Sherlock la jugea d'un oeil critique, peut-être était-ce le pantalon de pyjama qui représentait des calinours qu'elle avait depuis toujours ou encore, il y avait des chances qu'il n'aimait tout simplement pas son visage. Elle lui fit un signe d'entrer dans son humble demeure qui sentait… Eh bien le renfermé. Elle n'invitait pas beaucoup de gens chez elle et Elspeth travaillait de la maison en pyjama. Lorsque sonnait midi, elle se rendait dans la cuisine pour sortir un plat surgelé du congélateur et le plaçait dans le micro-ondes.
Sherlock claqua la porte rouge d'où craquait de la peinture. Elle les invita dans son salon en leur disant qu'elle allait revenir dans un instant. Elspeth monta les marches menant au deuxième étage le plus vite qu'elle put et se dirigea vers sa chambre où elle entreprit de se changer dans des vêtements plus convenables. Elle redescendit dans un habit qu'elle n'avait pas porté depuis des mois. Lorsqu'elle arriva auprès de ses invités, elle leur servit du thé et réalisa l'ampleur du cas auquel ils avaient affaire lorsqu'elle concrétisa l'idée dans sa tête que John et Sherlock avaient conduit 1h20 de Londres jusqu'au Kent pour lui parler. Après une longue conversation, Elspeth remonta dans sa chambre remplir une valise de ce qu'elle avait besoin pour partir quelques jours. Lorsqu'elle revint dans le salon, celui-ci était vide. La porte était restée ouverte et John et Sherlock l'attendaient dans la voiture. Ils revinrent à Londres le soir même. Elspeth resta dans un hôtel et le lendemain matin vint rejoindre Watson au 221b Baker street. John ne réalisa pas qu'il n'avait pas donné son adresse à Elspeth, ce qui lui évita de devoir inventer d'autres mensonges. Lorsque Sherlock eu fini de prendre son thé, le trio parti en direction des laboratoires.
Elspeth rencontra Molly Hooper qui s'occupait de la morgue. Jamais au par avant n'était-elle venue dans un endroit pareil. Elle n'en avait vu des centaines derrière l'écran de sa télévision, mais la "réalité" était tout autre. Le corps étendu sur la table de métal argenté appartenait à un jeune adulte, 18 à 23 ans approximativement. Elle remarqua un début de tatouage sur son épaule et descendit un peu le drap blanc pour voir ses bras. Ils étaient recouverts de signes noirs qu'elle connaissait trop bien, des runes. Équilibre, vitesse, agilité, pouvoir angélique, ils y étaient tous. La rune d'invisibilité était devenue blanche comme une cicatrice. Elle replaça le drap et se tourna vers les personnes qui la regardaient fixement. John et Molly attendaient quelque chose, mais Sherlock avait bien l'air de penser qu'elle ne trouverait rien. Elle demandait alors:
Y avait-il des objets avec lui?
Oui, seulement un tuyau court en métal, il est gravé de motifs étranges et un petit crayon avec un cristal au bout.
Ne sachant pas son nom, elle ne pourrait pas ouvrir le sabre séraphique. Elle prit un instant pour réfléchir. Elle avait conscience que les chasseurs d'ombres avaient un institut à Londres, mais elle ne connaissait personne ici. Par contre, comme John et Sherlock, elle savait tout sur l'institut de New York et des personnes qui y habitent. Elspeth était pratiquement sûre que le Jace ou Alec allaient l'aider. Elle prit alors la décision qu'ils allaient tous les trois voler
jusqu'aux États-Unis.
Je sais à quel groupe se garçon appartient. Il vient des États-Unis, commença Elspeth.
Comment le sais-tu? Le laboratoire n'a même pas réussi à avoir une identification?
Je le sais à cause des marques. Si vous voulez plus d'informations, je vous propose qu'on se dirige vers New York. C'est là que le plus grand groupe reste.
