C'est mille ans plus tard que je vous poste enfin le premier chapitre de cette fanfiction. Je suis vraiment désolée par ce très long retard mais plusieurs choses se sont passés dans ma vie cette année et je me suis décidée à reprendre mes études à l'âge de 24 ans donc, je n'avais plus le temps pour écrire. Je voulais avoir plusieurs chapitres en avance avant de vous proposer celui-là et c'est maintenant chose faite. Donc comme je vous le disais dans le prologue, cette fanfiction sera très longue puisqu'elle se déroulera en sept parties qui représentent les sept années à Poudlard. Chaque partie sera postée sous un titre différent à chaque fois et feront entre dix et quinze chapitres. J'essayerais de garder le rythme d'un chapitre par semaine. Je préfère également vous prévenir, les chapitres seront tous assez longs. Celui-ci fait quatre pages word mais les autres feront approximativement dans les sept, huit pages donc attendez vous à du lourd !
Sur ce, je vous souhaite une excellente lecture !
Le soleil tapait fort contre la vitre de la chambre de l'aîné des Potter. Un des rayons passait à travers les rideaux pour éblouir le visage du jeune garçon qui dormait encore profondément dans son lit. Profondément ? Non, c'était sans compter sur une série de cauchemars qu'il faisait depuis près d'un an et sur une petite sœur, particulièrement bruyante, qui entrait en courant dans sa chambre.
–James ! James ! criait-elle en lui sautant dessus, réveille-toi c'est le grand jour !
–Lily laisse moi dormir encore un peu, grogna-t-il en tirant d'un coup sec sur la couverture pour la faire tomber.
–Mais c'est le grand jour ! répéta-t-elle avec autant d'entrain que la première fois, c'est la rentrée ! La rentrée à Poudlard !
Ah oui, c'est vrai, songeait le grand frère en se souvenant de ce détail. Avec ses rêves bizarres, il avait complètement oublié ce jour qu'il attendait pourtant depuis des d'années ! Ses parents s'inquiétaient beaucoup à ce sujet d'autant plus qu'il était loin d'être le seul à qui cela arrivait. La fille d'un des meilleurs amis de son père et de sa mère faisait, elle aussi, des cauchemars et certains étaient mêmes liés aux siens d'après les trois adultes. Malgré leurs places prestigieuses au ministère et à l'école de Poudlard à cause de leurs réputations mondialement connues et les recherches, aucunes réponses à ce jour n'existaient encore. Harry et Neville ne souhaitaient pas ébruiter l'affaire et seuls les agents les plus dignes de confiance travaillaient dessus. L'un comme l'autre redoutait que cela ait un rapport avec le passé tristement célèbre du survivant. En tant qu'enfants de ce dernier, James, Albus et Lily connaissaient chaque détail de la fameuse confrontation entre leur père et Voldemort. Ils devaient, bien malgré eux, faire face à la célébrité de leurs parents mais aussi celle de leurs oncles, tantes et parrains. Aujourd'hui, nombres de paparazzis les poursuivaient dans la rue et le lendemain, on lisait dans Sorcière Hebdo tout ce qu'ils avaient pu faire la veille. Parfois, c'était vraiment fatiguant mais la grande majorité du temps, oncle Ron et oncle George parvenaient à rendre leurs fuites faces aux photographes bien plus amusantes avec leurs tours de magie. Depuis qu'il les avait vus lancer un sortilège sur l'un d'eux pour le faire voler, James rêvait d'entrer à Poudlard pour en faire de même. Aujourd'hui, c'était le grand jour comme disait Lily. Il entrerait dans la même classe qu'Alice, la fille de Neville et avec qui il s'entendait très bien. Savoir que son parrain était l'un des professeurs les plus respectés de l'école mais aussi le directeur de sa maison, le stressait beaucoup moins.
Après un dernier grognement de la part de sa jeune sœur, il entendit la porte s'ouvrir à nouveau et ne releva même pas la tête en reconnaissant la voix de son frère qui l'appelait.
–Lily, laisse ton frère tranquille veux-tu ? soupira Albus accoudé contre le mur avec un livre à la main, il n'empêche qu'elle n'a pas tort James. Il est sept heures et nous avons rendez-vous avec les Londubat et les Weasley à huit heures à la gare. N'oublie pas que papa a loué des voitures pour le cortège et que les aurores n'attendront pas indéfiniment pour nous protéger.
–Oui Albus, je sais, je me lève, marmonna l'ainé en basculant ses jambes sur le côté du lit pour enfin se préparer et s'attabler pour le petit déjeuné.
