15/05/2015

Note de l'auteur : Une semaine jour par jour que j'ai posté le premier chapitre ! Et me revoilà comme promis, peu motivé, car examens ettt...Voilà aussi le manque d'avis, mais, me revoilà tout de même pour un nouveau chapitre, j'espère qu'il est à la hauteur de vos attentes ! Je m'excuse pour le rythme un peu lent de ma fanfic, mais je n'aime pas faire les choses rapidement, j'espère tout de même que vous n'allez pas vous lasser et que vous la suivrez jusqu'au bout ! Vu que ceux qui ont lu ont bien aimé la seconde personne du singulier, je la garde, j'ai quand même été obligé de changer chaque petit détail et pronom car ce chapitre ainsi que le prochain sont écrits avant même que je n'ai posté le premier. #Car je me connais je suis tellement peu régulier...Preuve j'ai rien écrit cette semaine ou presque rien :larmes:

Je vous explique, en écrivant ma fanfic, j'ai eu comme envie de faire un chapitre qui porte sur L'IRL et un autre sur l'IVL donc, voilà ! ne soyez pas surpris si je parle pas énormément de space time dans celui ci, Nath n'y pense plus trop, mais ça viendra, lentement et sûrement ! Je vous souhaite une bonne lecture en espérant ne jamais vous décevoir. Désolé pour ce blabla et bonne lecture encore une fois !


« Œil pour œil, dent pour dent » [1]

Plusieurs cadavres de cigarette reposaient dans le cendrier et un peu partout dans la chambre. Des habits par millier éparpillés ici et là, une odeur pestilentielle de clopes et peut être bien d'autre chose. Une pyramide de magazines aux couvertures compromettantes ainsi qu'un bruit de respiration régulière. L'ambiance était un peu morose, voire même un peu beaucoup, et au milieu de tout cela, sur un lit aux draps mal faits, une crinière rouge résidait. Les rayons de soleil bien trop insistants ne semblaient même pas la déranger et dans le silence religieux qui régnait jaillit un son assourdissant. Un bruit assourdissant de guitare, un jeu qu'il connaissait tellement bien à présent, ça ne pouvait être que la guitare de Dave Mustaine qui l'arracha des bras de Morphée. Mais cela ne l'empêcha pas de grogner de mécontentement, ouvrant un oeil hésitant au premier couplet de "Wake Up Dead". Le rouge jura intérieurement, il n'a jamais été du matin, vraiment pas. Castiel se releva, tentant tant bien quel mal d'animer ce corps lourd comme mort depuis des décennies. Sa main vint ramener sa frange en arrière tandis qu'il se penchait à la recherche de son téléphone. ça ne pouvait pas être son réveil puisqu'il n'a jamais eu de réveil et qu'il n'en voyait pas l'utilité. Ça ne pouvait être que Lysandre, son meilleur ami. Il mit un coup dans un tas de fringues qui traînaient à terre, essayant de chercher l'emplacement du son, mais ses efforts furent vains. Il avait bon cherché partout, il ne le trouvait pas son p*tain de téléphone.

-Merde, merde, merde, tu vas me le payer, Lys' !

Le son avait enfin cessé après trois bonnes minutes, et c'est juste là qu'il trouva son téléphone. Dans un carton de pizza qui traînait sur sa commode depuis trois bonnes semaines. Il jura entre ses lèvres remarquant qu'il était sept heures trente et qu'il allait sûrement être en retard -encore une fois- et bah tant pis. De toute façon après ses trois nuits blanches, il n'avait qu'une seule et unique envie, continuer à dormir. Il maudit encore son meilleur ami intérieurement, avant de se gratter l'arrière de la tête se dirigeant vers la cuisine, clope au bec. Après quelques minutes, il s'enfila un haut -le seul qui n'était pas sale- ainsi que son éternelle veste en cuir se préparant mentalement pour une nouvelle journée de cour, ou plutôt à rattraper ses trois nuits blanches.

7h00 — de l'autre coté de la ville.

Tut-Tut-Tut

Tu te tires de sous les draps machinalement à l'entente des trois coup de ton réveille. Sans grande peine, puisque tu as toujours eu l'habitude d'avoir aussi peu de sommeil, supportant chaque soir les cris incessants de ce père et de cette mère qui se disputaient sans cesse. Et tu te demandes, bien trop souvent, parfois innocemment pourquoi ils n'avaient pas choisi le divorce, mais c'était idiot, comme question. La réponse était tellement évidente, tu la voyais là bas sous tes yeux. « Pour les apparences, bien sûr. » Pour préserver cette image de famille parfaite aux yeux des autres...

