Auteur : Luciel89 (/u/672874/Luciel89)
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Traductrice : Aconit
Disclaimer : Supernatural est à Eric Kripke et à CW, et je ne suis que la traductrice
Résumé : Après un petit accident, Dean se rend compte qu'il peut voir les ailes de Castiel. À force de les admirer en secret, il réalise qu'elles sont devenues une véritable obsession pour lui. Et que se passerait-t-il si Castiel découvrait que Dean voit cette partie de lui qui est si intime ?
NdT : Voilà le chapitre 2 ;) J'en profite pour remercier toutes celles qui ont mis cette fic en favori/follow, et bien sûr à celles qui ont laissé des reviews. Je n'ai pas eu le temps d'y répondre individuellement, mais je les ai lues avec grand plaisir ^^
Chapitre 2
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Dean avait cessé de fixer Castiel du regard d'une manière aussi ostentatoire. À présent, il essayait simplement de se cacher lorsqu'il le faisait. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Dès que Castiel apparaissait, ses ailes étaient plus visibles que la fois précédente et encore plus magnifiques.
Les premiers jours, Dean s'était frotté les yeux avec incrédulité devant ce qu'il voyait. Ça ne pouvait pas être réel. Mais, maintenant qu'elles étaient pleinement visibles, il réalisait qu'il regardait vraiment les ailes de l'ange. Il en frissonnait d'excitation, mais au fond de lui, il savait qu'il aurait probablement dû en parler à Castiel, maintenant qu'il était certain que ce n'était pas une hallucination.
Mais il ne pouvait s'y résoudre. Ce n'était pas comme s'il entrait dans l'intimité de son ami, après tout.
… Ou peut-être que si ?
Mais les ailes étaient si belles. Elles étaient blanches, légèrement nuancées de bleu-gris, et elles scintillaient doucement. Cependant, elles n'étaient pas trop lumineuses, juste un petit peu. En général, les ailes étaient repliées dans le dos de Castiel, et les extrémités des grandes rémiges effleuraient presque le sol. Dean ne les avait jamais vues entièrement déployées, mais il se doutait que leur envergure devait être gigantesque.
Castiel avait commencé à traîner avec eux plus souvent qu'avant. Ses pouvoirs s'affaiblissaient et il avait découvert qu'il appréciait la compagnie des deux frères ; Sam lui avait dit qu'il pouvait venir les voir plus souvent, alors c'était ce qu'avait fait Castiel. Ils auraient pu réussir la plupart des chasses tous seuls, mais il était toujours agréable d'avoir une troisième paire de mains pour aider, surtout puisque Castiel était plus fort physiquement que Sam et Dean.
Un matin, ils se retrouvèrent tous les trois assis dans un snack. Sam et Dean étaient assis l'un à côté de l'autre et Castiel, en face d'eux, regardait tout autour de lui.
Dean l'observait. Il observait la façon dont les ailes n'étaient pas affectées par le siège derrière l'ange et s'y enfonçaient comme un fantôme dans un mur.
La serveuse vint et ils commandèrent leur petit-déjeuner, sauf Castiel qui ne voulait rien.
En cachette, Dean observa l'aile droite de Castiel se déployer légèrement, puis Castiel la secoua doucement. Il se demandait ce qui se passait quand il remarqua le froncement de sourcils contrarié de Cas et la façon dont il secoua plus fort son aile ; le mouvement fit bouger les plumes avec élégance.
Castiel fronça encore plus les sourcils et il tendit une main ; Dean l'observa toucher doucement ses plumes, juste sur l'os de l'aile, en attraper une et la remettre en place. De toute évidence, quelques plumes n'étaient pas en place et ça contrariait l'ange. Dean regarda Castiel haleter légèrement en touchant ses plumes, mais il ne comprit pas la nature de ce halètement.
Sam avait relevé la tête des journaux qu'il lisait en mangeant et il vit la main de Castiel faire des mouvements étranges dans le vide.
