Salut !

C'est en voyant le nombre impressionnant de review qui m'avait été laissé sur le premier chapitre que j'ai décidé de poster le deuxième chapitre, qui avait été déjà bien entamé. Je ne garantis pas un troisième avant le déluge mais qui sait, si j'ai le courage de continuer…

Je remercie du fond du cœur Lili9th, XFRAISEx, Koga' Chi, celine, Alex, Mikan-chan21, Rozenn2356, Chlo et Vegeta pour leurs gentils messages.

Bon place au chapitre maintenant ^^

Chapitre 2

Découvertes

Ombeline contemplait les garçons devant elle d'un air plus neutre qu'eux. Il faut dire que ce n'était pas très compliqué vu la tête qu'ils tiraient. Elle était à se demander s'il n'avait jamais vu de fille lorsque l'explication de la coach lui revint en mémoire : ils attendaient un garçon. Déjà qu'au Japon son physique ne passait pas inaperçu, il avait fallu que ce problème lui tombe dessus. Quant aux titulaires de Seigaku, ils se demandaient si tout cela n'était pas une vaste blague. Le premier à reprendre la parole était assez grand et elle décida qu'il avait une bonne tête.

- Nous n'étions pas censé accueillir un garçon ? demanda Kawamura.

Madame Ryûzaki hocha doucement la tête et leur fit signe de la suivre jusqu'à un coin tranquille sur l'un des cours de tennis.

- Expliquez-nous s'il vous plait, Ryûzaki-sensei ! s'exclama Oishi.

- Voyez-vous, le programme d'échange dont cette jeune fille fait partie a interchangé deux dossiers : le sien et celui d'un jeune garçon, celui que l'on aurait dû avoir avec nous à la base. Malheureusement, il est trop tard pour effectuer les changements car son camarade a déjà été inscrit en tournoi, le professeur n'ayant pas vu qu'il portait un prénom masculin.

- Si je comprends bien, elle va rester avec nous ? s'enquit alors un garçon avec des lunettes et des cheveux mi-long ébouriffés.

Leur coach hocha doucement la tête.

- Et bien, je crois que des présentations s'imposent, marmonna un garçon avec une drôle de coupe de cheveux car seules deux mèches lui tombaient sur le front. Je m'appelle Oishi, voici Fuji, Kikumaru, Echizen, Kawamura, Inui, Momoshiro, Kaidoh et Tezuka notre capitaine.

La jeune femme put ainsi mettre un visage sur les joueurs présents devant elle. Celui qui avait ouvert la bouche en premier était Kawamura et celui aux lunettes était Tezuka.

- Je suis… enchantée. Je m'appelle Ombeline.

Elle sembla brusquement se rappeler de quelque chose.

- Marple. C'est le nom de famille à moi.

Les titulaires ne purent retenir le sourire qui perça sur leurs lèvres. Elle avait un accent à couper au couteau et son japonais n'était pas vraiment parfait.

- On dit « c'est mon nom de famille », jeune fille, s'amusa le professeur Ryûzaki.

Elle hocha la tête d'un air concentré, se répétant la phrase plusieurs fois pour bien l'assimiler.

- Tu rentres en troisième année, c'est bien ça ? s'enquit doucement Oishi, essayant de la mettre à l'aise.

- Oui, en troisième année.

- Tu seras donc avec Fuji, Kikumaru, Inui, Tezuka et moi. N'hésite pas à venir nous voir si quelque chose ne va pas.

- Nyyya, tu es dans notre classe à Fuji et à moi ! s'écria le rouquin surexcité.

Elle se contenta d'hocher la tête, apparemment un peu intimidée.

- Dis-moi, commença le dénommé Fuji. As-tu déjà joué au tennis.

- Jamais, avoua-t-elle. Je suis… joueuse de handball, parvint-elle finalement à conclure.

Les garçons la regardèrent, mortifiés.

- Mada mada dane, marmonna Echizen.

Ils ne purent pas nier.

- Et bien, voyons au moins ce qu'elle vaut une raquette à la main ! proposa Oishi.

Ce fut comme ça qu'elle se retrouva avec une raquette solidement plantée entre les doigts, sur un cours de tennis.

Passage POV Ombeline.

Je crois qu'ils n'avaient pas très bien pigé. Je n'avais jamais tenu de raquette de ma vie. Je n'avais même d'ailleurs jamais joué à un jeu de raquette de ma vie. Juste un peu de ping-pong et encore, ce n'était pas glorieux. Le type, assez sympathique pour le moment, qui s'appelait Oishi se planta devant moi de l'autre côté du cours.

- Contentes-toi de renvoyer la balle, me dit-il.

Je grimaçai. On allait voir ce que je pouvais faire pour ça. La réponse fut « pas grand-chose ». Si mon sport de prédilection m'avait bien entrainé à courir partout pour rattraper les balles perdues, il ne m'avait pas enseigné comment manier une raquette. Le peu de fois où j'arrivais à frapper le morceau de plastique jaune, il volait dans une direction aléatoire qui me laissait songeuse. L'espèce de massacre se termina quand je me pris une balle en plein visage, au milieu du front.