Pour pouvoir sourire avec hypocrisie et dire "Oh, nous ? On est une p*tain de famille parfaite, regardez comme on est bien." Tout cela t'agaçait, te mettait hors de toi, énormément même. Tu avais développé une certaine allergie à toute superficialité et pourtant, regardes toi, regarde ce que tu es devenu aujourd'hui. Regarde toi, avec ta mentalité pourrie, la même que la leur. Toi, faisant tout ton mieux pour te cacher, pour masquer le vrai toi enfoui à l'intérieur toi ayant passé tant d'années de travail acharné pour parvenir à construire cette illusion de garçon parfait, d'élève brillant à l'avenir prometteur. Et pourtant, l'avenir, tu n'y croyais plus trop. Peut être qu'au fond tu n'étais que le reflet de ceux que tu haïssais le plus, peut être que tu devenais comme eux….Lentement, sûrement.

D'un geste las tu remets ton lit en ordre, tes pas te guidèrent jusqu'à la salle de bain, qui était malheureusement déjà occupée par ta très chère et tendre sœur. Ambre. Tu soupires, toques à la porte :

-Ambre ? Ambre ! Tu es ici depuis au moins une demi heure, laisse moi entrer.

-Mhh..Non, attend, je suis encore entrain de me maquiller.

-Tu pourrais faire ça ailleurs, franchement...

-Han ! Tu m'as fait rater mon trait d'eye liner gros con !

-Ambre...

Un soupir, ta sœur sortit de la salle de bain l'air énervée en claquant la porte. Son regard, tu le sentis sur toi, meurtrier et hargneux, elle s'écrie et tu eus envie de te boucher les oreilles

-M'MAANNNN Nath' il m'a insultée !

-Q..Quoi ?

-Nathaniel ! Excuse-toi tout de suite ! s'exclama la mère de ceux-ci, d'en bas.

-Mais je n'ai rien...

-TOUT DE SUITE.

Encore un soupir face à l'air victorieux de ta sœur.

Cette scène n'était sûrement pas la dernière de la journée. Tu l'aimais, ta sœur, au fond, tu éprouvais de la peine pour elle. Tu t'en voulais et te laissais ainsi faire par elle, c'était ta manière de t'excuser. Il y'avait tellement de choses que tu détestais dans ton passé, tellement, tellement de choses que tu voudrais balayer d'un seul geste de main. Un tableau noir dont tu voulais effacer les traces, mais même si celles-ci semblaient être faites de craie, même si elles semblaient faciles à effacer, comme ça, d'un coup de chiffon, ce n'était qu'une impression, une illusion parce qu'elles étaient marquées, gravées en peinture indélédible. Cette pensée te fis tiquer, tu passes une main sur ta tempe lorsque ta mère s'écria de nouveau. Cela t'énervait, vraiment, tu n'avais rien fait mais tu te laissais faire encore et encore, comme l'être pathétique que tu étais, tu te dégoûtes encore plus à cet instant même. Mais tu ne pouvais pas, tu ne pouvais pas craquer maintenant, surtout pas pour une raison aussi débile.

-Alors ? J'attend. Fit la voix vénéneuse de sa soeur.
-Je m'excuse pour t'avoir "insulté".
-Humm..Très bien, bon moi j'sors j'vais être en retard sinon.

En retard...à l'entente de ce mot un frissons secoua ton échine. Tu laissas tomber l'idée de te laver, t'habillant à la hâte et oubliant de nouer ta cravate par la même occasion. Tes cheveux en bataille te donnaient un profond air négligé et tu n'eus même pas le temps de prendre ton petit déjeuner. Après quelques minutes tu étais déjà dehors, maudissant ta propre sœur

Merde, merde, merde.

Tes yeux se posèrent sur ta montre encore une fois alors que tu t'empressais pour arriver à l'heure, chose impossible. Tu te demandais d'ailleurs pourquoi tu essayais, de toute façon tu allais être en retard d'un peu plus qu'un quart d'heure. Après plusieurs minutes de marches tu arrivas à bon port, reprenant tant bien que mal une respiration désordonnée, ne remarquant pas le bruit de moteur ainsi que cette présence dans ton dos.

