Voila la suite ! Merci pour tout les gentils commentaires, ça m'a motivé pour écrire. :3
Bonne Lecture !
Chapitre 2 :
.::POV Sanji::.
Je suis bien … J'ai chaud … C'est doux …
Mais … Qu'est-ce qui est doux ? Où suis-je ? Pourquoi je dormais ? Non … Pourquoi j'étais inconscient ?
Une question à la fois … D'abord, je suis dans un lit, j'en suis sur. Mais où est ce lit ? Je le saurais si j'arrive à ouvrir les yeux. J'entrouvre la paupière droite. Je vois flou mais je peux quand même affirmer qu'il n'y a pas trop de lumière. Alors je fais un rapide tour d'horizon : à gauche, un mur avec une porte. Devant moi, une petite fenêtre. Et à droite, une chevelure verte.
Une chevelure verte ? Le marimo est là ?
Sous le choc, je tente de me redresser. Mais à mon premier mouvement, tout mon corps se met à me lancer fortement. Comme-ci on m'avait rué de coup. Et c'est le cas. La mémoire me revient comme un coup de fouet :
Deux hommes dans une ruelle …
Celui devant moi me frappe au visage, je vacille à peine …
Puis je ressens une brulure dans ma cuisse droite qui s'engourdi presque automatiquement …
L'autre homme revient dans mon champ de vision. Il a une seringue à la main et un sourire sadique collé au visage …
Je ne sens plus la jambe qu'il a piquée et le reste de mon corps devient peu à peu lourd …
Je m'écroule. Et j'ai beau essayé de me débattre, rien n'y fait. Le pire, c'est que je ressens tout, même si je ne contrôle plus rien …
Et je ne peux que crier de douleur, jusqu'à l'évanouissement …
.::Fin POV Sanji::.
.::POV Zoro::.
Je suis réveillé en sursaut par un cri de pure douleur. Dans le lit sur lequel je m'étais appuyé pour dormir, Sanji est en boule sous l'épaisse couverture. Des spasmes de panique secouent sont corps pendant qu'il pleure tout ce qu'il peut.
J'approche doucement ma main de son épaule. Je la pose tout aussi doucement et il se raidit un peu. Avant même que je n'essaye de lui parlé, j'entends un chuchotis enrouer de sanglots :
- Ne me … regarde pas ! Va-t-en !
- Sanji … Je peux pas.
Il ne répond rien et pendant de longues minutes, je l'observe sans savoir comment je peux le consoler, même si j'en crève d'envie.
Il se calme peu à peu et finit pas se retourner, s'installant sur le dos. Il me regarde : ses yeux bleus limpides obscurcis par les larmes captent mon regard et ne le lâche plus. Et on attend comme ça. On dirait qu'il veut me remercier avec ses yeux de l'avoir amener ici et pas ailleurs. Mais comment savoir … Je ne le connais pas vraiment, c'est seulement maintenant que je m'en rends compte.
C'est vrai. Lui et moi, nous n'avons toujours fait que nous battre, tous ce temps. Nous vivons ensemble et pourtant, je ne sais rien de ses gouts, par exemple. Je ne sais rien non plus de ses faiblesses, ses peurs – car il en a, c'est sur. Je sais pourquoi : je ne m'y étais jamais intéressé avant. Mais tout à coup, sa vie me fascine. Enfin, peut-être pas « tout à coup ». J'avoue que depuis un moment, je le regarde de temps en temps. Quand il cuisine, quand il parle avec Nami ou Robin, quand il rit … Mais pourquoi ?
Encore une fois, c'est Sanji qui me sort de mes pensées. Je le vois essayer de se redresser, avec toutes les peines du monde. Je me jette sur lui pour l'aider mais il a l'air tellement mal à l'aise quand je le touche que je n'ose presque pas le soutenir de peur de le faire souffrir. Il me parle de sa voix fatiguée et enrouée par les pleurs :
- J'aimerais me laver. Mais je peux à peine bouger …
Je comprends sa demande d'aide silencieuse. Alors je le mets debout, lui tenant la couverture sur les épaules tout en le soutenant. Nous allons doucement jusqu'à la salle de bain où je l'assois sur le bord de la baignoire pour la remplir d'eau chaudes. En attendant, je prépare une serviette propre.