- Ça va ? s'enquit aussitôt Oishi, l'air mortifié.

- Moi oui. Je ne suis pas sur que monsieur tennis s'en remette.

- Hum, je vois, fit le deuxième porteur de lunettes, un certain Inui je crois.

Il me paraissait bizarre.

- Tu cours vite et tu as de l'instinct, me fit-il brusquement. Il va juste falloir t'apprendre à ne pas mettre ton corps en face de la balle mais ta raquette.

Et bien bon courage. Je soupirai d'avance. J'avais vraiment envie d'aller me coucher en plus, le décalage horaire me tapait sur les nerfs.

- On verra ça demain Inui, réprimanda doucement madame Ryûzaki. Je vais la ramener chez elle, à cause du décalage horaire elle ne tient pas debout.

Pas très sûre de moi, je m'inclinai doucement en leur souhaitant une bonne soirée avant de suivre le coach vers sa voiture.

- Tu as un appartement réservé pas loin d'ici, m'expliqua-t-elle en chemin. Tu vas voir, c'est sympa.

Je pris soin de me diriger vers la portière gauche de la voiture cette fois et non vers la droite comme lors de mon arrivée à l'aéroport. Au Japon, on conduit à gauche, ce que j'avais oublié.

- Tu verras, ils ne sont pas méchants, me fit-elle gentiment une fois en route vers mon nouveau chez moi. Tezuka est un peu froid mais pas méchant.

Je souris doucement à la vieille femme. Nous arrivâmes rapidement à l'immeuble dans lequel j'allais passer un an. C'est long un an quand même. J'habitais au troisième étage sans ascenseur ce qui ne me dérangeait pas : ça me forcerait à faire du sport.

- Voilà, nous y sommes ! fit la coach en poussant la porte du petit F2.

Il était plus grand que ce que à quoi je m'attendais. La chambre était séparée de la cuisine et de la salle de bain au moins.

- Le frigo est plein je crois, marmonna le professeur. Ton uniforme doit être dans la voiture avec tes affaires, j'ai juste eu le temps d'appeler le lycée pour te le faire changer. Mon dieu, que d'ennuis ! Ton séjour commence bien mal !

Je soupirai de conserve avec la vieille femme.

- Au moins j'apprendrai à jouer au tennis.

- Ahah, oui. Je suis désolée de t'imposer l'équipe masculine de surcroit. Tu penses pouvoir y arriver ?

Ce fut la première fois que je pus répondre à la question sans me poser trop de question.

- Oui. Je joue plein avec les garçons chez moi. Idiots mais pas méchants.

Elle me sourit doucement.

- Repose-toi bien. Demain va être une rude journée.

Elle me laissa après m'avoir aidée à sortir toutes mes affaires de son coffre. Je n'avais que le strict nécessaire et j'allais devoir aller faire des courses pour m'acheter des produits de la vie courante, comme de quoi me laver car je n'avais qu'un échantillon de savon glissé dans mon sac. Je n'avais pris qu'une petite valise car les déplacements en avion ne permettent pas de s'encombrer. Mais ce n'est pas comme si j'avais beaucoup de chose à prendre de toute façon. Je filai sous la douche me débarbouiller avant de vider mes maigres possessions et d'aller me coucher. J'étais épuisée et je n'avais pas faim de toute façon. Il me fut pourtant impossible de m'endormir. Quelle plaie ce changement d'horaire…

-A-A-

Le lendemain le réveil fut plus que difficile. Je me précipitai pour m'habiller, enfilant l'uniforme en grognant sur les japonais et leur détestable habitude de faire porter des jupes aux filles. Une fois prête je piquai presque un sprint vers le collège, m'orientant grâce aux panneaux que je croisais.

- Marple-chan ? fit une voix derrière moi.

Je ralentis pour me laisser rattraper par deux des joueurs d'hier, Oishi et Kikumaru je crois.

- Bonjour ! leur dis-je avec entrain.

Je me retins d'aller leur faire la bise. Les habitudes ont la vie dure…

- Ça va ? me questionna Oishi. Pas trop dur ?

- Si. Les heures sont différentes ici.

Ils mirent un peu de temps à comprendre ma phrase bancale.

- Toujours pas remise du décalage horaire ? comprit brusquement le rouquin.

Je hochai la tête.

- Il n'y a pas entraînement ce matin, fit doucement Oishi comme pour me rassurer. On va en profiter pour te faire visiter un peu.

Je suivis donc les deux garçons jusqu'au lycée ou je me déchaussai avec eux avant de leur emboiter le pas.

- Tu as pris à manger ? me demanda Oishi.

- Oui, pourquoi ?

On m'avait prévenue pour ça aussi. J'avais donc dans mon sac une boite avec des cuisses de poulet et du maïs.

- Ça va alors. Sinon tu as un self là-bas. Ta classe est au dernier étage, tu n'as qu'à suivre Eiji.

