Disclaimer: Les mondes et personnages de Harry Potter et Ghost Hunt appartiennent respectivement à J.K. Rowling et Fuyumi Ono-senseï. En revanche, l'histoire, Thane, Kerion et l'idée du Gardien sont miens!
Rating: M pour scènes violentes/sanglantes et lemons futurs.
Couples: Lin Koujo/Soren (Ren) Black et mention de Kazuya (Naru) Shibuya/Mai Taniyama
Merci beaucoup à Vidfinn, mon bêta-lecteur, qui a la patience de me relire!
Merci merci merci!
A tous ceux qui m'ont laissé une review! Ca m'a fait tellement plaisir de voir qu'on m'avait laissé autant de commentaires pour un prologue!
Pour répondre aux reviews anonymes:
- Guest: merci énormément pour ta review et voilà la suite! ^^
- Coton de Loup: des menaces... je reçois des menaces sur le prologue... je suis choquée... Je suis contente que l'histoire te plaise à ce point, j'espère que ça continuera! Oui, apparemment Thane est très apprécié, et c'est tant mieux, car comme tu vas le voir dans ce chapitre il aura beaucoup d'importance dans ma fic.
- Gabriel A.J. : merci pour le commentaire! Et félicitations! Tu as gagné un bonus ou une scène (qui se retrouvera par la suite dans un chapitre)!
Pour ce qui est de mon petit défi! ^^ (il y en a un deuxième en bas pour ceux que ça intéresse)
Angelaclauss, Shinonema, Tenshihouou et Gabriel A.J sont les gagnants! Soren signifie "le sacrifié", mais "sacrifice" comptait comme une bonne réponse!
Félicitations à vous quatre!
Sur ces belles paroles, bonne lecture!
Chapitre 1 : Avoir une amie maladroite peut parfois poser problème
La pièce était plongée dans la pénombre et seuls quelques rayons ténus de lumière perçaient à travers les rideaux bleu nuit de la fenêtre. Celle-ci était entourée par deux massives armoires de chêne. Un immense lit était dans un coin, avec à côté de lui, une petite table de chevet. Non loin de là, une porte entrouverte laissait deviner ce qui ressemblait à la salle de bain. Collé au même mur que cette porte était un bureau semblant lui aussi en chêne. En face de la fenêtre, de l'autre côté de la chambre reposaient quatre imposantes bibliothèques de bois noir. Et au centre de la pièce, trônait un piano à queue aussi blanc que neige.
Soudain, une sonnerie retentit dans la chambre, faisant remuer la forme qui reposait dans le lit. Un grognement put être entendu venant de sous la couverture. Quelques instants s'écoulèrent, le son strident résonnant encore dans la pièce, avant qu'une main ne se glisse hors du lit. Elle tâtonna un peu sur la table de chevet pour trouver le réveil posé là. Et enfin, le bruit s'éteignit et la chambre fut replongée dans le silence. Après de longues secondes, la forme se redressa, repoussant la couette et dévoilant un adolescent.
Il avait des cheveux d'un noir d'encre qui lui tombaient doucement sur la nuque et encadraient gracieusement son visage. Visage d'une finesse troublante pour un garçon. Ses traits étaient d'une élégance et d'une noblesse rare. Il avait une peau pâle et nacrée, un nez fin et des lèvres boudeuses. Il était petit et d'une stature mince bien que légèrement musclée. Mais quand on l'observait, ce n'était rien de tout cela qui retenait l'attention. Non, ce qui captivait étaient ses yeux. Ils étaient d'un vert pâle unique et capables d'envoûter n'importe qui. Les pupilles étaient fendues comme celles des félins. Et cela lui donnait un regard qui semblait percer les tréfonds de votre âme et pouvoir déceler vos secrets les mieux gardés. Dans l'ensemble, on ne pouvait qu'avouer que l'adolescent était absolument magnifique.
