Disclaimers : Shin Kidousenki Gundam Wing, personnages et produits dérivés appartiennent à Sunrise, Bandai, Sotsu Agency et aux parties associées.

Genre : UA, voyages, voyages, chacorable, clichés sur les Français, les Américains, les Canadiens, choc des cultures, adorablitudes choupinesque et crevardise absolue :p

Rating : T,

C'est quoi ? Luna et moi sommes parties au Canada cet été. C'était super ! Et du coup en rentrant ça m'a donné une idée :D

Résumé : Duo est en vacances... et rien ne se passe comme prévu... et donc il grogne. Normal il est Français.

Micis ! A toutes les personnes qui ont pensé à moi et qui ont mis un petit mot.

Fic pour qui ? Pour ma Lunanamoi ! Pour ces vacances que nous avons passé au Canada (Vancouver, Montréal) Ceci est pour nous, choupie, pour ces souvenirs de ouf et ce pays super !

Gros becs :D

Happy birthday to me en retard :D Ceci est une fic que j'ai écrit cet été. Comme ça fait un bout de temps que je n'ai pas posté, je le fais.

Ma ficlette happy bday to me sera pour toi Naughty Luce - Natsu - Ma Natsu - Natsu-Law - Whatever your name is now :D

Au fait : si cette fic est inspirée de nos aventures, la seule chose qui se rapproche de près ou de loin de ce que nous avons vécu Luna et moi c'est la gentillesse de la population :D Le reste c'est de la fiction pour détendre les zygomatiques et le petit coeur :)

UPDATE BUG FFNET ARRANGE : je HAIS FFNET QUI ME FAIT PASSER POUR UNE GROSSE NOUILLE (je peux le faire toute seule :D)

et YEAAAAH ok le oneshot est en 3 parties mais au moins elles sont EGALES :D


CDC – Choc des Cultures (toute ressemblance avec Le Choc des Titans est...)

T-T

Montréal, 8 juillet 2010, 14h30

T-T

Je calme mon fou rire parce que c'est super de se détendre comme ça…

Mais ça prend beaucoup d'énergie.

Si j'ai une partie du stress qui se barre…

Les effets du Gatorade aussi.

Je remets mes lunettes histoire qu'on soit sur le même pied d'égalité.

Lunettes Vs Lunettes. Y a pas que lui qui pouvait jouer son expert Miami.

T

- Le mec qui manque de me renverser qui me trouve pas assez fun c'est carrément le cosmos.

- Et comment s'appelle la fusée ?

T

De quoi il parle ?

Fermer les yeux et inspirer.

Vala.

T

- Ben je sais pas, Ariane ? Je m'en fous, pourquoi ?

- Vous faites des métaphores à la rue, pourquoi pas moi ?

- *Je fais de l'esprit .com* Désolé, je parle pas aux trottoirs.

- *Anything you can do… * C'est ça la France : vous parlez tous la même langue et vous ne vous comprenez pas. Le Français, c'est un débat télé à lui tout seul.

T

Putain on cuit ici…

Je m'évente avec mon t-shirt.

Trop d'efforts…

Je stoppe.

T

- Parce que c'est compréhensible « comment s'appelle la fusée ? » Perso, j'ai qu'une seule fusée et je la nomme pas.

- Oula… j'ai repéré la flèche en vous, j'ai voulu m'adapter à votre langage en conséquence. Visiblement je ne me suis pas assez adapté.

T

Je rouvre les yeux.

J'ai l'impression que j'ai fermé les yeux dix minutes.

Le marchand de sable il s'est un peu trompé dans l'heure et dans la livraison.

Il a un peu mis du ciment.

Me sens pas bien… j'ai la langue bien pendue.

Jusqu'au sol.

T

- Vous adapter à quoi ? Je suis pas un Alien, je suis un touriste. Me regardez pas comme ça, ça revient pas au même.

- Je m'adapte déjà. J'aurais pu parler québécois. Employer des expressions comprises par nous seuls.

T

Je secoue la tête.

