Heyyy. Je suis en retard, je sais, mais bon j'ai eu plus d'inspiration que prévu pour ce thème et j'avais le chapitre de ma fic UshiOi à poster hier, du coup voilà. Je pense que je ne ferai pas le jour 3 parce que j'ai zéro inspiration D8 Je m'arrangerai pour faire les autres par contre ! (Faut que je trouve une idée pour le Jour 7 et vite lol) J'imagine que par Sports Swap AU on veut dire "club différent au lycée" bah guess what c'est pas ce qui est au programme 8D Vous devinerez vite quel sport j'ai choisi 8D

Note sur cet OS : J'ai utilisé des références d'hôtels à Okinawa pour écrire cette fic en allant sur des sites de voyages, et pour info, Okinawa c'est une île au sud du Japon. Depuis Tokyo ça fait une sacrée trotte en voiture d'aller jusqu'à la côte Sud, donc j'ai décidé qu'ils allaient prendre l'avion et ensuite un ferry 8) L'Emerald Resort est fictif (sauf si je suis mal renseignée) mais l'Emerald Beach existe bel et bien 8D

Note sur cet OS numéro 2 : Forte présence de brotp BoKuroo et BokuAka en arrière plan 8D Bokuto et Kuroo habitent tous les deux a Tokyo et se connaissent depuis longtemps. Kuroo a 18 ans et Daichi en a 20.

Disclaimer : Haikyuu ! appartient à Haruichi Furudate.


JOUR 2 : SPORTS SWAP AU

- On est bientôt arrivés ? râla Bokuto.

- Pour la cinquième fois, dit le père de ce dernier, non, on est pas bientôt arrivés, Koutarou.

Cela faisait bientôt une heure qu'ils étaient dans une voiture en direction de l'Emerald Resort d'Okinawa, un hôtel renommé sur l'Emerald Beach. Les parents de Kuroo étaient dans une autre voiture qui roulait devant eux. Pour la défense de Bokuto, ce trajet en voiture n'avait pas été le seul de leur périple, loin de là. Ils avaient pris l'avion depuis Tokyo et étaient ensuite montés dans un ferry qui les avait emmenés à Okinawa. Autant dire que la patience de Bokuto avait été mise à rude épreuve.

Kuroo était pour sa part convaincu que ces deux semaines de vacances en vaudraient largement la peine. Leurs familles partaient en vacances ensemble tous les étés depuis la nuit des temps, mais jamais elles n'étaient allées à Okinawa. Bokuto et lui avaient attendu ces vacances avec une impatience mal dissimulée depuis des mois.

- Bo, on a qu'à faire une partie de Mario Kart. proposa Kuroo.

- Tu vas encore me battre, se plaignit ce dernier.

- C'est pas de ma faute si j'ai été entraîné par Kenma, s'excusa Kuroo en haussant les épaules.

Lorsque leur périple prit fin – pour le plus grand bonheur des parents de Bokuto, Kuroo descendit de voiture et s'étira. Il ouvrit des yeux ronds devant la devanture de l'hôtel. Les publicités n'avaient rien exagéré. L'Emerald Resort était constitué d'un immense bâtiment principal qui devait à lui seul contenir plusieurs centaines de chambres, en plus des nombreux bungalows individuels qui parsemaient le complexe.

- Wow.

- Tout à fait d'accord, approuva Kuroo.

En plus d'être situé sur la plage, l'Emerald Resort était doté de deux piscines et de plusieurs terrains de sport variés. Contrairement à ses parents, Kuroo n'avait aucune envie de dormir. Il voulait profiter des activités, et vite.

Bokuto et lui aidèrent leurs parents à décharger les valises de leurs voitures et ils se dirigèrent tous vers l'accueil.

La réceptionniste leur donna trois jeux de clés. La mère de Kuroo les saisit et tendit le leur à Bokuto et Kuroo, avant de le reprendre.

- Si vous les perdez, vous dormirez dehors, c'est compris ?

Les deux garçons hochèrent vigoureusement la tête et elle leur céda les clés.

Bokuto fila un discret coup de coude à Kuroo et lui désigna le porte valises roulant d'un geste du menton.

- Tu penses à ce que je pense ?