Une main sur ton épaule te fis légèrement sursauter et tourner la tête, tu tiras la gueule lorsque tu aperçus ce visage que tu connaissais si bien. Ces yeux amande sans fin qui t'aspirèrent sur le moment. Et ce sourire dégoulinant de moquerie et cynisme…Tu serres les poings automatiquement, lui, c'est la cause de ta mauvaise humeur, et il ne te manquait que ça, encore une journée merveilleusement ratée à cause de son foutu rouge.

-Alors Blondie, on est en retard ?

Tu recules, repoussant sa main de ton épaule en lui assénant un regard revolver, se traduisant par « Je n'ai pas envie de te répondre, fiche le camp ». Ni l'envie, ni la force d'ailleurs. Un sourire triomphant fendit ses lèvres, et cela ne fit que t'agacer davantage. Toi, d'habitude si calme, ton masque ne tombait que face à lui, lui seul.

-Quoi ? T'as perdu la langue ?
-Tu m'énerves, casse toi.

La réponse fut immédiate, tranchante. Tout d'abord, cheveux rouges écarquilla les yeux de surprise. L'espace de quelques instants, puis, un air amusé remplaça son étonnement. Il enfonça ses mains dans ses poches, finalement il avait trouvé de quoi remplir son temps, quelque chose d'autre que de dormir. Quelque chose de plus amusant, de plus distrayant. Il t'avait toujours vu comme étant un parasite sur pied, une créature peu humaine programmée à l'avance. Qui répétait toujours les mêmes choses, qui devait toujours lui dire ce qu'il devait faire et ce qu'il ne devait pas. Et ça, ça avait le don de le mettre hors de lui. Car lui n'aimait pas les règles, et lui n'aimait pas ces paroles robotiques que tu crachais à chaque fois, comme un disque encore et encore. Il voulait déchirer cette surface, il voulait te pousser à bout. Il voulait creuser en toi, voir ton visage larmoyant. C'était un peu comme un défi, c'était surtout pour tuer l'ennui et parce que -putain- que c'était marrant.

Tentant de l'ignorer, tu entras dans le mais ledit Castiel était bien décidé à te suivre. Il reprit de plus belle, heureux de pouvoir profiter de la ta mauvaise humeur

-Ah ? notre petit délégué se rebelle ?
-Casse-toi je t'ai dit, sinon je...
-Sinon quoi ?

Il eut un rire moqueur s'approchant de toi alors que tu reculais. Tu n'avais pas spécialement envie de te battre, même si l'envie de lui en coller une était agréable. Le rouge ne comprenait pas pourquoi, tu étais si agressif d'un coup, peut être car tu n'en pouvais plus. Peut-être car il n'y avait pas que ça. Et peut-être aussi car tu ne supportais tout bonnement pas de voir sa gueule, ici, devanttoi. Tu fus pris d'une furieuse envie de le frapper, comme ça. Pour une fois Castiel n'avait rien fait de spécialement « méchant, mais tu étais pris d'une envie folle de le rouer de coup Sachant que des deux, c'était surtout toi qui allais se faire frapper. Tu avais envie de te défouler de lui cracher ta haine à la gueule. Car oui, tu le haïssais, tellement intensément. Au fond peut être que tu centrais toute ta haine, toute celle que tu portais pour les autres sur lui. Car lui, au moins tu avais raison de le haïr, et tu étais reconnaissant rien que pour ça, même si tu cherchais à le dénier.

Ton manque de réaction amusa Castiel et le fit même oublié sa mauvaise humeur du matin, c'est comme si le simple fait de te voir dans cet état lui procurait un bonheur sans nom. C'est drôle, de haïr quelqu'un à ce point, n'est ce pas ? Mais il te haïssait pour tout ce que tu étais, il haïssait tout chez toi mais surtout ta gueule de petit élève modèle, c'était vraiment un plaisir de te voir aussi différent aujourd'hui, aussi détruit. « Pourquoi », ça aurait peut-être dû lui passer par la tête, après tout, tu es et étais son très cher ennemi N°1, mais non, il s'en foutait que tu sois différent, tout ce qu'il voulait c'était le détruire, détruire cette façade, cette image qu'il méprisait, ce qu'il aurait dû être.