Hmm mauvaise idée… ma casquette me serre.

Je la retire et la replace.

Ah, ça va un peu mieux, c'est moins compressé tout ça.

Mais j'ai chaud à la nuque.

T

- Non mais Touffy, faudrait voir à pas sous-estimer la Gaule.

- …

T

Il se mord la lèvre pour ne pas rire.

L'a les dents blanches.

Je commence à avoir la barre…

au crâne les gars, au crâne !

T

- On a un bac+ comédies musicales option TDC et un Master « Juste pour Rire ».

- TDC ?

- Temps des Cathédrales. Et on comprend Céline Dion malgré elle si bien qu'on achète ses disques.

- Malgré elle ?

- Ben ouais. Elle passe son temps à gueuler ou à se prendre pour la guitare de B.B King. Dou dou dou dou dou dou dou doooo. Mais elle est sympa donc on achète. Au péril de nos tympans. Ou carrément de nos vies, quoi.

T

Et là Touffy tousse une fois. Deux fois. Dans sa main parce qu'à cette distance ça aurait pu être dans ma tronche.

Il tousse encore.

Et il éclate de rire, son corps est carrément secoué.

Ça doit pas lui arriver souvent, ou il a été surpris par le truc.

Il a un rire communicatif. Et bref.

T

- Vous n'avez pas compris pour le nom de la fusée.

T

Et il change de sujet.

Non, il revient au sujet.

Je me masse les tempes. J'ai l'impression d'être Paris Hilton devant une feuille de maths appliquées.

T

- C'est pas de ma faute si vous êtes à l'ouest, Touffy.

- En clair puisque vous êtes con…cassé de fatigue. Ça veut dire « comment vous vous appelez ? »

T

Je vois toujours pas le rapport avec la fusée…

Oh. Peut-être.

T

- Je m'appelle pas.

T

Il me tend la main.

Je balance mon t-shirt sur mon épaule pour tendre la mienne.

Réflexe. Politesse un peu, quand même, on n'est pas que rustres, butés et know-it-all.

T

- Enchanté, « Pas ». C'est un prénom qui vous convient parfaitement.

- ?

- Pas aimable. Pas aidé. Pas foutu de trouver son chemin.

T

Ô main, suspends ton vol et va replacer une mèche derrière mon oreille, comme dans les séries américaines.

Oh toi, prends-toi un vent et…

Tiens, il a une touffe de poils dans la main.

Ah merde c'est le bout de ma natte.

Mais qu'est-ce qu'elle fout là ?

Ah ouais… c'est pour ça que j'ai encore plus chaud.

C'est pour ça que j'ai la casquette moins compressée…

Si je dis ça tout haut, l'autre va me répondre que ça m'empêche pas d'avoir le melon.

J'ai dû parler tout haut parce que pour la première fois il a l'air d'accord avec ce que je dis même si je le pense pas.

Ou plutôt avec ce que je pense penser.

C'est clair, non ?

T

- Et Pa-quito, vous connaissez ?

- Pas maintenant.

- Ok, je vais demander à quelqu'un d'autre.

T

Je retire sa main toute douce de ma tresse qu'il ne tient heureusement ni comme un pis de vache, ni comme une queue de poney.

Il me la reprend, tire dessus sans me faire mal et chuchote.

Son souffle est tiède et il ne pue pas de la gueule.

Il a une chouette eau de toilettes un peu citronnée.

Non il ne sent pas le liquide vaisselle.

T

- Vous aussi vous les voyez ?

- Euh quoi ?

- Les petits hommes verts. On est en pleine canicule, vous êtes le seul idiot à être dehors à cette heure.

T

Je dégage ma natte et le tape avec l'extrémité quand il essaie de la reprendre.

S'il la retouche, je le mords. M'enfous de laisser mon ADN, j'ai sa plaque minéralogique, son nom de famille, sa profession…

Ouais, j'avoue il a pas tort sur mon côté US.

Et sur mon côté 100% Roquefort.