- On fonce, répondit Kuroo avec un grand sourire.

Ils s'apprêtaient à s'éclipser en toute discrétion lorsque la mère de Kuroo l'interpella.

- Où vous croyez aller, comme ça ?

- On va poser nos valises dans la chambre, dit Kuroo avec son plus beau sourire innocent.

Elle plissa les yeux d'un air suspicieux.

- Laisse-les se défouler un peu, rit la mère de Bokuto. Rester coincés dans une voiture pendant aussi longtemps, les pauvres !

- Mm, tu as raison. Pendant ces deux semaines, je n'ai plus de fils.

- Je suis touché, marmonna Kuroo. Je t'aime aussi Maman.

Sa mère l'embrassa sur la joue.

- Si tu casses quoi que ce soit, je t'amène chez le coiffeur dès notre retour à Tokyo, compris mon chéri ?

- Clair comme de l'eau de roche, ricana nerveusement Kuroo. Viens Bo, on s'arrache, je connais pas ces malades.

Ils poussèrent sagement le chariot à bagages jusqu'à la sortie du hall. Une fois à l'extérieur, un chemin serpentait entre une multitude de bungalows disposés sur une pelouse bien entretenue.

- Notre chambre est au 135. observa Kuroo. On est au numéro 0.

- Vitesse maximale, alors. ricana Bokuto. On fonce.

- En voiture, Simone ! hurla Kuroo en poussant le chariot pour lui donner de l'élan.

Leur chariot dévala la pente à une vitesse inquiétante et Kuroo parvint à le diriger assez habilement pour éviter tous les vacanciers terrorisés qui se trouvèrent sur leur chemin. Enfin, jusqu'à ce qu'il immobilise brusquement le chariot devant leur chambre, ce qui eu pour effet d'envoyer Bokuto valdinguer dans un buisson.

- Je vais bien, gémit ce dernier. Rien de cassé, aoutch. Y'a des épines là dedans…

Kuroo descendit du chariot.

- Ça va, Bo ?

- C'est assez incroyable qu'il soit en état de répondre, si tu veux mon avis.

Kuroo fit volte-face et remarqua un garçon d'à peu près leur âge qui les fixait d'un air perplexe. Il avait la peau hâlée et des cheveux noirs. Pas son genre, mais pas mal quand même. Il aurait sûrement été plus attirant à ses yeux s'il n'avait pas eu l'air aussi blasé.

- C'est pas du tout ce que tu crois, lâcha Kuroo. Euh –

Le garçon haussa les sourcils, peu crédule.

- Vous vous êtes crus dans Mario Kart ?

- Tu devrais essayer, c'était épique.

- Pour finir comme ton copain ? ricana-t-il. Sans façon.

Lorsque Bokuto parvint enfin à se hisser hors du buisson, il dévisagea le nouvel arrivant d'un air intrigué.

- T'es encore en vie ? lui demanda Kuroo.

- Je crois. bredouilla Bokuto sans quitter le garçon des yeux.

Visiblement, il était son genre à lui.

- Parfait. (Kuroo se détourna aussitôt de lui) Et donc, tu t'appelles comment ?

- Akaashi Keiji.

- Enchanté. Kuroo Tetsurou. Et cet imbécile, c'est Bokuto Kotaro.

- T'es en vacances pour combien de temps ? lui demanda Bokuto.

- Deux semaines.

- Super ! C'est comme nous !

Au vu de la tête que faisait Akaashi, Kuroo n'était pas certain qu'il trouve ça aussi super que Bokuto.

- Bon, tout ça c'est bien mignon, mais on n'a pas une minute à perdre. On balance les valises dans la chambre et on part en exploration.

- Tu veux venir avec nous Akaashi ? proposa Bokuto.

- Euh, je comptais rejoindre mes parents à la piscine, en fait.

- Comme tu veux ! A la prochaine alors !

Lorsque Kuroo ouvrit la porte de leur bungalow, il émit un sifflement admiratif.

- Ah ouais, quand même.

Bokuto et lui échangèrent un regard. Une demi-seconde plus tard, ils se jetaient tous les deux sur le plus grand lit.

- Dégage Kuroo, je l'ai vu en premier !

- Tu rêves, sac à plumes. Il est a moi.

