Titre: La Toile
Rating: M pour la violence et les scènes de sexe implicites.
Il s'agit d'un slash Harry/ Draco
Disclaimer: L'univers d' Harry Potter appartient à J.
Bonjour à tous! Comme promis voici le second chapitre.
Merci à toutes celles et ceux qui m'ont mis en follow et qui m'ont laissé des reviews ^^
CHAPITRE 2
Une atmosphère tendue régnait au square Grimmaurd quand un brun fit son apparition.
- Ah mon garçon ! On t'attendait. Viens voir notre plan d'attaque.
-Laisse-le au moins dire bonjour Alastor, protesta Remus Lupin. Ca va Harry ? Je suis content de te voir. Ça nous a tous surpris quand Ron nous a dit que tu venais avec nous ce soir.
Le jeune homme sourit et serra brièvement Lupin dans ses bras. Il embrassa la salle du regard. Ils étaient tous là : Remus, Kingsley, Maugrey, ainsi que la moitié de la famille Weasley. Harry s'était forcé à ne pas arriver trop tôt pour ne pas sembler trop empressé. Il n'avait en vérité pas pu dormir de la nuit.
-Harry mon chéri, viens manger ! Je t'ai préparé une assiette. Tu as encore maigri, l'accusa madame Weasley.
La réponse du brun fut étouffée par le corps de Molly Weasley qui le serrait de toutes ses forces. Harry sourit et laissa la mère de Ron s'occuper de lui. Il se rendit compte que cette ambiance lui avait manqué. Après la bataille finale, il avait fui leur présence. Il se sentait trop honteux face aux pertes qu'ils avaient tous subis et dont il se rendait responsable. Maintenant il réalisait qu'il avait besoin de leur présence.
- On part dans exactement trente minutes, mon garçon. Bien sûr tu dois prendre du polynectar. Il serait bien trop risqué d'apporter Harry Potter sur un plateau d'argent à des mangemorts en mal de vengeance. Tu seras avec Ron. Arthur et Kingsley seront à une autre table. Remus et moi-même nous présenterons à l'informateur comme étant venus seuls. Au moindre doute, on s'en va.
- Il sait déjà tout ça Alastor, soupira Lupin.
- Ça ne fait pas de mal de répéter. Mieux vaut être trop prudent que pas assez.
Harry laissa ses compagnons poursuivre le débat. Son esprit était trop tourné vers Draco pour se concentrer sur autre chose. Rien que de penser à lui, son corps était parcouru de frissons incontrôlables. Il devait se calmer s'il voulait servir à quelque chose ce soir.
-Bon on y va ?
-Du calme, Alastor, on a encore le temps !
-Non allons-y, coupa Harry, le plus tôt sera le mieux.
Harry reprit une gorgée de son verre. Il avait la gorge sèche. L'heure du rendez-vous approchait et il ne pouvait s'empêcher de regarder toute nouvelle personne entrant dans le bar.
- Calme toi Harry, sinon on va se faire repérer, murmura discrètement Ron.
Le jeune homme hocha la tête quand il vit un homme s'asseoir à la table occupée par Lupin et Maugrey. Il retint sa respiration. Il ne pouvait pas entendre ce qu'il se disait de là où il était mais il voyait les regards méfiants des aurors.
- Ça a l'air de bien se passer, chuchota Ron.
Harry n'en savait rien. Il était pressé que cela se finisse. La tension qu'il ressentait était trop forte. Soudain, les hommes se levèrent de leur table. Alors qu'Harry allait se lever, Ron l'en empêcha. Puis Maugrey leur fit signe de le suivre dans une chambre à l'étage.
-Alors que se passe-t-il ? demanda Ron une fois la porte fermée.
-Cet homme nous semble de confiance, répondit Lupin. Il dit tenir un bar et avoir loué une chambre à Malfoy pour la semaine.
- Comment en êtes-vous sûr ? demanda Kingsley.
-J'ai travaillé un temps pour les Malfoy, je pourrais reconnaître leur marmot à des centaines de mètres.
- Ça semble bizarre qu'il se rende dans un bar sans prendre de précaution.
- Oui, ça ressemble à un piège.
- Ou une fausse piste.
- Dans tous les cas, on ne saura que si on s'y rend.
Un silence suivit cette phrase. Puis Fol-œil se retourna vers le tavernier :
- Écoute moi bien mon gars, tu nous la fait à l'envers et je t'assure que tu viendras à souhaiter ne jamais avoir croisé notre route.
- Je vous assure que je ne dis que la vérité !
- Pourquoi tant de mystère alors ?
- Je suis pas fou, je veux pas qu'ils me tuent ! S'ils apprennent que je l'ai dénoncé, je suis un homme mort !
- Qui ILS ?
- Les mangemorts. Ils sont tous cachés mais ils restent dangereux.