T

- … Bah alors, Touffy ? On ne sait pas compter ?

- Je suis un idiot en voiture. Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi il n'y a personne à part nous ?

T

C'est vrai ça.

A bien y réfléchir j'étais limite tout seul dans la rue, ça fait plus de deux heures que je galère hors du métro et j'ai vu des caisses mais pas des masses de piétons.

Ok, vraiment pas des masses et pas sur mon chemin.

Comme dirait Corneille « Je suis seuuuul au moooonde »… avec une touffe en face.

Le cagnard de fous furieux, Le silence… moi et mon chapeau et en face, Touffy Eastwood.

S'il n'y avait pas des voitures et une absence totale de vent – et si j'avais un pistolet… et si ma tante en avait on l'appellerait mon oncle… -, je me serais cru dans un film de Sergio Leone.

Plutôt Yosemite Sam Vs Vil Coyote. Mais un qui aurait mangé le Road-Runner. De temps en temps en France on est lucide aussi.

Wow je titube sur place. Super en place mes baskets.

Et il me rattrape aux épaules.

Et me relâche.

T

- A faire votre poteau blanc « je bronze pas » sous un soleil de plomb, vous allez finir par être soudé au trottoir.

- Après la fusée, le poteau, ma parole vous êtes un poète phallique.

- Mais je ne vois pas le rapport.

- Vous connaissez des poteaux avec des bras et des jambes, vous ?

- Euh, ma belle-mère ?

T

Ne pas rire.

Ne pas rire.

Ne pas… il est marié ?

T

- Je bronze d'abord. Ça se voit juste pas.

- …

- Je veux dire là ! ça se voit pas là !

T

J'ai la cohérence d'une tomate pelée qui renierait ses sœurs parce qu'elle n'a pas de peau.

Et lui a les lunettes qui matent mon Peace and Love de tatouage.

Ou ptet mes tétons. Et il vient parler d'erreur de fusée.

Non mais ça va pas bien.

T

- Vous allez avoir un coup de soleil… sur le torse.

- La faute à qui ? Et ah ! Comme quoi je suis pas un poteau ouuh blanc !

T

Il s'est contredit !

Bah quoi, c'est important ?

Et là ils ont l'air d'un prof sur le point de punir un de ses élèves.

Euh, ils sont deux depuis quand ?

T

- Ça suffit. Vous tenez à peine débout, on va se poser dans un café.

T

Je veux gober un glaçon comme dans les films sexy.

Là, je peux faire cuire un œuf sur mon corps.

T

- Je suis pas les inconnus. Surtout pas à l'étranger.

- C'est bon y a 10 mètres à faire. Si vous étiez en état vous l'auriez vu.

T

10 mètres ou pas c'est un mec qui refuse de te dire où se trouve ton hôtel.

T

- Qu'est-ce qui me dit que vous allez pas mettre du GHB dans mon… hey, rendez-moi mes affaires. Au voleur !

T

Au voleur dans une rue déserte.

« Un cri court dans la nuit. »

En pleine journée.

… Forcément ça fait un four.

T

- Connard !

- Allez, plus que deux mètres !

T

Obligé de me bouger le fondement pour récupérer mes affaires.

Obligé de faire 100 mètres – paske c'était pas 10, c'est un mytho ! - à la seule force du « je fais comment sans fringues ».

Obligé de rester en terrasse-parasol parce qu'à l'intérieur c'était blindé et y avait la clim.

Obligé de se débrouiller avec un ventilateur danseur de flamenco. Ka-ta-ka-ta-ka-ta-ka-ta. Insupportable. Mais salutaire.

Ok.

Ça ressemble à un pub français, en propre.

Ok, en plus propre.

T

- Voleur.

- Un voleur avec le QI de Justin Bieber alors. Vous prenez quoi ?

T

Une belle blonde (trop chaud pour une bière…) en chemise, jupe et talons aiguille noirs – la pauvre… - nous a accueillis avec deux verres d'eau que j'espère gratuits.

Je l'aime et ça va mieux, je vais même prendre un café.

