J'arrivai au bâtiment du Edgar Hoover le lendemain de mon arrivée aux États-Unis. J'entrai et me fis guider vers une salle où j'obtien mon badge et mon armée de service. Je mis mon arme dans la doublure de mon veston et je me dirigeai vers le bureau du directeur. Il n'était pas très bavard et alla directement au point:

Vous serez jumelé avec agent Booth et Aubrey.

Il me donna les indications pour me rendre à eux et je descendis deux étages pour me rendre au bureau de Booth. Je traversai les rangées de bureaux qui me séparaient et cognai à la porte. La porte s'ouvrit et agent Booth se tenait devant moi. Il devait mesurer au moins 6 pieds et avait de larges épaules qui me faisait penser à un joueur de football. Comme presque tous les agents du FBI, il portait un complet noir et avait comme seule touche de couleur ses bas multicolor. Cette démarcation par rapport au reste des agents montrait une individualité de sa part. Il me regarda un instant , fronça un sourcil et demanda:

Est-ce que je peux vous aider?

Agent Holmes du MI-6, répondis-je. On ne vous a pas averti de mon arrivée? Évidemment que non, ça arrive tout le temps. Je vous assisterez pour les prochain cas.

Je ne crois pas, non, fut sa seule réponse tandis qu'il partait déjà pour le bureau du directeur.

Je me dépêchai de le suivre tandis qu'il pesait agressivement sur le bouton de l'ascenseur.

Écoutez! Je ne suis pas ici pour vous rendre la vie difficile, je ne fais que ce qu'on m'a demandé de faire et je désire, comme vous je le crois, de le faire bien et efficacement, criai-je presque.

Il passa la porte du directeur sans même cogner. La conversation ne s'éternisa pas. Booth furieux se trouvait des excuse pour ne pas être mis avec moi et en échange, le directeur le menaça de le renvoyer s'il ne se taisait pas maintenant. À contre coeur, nous partîmes ensemble pour une scène de crime. Un corps avait été retrouvé dans une usine abandonnée au abord de la ville. Agent Aubrey était déjà en route. Lorsque Booth fut passé par dessus sa frustration de devoir travailler avec moi, il dit:

Holmes, j'ai déjà entendu ça quelque part. Attend! Sherlock Holmes! Tu le connais?

C'est mon frère, dis-je en soupirant.

Les yeux de Booth s'agrandirent d'étonnement pendant qu'il réalisait ce que je venais de dire. Comme à mon habitude, j'observai ce qui m'entourait pour en déduire le plus sur Booth. Il conduisait avec aise, habileté et assurance, ce qui prouvait qu'il faisait cela depuis longtemps. Il jouait au hockey selon la pendantif sur son rétroviseur. Il était un consommateur de café selon les tasses dans son bureau et dans sa voiture. Il m'était encore étrange d'aller en voiture sans me sentir mélangé par le changement de position du siège conducteur. Quelques instants plus tard nous arrivâmes sur place. Nous débarquâmes du camion et nous fûmes vite rejoint par un autre agent que je soupçonnais d'être agent Aubrey.

Aubrey, Holmes. Holmes Aubrey.

Agent Aubrey était beaucoup plus jeune que je ne le pensais. En fait, il devait avoir mon âge. Selon l'ossature de son visage et la flexibilité de sa peau j'en déduit qu'il avait fin vingtaine depuis trentaine, ce qui correspondait avec mon hypothèse antérieur. Il avait des cheveux noirs parfaitement coiffés et était de la même grandeur que Booth, mais beaucoup moins large. Il me tendit la main que je serrai. Je remarquai que son arme n'était pas parfaitement positionnée, il ne devait pas avoir énormément d'années d'expériences. Je me tournai alors vers Booth et remarquai quelques marques à son visage qui me disait qu'il avait été un tireur d'élite, ce qui correspondait avec l'image de lui dans son uniforme dans son bureau.

Holmes, comme Sherlock Holmes, s'écria Aubrey.

Son attitude surexcité me rappelait celle d'un enfant de 5 ans.

Je ne vois pas en quoi mon frère est pertinent au cas, répondis-je sachant très bien qu'un corps nous attendait.

Non, mais le fait que vous n'êtes pas américaine oui, ajouta-t-il.

Je travaille avec le MI-6 à Londres. Je suis ici pour garder les relations entre les États-Unis et le Royaume-Uni.

Je vois, répondit-il.

Où est Bones? demanda soudainement Booth.

L'équipe est prise dans le trafic.

Alors où est le corps? demandai-je.

Là-bas.

Aubrey nous amena plus loin derrière un gros réservoir vide dans le fond de l'usine. Il n'était pas difficile à manquer. Plus on approchait, plus on pouvait sentir l'odeur nauséabonde qui s'en dégageait. Arrivée proche, on pouvait aussi voir une nuée de mouche voler autour. Je continuai d'avancer jusqu'à ce que je réalise que Aubrey et Booth étaient restés derrière par dégoût. Je sortis des gants chirurgicaux de mon sac et les enfilai.

Qu'est-ce que vous faites? me cria Booth tandis que je m'approchais du corps.

J'examine les restes, répondis-je.