Il me désigna le roux qui me sourit chaleureusement. Il semblait gentil.

- D'accord. Je vous suis Kikumaru-san.

- Ah non, je « te » suis ! Je suis pas assez vieux pour le vouvoiement. Ni pour le « san » d'ailleurs !

Je grimaçai. Je n'avais rien compris sur le système des suffixes japonais, alors j'essayais un peu au hasard.

- Juste « Kikumaru » ? demandai-je.

- Juste Kikumaru ! confirma-t-il.

Il m'entraîna à sa suite dans les couloirs, me montrant les choses qu'il pensait intéressantes comme les toilettes et saluant les autres élèves qu'il connaissait au passage.

- Bonjour Marple-chan, Eiji.

Nous nous retournâmes pour faire face à Fuji que salua gaiement en retour mon accompagnateur. Alors, « san » ou pas « san » ?

- Bonjour Fuji-san ! essayai-je.

Il me sourit doucement.

- Juste Fuji. Ne t'embêtes pas avec ça, les autres ne t'en voudrons pas. Dis juste « sensei » pour les professeurs et ça ira.

Il avait une voix assez claire, presque féminine et les yeux toujours clos de manière à ce qu'on ne les voie pas. Il me semblait étrange. Tout le monde partit s'installer alors que j'attendais le professeur pour me présenter. Ce dernier arriva et me fit signe de rentrer à sa suite.

- Voici Ombeline Marple. Elle vient d'arriver dans le cadre d'un échange scolaire. Je compte sur vous pour lui faire un bon accueil.

Je m'inclinai en leur disant bonjour.

- Mademoiselle, continua le professeur. Pouvez-vous en profiter pour montrer l'endroit d'où vous venez ?

Il dégaina une carte de l'Europe et je pointai du doigt la Ville Rose.

- Je viens de Toulouse en France ! m'exclamai-je.

C'était une phrase que je connaissais bien avec « je m'appelle Ombeline ». Il y eut quelques murmures impressionnés dans la classe alors que le professeur me pointait du doigt ma place au fond de la classe. Malheureusement pour moi j'étais loin des deux seules personnes que je connaissais. Je sortis rapidement mes affaires avant de me concentrer sur le cours. Je n'étais pas vraiment une bonne élève, j'avais eu juste le niveau pour cet échange. Malgré mon attention constante je finis par décrocher lorsque le professeur employa des mots que je ne connaissais pas. Il allait falloir que je pique les cours à quelqu'un. Pourtant le temps sembla passer à une vitesse hallucinante et lorsque l'heure de la pose arriva je fus aussitôt assaillie par mes nouveaux camarades de classe qui commencèrent à m'étouffer sous les questions.

- C'est vrai qu'en France on mange des escargots et des grenouilles ?

- Oui.

- C'est vrai que chez vous le collège dure quatre ans ?

- Oui, mais le lycée trois.

- Dis, fit brusquement un garçon, tu peux dire mon nom ? Je m'appelle Ashida Akito

- Ashida Akito, fis-je un peu perdue.

- Et, fit-il alors, venez-voir, il est trop drôle son accent !

Il me fallut un petit moment pour comprendre qu'il se moquait de moi. J'hésitai entre laisser couler ou m'énerver quand Kikumaru me sauva la vie.

- Kyyyya Marple-chan, tu as du succès !

- Tu déjeunes avec nous ? me demanda doucement Fuji, son éternel sourire accroché aux lèvres.

Il m'aurait proposé de me jeter par la fenêtre que je l'aurais fait si j'avais pu ainsi échapper aux autres adolescents. Ils m'entraînèrent alors dans leur sillage pour rejoindre les autres joueurs de l'équipe sous les regards déçus des autres.

- Merci ! leur soufflai-je. J'ai cru qu'ils allaient tuer moi sous les questions.

- « Qu'ils allaient me tuer sous les questions », Marple-chan ! corrigea Fuji.

- « Qu'ils allaient me tuer sous les questions », repris-je.

Nous nous installâmes finalement dans un coin du parc et fûmes vite rejoint par les trois autres troisième année.

- Oishi ! s'écria Kikumaru avant de se jeter carrément sur son ami. Tu m'as manqué !

Je souris à cette scène. Peut-être que les japonais n'étaient pas aussi coincés qu'il n'y parait.

- Kyyya, devinez quoi ! Notre Marple-chan est française !

- Kikumaru, marmonna Oishi, Ryûzaki-sensei nous l'avait dit...

Tezuka m'adressa un léger regard en coin.

- Je suis déjà allé en Allemagne.

- Moi pas, lui répondis-je.

Nous mangeâmes tranquillement. Les garçons parlaient et moi je les écoutais, peu désireuse de trop m'immiscer dans leurs relations

- On se voit ce soir à l'entraînement ! s'écria joyeusement Oishi.

Le reste de la journée passa tranquillement et ce fut sans grand entrain que je rejoignis les cours de tennis avec mes camarades. Mais l'entraînement ne se passa pas du tout comme prévu…

Fin du chapitre 2

Bisous !