La carte du bar fait office de sous-plat, c'est en papier c'est cool.

Et ouais c'est pas cher !

Ah merde y a les tips et taxes… pourquoi y a pas de « service compris » comme chez nous ?

T

- Je sais pas. Faut boire chaud quand il fait chaud. Je vais me prendre un café. Quand j'aurais compris combien ça coûte.

- N'exagérez pas non plus. Il…

- Et n'allez pas me dire qu'aux States ils font pareil j'm'en fous j'y suis jamais allé.

T

Il redresse ses lunettes.

T

- Mais contrairement aux States, ici il y a des appareils à carte bancaire spécial touriste qui ne comprennent rien à notre mode de fonctionnement. Vous pourrez choisir votre tip. En général c'est 15% mais vous pouvez donner plus. On s'adapte.

- Je vais pas payer mon café avec une carte de crédit !

- De toute façon vous ne payez pas puisque je vous invite.

- Non merci, je m'invite.

T

Il hausse les épaules.

Sacrées épaules.

T

- Vous avez raison, vu que vous risquez de porter plainte contre moi, je devrais vous offrir quelque chose à hauteur de votre présumé préjudice pour avoir la paix. Un dîner, c'est mieux ?

- Et une reconnaissance de dettes aussi ?

- Signée de votre sang.

T

Je secoue la tête.

Les Américains sont trop procéduriers.

Les Français l'ouvrent pour un oui ou pour un non.

Et là après un verre d'eau fraîche qui a pas un goût de javel…

Avec un mal de tronche qui recule…

Avec mon cul posé sur une chaise et à l'ombre…

Avec un verre d'eau à présent vide que je glisse sur mon cou et sur mon torse pour calmer la chaleur…

Avec un ventilo danseur de flamenco qui me souffle sur la peau…

Et un type infâme qui bosse à mon hôtel mais qui veut pas me dire où il est avant de m'offrir un café pour que je lui foute la paix…

Ben je peux oublier la France et les States et manger mon chapeau.

J'accepte, quoi.

Et je dis merci à ma manière.

T

- Coffee it is.

T

Hmm… Fait vraiment meilleur…

Le verre fait du bien.

Dommage qu'il se réchauffe.

Il toussote.

Du coup je prends son verre d'eau vide sans sa permission.

Après tout les Français se croient tout permis.

Il est plus frais sur mon corps.

Ça fait du bien…

Je soupire et ferme les yeux.

T

- … Faut remettre votre t-shirt.

T

J'ouvre même pas les yeux.

T

- Foutez-moi la paix, Touffy. Vous m'avez obligé à venir là, s'il y a la moindre amende vous vous démerdez.

T

Hmm ça fait du bien…

Il grogne.

Tiens ça fait la deuxième fois.

Il redresse ses lunettes.

T

- Vous préférez que tout le monde voit le logo de Mercedes sur votre pec ?

- N'importe quoi. C'est Peace n Love.

- Il manque une barre en bas.

- Vous êtes castré ?

- Tout va très bien de ce côté. Non. Le Peace n Love c'est 4 barres. Mercedes, c'est 3. Vous étiez bourré ou quoi ?

T

Oui, j'avais 16 ans.

Mais non. C'est pas possible. C'est poker face de son côté. Non, c'est juste pas possible.

… J'essaie de voir mon tatouage avec mon verre.

Je ne veux pas IMAGINER ce que pense la jolie serveuse blonde.

Il me manque un piercing au téton, une musique psychédélique et un déhanché endiablé et on me prend pour le débile du silence des agneaux.

Ah, j'arrive à voir. 1, 2, 3, 4.

Ouf. Il a cru que je vérifierais pas et que je me rhabillerai.

Ou pire il a su que je vérifierais. Dans tous les cas il se marre.

T

- Connard.

- Ah ces Français, quelle douceur.

T

Il a cru que je me rhabillerais.

Mais il a rêvé.

Il veut pas d'amende sûrement. Je vais le mettre à l'amende. Grave.