-Alors ? Qu'est ce que tu vas faire ? Oh, non, bien sûr que tu vas te casser, t'as justement pas les couilles de me frapper, bien sûr ! ça serait tellement mauvais pour ton image de petit élève model hein. Parler, parler, t'es bon qu'à ça finalement.

Tu serres les poings, sachant que Castiel n'attendait que ça. Tu savais qu'il te provoquais et que le meilleur serait de s'en aller, de l'ignorer, que tu étais déjà assez en retard comme ça. Mais il venait tout de même de gratter ton honneur, tu ne pouvais tolérer ça.

-Castiel, va te faire foutre.

-Ohh ! C'est là que tu réagis, enfin, boucle d'or a enfin retrouvé la parole. Je tremble, j'ai vraiment peur là. Haha, attend, me dis pas que t'es sérieux ?

« STOP » C'était le point du non-retour. Stop, stop, stop !

Tu n'en pouvais plus maintenant. Tu ne pouvais rester de marbre. Tu sentis l'adrénaline monter, tes sens s'affoler, sans même hésiter une seconde, et comme par reflexe, tu lui mis un coup de poing dans le visage. Tu y avais mis toute ta force, sans même réfléchir à ce qui pouvait se passer par la suite, tu voulais juste courir, très loin, mais malheureusement tu n'avais pas d'autre choix que d'affronter le rouge.

-Enfoiré…avait-prononcé Castiel en se touchant le nez, du sang coulait de celui-ci.

C'était mal, très mal et tu eus l'impression que tu ne pouvais en sortir vivant. Tu eus un rire intérieur mauvais et amer et ferma les yeux en attendant le coup venir. Tu le sentis te saisir violemment par le col et te plaquer contre les casiers dans un total vacarme, Castiel te rendis par la suite un coup de poing qui t'arracha une plainte de douleur, et tu ne sus te défendre, tu te sentais tellement vulnérable et pathétique en cet instant et prias intérieurement dieu d'abréger tes souffrances.

-…Encore vous ?! Mais vous n'en avez jamais marre ? Arrêtez de vous bagarrer tout de suite.

Tu ouvris un œil à l'entente de la voix féminine voyant encore flou à cause du coup que tu venais de recevoir. Un truc rose, un peu gris et rougeâtre, ça ne pouvait qu'être la directrice…ça ne pouvait pas être pire, tu te mordillas la lèvre afin de ne pas craquer, tu te sentais tellement mal que tu avais envie de disparaître, que la terre s'ouvre et t'aspires.

-CASTIEL. Tu le déposes par terre…MAINTENANT. Fit-elle en s'approchant de vous deux.

Ledit Castiel lui lança un regard mauvais avant de te lâcher sans t'épargner un regard plein de haine et de reproche. TU ne comprenais, pourquoi avais-tu agis ainsi ? Remarque, c'était la quatrième fois que vous vous bagarriez ce mois, et tu avais l'impression que cette fois les conséquences seront encore pire.

-Nathaniel, je suis vraiment déçue de ton comportement ces temps-ci. J'aimerai bien voir tes parents demain, j'aurai un mot à leur faire passer. Maintenant…Hors de ma vue, allez à votre classe !

Tu remis ta cravate en place, te maudissant mille et une fois. Elle ne pouvait faire ça, elle ne pouvait appeler tes parents…Surtout pas ton père. Déjà qu'il était très dur avec toi, maintenant ça serait vraiment pire. Merde, merde merde. Tout ça à cause de cet idiot de Castiel…Tout ça parce que tu avais cédé à la tentation. A la tentation de le frapper, de lui faire mal ne serait-ce que pour quelques secondes, de faire passer ta mauvaise humeur, de focaliser toute la haine que tu pouvais éprouver sur cet être si détestable. Tu soupires, rivant ton regard sur le rouge qui s'essuya le sang sur sa manche. Il t' offris ensuite un sourire provocateur. Si tu croyais qu'il allait s'arrêter ici, alors tu te trompais. Castiel était bien décider de faire de ta vie un enfer, il n'avait rien à perdre et tout à gagner. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il s'ennuyait et que tout est bon pour tuer l'ennuie.

