va pas m'arrêter…

Après avoir fermé la porte, nous nous sommes mises à courir. Mon cœur bat à toute allure et mes poumons se mettent à respirer l'air avec joie et bonheur. Cela me donne encore plus l'envie de les voir. Alice traine derrière et doit pourtant me suivre. Je l'entends bien protester dans mon dos mais je ne peux m'arrêter.

-Bella, attend. Tu vas trop vite…

Je fais fis et accélère. Nous sommes à encore loin des berges où le cortège passe en gondoles. On entend déjà les acclamations et cris, les rires et exclamations. Il me faut les voir.

-Plus vite Alice ou nous allons tout rater…

-Bella, je t'en prie, mes jambes me lancent de courir trop vite… Ralentis un peu je t'en conjure…

-Tu prendras le temps de te reposer après. Il nous faut les voir…

-Toi peut-être mais les filles de haut rang ne peuvent être vues en de pareille démonstration…

Mais peut importe les filles de haut rang et tout le toutim. Je me mets à accélérer d'avantage, nous sommes si proches de la foule, je la vois au loin. Alice me lâche la main et se plaque contre le mur de la bâtisse la plus proche des berges du canal. Je lui jette un regard. Elle est rouge et la sueur commence à couler sur sa peau de couleur perle, elle me fait un signe comme quoi je peux continuer. Je lui prends tout de même la main sous ses protestations et la mène sur le pont le plus proche. Il est bondé bien sûr, mais comme nous sommes des femmes, nous n'avons pas à jouer des coudes pour nous approcher un peu plus. Nous voilà accoudées aux bords du pont et devant se produit un spectacle d'une beauté inégalée. Elles sont là…

Les courtisanes sont dans des gondoles et se pavanant aux yeux de tous les hommes et du peuple. Chacune dévoilant ses charmes à leur manière, certaines avec plus de subtilité que d'autres. Leurs tenues sont multicolores et mes yeux ne peuvent plus les quitter. Je suis hypnotisée par ce défilé. Des parfums exquis de fleurs et de fruits embaumés l'air. Mon esprit est ailleurs, je me sens bien, vivante. Je me sens presque comme elles, libre. Suis-je étrange ? Alice me presse la main et me donne des secousses pour que nous partions mais je ne le peux.

Elles sont si belles, je les envie. Les cris qui nous entourent nous baignent dans une ambiance de joie et de liesse. Emportée par l'atmosphère je crie avec eux. Oups, Sainte Mère l'église, si mère Elisabeth m'entendait, je serai damnée au même titre que ces déesses du désir car c'est ce qu'elles sont en vérité…

Mais une voix me ramène à la réalité et me sort de ma transe. Et quelle voix, celle d'un ange ! Edward est là. Je détourne mes yeux d'une de ces créatures et je le vis…