T

- Grave. C'est de naissance.

- Ben voyons.

- Je ne mens pas.

T

Et je replaque le verre.

Dommage… ça se réchauffe…

T

- Ça s'appelle la fumette.

- Je vous dis que c'est de naissance, Touffy.

- Prouvez-le.

T

Quand j'ouvre les yeux il est plus près.

Il s'est penché sur la table.

Distance de sécurité mon gars !

Fais comme si t'étais dans ta voiture.

Hmm mauvaise idée, et pourquoi pas « écrase-moi si tu peux ? »

La suite cachée d'un film bien connu.

Je pose le verre.

Je me recule et me lève…

Et me penche un peu au-dessus de sa tête.

J'ai ma natte qui lui tombe sur l'épaule.

Il reste imperturbable.

T

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Je farfouille dans ma poche. Mon portefeuille est coincé.

- Quoi, vous avez trop de fric ?

T

Je me redresse, récupère ma tresse et me tortille.

L'avion ça gonfle aussi.

Y a notre serveuse qui s'apprête à nous rejoindre mais quelque chose la stoppe.

T

- Nan, le jean est trop serré à ce niveau.

- Vous êtes trop mince pour avoir trop de cul.

- Je suis un faux maigre.

T

Il a son petit sourire à fossette.

Une serveuse brune aux cheveux courts dit un mot à notre préposée avant d'aller nettoyer une table propre derrière la notre.

T

- …

- Mais je vais PAS le prouver. Même si la serveuse serait pas contre. Je dois être son type. Vous lui donnerez un bon tip de ma part.

- C'est gentil ou c'est parce que c'est pas vous qui payez ?

T

Je souffle en me tortillant encore.

Tiens une autre brune aux cheveux courts, un peu plus grande, vient nettoyer une autre table propre derrière moi.

Ils sont vachement plus à cheval sur le propre, l'écologie, tout ça, que chez nous.

T

- On nous traite de radins mais on l'est pas tant que ça ! En France, dans un resto, le service et les taxes sont dans le prix affiché.

- Je sais.

T

Je me tortille encore.

Je vais faire un régime.

Ok, je me baladerai en short.

Une serveuse blonde aux cheveux longs et aux sourcils bizarres surveille le travail des ses collègues.

C'est dingue comme ils sont carrés ici.

Je me tourne un peu et lui fait un thumb up.

Elle me sourit et le retourne.

Ça me ferait presque oublier qu'au lieu de se mettre à trois sur des tables propres, pourquoi pas faire un truc pour le ventilo danseur ?

T

- Si parfois on ne rajoute pas de pourboire c'est parce qu'on le paye déjà.

- Je sais.

T

Non mais tu vas sortir, oui !

Il sourit un peu plus.

T

- Ça veut pas dire que, selon nos moyens et la qualité du service, on ne peut pas rajouter quelque chose quand parfois ils sont payés au lance-pierre.

- Je sais.

T

Il sourit de plus en plus.

Ce doit être le tortillement.

T

- Ça veut pas dire qu'il y ait pas de vrais radins chez nous.

- Je sais.

- Je vois que vous savez tout. Vous êtes Français de cœur. Ah. Bor-del. Voiiiilà.

T

I did dit!

Je me rasseye.

Les serveuses sont parties au moment où mes fesses ont touché le siège.

Elles ont dû croire que j'allais partir sans payer.

Je vais mieux mais je suis pas en état de faire un basket.

La jolie serveuse blonde prend nos commandes.

Un café frappé et un café, fanfaronnade mise à part, fait trop chaud pour manger.

J'ai précisé expresso pour le café. La dernière fois que j'ai dit « café » j'ai regretté, je me suis cru au Starbuck. Un généreux mug d'eau chaude featuring café. Un peu comme Timberland dans le tube de One Republic « Apologize »

T

- Et ce tortillage de fesses pour serveuses brûlantes c'était pour quoi ? Le café vous est déjà offert, c'est pour les mignardises ?