« Cas ? Tout va bien ? » demanda-t-il, confus.
Castiel sursauta légèrement, mit les mains sur ses genoux et regarda Sam. « Je vais bien. Ce n'est rien.
— D'accord », dit Sam en décidant de ne pas s'interroger sur l'étrangeté de Castiel. En lui-même, Dean eut un rictus devant l'ignorance de Sam
« Il va bien, Sam, le petit ange coincé a juste un problème de plumes, c'est rien », dit-il en arborant un large sourire.
Les yeux de Castiel s'écarquillèrent et il fixa Dean, choqué. Dean se maudit en silence et essaya désespérément de penser à une excuse.
« Euh… façon de parler ? »
L'expression de Castiel s'adoucit et il parut presque soulagé, mais Dean pouvait encore sentir le regard perçant de l'ange sur lui alors qu'il se tournait pour parler à Sam. Il avait presque tout fait foirer.
Dean se dirigea immédiatement vers la douche dès qu'ils furent revenus au motel après leur dernière chasse. Il n'écouta pas Sam lui crier de ne pas utiliser toute l'eau chaude.
Il se déshabilla et se mit sous l'eau chaude de la douche, appréciant la sensation de l'eau sur sa peau nue. Il laissa ses pensées dériver vers Castiel et ses ailes. C'était mal, il n'aurait pas dû penser à un ange alors qu'il était sous la douche.
En dépit de tous ses efforts, Dean ne pouvait se défaire de la sensation de culpabilité qu'il ressentait en cachant toute cette histoire à l'ange. Castiel avait le droit de savoir ; c'étaient ses ailes qu'il voyait. Mais que ferait-il s'il le savait ?
Il tenta d'éloigner la culpabilité et la honte, et il imagina soudainement les plumes de Castiel en train de le toucher.
Toucher…
Dean sentit une chaleur douce et soudaine envahir son corps à l'idée de toucher ces ailes, ou d'être touché par elle. Il le voulait. Il voulait tellement les toucher, et il se demanda comment elles seraient sous ses mains. Il savait qu'elles seraient douces, peut-être comme de la soie, et il sentit le besoin de sortir de la pièce pour aller plonger ses mains et son visage dans les plumes et dans Castiel lui-même.
Ses yeux s'ouvrirent grand à cette pensée. Castiel. Ce n'était pas que les ailes qu'il désirait, mais l'ange tout entier. Il le voulait depuis un certain temps, mais ces ailes étaient si bandantes qu'il ne pouvait plus nier ses sentiments. Son excitation s'accrût quand il pensa à son ange. Il grogna. C'était mal, c'était vraiment mal ; il allait vraiment retourner en enfer pour ça.
Castiel écoutait le son de la douche. Il était assis sur le lit qu'il supposait être celui de Dean pendant que Sam était parti chercher à manger.
Il avait été choqué quand Dean avait fait cette remarque sur ses plumes au snack. Dean avait dit que ce n'était qu'une « façon de parler », mais Castiel n'en était pas certain. Quelque chose semblait ne pas coller. Il pensait que Dean était juste fatigué et stressé à cause de l'apocalypse et de leur incapacité à trouver un moyen de tuer Lucifer. Ça pourrait expliquer son comportement étrange et son regard fixe – qui gênait toujours autant Castiel.
Mais, à présent, Castiel ne savait pas quoi penser. Dean ne pouvait pas savoir qu'il avait vraiment eu un problème avec ses plumes et qu'il les avait remises en place. Aucun mortel ne pouvait les voir, et Dean non plus. Cela n'avait aucun sens.
La porte de la salle de bain s'ouvrit et Dean en sortit, tout habillé, en train de se sécher les cheveux et le cou à l'aide d'une serviette. Castiel croisa son regard et Dean lui jeta un coup d'œil.
« Où est Sam ? demanda Dean.