Sanji me suit des yeux avec son regard vidé par la fatigue. L'ambiance est lourde : nous sommes extrêmement gênés, mais soulagés en même temps. Moi parce qu'il s'est réveillé et lui … parce qu'il n'est plus seul, je suppose. Quoique, à mon avis, il m'en veut à mort de l'avoir vu si faible, même si je ne suis pas vraiment fautif. Bizarrement, cette idée m'attriste. J'ai presque envie de m'excuser. Je le ferais, promis …
Le bain est rempli à moitié alors j'arrête l'eau. Je regarde le blond se lever et commencer à retirer son caleçon. J'ai très chaud, tout à coup ! Mais je m'en veux la seconde qui suit et me retourne pour partir. J'entends Sanji rentrer dans l'eau, dans mon dos, et referme la porte.
Je me laisse glisser contre le battant, jusqu'à être assis par terre, relevant mes genoux contre moi et y appuyant mes bras. Pourquoi la simple pensé de Sanji nu dans son bain me fait virer au cramoisi et me fait me sentir à l'étroit dans mon pantalon ?
Qu'est ce qu'il m'arrive ?
.::Fin POV Zoro::.
.::POV Sanji::.
Je suis ridicule. De quoi j'ai l'air, maintenant ? D'un gamin pleurnichard, certainement. Enfin, c'est surement ce que Zoro pense de moi.
J'ai pleuré pendant au moins une demi heure et quand j'ai retrouvé mes esprits, Zoro me fixait comme … je ne sais pas comment. Je sais juste que le marimo est remonté dans mon estime pour ne pas m'avoir emmené voir Chopper et les autres, mais que je ne pourrais certainement jamais lui faire savoir car il va me détester encore plus qu'avant parce que je suis un minable.
Mais ce n'est pas le vrai problème. Non, mon véritable souci - après le fait que j'ai passé une soirée en enfer - c'est pourquoi je me soucis autant de se que Zoro pense de moi ? Pourquoi ? Et également, pourquoi a-t-il fait tout ça pour moi ? Me soigner, me préparer ce bain …
Je tente d'attraper le savon trainant sur le bort de la baignoire quand mes blessures me rappel à l'ordre : je me pose des questions trop futiles comparés à ce qui m'est arrivé plus tôt. Alors pour la deuxième fois de la soirée, j'éclate en sanglots, vrillé par la douleur et honteux …
(Plus tard)
Tiens, cette fois, c'est plutôt tiède. Je suis détendu, je n'ai plus mal. Je suis comme dans un cocon … mouillé ?
J'ouvre les yeux, surpris. Je suis encore dans le bain. Je me suis endormis … Mais je suis propre. Partout. D'ailleurs, l'eau du bain est légèrement rose, à cause de sang. J'entends du bruit derrière moi. Je me retourne et je vois Zoro entrain d'enfiler son pantalon, avec rien en dessous. En effet, son caleçon traine par terre, complètement trempé. Je rougis un peu mais me calme vite : il a du m'entendre bouger et il se retourne, encore torse nu :
- J'entendais plus de bruit alors je suis venu et tu dormais. Je t'ai lavé avant que l'eau n'est complètement refroidie …
Il me dit ça sur le ton de l'excuse. Il doit se douter que c'est gênant pour moi de savoir qu'il m'a touché durant mon sommeil. Mais étrangement, l'idée ne me dérange pas trop … Surement parce que j'ai confiance en Zoro, malgré tout. Je réponds, un peu mal à l'aise :
- Merci.
Puis je profite que mon corps soit encore détendu et un peu engourdi pour me lever. Je sors de la baignoire en vidant l'eau au passage. Alors je me retrouve nu au milieu de la salle de bain, avec aucun vêtements à me mettre. Zoro me tend une serviette mais je ne l'attache pas tout se suite autour de ma taille.