- C'est pour vous clouer le bec. Je vous avais dit que la douceur était de naissance.

T

J'ouvre à la bonne page.

Il hausse un sourcil.

Ha. Ha !

Ceci est mon corps.

T

- Ceci est mon passeport. Et je m'appelle Dulce.

- Dulce ? Vous avez l'air d'un terroriste sur la photo. C'est quoi cette frange c'est pour cacher les boutons ? Comment ils ont fait pour vous laisser passer ?

T

Sa manière de prononcer un prénom que j'aime parce que j'aime de qui il me vient…

Avec une pointe de taquinerie, un petit accent et de la curiosité.

Et un « c'est un prénom, ça ? » dans le ton. Quand je pense que j'ai croisé un Trowa et un Treize. J'ai pas été assez débile pour les insulter alors qu'ils m'ont aidé.

J'éclate de rire sans que ça me fasse mal.

J'ai enfoncé le clou alors que nos commandes – mon café dans un mug… - et une énorme part de cheese-cake sortie de nulle part avec un gros clin d'œil – arrivent.

Elles ont eu la gentillesse de mettre deux fourchettes pour faire croire que c'est pour nous deux.

J'ai l'air d'un terroriste ? Non mais il s'est regardé ? Avec ses lunettes de soleil à la Terminator, ses bras halés et musclés… bon ok, un terroriste en chemisette ouverte sur une belle peau et une fine chaîne d'argent… ok, faut que j'arrête de le regarder.

T

- Dulce Omar, Touffy.

T

On trinque les lunettes dans les lunettes et chacun boit son truc.

Je goûte mon featuring et tâche de ne pas faire mon Français : c'était gratuit, quoi.

Mais c'est un mug de *vrai* café ?

Le tip il va être HISTORIQUE !

Du coup je SAVOURE et essaie de calmer mon rire.

T

- Un homard doux ? Je ne vous aurais pas imaginé comme ça. C'est le prénom le plus inapproprié du monde.

T

Oh le rat. Le rat ! J'ai failli recracher mon reste de café.

Et de rire encore.

Et de lâcher mon petit nom.

C'était dangereux de faire ça avec un vampire sadique.

Un vampire qui suçait les tracas - et les infos - à même mes lèvres et qui aimait ça.

T

- Duo.

- J'aurais dit Canard Boiteux ou...

- Duo. Dulce et Omar sont...

- Tes poissons rouges ?

T

Quand il tenait un sourire, il ne voulait pas le lâcher.

Je finis mon café.

Un délice.

T

- ... les meilleurs potes de mes parents. Ils ont accouché maman... dans leur tout petit appart.

- Dulce Omar.

T

Dulce - Doul-tché - Omar.

Dulce est un prénom de fille mais mes parents étaient pour la parité. Dulce et Omar ont accouché Hélène Maxwell. Le petit porterait les deux noms. Ma mère a accouché presque seule de mon grand frère. Elle l'a appelé Solo.

Je m'en sortais pas trop mal, j'aurais pu m'appeler Quatre, comme mon pote.

Lui était né dans le métro, station Quatre-Septembre. Tu crois que la RATP lui aurait offert le transport gratuit ?

Non. Parce qu'il était issu d'une famille nombreuse. Il payait déjà moitié prix, on allait pas lui faire gratuit.

J'avais machinalement donné mon prénom au vampire et j'ai essayé de rectifier le tir.

D'autant qu'il m'a dit "tu" cette fois.

A croire qu'il attendait mon prénom.

Les vampires attendent une invitation. Il a dû croire que mon prénom en était une.

T

- Dulce.

- T'as dit Duo. C'est moins space que « Pas ».

T

Il n'avait pas la mémoire courte.

Et une sacrée bouche. Le frappé descend très vite.

Sa pomme d'Adam est… intéressante.

Et ses lèvres sont… maculées de lait au café.

Que sa langue nettoie.

Il s'est arrêté le ventilo ?

Il m'a dit quoi déjà ?

Ah oui.

T

- Par réflexe. Dulce c'est professionnel. Duo, c'est personnel.