Après quelques minutes de lutte acharnée pour faire tomber l'autre du lit, ils abandonnèrent le combat et reprirent leur souffle en regardant le plafond.

- On dort ensemble ? finit par lancer Kuroo.

- Ouais, grave.

Une fois qu'ils eurent rangé leurs affaires – ou plutôt, fouillé la chambre de fond en comble et laissé leurs valises en plan – Kuroo et Bokuto sortirent du bungalow, la brochure de l'hôtel dans les mains.

- Y'a un stand de tir à l'arc ! s'écria Bokuto. On commence par ça.

- Je veux aller voir la boîte de nuit. déclara Kuroo en croisa les bras.

- Il est treize heures, Kuroo, ça servirait à rien. Allons au tir à l'arc en premier.

- Comme tu veux, soupira Kuroo, les mains dans les poches. J'ai toujours été nul à ce 8.

Ils suivirent le plan indiqué sur la brochure de l'hôtel et traversèrent plusieurs allées bordées d'arbres fleuris.

Le stand de tir à l'arc était situé dans un terrain herbeux vers les derniers bungalows de l'hôtel, à une dizaine de minutes de la chambre de Kuroo et Bokuto.

Plusieurs cibles étaient alignées sur l'herbe. Il n'y avait que deux personnes au stand. Kuroo supposa que la plupart des vacanciers préféraient la piscine par cette chaleur.

- Salut ! leur lança celui qui devait être le responsable du stand.

Kuroo laissa Bokuto expliquer avec son enthousiasme habituel à quel point il était fasciné par le tir à l'arc. Il en profita pour reluquer allègrement le responsable du stand. « Daichi Sawamura. » disait son badge. C'était un brun d'une vingtaine d'années, mais qui était néanmoins plus petit que Kuroo. Et le moins qu'on puisse dire était qu'il avait beaucoup de charme.

- Tu veux essayer ? proposa t-il à Kuroo après avoir donné un arc à Bokuto.

« Au secours. » pensa Kuroo. « Ça devrait être interdit d'être aussi bien foutu. »

- Euh, ouais. bredouilla t-il. Pourquoi pas.

- Suga, tu peux lui donner un arc ?

- Gaucher ou droitier ? lui demanda un garçon aux cheveux argentés.

- Euh, droitier.

- Pas de problème, je reviens.

Kuroo tenta désespérément de retrouver ses moyens. Derrière Daichi, Bokuto haussait furieusement les sourcils, l'air de dire « T'es mort mon pote, t'es mort je t'ai cramé. »

Il remarqua à peine que Daichi venait de lui poser une question.

- Euh, désolé, tu peux répéter ?

Daichi sourit et Kuroo sentit que ces vacances auraient raison de sa santé mentale.

- Je t'ai demandé si tu avais déjà fait du tir à l'arc.

- Oh. Oui une ou deux fois il y a longtemps, mais j'étais pas très doué.

- C'est l'occasion de t'améliorer alors.

Kuroo hocha la tête.

- Tu sais comment on tient un arc ?

- Je crois.

Daichi se rapprocha de lui avec un sourire pour lui montrer où placer son bras et Kuroo pensa très sérieusement qu'il allait défaillir à tout moment.

Cet été risquait décidément d'être bien plus intéressant que prévu.


À partir de ce jour-là, Kuroo passa ses matinées et ses après-midis au stand de tir à l'arc. Bokuto en devenait fou. Même s'il avait été le premier à s'enthousiasmer pour cette activité, il n'avait jamais été très patient et s'était vite lassé de ne pas réussir à viser les cibles les plus éloignées. Heureusement que son nouveau passe-temps était de suivre Akaashi où que ce dernier puisse aller. A la piscine ? Pas de problème. Au spa ? Génial. Kuroo l'aurait presque plaint, s'il n'avait pas été persuadé qu'il appréciait Bokuto.

- Mais tu vas pas y aller tous les jours, se plaignit Bokuto.

- Si, c'est absolument ce que je vais faire.

- Tu crois qu'il va pas finir par se douter que c'est lui qui t'intéresse et pas le tir à l'arc ?

- Je vois pas de quoi tu parles, sifflota Kuroo en peignant ses cheveux devant le miroir.