Lentement, il se glissa hors de sa couche et avança précautionneusement jusqu'à la porte entrouverte pour pénétrer dans sa salle de bain. Là, il prit une douche rapide pour tenter de se réveiller un peu mieux. Tentative qui échoua lamentablement, puisque même une fois enroulé dans une serviette, il avait toujours du mal à garder les yeux ouverts. D'une démarche lente bien qu'étonnamment stable au vu de son degré d'éveil, il se dirigea vers une des armoires encadrant la fenêtre. Toujours avec la même absence de rapidité, il attrapa l'uniforme de son lycée qu'il enfila. Puis il retraversa sa chambre, contournant le piano sur son chemin, pour se saisir de son sac de cours – qui trônait mollement sur son bureau. Il prit également la veste de son uniforme et sortit de sa chambre. Il dut longer le couloir pour atteindre l'escalier descendant au rez-de-chaussée. Cependant, avant de s'engager dans les marches, il resta un moment immobile, à les fixer, semblant considérer les chances qu'il y avait qu'il tombe durant la descente. Mais finalement, il s'y engagea pour arriver dans le salon, devant un piano noir et près de deux portes. Il passa par celle, seule sur le mur à sa droite, qui menait à la cuisine. C'était une tradition – plus une habitude qui refusait de partir – de prendre son petit déjeuner ici. Les yeux à demi fermés, il se traîna – bien qu'avec une certaine élégance – jusqu'à la table. Il tira une chaise, s'assit et laissa son corps tomber en avant. Il ne s'arrêta que quand il eut la joue droite reposant sur le bois frais de la table. Il ne se redressa pas avant qu'une tasse de café fumant ne soit déposée juste devant ses yeux. Là, il se releva et lança et s'emparant du breuvage qui allait l'aider à émerger :
- 'Matin Thane.
- Bonjour Soren, fut la réponse douce qu'il reçut.
Enfin à peu près sorti du sommeil, Soren leva les yeux pour contempler son frère. Oui, son frère. Quand il s'était incarné dans ce monde, il avait eu la surprise de voir un Thane adolescent lui faire un grand sourire. Comme si se réveiller dans le corps d'un nouveau né n'était pas assez perturbant comme cela...
Thane avait 13 ans de plus que lui; alors que Soren aurait 17 ans dans quelques mois, lui en aurait 30 le 31 octobre. Ils étaient donc frères de cœur comme de sang. Thane et Soren Black. Par ailleurs, l'Entité était aussi son tuteur légal depuis la mort de leur mère. Elle était décédée 7 ans auparavant. Ils avaient décidé de s'installer tous les trois au Japon et les frères étaient partis une semaine avant elle – car elle avait encore des papiers à remplir. Seulement, elle n'arriva jamais jusqu'à eux. L'avion qu'elle avait pris avait eu un accident et était tombé dans l'océan. Son corps n'avait même jamais été retrouvé, comme ceux de beaucoup d'autres.
Mais malgré tout ce qu'il avait subi dans sa nouvelle vie, le petit brun était heureux. Thane était tout ce qu'il pouvait rêver d'avoir comme famille. Dès qu'il avait été assez âgé, son aîné lui avait réapprit à se servir de sa magie – sans baguette cette fois-ci. Il lui avait enseigné tant de choses, en secret ou non. Les runes, la métamorphose, les sortilèges et enchantements, les potions, les créatures de ce monde, le combat aussi bien avec que sans magie, la Langue Ancienne, le japonais, le latin, le français, le russe et l'italien, ses pouvoirs en tant que Gardien d'Eden... et la maîtrise des pouvoirs qu'il avait acquis dans ce monde.
D'un seul coup, une pensée vint percer son cheminement mental et il interpela son frère :
- Eh, Thane.
Le susnommé leva les yeux vers lui :
- Oui ? Qu'y a-t-il ?
Penchant doucement la tête sur la gauche, puis sur la droite, Soren chercha la meilleure manière de formuler sa pensée avant de se lancer :
- Tu m'as bien dit, il y a quelques années, que les Entités ne pouvaient pas s'impliquer elles-mêmes directement dans le monde ?
- Oui, pourquoi ?
- Alors, comment ça se fait que tu existes ? En tant que Thane Black, je veux dire. Cela t'implique, non ? Puisqu'il y a bel et bien eu ta « naissance » le 31 octobre 1977, des papiers, certificats et tout le reste.
Thane resta immobile, à le fixer avec des yeux légèrement écarquillés, comme s'il ne s'attendait absolument pas à ce genre de réflexion. Et il fit quelque chose que Soren n'avait pas du tout prévu. Il explosa purement et simplement de rire. Il mit bien plusieurs minutes à se calmer et quand il y fut parvenu, il taquina sans pitié son cadet :
- C'est maintenant que tu penses à ça ? Tu as eu 16 ans – presque 17 – pour t'en rendre compte et c'est aujourd'hui que tu le remarques ?
Légèrement vexé par les rires de son aîné, le jeune brun grogna avec une moue boudeuse :
- Tu vas continuer de te moquer de moi ou tu vas me répondre ?
- C'est bon, c'est bon, l'apaisa Thane. De un, tu es le Maître de la Mort, et de deux, tu es le Gardien d'Eden, le gardien de mon royaume. C'est ça qui fait que je peux me mêler au monde. Mais je ne peux intervenir que dans ta vie, et la tienne uniquement.
