Titre : Hibari is for threesome, ou encore « Joyeux anniversaire Hibari! Bon, tu t'allonges ici, je fais défiler les candidats! ».

Auteur : FayVerte (j'assume. Le threesome, c'est magique)

Rating : M.

Genre : Yaoi. Amour destructeur et romance sirupeuse.

Discalmer : Si j'étais l'auteur de Reborn … et bien voilà, je ne le suis pas. Rien n'est à moi que les couples plus ou moins improbable (Je crois au dernier! Si, j'y crois! Il est fort, il est beau, il sent bon le sable chaud! Et il me donne envie de parader en petite tenue dans la rue en chantant « Chaud Cacao, chaud chaud chaud chocolat! », c'est dire!) et l'enchaînement des mots. Merci de ne pas voler ce texte avant de l'avoir lu. Quand vous l'aurez lu, vous n'en aurez plus envie de toutes façons.

Avertissement : L'histoire qui va suivre ne traite pas de deux hommes vivant une relation platonique et romantiquement établie. Non. Elle parle de trois hommes qui se font plaisir ensemble. Beaucoup plaisir. Si vous êtes choqués, traumatisés, anéantis, homophobes, menez une étude sur « Pourquoi les auteurs de fanfictions écrivent ? », ou autre chose du même genre, mon adresse msn est disponible et je réponds aux messages privés.

Son second

Gokudera se considérait comme intelligent. Il n'était peut-être pas un génie mais il avait une certaine culture et un bon esprit d'analyse. Cependant, il était vraiment, totalement, absolument incapable d'expliquer la situation dans laquelle il se trouvait. Nu, dans un lit avec Hibari, incapable de lui dire pourquoi il venait de lui laisser un énorme et visible suçon sur le cou. Vraiment énorme. Et vraiment visible. Et vue l'expression du gardien, il allait bientôt sortir ses tonfas pour lui faire cracher une explication qu'il ne connaissait lui-même pas.

Tout avait commencé deux ans plus tôt. Gokudera était alors amoureux à sens unique de Tsunayoshi. En fait, il pouvait le reconnaître maintenant, il n'était pas amoureux. Il était une sorte de fan-boy évolué et avait érigé un autel à sa gloire. Il l'idolâtrait et le voyait comme un être éthéré supérieur. A ce moment là, le moindre mot pouvant être pris de loin dans le noir, de dos avec un sac sur la tête pour une insulte envers le chef des Vongola l'envoyait dans des colères bouillantes où il défiait celui qui avait sali l'honneur de son Boss. Et le plus souvent, le responsable était Hibari.

Le gardien du Nuage semblait prendre un malin plaisir à toujours rabaisser le Dixième du Nom, surtout en sa présence. Et Tsunayoshi le laissait faire. Gokudera comprenait maintenant pourquoi mais avant, il avait simplement eu l'impression que le Dixième du Nom laissait tout passer à Hibari. Et il en était devenu jaloux.

En tout cas, lors de cette dispute, il avait terminé sans trop savoir comment avec sa langue dans la bouche du gardien. Il avait suffit de quelques pas pour qu'il tombe à la renverse sur un lit et tout était devenu trouble. Vraiment trouble. Hibari ne lui avait pas arraché ses vêtements, le pénétrant sans aucune préparation en lui disant des « Cris mon nom, salope! » auxquels il aurait répondu en pleurant de douleur. Il lui avait fait l'amour.

Gokudera frissonna en repensant à cette scène. Et peut-être à cause du regard de Hibari sur lui, qui semblait perdre patience. Il devait y avoir une raison à son geste. Même s'il ne la connaissait pas consciemment.