- Enchanté, Duo. Moi c'est Heero.

T

Il descend son frappé et le pose sur la table.

Et il me tend la main pour la seconde fois.

Je fronce les sourcils. Très intéressant le cheese-cake.

Très bon.

T

- Je sais Touffy.

- Mais on ne s'était pas officiellement présentés. On ne serre pas la main, chez vous ?

- Si, si...

T

La dernière fois que j'ai esquivé sa main, il m'a attrapé la natte.

Qu'est-ce qu'il allait m'attraper ?

Oh.

Il a mis ses lunettes dans ses cheveux.

J'ai eu beau voir vaguement ses papiers d'identité tout à l'heure mais là…

Je me suis pris ses lasers bleus un brin bridés dans la face.

Bleu bordel.

Bleus, bordel.

Et j'ai été poli : j'ai tendu la main.

T

- Ah si, tu peux faire le homard finalement... tu es tout rouge, Duo.

- C'est la canicule.

- J'ai la clim dans la voiture.

T

Gros, Gros malin.

Je retire ma main et fait un sort au cheese-cake.

Il m'imite.

T

- Toi tu sais parler aux hommes.

- Tu veux monter, Duo ?

- Non.

- Tu ne sais pas mentir. Ca, c'était une demi-vérité.

T

Sa voix s'était faite plus cajoleuse que taquine.

Oui je voulais monter mais seulement à cause de la chaleur, hein ?

Et parce que c'était plus agréable que le flamenco ?

Bon, je me suis pris à retardement sa sexytude dans la face. La bouffe a rééquilibré mes chakras.

Mignon, crétin, du coin et... pas du coin ?

Entre deux coups de fourchette.

T

- T'as pas l'accent d'ici.

- Ah ? J'ai quel accent d'après toi, qui t'y connait ? C'est vrai qu'il n'y a qu'un seul accent au Canada, comme en France. C'est bien connu.

- Fous-toi de ma gueule...

T

J'allais pas monter dans sa voiture sans le connaître, non ?

Non ? Même si on allait apparemment dans la même direction.

Un pays étranger où je ne connais personne ?

Où moi, en tête à tête avec un guide papier et des conseils de potes ?

Il a un peu de cheese-cake dans la commissure de ses lèvres.

Le côté où y a la fossette.

Le cheese-cake ne me rafraîchit plus.

T

- C'est ce que je fais. Mais si c'est une excuse maladroite pour me demander d'où je viens...

- Si j'avais voulu savoir d'où tu venais, Heero, j'aurais dit "d'où viens-tu"

T

Et paf, le piège.

C'est vraiment bon ce truc. Et je déteste les cheese-cake.

J'ai vraiment dû me manger un coup de soleil.

T

- J'ai eu longtemps la double nationalité canadienne et japonaise. Comme le Japon m'a imposé un choix, j'ai choisi le Canada.

T

- Ah ?

- Tu vois que ça t'intéresse.

T

Perso, moi je vois un gâteau.

Il s'amuse à me piquer mes bouchées.

On se fait un fourchette-fight, un peu comme les gamins.

T

- Non mais j'aime bien les sushis et euh j'ai faim.

- Si tu le dis…

T

Je suis pas crédible et je le sais.

T

- Euh, c'est ton père qui est Japonais ?

- Oui. Et ma mère est Canadienne.

T

Joli mélange.

Moi c'est moins exotique.

Une Normande, Un Texan.

Une pomme, un puits. D'ennuis, si c'était du pétrole, ma mère serait pas divorcée.

T

- Merci.

- …

- Oui, tu penses tout haut. Je suis né ici et j'ai émigré au Japon après leur divorce. Mon père a eu la garde.

- Ah ? C'est rare que les papas aient la garde.

- Mon père était ami avec le juge.

- C'est vrai ?

T

Il a levé les yeux au ciel.

Piégé !

T

- Non. Le juge a été civilisé : il m'a demandé mon avis et il l'a écouté. Entre mon futur beau-père et mon père, le choix était vite fait.