N'était-ce pas évident?

Vous pourriez compromettre des évidences!

Agent Booth j'ai assez d'expérience pour savoir comment examiner sans rien mettre en péril.

Je fis le tour du corps duquel il ne restait plus que des os et quelques muscles. J'observai les os iliaques, puis j'ouvris la machoir et finalement je portai attention à l'endroit où il y avait autrefois des yeux. Je n'étais pas la meilleure en anthropologie judiciaire, mais je savais la base. Je me tournai vers Booth et lui dis:

C'est une femme blanche dans la trentaine.

Et c'est parfaitement logique que vous, un agent, sachiez cela, répondit-il sarcastiquement.

Attendez vous allez voir.

Je n'avais pas vraiment le goût de lui expliquer ma première mission dans le MI-6 qui expliquait en partie pourquoi j'en connaissais autant sur les os. J'avais quand même raison et lorsque l'équipe allait arriver elle prouvera ce que j'ai dit.

On devrait regarder dans les alentours pour trouver une arme, dis-je pour combler le temps.

Qu'est-ce qui vous dit que c'est un meurtre?

Les énormes entailles qu'elle a dans les côtes montrent clairement qu'elle a été poignardée, mais si vous ne me croyez pas on peut toujours attendre les spécialistes, dis-je un peu irrité.

Vous parlez comme Bones, ajouta Booth.

Qui est Bones?

Ma question ne fut jamais répondu, car au même moment plusieurs camion arrivèrent en même temps devant l'usine. Nous sortîmes pour accueillir les visiteurs. Les deux premières personnes qui sortirent étaient habillés de combinaisons bleus hermétiques.

Bones! S'exclama Booth.

Les deux femmes se dirigèrent vers nous.

Nous avons été retardées par un accident de la route, mais nous sommes venue le plus possible, dit Bones.

J'en suis sûre, répondit Booth.

Qui êtes-vous? demanda-t-elle se tournant vers moi.

Ah oui! s'exclama Booth. Agent Holmes du MI-6, Docteur Temperence Brennan et Docteur Camille Saroyan du jeffersonian institution.

J'ai beaucoup entendu parler de vous Docteur Brennan, répondis-je.

Ce n'est pas une grande surprise.

Je la trouvais un peu suffisante.

J'aimerais ajouter que la victime est une femme blanche dans la trentaine et qu'elle est probablement morte poignardée.

Et vous savez cela comment? demanda Dr. Brennan.

J'ai fait mes cours d'anthropologie, répondis-je.

Je vais aller confirmer vos observations, dit-elle d'une voix septique.

Elle enfila ses gants et se dirigea vers le corps suivis de tous les autres spécialistes. Tandis que tout le monde s'attardait sur le corps, Aubrey, Booth et moi-même discutâmes du dossier. Le corps avait été trouvé par quelqu'un qui avait fait un appel anonyme avant de partir et ne plus donner signe de vie. Quelques minutes plus tard à la grande surprise de Dr. Brennan et Booth, j'avais raison. Je ne savais pas pour Bones, mais j'avais gagné le respect de Saroyan. Lorsque toutes les évidences furent récupérées, nous nous séparâmes. Bones et son équipes retournèrent au Jeffersonian et nous repartîmes pour le Edgar Hoover. Arrivé, nous passâmes les portes et montâmes à l'étage du bureau de Booth. Les deux entrèrent tandis que je passai par la cuisine pour me prendre une tasse de thé. Après que celle-ci fut infusée, je retournai au bureau de Booth. Avant de cogner sur la porte close, je vis par la fenêtre qu'une personne s'était ajoutée à eux. Curieuse, j'écoutai au travers de la porte.

J'ai entendu dire que Aibhlinn Holmes est arrivée au FBI pour travailler quelques temps, la voix appartenait à une femme d'un certain âge.

Oui… répondirent Aubrey et Booth ne sachant ce qu'il y avait de spécial.

Vous ne savez pas qui est Aibhlinn Holmes?

À part quelqu'un du MI-6, non pas vraiment.

Elle a travaillé avec les meilleurs, James Bond, Thomas Lefroy, nommait les tous. Et ce n'est pas elle qui les a choisis, c'est eux.

Elle a travaillé avec LE James Bond, s'exclama Aubrey.

Ce n'est pas tout. Elle a aussi eu son titre d'agent double zéros. C'est la 14e dans l'histoire.

Double zéro?

Elle a le droit de tuer qui elle veut. Elle se justifie après.

Je vois…

Je ne crois pas qu'elle ait jamais manqué une cible depuis la première fois qu'elle a prit un fusil. Elle a désarmé une bombe sous Londres à l'heure de pointe sauvant des millions de personnes et il y a encore des agents comme vous qui me savent même c'est qui!

Vous savez si elle connaît vraiment l'anthropologie?

J'entendis des pas derrière moi. Je me relevai le plus vite possible et entrai dans le bureau, pour ne pas que cette personne me trouve étrange. Le regard des trois personnes dans la pièce se tournèrent vers moi. Je refermai la porte derrière moi.

Est-ce que j'ai manqué quelque chose demandai-je innocemment.