L'adolescent hocha la tête en compréhension et reporta son attention sur son petit déjeuner. Bien vite, il fut temps pour lui de se mettre en route. Il se rendit dans l'entrée, en repassant brièvement par le salon, pour mettre ses chaussures. Il enfila sa veste, mit son sac sur son épaule et lança derrière lui en sortant :
- J'y vais, à ce soir Thane !
Le parc qui entourait le manoir était immense et il mettrait bien quinze minutes à atteindre sa première destination. Donc il sortit son portable et y brancha ses écouteurs avant de les mettre dans ses oreilles. C'est ainsi – la musique dans les oreilles – qu'il quitta le domaine du Manoir Black et se retrouva en ville. Son chemin fut tranquille, ce qu'il apprécia à sa juste valeur, ayant l'intuition que cette journée ne resterait pas calme bien longtemps.
Il s'arrêta devant un lotissement et s'appuya dos contre un mur. Il enleva ses écouteurs et les rangea avant de fermer les yeux pour attendre. Cependant, après un moment, il déclara :
- Ce n'est pas encore aujourd'hui que tu réussiras à me surprendre, Mai.
Et il rouvrit les yeux pour tomber sur le visage déconfit de son amie, sa meilleure amie, sa sœur de cœur. Taniyama Mai, 15 ans, bientôt 16 et 1 mètre 65. Elle était sa seule véritable amie dans cette vie. Ils s'étaient rencontrés cinq ans auparavant et à cette époque, Soren gardait les autres à distance pour ne pas souffrir quand viendrait le moment de leur mort – il le faisait toujours d'ailleurs, sauf avec Mai. Seulement, il n'avait pas pris en compte le fait que Mai était obstinée. Au bout d'une année, elle s'était creusé une place dans le cœur du brun, bien qu'un peu contre sa volonté.
- J'y arriverai un jour Ren, tu verras !
Ah oui… Grâce à elle, son surnom officiel était « Ren » et avait été adopté par tout son entourage. Enfer ! Même certains professeurs l'appelaient ainsi ! Il reprit le chemin du lycée, suivit de son amie et lui offrit un sourire moqueur par-dessus son épaule :
- L'espoir fait vivre !
Un rire lui échappa quand il vit la moue qui avait pris place sur les lèvres de Mai. Puis pour amener une trêve et éviter de se faire – encore une fois – frapper, Soren lui demanda :
- Au fait, comment ça s'est passé hier soir ?
Le visage de Mai s'éclaira et elle se mit à sa hauteur d'une démarche sautillante pour lui raconter :
- On a conté chacune notre tour une histoire de fantôme. Et là, Kuroda-san est arrivée. Tu sais, c'est elle qui peut sentir les esprits. Elle était vraiment en colère contre nous... elle a dit qu'on lui donnait des maux de tête terribles en attirant les fantômes avec nos histoires.
En entendant cette dernière phrase, le brun fut pris d'un léger rire qui lui attira le regard interrogateur de la plus jeune. Voyant son expression, il s'expliqua :
- Kuroda-san dit à tous qu'elle a des pouvoirs de médium, mais elle ment. Si c'était vrai et qu'elle pouvait sentir les esprits, elle saurait qu'ils ne sont aucunement attirés par les histoires de fantômes.
Mai eu l'air très soulagée et Ren, devinant qu'elle s'était inquiétée d'avoir mis d'autres personnes en danger, lui adressa un sourire rassurant. Puis il s'excusa :
- Désolé de t'avoir interrompu. Je t'en prie, continu.
Son amie hocha vivement la tête, mais juste avant de reprendre son récit, son visage se crispa d'agacement :
- Ah ! A ce moment, il y a eu ce type étrange qui est arrivé ! Il a dit qu'il s'appelait... Shibuya... Kazuya. Et qu'il était en troisième année. Je ne l'avait jamais vu avant.
Soren fronça les sourcils tandis qu'ils entraient dans l'enceinte du lycée, réfléchissant hâtivement. Puis après quelques instants à marcher en silence, il l'informa :
- Tu as raison, il n'y a pas d'élève de ce nom en troisième année. Ni en deuxième année d'ailleurs.
Quand il ne reçut pas de réponse de Mai, ce qui était plus que bizarre, il se retourna pour trouver l'endroit où sa meilleure amie aurait dû être vide.
Son pressentiment revint en force et il entreprit de retrouver rapidement sa maladroite amie avant qu'une catastrophe ne se produise. Ren scruta les alentours mais ne vit Mai nulle part parmi les autres élèves. Puis son regard tomba sur l'ancien bâtiment et un lourd soupir lui échappa, évidemment... elle ne pouvait pas contenir sa curiosité et était allée vérifier s'il était vraiment hanté. Et non pas qu'il n'ait pas confiance en elle, mais il sentait venir l'accident gros comme une montagne... C'était de Mai dont il était question, après tout.