— Il a dit qu'il voulait nous procurer de la nourriture, » répondit Castiel. Dean pensa que cela sonnait comme quelque chose que l'on pourrait dire d'un animal.
« Oh. »
Dean s'agita. Il allait être seul avec Cas pendant quelques minutes. Il devrait tout lui dire. Il le devait.
Dean s'éclaircit la gorge et Castiel focalisa son attention sur lui, la tête penchée sur le côté.
« Euh, je peux te poser une question, Cas ? »
Il n'avait pas l'intention de dire ça, il voulait vraiment tout dire à l'ange, mais il ne pouvait pas s'y résoudre. Il avait peur du regard dégoûté que l'ange allait sûrement lui lancer, alors, à la place, cette question bizarre sortit de sa bouche. Il se maudit pour être aussi lâche.
« Bien sûr.
— Euh, tu sais, cette nuit, en Caroline du Nord ? »
Les yeux de Castiel se durcirent presque imperceptiblement, mais il ne perdit pas son calme. « Oui. Qu'est-ce qu'il y a, Dean ? demanda-t-il doucement.
— Euh… Est-ce que… Est-ce que tu as ressenti quelque chose ? demanda prudemment Dean. Je veux dire, quand ta main a… touché… la marque. Tu as senti quelque chose ? Est-ce que quelque chose… d'étrange… t'est arrivé après ? »
Il priait vraiment pour que Castiel ne l'interroge pas sur cette histoire d' 'étrange'.
« Je… n'ai expérimenté rien d' 'étrange' après, répliqua Castiel en fronçant les sourcils.
— Oh.
— Pourquoi ? Tu as récemment expérimenté quelque chose d' 'étrange', Dean ?
— Non ! dit Dean – peut-être un peu trop rapidement. Euh, je veux dire, pas vraiment. J'étais juste, tu sais… curieux. » Dean aurait voulu se tirer une balle ; c'était bien trop gênant pour lui et il s'était complètement embrouillé.
Mais l'expression de Castiel lui dit qu'il ne le croyait pas.
À cet instant, Sam revint, passa rapidement la porte et laissa tomber les sacs de nourriture sur la table avant de se tourner vers Dean et Cas. « Hé, les mecs, j'ai à manger. Tu as dit que tu ne voulais rien, Cas, alors je ne t'ai rien pris… Tu n'as pas changé d'avis, n'est-ce pas ? demanda-t-il à l'ange.
— Non, je n'ai pas changé d'avis », lui dit Castiel.
Dean ne put s'empêcher d'être reconnaissant que Sam eût choisi cet instant pour revenir. Être seul avec Castiel était vraiment gênant.
Sam avait eu la nourriture dans un restaurant proche. En fait, c'était un fast-food.
Dean mangea un burger bacon-cheese avec des frites tandis que Sam avait un sandwich. Castiel était toujours juché sur le bord du lit de Dean. Dean se demanda pourquoi il n'allait pas ailleurs, là où il n'aurait pas à entendre des gens mâcher.
Dean remarqua que Castiel avait cessé de le regarder et il saisit cette opportunité pour regarder ses ailes, encore. Cela devenait une mauvaise habitude, addictive et perverse. Il observa chaque plume qu'il pouvait voir, et un sentiment de pur désir apparut en lui alors qu'il sentait le besoin irrépressible de s'avancer et de les toucher, de les sentir sous ses mains et tout autour d'elles…
« Dean. Dean ! »
Dean regarda Sam, qui disait son nom et maintenant le regardait d'un air contrarié. « Ailes ? demanda Sam.
— Quoi ?
— J'ai dit, tu veux manger les ailes ? répéta Sam en pointant du doigt les ailes de poulet dans la boîte de nourriture.
— Quoi ? Tu es taré ? s'exclama Dean avec un visage choqué et dégouté.
— Comme tu veux », dit Sam en commençant à manger les ailes de poulet qu'il avait achetées au restaurant.