Cela faisait une semaine que ses valises étaient prêtes. Il avait emporté le strict minimum puisque de toute façon, il devait revenir pour les vacances de noël et qu'il changerait ses affaires à ce moment là. Avant de descendre les escaliers à la suite de sa cadette, il observa une dernière fois sa chambre. Celle-ci était recouverte de posters de ses groupes de musiques préférés ainsi que des équipes de quidditch qu'il adulait. Il envisageait de mener la même carrière que son père au poste d'attrapeur et espérait pouvoir se porter volontaire en deuxième année. En plus des affiches qui décoraient ses murs, deux meubles bleus se trouvaient aux angles libres de la pièce, l'un couvrait ses vêtements tandis que l'autre servait à ranger ses objets. Une bibliothèque d'une trentaine de livre, protégée par une vitre, surplombait la commode la plus petite, près de son lit. Sa tante, Hermione, ainsi que sa mère, souhaitaient absolument que leurs enfants, neveux et nièces, aient un minimum de culture avant d'entrer à Poudlard. Aussi, si Harry et Ron préféraient les entrainer au quidditch et leurs raconter toutes leurs bêtises réalisées au château, les deux femmes veillaient à ce qu'ils connaissaient au moins les bases de chaque cours.
James poussa un énième soupire pour masquer ses sentiments d'angoisses et d'excitations en fermant la porte de sa chambre. Il ne l'avait pas vraiment rangé la veille, comme le lui avaient demandé ses parents. Il le ferait à son retour puisque de toute façon, personne n'y entrerait entre temps. En rejoignant sa famille dans la cuisine, celle-ci terminait déjà de manger et il enfourna avec hâte dans sa bouche la dernière tranche de brioche restante avant que Lily ne vienne la prendre à sa place.
–Eh bien la marmotte sort enfin de son trou ? ironisa son père qui lisait la gazette à sa droite, je pensais pourtant que tu attendais ce jour avec impatience et que tu serais même le premier levé.
–Si tu connais un moyen pour que j'évite de faire des cauchemars toutes les nuits et qu'ainsi, je puisse me réveiller à la première heure, alors je t'en pris, dit-moi comment faire, ronchonna James en baillant.
–Tu as refais des cauchemars ? s'enquit Harry qui se sentait impuissant face au problème de son fils.
–Oui, bougonna-t-il en se servant du chocolat chaud dans son bol, et j'ai l'impression que c'était pire cette nuit. Je me demande si ça n'est pas à cause du stresse de la rentrée.
–Quoi ? s'étonna Albus qui délaissait son livre pour lever un sourcil vers lui, toi tu stresses à cause de l'école ? J'ai du mal à y croire.
–Je stresse à cause de la répartition imbécile ! lui renvoya l'ainé d'un ton boudeur, tu imagines si le choipeaux décidait de me renvoyer à la maison ? Ou s'il n'arrive pas à se décider ?
–James ! le rouspéta sa mère, ne parle pas à ton frère comme ça ! Bon si vous avez fini, James je t'ai donné un peu d'argent de poche que j'ai mis dans ton sac si jamais tu as faim au cours du voyage. Tu aurais dû descendre plus tôt, nous n'avons plus le temps de trainer. Les aurores nous attendent devant la maison. Tu finiras ton croissant dans la voiture. Je rappelle le plan de la journée : James tu montes avec Harry. Albus et Lily, vous serez avec moi.
–Pourquoi je ne peux pas aller avec papa moi aussi ? ronchonna Albus.
–Tu le feras l'année prochaine pour ta rentrée, lui répondit gentiment Ginny, en attendant, c'est ton frère qui a besoin de ses conseils. Ensuite, Harry en profitera pour se rendre directement au ministère avec Ron et Hermione. Quant à vous, je vous dépose chez oncle Charlie pour votre voyage en Roumanie et moi, je file au boulot. Comprit ?
–Comprit ! répondirent d'une même voix les trois enfants et leur père qui leur échangea un clin d'œil.
La rousse lança un sortilège pour nettoyer la table et enlever tout ce qui s'y trouvait. James l'avait toujours trouvé remarquable quand elle utilisait sa magie pour faire le ménage ou préparer la cuisine. Il attendait avec impatience ses dix-sept ans pour pouvoir en faire de même. Il savait qu'il aurait beaucoup de chemin à parcourir avant d'arriver à son niveau.
