Chapitre 2.
L'ex professeur de potion emmena Harry jusqu'à ses appartements, à un étage élevé, au bout de beaucoup trop de couloirs pour la tête douloureuse du jeune homme. Une fois tous les sorts de protection enlevés, Snape lui enleva le sort d'imperium et lui en lança un autre qui fit tomber ses vêtements - qui n'en étaient plus vraiment - . Le jeune brun se sentit tout de même très mal à l'aise, ainsi nu devant le professeur qui le détestait le plus. Le plus âgé, sans un mot, tourna autour de son élève pour repérer toutes les blessures puis le tira doucement vers une pièce adjacente. Son manque de violence ou de dureté surprit Harry, qui s'était attendu à un traitement bien moins agréable. Snape le fit ensuite rentrer dans un bain d'eau clair et se mit à le nettoyer avec une éponge plutôt douce de manière à ne pas approfondir ses blessures. Le petit brun essaya de profiter de ce probable dernier moment de douceur, et ferma les yeux se laissant aller aux caresses. Le professeur le ramena plus durement à la réalité en le relevant sans ménagement pour pouvoir le rincer. Harry se rendit alors compte à quel point il était petit par rapport au plus âgé. Ses yeux ne montèrent pas plus haut que le torse de l'homme en noir, mais cela lui parut assez convaincant pour définir la taille de l'homme. Il ne fixa alors plus que le sol. Son regard se posa sur la baignoire où l'eau s'était légèrement teintée de rouge. Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale.
« Vous n'auriez jamais pu gagner Mr Potter, » déclara soudainement Snape. Vous êtes peut-être fort, toutes ces blessures alors que vous continuiez à courir en sont la preuve, mais vous êtes trop seul. Vous ne vouliez pas sauver le monde, je le sais, mais vous y étiez contraint. Là est une des grandes différences que vous avez avec le Seigneur des Ténèbres. Il était maître de son objectif, pas vous. Et voilà où tout cela vous a mené. Je vous parle respectueusement, mais dans quelques minutes à peine, vous serez le chien du Seigneur des Ténèbres, une chose sans aucun droit, sans aucune chance de fuite. Vous payez le prix de votre erreur. »
« Je sais. Mais je ne pouvais pas non plus m'enfuir avant. Je vais souffrir, mais je souffrais déjà avant. Depuis toujours. J'ai toujours été seul, alors un peu plus, un peu moins. La vie est moche mais je n'ai jamais put y remédier, je suis fait pour souffrir et amuser la galerie, pour me battre pour les autres. Mais j'ai véritablement essayé de sortir de tout ça, vous savez... »
« Vous pouviez, mais vous vouliez prouver que vous étiez un homme, pour vos amis. Pour ne pas être seul. Ne mentez pas. Au final, regardez où vous en êtes. »
« Mes amis étaient malgré tout de vrais amis. »
« Non, ils se servaient de vous pour être remarqués. Tournez vous, vous saignez beaucoup de là… »
Snape se tut. Après tout, à quoi bon dire tout cela ? Ils le savaient aussi bien l'un que l'autre. Harry n'était, depuis toujours, qu'un pauvre gamin qui fuyait la solitude et voulait la reconnaissance. Un pauvre gamin qui au final, avait toujours été seul, et à qui la vie n'avait fait que très peu de cadeaux.
« Je veux mourir, » souffla Harry. « Je ne veux plus me battre, j'en ai marre, je veux plus je peux plus… »
Le brun s'effondra soudainement, les yeux dans le vague, et accroupi, se mis à se balancer d'avant en arrière.
« Vous n'avez pas le choix, Potter. Debout, je n'ai pas fini de vous soigner. »
Le Maître des potions passa de longues minutes à guérir Harry, puis il le coucha sur le canapé pour qu'il puisse se reposer un peu. Quand 18h sonna, il le réveilla et lui enfila un pantalon noir lâche et une chemise noire qu'aucun des deux hommes ne ferma. Le plus jeune fut entrainé jusqu'aux appartements du Maître, les plus beaux et plus hauts du château. Snape frappa et la porte s'ouvrit d'elle-même. Harry vit un grand trône sur une estrade de pierre. Tout était froid, en chaque endroit était recouvert de carrelage noir. L'homme brun tira le plus petit jusqu'au centre de la pièce, tout en restant droit et le fit s'agenouiller et poser le front sur le sol.
« Le voici Maître, » dit-il en posant un genou à terre.
« Relève-toi Severus. Quel est son état ? »
« Quelques blessures graves qui guériront dans la journée de demain, et des cicatrices, Monseigneur. »
« Très bien, maintenant laisse-nous. »
« Oui Maître. »
Le maître des potions quitta la salle avec un dernier regard de pitié envers le fils de son ancienne meilleure amie.
« Harry Potter, que ressent-on lorsque l'on a plus aucun pouvoir ? Ta baguette est brisée, Draco Malfoy est au sommet de sa gloire, ton professeur tant haï t'as vu nu dans un état lamentable, et tu es le nouveau jouet de plus grand mage de tous les temps. »
Harry se redressa mais resta à genoux. Fermant les yeux il soupira.