D'abord, je fais le point : mon corps est criblé d'égratignures et de bleu mais ce n'est pas trop grave. Et puis tout est propre, alors je n'ai pas à m'inquiéter. Par contre, ma jambe droite est douloureuse car c'est là que s'est répandu le poison paralysant en premier. Je cherche la piqure, vers l'arrière de ma cuisse, et la trouve du premier coup : j'ai un gros hématome à cette endroit. A mon avis, la seringue n'était pas très propre et le mec ne s'est pas trop appliqué. Alors Zoro me demande :
- Qu'est ce que c'est, ce truc ? On dirait une piqure d'insecte mais qui à beaucoup trop gonflé …
- C'est une piqure, mais pas d'insecte, je réponds avec une petite voix. L'un des deux mecs m'a planté une seringue et la seconde d'après, je ne sentais plus ma jambe. Puis le poison s'est répandu et j'ai fini par ne plus pouvoir bouger …
Ressasser ces événements me fait plus de mal que je ne l'aurais cru. Zoro le voit et s'empresse d'ajouter :
- Quoi que se soit, il faut te soigner …
Malheureusement, ses paroles n'ont pas vraiment l'effet escompté. J'imagine tout à coup Chopper et tout l'équipage qui me regarde avec dégout, apprenant que j'ai été complètement incapable de me défendre face à deux brutes sans intérêt.
Je suis pris de vertige mais Zoro me rattrape de justesse. Il me soulève du sol et je me débats un peu, même si je sais qu'il ne me lâchera pas. Il me porte jusqu'à la chambre et me dépose sur le lit. Je remarque que les draps ont été changés mais je n'ai pas le temps de m'en formaliser que Zoro disparait dans la salle de bain pour revenir avec mon caleçon à la main, propre et encore un peu humide. Il me le tend, je le prends, mais je reste sans bouger.
Pourquoi fait-il tout ça pour moi ?
Je n'ai encore rien dis quand il prend la parole :
- J'ai rien pu faire pour ton pantalon et ta chemise mais ta veste est propre, elle sèche encore.
Je suis abasourdi … et fatigué. J'enfile mon seul vêtement sous les couvertures et m'apprête à me coucher quand le vert m'interpelle :
- Oi, Love-cook, ça fait combien de temps que t'as pas mangé ? T'es tout pâle …
Alors je réalise que je ne sais même pas quel jour on est. Je demande :
- J'ai beaucoup dormi ? Je veux dire … Quel heure est-il ? On est quel jour ?
- Tu as dormi jusqu'à midi. Et là, il doit être 1h de l'après-midi …
J'acquiesce en guise de remerciement et remarque le plateau repas posé près du lit. Mon ventre fait alors un bruit monstrueux, témoignant de ma faim. Zoro ricane un peu et s'approche pour me poser le plateau de nourriture sur les genoux.
Encore une fois … Pourquoi est-il si … attentionné ?
.::Fin POV Sanji::.
.::POV Zoro::.
Sanji … rougi ? Je n'ai fais que lui donner un plateau repas. Et pourtant, il fuit mon regard et il a l'air désorienté. Je me sens soudain mal à l'aise. Je m'apprête donc à m'éloigné pour prendre une bouteille de saké - que j'ai commandé avant de retrouver Sanji endormi dans son bain – quand je l'entends demander :
- Pourquoi ?
Je me tourne dans sa direction.
- Pourquoi quoi ?
Pourtant, je me doute de la raison de sa question. Mais je préfère ne pas avoir à répondre pour l'instant. J'ai bien trop peur de ma réponse.
- Tu sais de quoi je veux parler, Zoro …
Il n'a pas dis Marimo. Surprenant. Je décide d'être franc avec lui. Je pense que la situation ne se prête pas aux mensonges …
- Je ne sais pas trop. Mais c'est surement pour sauver ma peau : imagine la réaction de Luffy si il apprend que j'ai laissé crever son cuistot préférer …
Après tout, il y a une part de vérité, là dedans. Et ça à l'air de convenir à Sanji qui commence à dévorer le contenu du plateau.
Sauf que moi, je sais qu'il y a autre chose. Mais quoi ?
.::Fin POV Zoro::.