Vous entrèrent en cour, vous firent engueuler gentiment par le prof d'histoire geo, Mr Faraize, puis regagnèrent chacun votre place respective. Toi, juste au milieu de la première rangée, première rang. Castiel, derrière, bien derrière là où personne ne le voyait, là où il pouvait mettre ses écouteurs ou alors dormir tranquillement sans se faire interrompre.

La sonnerie retentit enfin, et c'était une des rares fois où tu avais vraiment hâte de sortir de la classe. Ton œil enflé lui faisait horriblement mal et tu devais avoir une sale gueule. Tu te réfugias donc dans les toilettes des garçons, s'aspergeas le visage d'eau fraiche. Mais c'est là que tu entendis des bruits derrière lui, tu te retournas pour découvrir Kentin et Alexy, entrelacés dans une position un peu…Compromettante. Il soupira, Alexy était ton meilleur ami, même si vous n'êtes pas à la même classe, le bleuté était toujours de bonne humeur et c'était tout ce dont tu avais besoin de la bonne humeur contagieuse. Même si c'était parfois dur à assumer, vu qu'Alexy est ouvertement gay et que ce n'est plus un secret pour personne depuis X temps. Quant à toi, tu voulais être discret de peur pour ta réputation, en effet, si jamaist parents apprenaient pour ta sexualité, tu seras très mal, tu ne pouvais même pas imaginer ce que ton père ferait. Alexy était le seul au courant pour ta sexualité, vu qu'il l'avait découvert de lui-même.

Kentin recula rapidement, le visage rouge en toussant bruyamment. Alexy quant à lui passa une main dans ses cheveux d'un air un peu agacé. Tu savais depuis longtemps maintenant qu'Alexy était follement amoureux du plus jeune, et que ce dernier était….En gros, refoulé.

-Ce..n'est pas ce que tu crois. Assura Kentin.

-Mais oui, bien sûr.

-Ah ! Nath, qu'est ce qui c'est passé ! fit il en s'approchant de toi et en posant un doigt sur ton œil, aïe, ça a du vraiment faire mal. Ne me dis pas que tu t'es encore battu avec Castiel ?

-N..non, je suis juste tombé.

-Oh, ne joue pas à ça avec moi, je te connais mieux que toi-même. Je sais que tu t'es encore battu contre Castiel.

-Il m'a provoqué, je n'y peux rien..

-Fais attention tout de même, tu feras mieux de jeter un coup d'œil à l'infirmerie vu l'état de ton œil, ça ne passera pas inaperçu. Fit-Alexy en te donnant une légère tape au dos.

Tu soupiras, une énième fois, qu'est ce qu'il dirait à ses parents ? Et surtout, qu'est ce que tu ferais demain ? La directrice avait demandé à voir ton père…Tu étais vraiment dans la merde.

Ne pas y penser, ne pas y penser.

Très bien. Tout allait bien, mais oui, tu croyais tout bêtement que si tu fermais les yeux ceci changerait. Tu avais juste besoin d'un peu de répit, de fermer les yeux pendant un moment, d'oublier cinq minutes. Tu rouvris les yeux, la cloche retentit de nouveau c'était encore partie pour deux heures de français.

Jamais tu n'aurais cru que cette journée pouvait être pire. Jamais, jamais, jamais. Mais apparemment si, c'était possible. C'était comme si dieu se foutait de ta gueule, on n'était pas un vendredi 13 pourtant, n'est ce pas ? Plus le temps filait entre tes doigts, plus tu étais convaincu que tu aurais mieux fait de ne pas quitter ton lit ce matin.

Une dissertation à faire, c'était tâche facile pour toi, toujours premier de ta classe. Mais un travail collectif, encore moins. Et comme par « hasard » le prof s'était décidé de vous faire travailler en paire, les plus faibles avec les plus brillants, « pour s'entraider » disait-elle.

-Pour ce qui est de toi Nathaniel, tu seras avec Castiel.

Ces mots sonnèrent comme le glas annonçant ta fin...


[1] : Formule exprimant un esprit de vengeance ou un besoin de punition : le coupable doit subir le même dommage que celui qu'il a fait subir à sa victime. Loi de talion. (définition du dico, haha /O/)

Note de la fin: En espérant que ce chapitre vous a plus ! je promet que le prochain sera plus long, mais aussi meilleur~ Brace your ovaries et n'oubliez pas de me dire en review si vous l'aviez aimé ou non, bisous !