Dean jeta un coup d'œil aux ailes que Sam mangeait avec joie. « Bordel, qui voudrait manger des ailes… » murmura-t-il avant de retourner son attention vers sa propre nourriture. Il remarqua le coup d'œil que lui lança Castiel alors qu'il écoutait leur petite conversation.
Après le dîner, Dean se jeta sur son lit, à plat ventre.
Sam était parti à la douche après avoir attendu deux heures pour qu'il y ait à nouveau de l'eau chaude puisque Dean l'avait toute utilisée. Sam avait passé ces deux heures à fusiller son frère du regard.
Dean soupira de contentement, allongé sur le lit. Il se sentait repu après la douche et la nourriture.
Castiel l'observait depuis l'autre lit. Soudainement, il se leva et fixa Dean, qui sentit son regard sur lui et se retourna pour lui faire face.
« Quoi ? demanda Dean.
— Tu agis d'une manière très étrange ces derniers temps, Dean, lui dit Castiel d'un air inquiet. Pourquoi ne me dis-tu pas ce qui te préoccupe ? »
Dean soupira et s'assit sur le lit, le corps tourné vers l'ange. « Cas, je te l'ai déjà dit… Trop de stress dernièrement…
— Dean… » le coupa Cas. Il était évident qu'il ne le croyait pas un seul instant.
Dean soupira en signe de défaite et d'agacement. D'un air absent, il laissa son regard s'attarder sur les ailes alors qu'il réfléchissait à ce qu'il devait dire. Elles étaient repliées dans le dos de Castiel, comme d'habitude, mais elles semblaient un peu tendues. Elles se tendirent encore plus lorsque Dean les regarda.
Dean regarda le visage de Castiel. L'ange le fixait d'un air pensif, les yeux plissés.
Il agita ses ailes derrière lui, et Dean les observa discrètement. Puis Castiel les étendit doucement, laissant l'une de ses ailes s'étirer jusqu'à ce qu'elle soit à moitié déployée, tout en observant Dean d'aussi près qu'il le pouvait.
Les yeux de Dean suivirent attentivement le mouvement, en regardant avec curiosité l'aile à moitié déployée, sans savoir ce que faisait Castiel.
Castiel remarqua la confusion de Dean et la façon dont ses yeux suivaient le moindre mouvement de son aile.
Alors, il réalisa que Dean pouvait les voir. Dean regardait ses ailes.
Un sentiment soudain de vulnérabilité et de fragilité envahit Castiel et il recula en repliant ses ailes rapidement, et en les collant le plus près possible de son corps. Son regard choqué par la révélation était fixé sur Dean.
Dean fixa Castiel avec perplexité. « Cas…
— Tu les vois, n'est-ce pas ? demanda Castiel, les yeux écarquillés et choqués. Mes ailes… » Il s'éloigna lentement de Dean comme un animal qui se sentirait menacé.
Dean le regarda sous le choc. « Quoi ? Non ! » mentit-il.
Castiel le fixa avec incrédulité.
« Je… je veux dire, ouais, je les vois… admit Dean qui vit alors les yeux de Cas s'agrandir incroyablement.
— Depuis combien de temps… ? » demanda l'ange sans détourner le regard de Dean.
Dean regarda son ami et baissa la tête, honteux. « Quelques semaines… »
La douleur était évidente dans les yeux de Castiel alors qu'il le regardait avec choc ; et puis son expression se fit furieuse. « Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? » cria-t-il avec rage, blessé et confus.
Dean se rapprocha doucement de l'ange pour essayer de le calmer. « Cas, tu ne comprends pas…
— Laisse-moi tranquille ! » cria Castiel d'un ton furibond.
L'instant d'après, Dean vit les ailes de Castiel se déployer, puis l'ange était parti, en laissant derrière lui les feuilles des recherches de Sam voleter à travers la pièce.
À suivre...