Premièrement, il détestait perdre, peu importe le jeu ou le sport dont il était question. Et même après deux jours passés au club de tir à l'arc, il n'était toujours pas plus doué. Il voulait absolument progresser.

Deuxièmement, il mourrait d'envie de retourner voir Daichi. Il n'avait simplement aucune envie de l'avouer à Bokuto.

- Tu te fais beau pour Sawamura ? ricana Bokuto depuis le canapé.

- Ta gueule, Bo.

Bokuto était allongé sur le sofa, le menton dans sa paume. Il contemplait Kuroo d'un air fasciné.

- Je me lasserai jamais de te voir essayer de te coiffer.

- Tu feras moins le malin quand je cacherai ton pot de gel et que tu devras aller voir Akaashi avec tes cheveux tous plats.

- Tu ferais pas ça.

- Défie-moi.

Ils furent interrompus par des coups frappés à la porte de leur chambre. Bokuto sursauta et sauta littéralement du sofa pour aller ouvrir la porte.

- Ah, c'est toi maman.

- Moi aussi ça me fait plaisir de te voir, fiston. On est venus vous proposer de faire une balade à vélo.

- On peut se passer de vous ! cria la mère de Kuroo depuis l'extérieur.

- Merci pour l'invitation, mais non merci, hurla Kuroo depuis la salle de bains.

- J'aurai jamais cru dire ça, mais va falloir arrêter de crier, là. soupira Bokuto. Moi non plus je viens pas maman, faut bien que je surveille Kuroo.

- Dis plutôt que tu vas encore aller voir Akaa-

Bokuto referma la porte de la salle de bains d'un coup de pied.

- Bonne ballade Maman !

- Bon, à ce soir alors mon chéri.

La mère de Bokuto l'embrassa sur le front et partir aussi vite qu'elle était arrivée.

- Je sens que ça lui a déchiré le cœur que je refuse.

- Je te jure. ricana Kuroo.


« Ok Kuroo, tu peux le faire. Ça fait une semaine que t'es là, tu vas y arriver. »

Cette fois-ci, il allait viser la cible la plus éloignée dans le mille. C'était le septième jour qu'il passait au stand, et il n'y était pas arrivé une seule fois.

« Respire, Kuroo. Respire.»

Il était bien conscient que Sawamura le regardait, et il était hors de question qu'il se plante encore une fois. Son honneur était en jeu, merde !

- Fais une pause, Kuroo. lui conseilla Daichi. T'es là depuis un moment et il fait chaud.

Kuroo le regarda de la tête au pied et acquiesça.

- Ouais il fait chaud, je confirme.

Daichi ouvrit des yeux ronds et Kuroo entendit Sugawara éclater de rire derrière lui.

- Bref. J'essaie une dernière fois.

Sur ces mots, il visa le centre de la cible et tira. La flèche se planta quelques centimètres au-dessus de la croix qu'il visait. Kuroo soupira longuement.

Il s'apprêtait à poser son arc et à courir se réfugier dans la piscine quand Daichi s'approcha de lui.

- Tu redresses pas assez ton bras. Je vais te montrer.

Kuroo aurait dû avoir l'habitude depuis le temps. Ça faisait une semaine que Daichi se tenait bien trop près de lui et qu'il devait faire un effort pour ne pas fixer ses bras musclés à chaque fois qu'il corrigeait la direction de sa flèche.

- Juste un peu plus haut, murmura Sawamura.

Ça n'était pas possible, il le faisait forcément exprès. Kuroo tenta de ne pas trop songer au fait qu'il lui suffirait de tourner la tête pour l'embrasser.

- Vas-y. lui souffla Daichi.

Sans surprise, Kuroo manqua sa cible. Il poussa un soupir de frustration et sortit une nouvelle flèche.

- Cette fois-ci me déconcentre pas, marmonna Kuroo.

- Moi, je te distrais ? ricana Daichi.

Kuroo ne répondit pas et visa la cible une fois de plus. Il se concentra de toutes ses forces et lâcha la corde. La flèche se ficha au centre du plus petit cercle.

- Ha ! J'ai réussi ! Dommage que Bokuto soit pas là, il aurait halluciné.