Lupin soupira :
- Nous ne dirons pas que nous tenons l'information de vous, soyez rassuré.
- Et ma récompense ?
- Tu l'auras une fois qu'on l'aura attrapé, grommela Maugrey.
- Mais...
- Bon maintenant vous pouvez partir, le coupa Kingsley. Nous vous recontacterons.
Puis s'adressant à ses compagnons :
- Il vous a donné l'adresse ?
- Oui, c'est dans un trou paumé en Roumanie. Il devait penser qu'il passerait inaperçu là-bas.
- Et bien c'est loupé, ne pu s'empêcher de rajouter Maugrey. Il jubilait. Ça le rendait toujours joyeux de savoir qu'un mangemort n'était pas loin de se faire attraper.
- Allons-y.
Sur ce, les aurors saisirent un portoloin qui les envoya à l'adresse indiquée.
Ils se retrouvèrent devant une taverne miteuse. Harry ne put s'empêcher de frissonner. Draco devait être à seulement quelques mètres.
- Vous, entrez par l'arrière, murmura Maugrey. Avec Kingsley nous allons entrer par l'avant.
Une fois devant la porte indiquée, ils hésitèrent. Puis Kingsley enfonça la porte d'un sort puissant qui la fit exploser. La fumée et la poussière rendirent la vision difficile. Finalement elles s'estompèrent, laissant place à une image des plus pénibles pour Harry. Un garçon blond à l'allure décharnée se trouvait recroquevillé dans un coin de la chambre. Il tenait sa baguette devant lui mais sa main tremblait tellement que Harry doutait qu'elle lui fut d'une quelconque utilité. Ses yeux furent ce qui choqua le plus le brun. Ils reflétaient une terreur qu'il n'avait pas revue depuis la bataille finale.
- Tu n'as aucune chance, Malfoy. Rends-toi sans faire d'histoire, dit Kingsley d'une voix posée.
- Nous n'allons pas te faire de mal, le rassura Lupin.
Son ton était étonnamment doux, comme s'il avait lui-même pitié du garçon qui lui faisait face. Mais dans une tentative désespérée, le jeune homme brandit sa baguette. Il fut stupéfixé avant d'avoir pu prononcer la moindre formule. S'en fut trop pour Harry. Il était resté jusque là dans l'embrasure de la chambre, incapable de faire le moindre mouvement. Mais lorsqu'il vit le corps de son ancien ennemi s'effondrer comme une poupée de chiffon, il se précipita pour le rattraper.
-Harry, qu'est-ce que tu fais ?! cria Ron.
Mais il ne l'entendit pas. Il tenait Draco dans ses bras et tout ce qui n'était pas Draco était occulté.
-Shhhh, ça va aller Draco, murmura-t-il. Personne ne te fera plus le moindre mal, crois-moi.
Sous les yeux ébahis de ses compagnons, il se releva en tenant précautionneusement Draco dans ses bras.
- Pourquoi vous lui avez fais ça ?! leur hurla-t-il en les fusillant du regard. Vous allez le traumatiser !
- Il était dangereux, Harry.
- Non mais regardez-le ! Il n'est même pas en état de faire du mal à une mouche !
- Calme-toi Harry, c'est juste la procédure. C'est pour des raisons de sécurité.
- Je m'en fiche de la procédure !
- Bon Harry, calme-toi. On va l'amener au ministère qui va se charger de l'interroger.
- Non !
- Mais...
- J'ai dit non ! Ils vont lui faire du mal ! Je refuse de le leur livrer !
-Harry, reprends-toi, dit calmement Kingsley comme s'il s'adressait à une bête dangereuse. On est obligé de l'amener au ministère. Notre fonction s'arrête lorsque nous avons arrêté les mangemorts.
- Oui mais ce n'est pas un mangemort !
- Il devient fou, murmura discrètement Arthur Weasley.
Ron regardait son ami bouche bée. Il ne comprenait rien à ce qui se déroulait sous ses yeux.
- Que comptes tu faire ? demanda-t-il
- Je ne sais pas, mais en tout cas je ne l'amène pas au ministère. Je vais le ramener chez moi.
Cette dernière phrase fut suivit d'un silence assourdissant. Puis Maugrey reprit :
- Il en est hors de question ! On ne s'est pas donné tout ce mal pour qu'il nous échappe comme ça !
- Essayez de m'en empêcher !
Harry les provoqua de ses yeux noirs. La rage qu'ils contenaient laissait présager qu'il ne comptait pas se laisser faire. Un silence encore plus lourd s'installa. Tous se demandaient ce qui arrivait à ce garçon qu'ils pensaient connaître. Puis, sans que personne n'ose bouger, Harry se dirigea vers l'extérieur de la chambre. Une fois sur le pallier, il transplana, emmenant avec lui son précieux fardeau.