Une semaine avait passé au cours de laquelle Hibari avait été absolument parfait. Il n'avait pas vidé ses comptes – Gokudera n'était pas certain que quoi que ce soit puisse vider les comptes de Hibari – pour sauver le monde de la crise économique. Il n'avait pas non plus abandonné sa passion de battre à mort ses ennemis pour promouvoir la paix dans le monde. Mais il avait continué à l'embrasser, à avoir des regards qui lui donnaient l'impression d'être précieux, beau, et tout ce qu'il avait jamais désiré. Et Gokudera se sentait horrible à l'idée de profiter de lui tout en aimant Tsunayoshi. Oui, il s'était senti le pire des salauds à profiter de Hibari. Comme si quelqu'un pouvait profiter du gardien du Nuage.

Un mois s'était écoulé avant qu'il surprenne une conversation entre l'homme qu'il aimait et celui qui lui faisait l'amour. Il se souvenait encore très bien de chaque mot, de chaque phrase prononcée, des pauses qu'ils avaient marqué, de leurs gestes aussi. Le métal des armes de tonfas qui claquait contre la joue de Tsunayoshi. Et le Dixième du Nom qui laissait une simple larme couler, ne cherchant pas à la sécher, son bras toujours à mi-chemin en l'air pour venir caresser la joue de Hibari. Gokudera s'était interposé. Il s'était mis face à Hibari et lui avait ordonné de quitter les lieux. Il était le second des Vongola, il ne laisserait personne blesser leur chef. Surtout si la blessure n'était pas que physique.

Il avait ramené Tsuna dans sa chambre, il l'avait même bordé et s'était senti ridiculement heureux en s'asseyant à ses côtés, recoiffant ses mèches. Et Tsuna avait commencé à parler. Pour le coup, Gokudera ne se souvenait plus précisément ce qui s'était dit. Simplement de la douleur qu'il avait ressenti. Il avait été blessé comme jamais. Et Tsuna continuait, lui disant comment il avait touché Hibari, lui disant comment il l'avait pris, sa voix froide dans la pièce pendant que le gardien retenait ses cris, le sang qui coulait entre ses jambes, la haine dans ses yeux. Tsuna lui avait dit combien il s'était excusé, comment il l'avait supplié de comprendre que ce n'était pas lui, qu'il n'aurait jamais fait ça. Et le coup de poing que Hibari lui avait donné à ce moment là. Et Gokudera l'avait embrassé pour le faire taire. Il l'avait pris dans ses bras et l'avait embrassé comme Hibari l'avait embrassé le premier jour. Et il avait commencé à aimer Tsuna. Il n'était pas parfait, il n'était pas cet homme presque divin qu'il imaginait. Juste un jeune homme perdu.

Et Hibari avait disparu. Du jour au lendemain, il avait complètement disparu. Et tous ses hommes avec lui. Tsuna avait voulu lancer des recherches mais Gokudera l'en avait empêché. Il savait bien qu'il ne lui était rien arrivé, Hibari était juste parti. Il pensa à combien il devait aimer Tsuna en vrai, à combien Tsuna devait l'aimer pour lui faire mal, pour être égoïste pour la première fois. Et à lui qui n'avait pas sa place ici. Il s'était battu contre Hibari pour être le second de Tsuna. Et maintenant, il ne pouvait rien faire. Hibari finirait par revenir. Et il n'irait pas le retrouver dans sa chambre mais bien confronter Tsuna. Ou alors il irait le voir, ou non, et Tsuna lui courrait après. Lui ne s'inscrivait jamais sur le tableau.

Ça ne s'était pas passé comme il l'avait imaginé. Hibari était venu le voir pendant qu'il dormait. Il s'était réveillé avec le gardien du Nuage l'enlaçant. Il ne l'avait pas revu depuis cette dispute, six mois plus tôt. Et Gokudera l'avait regarder dormir, avant de le rejoindre. Quand il s'était à nouveau réveillé, Hibari était parti. Il n'avait jamais osé en parler à Tsuna.

C'est à la Saint Valentin que les choses évoluèrent. Il avait voulu, vague excuse, déposer un cadeau dans la chambre de Hibari. Le gardien continuait à s'inviter certaines nuits chez lui, parti au matin. Et Gokudera avait autant l'impression de le trahir en étant avec Tsuna qu'il trahissait son propre chef en ne lui disant rien des visites nocturnes du gardien. Il ne se passait jamais rien et pourtant, il se réveillait plus apaisé que jamais après avoir dormi avec Hibari.