Bokuto avait abandonné au bout de trois essais et déclaré qu'il était le plus nul de tous les tireurs avant de déprimer pendant une bonne demi-heure. Daichi et Sugawara avaient en vain tenté de lui changer les idées, mais seule l'arrivée d'Akaashi l'avait remis de bonne humeur.

- Bravo, le félicita Daichi.

Kuroo était tellement heureux qu'il l'aurait presque embrassé. Mais il se retint – il y avait des enfants au stand à cette heure-ci, tout de même.


- La plupart des gens ne passent plus de deux jours ici, fit observer Daichi.

Ils étaient dans le local de rangement du matériel. Kuroo avait pris l'habitude d'aider Sugawara et Daichi à ramener tous les équipements dans la cabane en bois qui surplombait l'aire de tir à l'arc.

- Pas assez de patience ? supposa Kuroo en songeant à son meilleur ami qui devait certainement être à la plage avec Akaashi à l'heure qu'il était.

Daichi hocha la tête.

- Je ne t'aurais pas donné deux jours quand t'es arrivé.

- Que veux-tu, la compagnie est sympa par ici, ricana Kuroo.

S'il retenait son souffle en attendant la réaction de Daichi, il n'en montra rien. Ce dernier se figea légèrement tandis qu'il rangeait les flèches à leur place, et il se tourna vers Kuroo.

- C'est vrai, répondit-il avec un sourire.

Et pour la première fois depuis le début de son séjour, Kuroo s'autorisa à espérer que Daichi puisse s'intéresser à lui.

- Même si vu ton niveau en arrivant, l'entraînement t'a pas fait de mal.

Kuroo haussa les sourcils.

- Ah ouais ?

Il se rapprocha de Daichi d'un air de défi, juste pour le tester et voir s'il reculerait. Il ne bougea pas d'un pouce. Incapable de résister, Kuroo prit son menton entre ses doigts.

Il allait l'embrasser. Maintenant.

Tant pis si Daichi le rejetait. Ça faisait bien trop longtemps qu'il en avait envie, et au moins, il aurait essayé. Il ne passerait pas le reste de ses vacances à regretter de ne pas avoir eu le courage de le faire.

Daichi ferma les yeux.

- Euh, Daichi ? fit une voix derrière eux.

C'était Sugawara, qui semblait vouloir rentrer dans le local, les bras chargés d'une pile de carquois remplis de flèches.

- Ah pardon, s'excusa Kuroo. Je bloque le passage. Bon ben à plus Sawamura !

Kuroo fila sans demander son reste.


- Les employés sont pas censés emmener les clients ici, si ? fit observer Kuroo.

Ils étaient sur le toit de l'un des bâtiments de l'hôtel. Il y avait une vue imprenable sur la piscine et la plage en contrebas.

- Presque personne ne vient ici, à part pour balancer des déchets dans l'incinérateur.

Daichi désigna le broyeur, quelques mètres plus loin.

- Je vois.

Ils s'accoudèrent tous les deux à la balustrade.

- Tu repars quand, déjà ?

- Dans quatre jours, soupira Kuroo.

- Oh.

Kuroo n'avait pas envie d'y penser.

- Alors, pourquoi tu m'as emmené ici, Sawamura ?

Daichi laissa échapper un ricanement.

- Pour la vue, bien entendu.

Kuroo lui fit un sourire sarcastique que Daichi imita à la perfection. Il restèrent à échanger des grimaces pendant une minute entière avant que Daichi ne perde patience et ne l'attrape par le col de son t-shirt.

Ils ne s'étaient embrassés qu'une poignée de secondes lorsqu'ils entendirent des pas dans l'escalier de service.

« Putain, mais c'est pas vrai ! » fulmina Kuroo intérieurement.

Daichi désigna un placard derrière eux et y entraîna Kuroo sans ménagement. Il referma la porte et lui fit signe de rester silencieux.

Kuroo soupira. L'espace était étroit et très inconfortable. Qu'importe, il se collait plus à Daichi qu'il n'était obligé de le faire. Ce dernier détourna les yeux des fentes du placard par lesquelles il observait l'employé de l'hôtel qui venait d'arriver, et se tourna vers Kuroo.

- Pourquoi, murmura Kuroo à son oreille, il faut toujours que quelqu'un nous interrompe ?