- Ton beau'p était méchant ?

T

Je lui laisse volontiers la dernière bouchée.

Il a un léger rictus nostalgique.

Et moi j'ai limite envie de mettre mes coudes sur la table pour l'écouter me raconter sa vie…

Non mais ça va pas ? Reprends-toi, Duo, t'as que ça à foutre ?

Du coup je regarde l'heure discrètement… oh. Déjà ?

Oh ça va, hein, on se concentre comme on peut.

Touffy regarde sa montre et reprend.

T

- Pas du tout. C'était le genre psy qui comprend mon problème, hoche la tête, aime avoir des discussions sur tout, que je parle de mon problème...

- Un papa sitcom quoi.

- En vrai, sans boîte à rires. Bref, entre mon beau-père trop cool et mon père trop absent...

T

Je comprenais carrément.

Je comprenais trop.

J'ai donc naturellement fait un signe pour avoir l'addition.

Nan je l'ai pas fait à l'arrache ! Je l'ai regardé d'abord et il a fait un signe de tête.

A un moment faut aller bosser.

Les serveuses font la moue.

T

- C'était vite vu. C'est pas qu'on les aime pas mais ado, la notion d'espace c'est sacré.

- J'étais pas ado mais c'est le sentiment. Mon père est ingé, il a souvent des chantiers à l'étranger et y restait parfois plusieurs années, j'ai vécu sur les cinq continents.

- Cte classe !

T

Moi le Canada, c'était mon premier voyage comme il me l'avait si sympathiquement fait remarquer.

Je suis même pas aller aux States. J'avoue que pour le premier voyage j'ai pas eu envie d'aller voir mon père.

Ptet parce qu'il est venu me voir le mois dernier ?

L'addition arrive avec des entrées gratuites pour des soirées, des prénoms et plusieurs numéros de téléphone.

C'est la première fois que je vois une addition avec 4 noms de serveuses.

Je laisse Touffy payer parce que c'est le deal. Par contre pour le tip, c'est niet.

Je laisse un généreux pourboire…

A Réléna, Dorothy, Hilde et Lucrezia « Lu, pour toi »

J'écris « Thanks, Ladies» et je prends la carte du resto.

Des fois que j'irais… si je me perds pas.

T

- J'ai fait une partie de mes études en hôtellerie en France.

- Ah ? T'aurais pu rester là-bas !

T

Pourquoi, j'aurais voulu ?

On se lève et je récupère mon fatras. Putain c'est lourd. Faut que je résiste avant de m'endormir.

Mais c'est dur ! Et il est que 16h00 ! Il fait toujours chaud mais ça redevient gérable.

Enfin presque.

Je sais pas si je vais pouvoir me taper 10 bornes pour aller à l'hôtel.

T

- Non, la France a ses qualités malgré les Français – clin d'œil - mais je préfère la vie au Canada. J'aime les pays où 10 centimètres de neige ne déclenchent pas une catastrophe économique.

T

On se dirige…

T

- Hey notre climat est tempéré ! Et moi j'aime bien les pays où je risque pas ma vie quand je crois traverser normalement.

- Et j'aime bien ma voiture quand il fait chaud. A présent qu'on a bien parlé, Duo…

- …

T

Oh, Oh…

Il attrape mes lunettes par leur monture et me les ôte.

Hey !

T

- … que tu as vu que je n'étais pas un pervers... tu veux monter ? Un grand gaillard comme toi peut me résister, non ?

T

J'ai le gay-dard. S'il est gay, moi je suis ? Je suis ?

I am superman.

T

T

TSUZUKU


Et oui un dernier Tsuzuku, quand j'ai fini mes corrections et que j'ai regardé l'ascenseur... ça faisait presque le double de la première partie postée.

Bonjour l'équité -_-.

Ce sera donc un OS en 3 parties.

J'espère que ça vous aura plu, surtout à toi ma Lunanamoi !

A pluch' tout le monde !

Mithy *héhéhé!*