Un second soupir passa la barrière de ses lèvres et il fit son chemin jusqu'au vieux bâtiment. Là, il trouva la porte entrouverte, il ne perdit pas davantage de temps à se poser des questions et entra. Seulement, la scène qu'il trouva ne fut pas exactement celle qu'il attendait. Mai était dans un coin de la pièce, agenouillée et semblait secouée. Et il y avait aussi deux hommes qu'il n'avait jamais vu. L'un d'eux, avec des cheveux noirs cachant la partie droite de son visage, était blessé à la jambe. En l'observant d'un peu plus près, le second était à peine plus âgé que lui. Puis il remarqua l'étagère tombée au sol et tous les éléments s'assemblèrent. Il grogna, faisant remarquer sa présence à tous et demanda – légèrement agacé – à son amie :
- Mai, qu'est-ce que tu as encore fait ?
Sa meilleure amie eut l'air scandalisée qu'il pense immédiatement que c'était de sa faute, puis croisa son regard à lui – totalement blasé. Alors, elle lui déballa très vite tout ce qui s'était passé.
Elle avait pénétré dans l'ancienne structure pour voir si elle était bel et bien hantée.
Avait vu une caméra dans la salle d'apparence vide.
Elle s'était approchée.
Alors qu'elle allait se saisir de l'appareil électronique un homme était apparu et l'avait interpelée.
Elle avait violemment sursauté.
La caméra était allée se fracasser par terre.
Elle avait voulu s'excuser.
Une étagère avait failli l'écraser.
L'homme l'avait poussée hors de la voie mais avait été blessé.
Et l'autre adolescent était arrivé.
Suivi de peu par lui-même.
Incapable de s'en empêcher, Soren se massa l'arête du nez un long moment avant de fixer Mai, l'air de lui demander « comment tu as fait ça, hein, comment ? ». Cependant, avant qu'il n'ait le temps de parler, le troisième non-blessé les interrogea :
- Y a-t-il une clinique dans le quartier ?
Mai s'empressa de répondre, brûlante de rattraper un peu ses fautes :
- Oui, il y en a une en bas de la rue. Je vais vous aider.
Avant même que l'un des deux inconnus ait eu le temps de protester, Ren lui rétorqua :
- Non. Mai, toi, tu vas en cours. Tu ne peux pas te permettre de ne pas aller en classe alors que tu n'as pas encore fini ta deuxième semaine de lycée. Vas-y, je m'en occupe.
Bien que réticente, la plus jeune hocha finalement la tête et sortie de la pièce avec de dernières excuses. Dès qu'elle fut partie, Ren se tourna vers les deux autres. Il s'avança et s'accroupit devant le blessé pour lui demander :
- Pouvez-vous vous relever pour que nous vous emmenions à la clinique ou avez-vous besoin d'aide ?
L'homme gronda froidement sans répondre à sa question :
- Nous pouvons nous débrouiller seuls, votre aide n'est pas nécessaire.
Le jeune mage eut un sourire cynique en répliquant :
- Permettez-moi d'en douter au vu de vos différences de gabarit, vous allez avoir bien du mal à faire tout le chemin jusqu'à la clinique à deux. De plus, c'est un peu de ma faute si cet accident a eu lieu, si j'avais fait légèrement plus attention à Mai, rien de tout cela ne se serait produit. Alors, laissez-moi aider un peu. En plus, mon premier cours aujourd'hui est anglais, je n'ai donc pas vraiment besoin d'y assister.
Il ajouta après coup, comme se souvenant de quelque chose :
- Au fait, je m'appelle Black Soren.
- Ce n'est pas japonais, fit remarquer l'autre adolescent.
- Non, ça ne l'est pas. Je suis anglais, avec la double nationalité française de par ma mère. Alors, vous acceptez mon aide ?
L'autre le scruta de son regard bleu sombre un long moment puis acquiesça :
- Très bien.
Et voilà le premier chapitre!
Reviews? *yeux larmoyants de chaton*
Pour ce qui est du second défi (comme indiqué en haut de page), il s'agit de deviner les pouvoirs surnaturels que Ren à acquis dans sa nouvelle vie. Ils sont au nombre de trois.
En trouver un comptera comme une bonne réponse, en trouver deux reviendra à gagner deux récompenses et trois à trois!
Mais il n'y aura qu'un seul gagnant par pouvoir!
Bonne chance à tous et à la prochaine! Kisu!
Yuu