« Je ne sais pas. J'ai mal à la tête alors j'évite de trop penser. »
« Endoloris. »
Le petit brun se mit à hurler et à se tortiller sur le sol. La douleur était partout, forte, infinie, insurmontable. Les larmes coulèrent sur les joues pâles de jeune homme. Le Lord arrêta le sort au bout de plusieurs minutes, laissant une loque sanglotant à ses pieds.
«Quel spectacle désolant donne le survivant, vraiment. Redresse-toi ! »
Harry obéit, tremblant, et se remit tant bien que mal sur les genoux. Il vacilla légèrement mais teint bon. Son regard, exprimant une terreur sans nom était tourné vers le sol devant lui, aux pieds de son Maitre.
« Alors Harry Potter, acceptes-tu de devenir mon chien, entièrement soumis à moi ? » Siffla Voldemort, vicieux.
Un long silence suivit sa question, puis dans un souffle, réponse arriva aux oreilles du Lord.
« Oui Maître. »
Le brun ne vit pas le sourire incroyablement sadique s'étirer sur les lèvres de son Maitre. Il remarqua par contre que celui-ci sortait quelque chose de sous ses robes. D'un geste cérémonieux, il s'accroupit devant lui et lui passa deux doigts sous le menton, le forçant à le regarder. Son être tout entier, avait physiquement changé. Il était beau, d'une beauté cruelle, terrifiante et envoutante à la fois. Il montra le collier de cuir où seul un anneau ressortait, et lui attacha autour du cou. Harry fut surprit par le confort de celui-ci, doux, chaux et pas si entravant. Le lord accrocha une laisse au collier et donna un coup vers le haut.
« Debout mon chien, je vais te montrer ta nouvelle maison, » déclara-t-il.
Le plus jeune, la respiration irrégulière se leva et suivit son Maître, la tête basse. Ils traversèrent une porte cachée au fond de la pièce et entrèrent dans une salle plutôt confortable. Celle-ci, faisant office de salon et de salle à manger, était composée d'un canapé, d'un club fauteuil, d'une cheminée, d'une table basse, d'une grande table à manger, de quelques meubles servants à ranger d'éventuels objets et de grandes fenêtres. Un coussin était posé à coté d'un des fauteuils, et Harry se douta qu'il lui était destiné. Le Lord l'emmena ensuite dans la chambre, composée d'un (très) grand lit à baldaquin et d'un grand coussin épais et à l'allure confortable à son pied. Deux tables de nuit entouraient le lit, et de grands rideaux pourpres l'entouraient, coordonnés à ceux des fenêtres.
« Tu dormiras là, » dit le Seigneur des Ténèbres calmement. « Mais d'abord… »
Il se retourna et arrache d'un mouvement brusque les vêtements de jeune homme. Celui-ci eut un sursaut et son cœur accéléra sensiblement. Voldemort, qui n'avait toujours été qu'un être imaginé et rabaissé en puissance dans la tête du jeune homme, était alors celui qu'il prétendait être. L'être le plus terrifiant et puissant du monde. Le Lord remarqua la peur du jeune homme et celle-ci lui arrache un sourire appréciateur.
« Joli corps. Mes affaires sont toujours de qualité, le Survivant était surement le mieux placé pour être mon jouet. Les entrainements t'ont extrêmement bien moulé à ce que je vois, il faudra que tu conserves ce physique. Un peu plus mince peu être, j'aime avoir l'impression de casser mes jouets quand je les utilise. »
Voldemort jubilait. Harry, déjà pâle, blanchissait à vu d'œil. Celui-ci, étant puceau inavoué, redoutait plus que tout le moment où le Seigneur des Ténèbres « l'utiliserait ». Et l'autre le savait, ce qui l'amusait encore plus.
« J'ai hâte de me perdre dans tes chairs, petit Griffondors. Bientôt, tu me supplieras de me sucer, car le Maître doit être la principale attention du chien. »
Il donna un coup jouissif sur la laisse pour qu'Harry se mette à quatre pattes, puis il le tira sans douceur dans le salon. Il s'assit sur son fauteuil et força le jeune homme à en faire de même sur le coussin à côté de lui, les talons sous les fesses, bien droit, afin d'exhiber au maximum ses atouts. Fermant les yeux, le jeune homme s'obligea à respirer normalement. Voldemort ne lui avait lancé qu'un Doloris pour le moment. Il était probable qu'il s'en tiendrait là, afin que son chien soit simplement obéissant, sans ressembler à une loque complètement folle, comme les parents de Neville.
La fatigue le rattrapa rapidement et sa tête commença à tourner. Le Lors s'aperçu de ce micro mouvement et avec des gestes plus doux que les précédents, il entraina Harry dans la chambre. Détachant la laisse, il lui dit de dormir sur le grand coussin. Nu, sans couverture, et avec son collier. Le jeune homme, humilié, obéit sans rechigner, une boule dans l'estomac, et s'endormit rapidement, sous l'œil appréciateur du Lord. Le véritable dressage commencerait bientôt.