A la Saint Valentin, il les avait vu. Ensemble. Ils n'étaient même pas dans une chambre mais au beau milieu d'un couloir. Et la lumière diffuse qu'émettait Tsuna éclairait leur étreinte, chaque « Je t'aime » lui donnant la nausée. Il voyait le corps de Hibari meurtrit, les marques encrées dans sa chair. Et son dos frottait contre le mur à chaque va-et-vient, et ça se voyait que Tsuna lui faisait mal Mais ses yeux brillaient et il souriait doucement aux mots du gardien du Ciel.

Il avait fallu du temps. Du temps pour qu'il comprenne la culpabilité qui rongeait Tsuna, la véritable raison pour laquelle Hibari lui en voulait qui avait plus à voir avec son dénis de la situation que sa violence à son encontre. Il avait fallu encore plus de temps pour qu'il accepte de laisser Hibari le prendre devant Tsuna. Et beaucoup plus pour qu'il vienne embrasser doucement Hibari pendant que Tsuna lui faisait mal. Il ne comprenait pas comment quelqu'un d'aussi gentil, d'aussi doux, pouvait se montrer impitoyable et possessif envers le gardien du Nuage. Il le voyait chercher à l'attacher, à le garder le plus près possible de lui. Et Gokudera lui apprit doucement comment le laisser partir, comment le laisser revenir à eux. Il fallu beaucoup de nuits et de blagues salaces de Yamamoto avant que finalement, Tsuna leur laisse sa chambre en son absence.

Et c'était arrivé. Il contempla la marque qu'il avait laissé sur le cou de Hibari, à l'opposée de celle faite par Tsuna.

"Je crois que je t'aime."

Gokudera écarquilla les yeux, surprit par ce qu'il venait lui-même de dire. C'était ça ? Juste ça ? Il aimait Hibari ?

"Crétin. Bien sûr que tu m'aimes."

"Tu pourrais me dire que tu m'aimes aussi connard."

"Qu'est-ce qui te fais dire que je t'aime ?"

"Parce que tu aimes Tsuna peut-être ? Tu pourrais m'aimer aussi enflure!"

"Je ne l'aime pas. Et je ne t'aime pas."

"Quoi ? Tu veux que je te frappe ?"

"Quand tu veux herbivore. Je vais te battre à mort."

Note de l'auteur : Je tiens à remercier mon chien au strabisme divergeant pour- rien du tout. Merci à vous, chers lecteurs, de prendre le temps de laisser une review. Je posterai la suite dans tous les cas, je veux écrire le chapitre 6 et pour en arriver là, je dois faire les quatre précédents. Mais savoir ce que vous en pensez, savoir quels sont vos goûts, me permettra de travailler mon écriture dans mes textes plus réfléchis.

Au passage, deuxième chapitre demain! Et troisième après demain! Youhou! L'autoroute du bonheur se profile devant nous! Navrée pour les fautes, relecture en journée demain!

Note de l'auteur aux lecteurs de QEHE : Ah ah ah. Bon, je suis prête à recevoir des pierres, des larmes, des cris, des hurlements. Ma bêta-lectrice travaille en ce moment, beaucoup, et ne peut donc pas assurer ses fonctions. De plus, le chapitre à venir étant le chapitre 33, il sera extrême. Je le réécris depuis un bon moment sans être satisfaite. Et n'ai toujours pas mis dans le document la dernière scène écrite sous trois versions différentes sur mes feuilles volantes. Je vous remercie de ne pas m'avoir craché dessus. Dès que possible, je posterai la suite. En attendant, parce que c'est la fête à Hibari, un passage a été ajouté. En espérant ne pas briser vos rêves quand vous découvrirez qu'il ne s'agit que d'un petit morceau …