Je me tournai vers la dame pour me présenter, mais si je savais qu'elle me connaissait. Mais attendez une minute, je l'avais déjà vu quelque part. Julian, Julian… Caroline Julian. Elle était probablement la meilleure dans son champ d'expertise.

Agent Holmes avec le MI-6 et vous devez être Caroline Julian. J'ai beaucoup entendu parler de vous à Londres.

Moi de même Chère.

Caroline Julian était une femme plutôt ronde, au caractère fort, mais doux. Elle était têtu comme une mule, mais allait faisait toujours de son mieux pour aider ses amis. Elle n'avais pas perdu un cas depuis des années, et même les plus grands criminels avaient peur d'elle. Avec son accent du sud et son expression toujours neutre, elle était toute qu'une femme.

Alors vous avez quelque chose? demandais-je.

Aubrey et Booth me regardèrent quelques instants toujours en train de comprendre ce que Caroline leur avait dit.

Euhh… Nous avons une identification pour la victime. Marie King-Hart ressources humaines dans une épicerie. 34 ans. Annoncé disparu par son petit ami il y 5 jours.

Avez-vous des suspects?

Trop! Les employés, des clients insatisfaits et peut-être des amis, on va voir ce qu'Angela va trouver.

Je repensai à ce que Caroline avait dit à Booth et à Aubrey. Rien de ce qu'elle avait dit était faux, mais j'avais mes raisons pour ne pas le dire à tout le monde. Elle avait dû accéder à mon dossier. Ce n'est pas que tout ça me causait problème à proprement parlé, mais je ne voulais que les autres me traitent différamment. Je préfèrais gagner leur confiance à chaque fois, que les voir chuchoter à chaque fois que je passe.

Pour le reste de la journée nous cherchâmes des suspects possible avec l'intention de les interroger le lendemain. Juste avant de partir pour l'appartement qu'on avait loué pour moi, Aubrey posa sa main sur mon épaule. Je me tournai pour lui faire face.

Tu veux aller souper quelque part avec moi?... Pour discuter du dossier.

Je savais que maintenant qu'il savait la vérité, il allait agir différamment.

J'ai entendu ce que Caroline vous a dit, tu n'as pas besoin de te forcer à être gentil.

Je ne me force pas je te jure. Je me suis juste dit que t'aimerais des repaires dans la ville.

D'accord.

Alors tu connais vraiment James Bond, ajouta-t-il quelques secondes plus tard tandis que nous rentrions dans l'ascenseur.

Il avait l'air du garçon de 5 ans qui allait rencontrer son héro.

Oui, et il beaucoup plus neutre que toi.

Neutre, pourquoi neutre?

Agent Aubrey, lorsque vous allez en infiltration ou que vous interrogez un suspect, il est toujours mieux que la personne en fasse de vous ne soit pas capable de vous lire comme livre ouvert.

Et vous êtes capable?

Allez, je reste quand même la soeur de Sherlock Holmes.

Au lieu de retourner chez moi et construire un profil à la victime, j'embarquai dans la voiture d'Aubrey. Nous roulâmes quelques minutes en silence jusqu'à ce qu'il demande:

Tu es déjà venu aux États-Unis?

Oui , la première fois c'est i ans il me semble. J'étais venue infiltrer un groupe britannique qui cherchait à ramener de nouvelles sortes de drogues en Europe.

Ha! Pas vraiment un voyage de repos.

Non, en effet.

Il se stationna à droite de la rue. Je me penchai pour voir où nous étions et je vis l'insigne du restaurant Royal Diner. J'aime bien l'idée d'un fast-food rétro. Nous débarquâmes et traversâmes la rue lorsque celle-ci fut libre. Quelques instants plus tard, nous étions assis dans le diner et nous commandions des hamburgers.

Vous savez pourquoi Booth ne veut pas travailler avec moi? demandai-je.

Ce n'est pas ça, Il préfère travailler seul, parce que si quelqu'un fait une erreur, il va la prendre sur lui. Booth a perdu plusieurs personnes dans sa vie et c'est dur pour lui de faire confiance à des gens, car il ne sait jamais s'ils vont lui être enlever un jour ou l'autre.

Je comprends, répondis-je.

Alors, commença Aubrey pour ramener une ambiane plus joyeuse, comment est-ce que tu connais tout ça sur l'anthropologie?

C'est une longue. J'ai deux frères. Le plus vieux des deux est dans le MI-6. Alors la minute que je suis sortie de l'académie, on m'a envoyé en mission, pas de travaille de bureau. Pour commencer doucement, ils m'ont envoyé faire du profilage en infiltration à Oxford dans la branche d'anthropologie. J'étais supposé surveiller des élèves soupçonnés de complot. Ils m'ont laissé trois semaines pour apprendre assez sur l'anthropologie pour passer pour un étudiant de métrise.

Wow, ok.

Ç'a été plutôt pratique pour la suite.

Nous discutâmes du dossier et énumérâmes des suspects potentiels pour le cas. Nous échangeâmes sur nos vies et j'appris beaucoup sur lui. Vers dix heures, nous partîmes du restaurant et Aubrey vint me porter chez moi.