- Shh. Tais-toi.

- Aide-moi alors.

Kuroo le poussa contre la paroi de l'armoire et l'embrassa.

- C'est pas le bon endroit pour faire ça. souffla Daichi. Il va pas tarder à partir.

- Si t'arrêtes de m'embrasser, je me mets à hurler, menaça Kuroo.

Il ne l'aurait jamais fait – il savait très bien que Daichi risquerait de se faire renvoyer s'il le faisait.

Ça n'empêcha pas Daichi d'obtempérer.


Bokuto lui envoya de l'eau à la figure pour le faire sortir de ses pensées.

- Fais pas la tête comme ça, on s'est bien amusés, quand même.

"C'est facile à dire pour toi, Akaashi habite à Tokyo." se retint de rétorquer Kuroo.

Ils étaient tous les trois dans le jacuzzi de l'hôtel, désert à cette heure tardive. Akaashi avait l'air crevé, mais ne semblait pas mécontent d'être là pour autant. Il était trois heures du matin et Kuroo était bel et bien en train de déprimer parce qu'ils rentraient chez eux dans deux jours.

- J'sais bien. râla Kuroo. Mais il va me manquer.

- Tu lui as demandé où il habite ? Il vit peut-être pas à Okinawa.

- Non, mais ça me paraît peu probable qu'il ait pris un job d'été aussi loin si c'est pas le cas.

- Ça coûte rien de lui poser la question, fit observer Akaashi.

Kuroo hocha la tête. Il ne lui restait plus qu'à espérer un miracle.


La veille du départ, Kuroo passa l'après-midi entier à la plage avec Daichi. Heureusement pour lui, c'était son jour de congé.

- Tu vas manquer aux enfants du club, fit remarquer Daichi à la fin de l'après-midi. Ils avaient l'habitude de te voir tous les jours.

- Et à toi, non ? ricana Kuroo.

- Peut être bien un peu.

Daichi l'attira contre lui et Kuroo soupira. Il ne supportait pas l'idée qu'il devrait partir le lendemain.

- Sois pas si triste, lui dit Daichi. T'habites à Tokyo, non ?

- Justement ! se lamenta Kuroo. Et toi…(il plissa les yeux.) Je t'ai pas demandé où tu allais à l'université, d'ailleurs.

- Je suis en deuxième année à Waseda.

Il fallut une demi-seconde à Kuroo pour réaliser que l'université Waseda se trouvait à Tokyo, et non pas à Okinawa. Ça n'était pas la porte à côté de l'université où il avait prévu d'aller l'année prochaine, mais ça rendait la possibilité de revoir Daichi bien moins impossible qu'elle ne l'était quelques instants plus tôt.

- Mais pourquoi tu me l'as pas dit plus tôt ? s'écria Kuroo. Ça m'aurait évité de déprimer pendant tout ce temps !

- Tu me l'as pas demandé, ricana Daichi. C'est pas ma faute si t'es lent à la détente.

- Sawamura, grogna-t-il. Tu vas me le payer.

- Respecte un peu tes aînés, gamin.

- On a deux ans de différence. Et c'est moi qui dois me pencher quand on s'embrasse, je te signale.

Daichi lui envoya du sable dessus d'un coup de pied.

- Et c'est moi le gamin ? ricana Kuroo.

Pour toute réponse, Daichi prit une poignée de sable et la laissa tomber dans les cheveux de Kuroo. Ce dernier laissa échapper une exclamation de surprise outrée.

- Sawamura, j'espère que tu cours vite.


Eeeeet voilà j'ai enfin fini cet OS (ça sera le plus long du recueil je pense) n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé 8) Oui je sais le happy end est un peu facile et je sais même pas si il est réaliste mais I DON'T GIVE A SHIT, je ne fais pas les fins tristes mes enfants. J'espère que ça vous a plu ! Je ne pensais absolument pas qu'il finirait par être aussi long omg

Aeliheart974

PS : Si ça intéresse quelqu'un je peux vaguement me motiver pour faire un bonus BokuAka ahhahahh

PPS : J'ai relu cet OS un peu vite alors si j'ai laissé des erreurs n'hésitez pas à me le faire remarquer :)