Harry chargea les voitures avec ses affaires. Une dizaine d'aurores les attendaient, alignés devant leurs moyens de transport. Le plus jeune d'entre eux demanda avec timidité un autographe au survivant qu'il lui accorda avec un sourire forcé. Le héros des sorciers détestait cette attention mais il ne pouvait pas aller à l'encontre du premier ministre et il était tellement populaire qu'il ne pouvait, pas non plus, se déplacer sans leur aide. Il refusa cependant de le laisser rangé les valises de James dans le coffre. Il voulait le faire lui-même, comme au bon vieux temps lorsqu'il partait de chez les Weasley pour se rendre à la gare. Il reconnu parmi son escorte Michael Corner et il ne pu s'empêcher de lui adresser une grimasse. Après Poudlard, tous deux s'étaient rapprochés puisqu'ils travaillaient dans le même département du ministère. Cependant, Harry ressentait une certaine animosité envers lui en se souvenant que Michael avait été le premier petit-ami de Ginny. C'était puéril de sa part et il s'en rendait compte mais c'était plus fort que lui. Néanmoins, il restait quand même un collègue avec qui il s'entendait assez bien et qui effectuait du bon travail. Il faisait souvent équipe avec lui et Ron d'ailleurs.
Après avoir chargé la voiture et vérifié que James était bien attaché, le cortège pu démarrer. Son fils ne mit pas longtemps avant de poser sa première question. Quels étaient les cours les plus difficiles ? Quels profs il préférait ? Comment se faire des amis des le premier jour ? Tout y passa et Harry lui adressa un grand sourire en songeant que James lui ressemblait vraiment. Puis arriva le sujet que le survivant aurait voulu éviter aujourd'hui.
–Vous n'avez toujours aucune piste pour mes rêves ? lui demanda-t-il.
Après un silence qui inquiétait sa progéniture plus qu'autre chose, le héros se décida à lui répondre le plus honnêtement possible.
–Écoute, avec Neville, nous avons convenu que le mieux pour Alice et toi était que vous restez ensemble. lui expliqua-t-il, vous allez devoir apprendre à vous faire confiance et à échanger sur vos rêves le plus souvent possible. Chaque fois que vous en ferez, envoyez nous un hibou pour nous les détailler et peut-être qu'on trouvera de quoi il s'agit.
–Mais j'ai lu dans les livres d'histoire d'Hermione que toi aussi tu faisais des cauchemars à l'époque de Voldemort, continua pourtant de s'inquiéter James. Vous étiez tout les deux liés, est-ce que ça voudrait dire…
–Non, rétorque Harry d'un ton plus brusque qu'il ne l'aurait voulu, je t'interdis de penser une chose pareille. Voldemort, c'était mon passé. Soit heureux de ne pas l'avoir connu.
–Mais…, voulu protester son fils.
–J'ai dit non, fin de la discussion, le gronda-t-il en songeant qu'il devra avoir une petite conversation avec Hermione sur les livres qu'elle faisait lire à ses fils.
Le reste du trajet se passa dans un silence tendu et les deux passagers furent soulagés de pouvoir descendre de cette voiture. Albus et Lily, à peine sortis, se précipitèrent vers leur frère mais se stoppèrent juste devant lui en remarquant qu'il boudait. James ne fut pas d'humeur à échanger le moindre mot avec eux, plongé dans ses pensés, il ne s'intéressait rien d'autre qu'à ses rêves. Mal à l'aise par son attitude, ses deux cadets décidèrent de le laisser seul et rejoignirent leurs parents qui semblaient se disputer aussi. Mince alors, juste le jour où James doit partir, soupira intérieurement Albus en esquissant un grand sourire lorsqu'il vit arriver la famille Weasley au complet.
James quant à lui, préférait attendre devant le mur de la voie neuf trois-quarts avec son chariot et ses valises. Il n'avait aucune envie de supporter l'humour de ses oncles aujourd'hui et s'en voulait de quitter son père sur une dispute. Alors qu'il patientait en lisant son exemplaire de Quidditch à travers les âges, il sentit une main se poser doucement sur son épaule et sursauta violemment en se retournant, prêt à se défendre au cas où.
–Hey doucement ! s'exclama celui qui était son parrain accompagné de sa fille, ton père ma dit que vous vous étiez disputé en chemin. Ah seigneur, il n'est vraiment pas doué pour contrôler sa colère celui-là…
Neville lui adressait un grand sourire ainsi qu'un clin d'œil tandis qu'Harry lui renvoya un regard noir. Le professeur de botanique lui tira la langue en retour pendant que leurs amis riaient de la scène comique qui se déroulé devant eux.
James ne put que retrouver sa bonne humeur puisque rien qu'avec une seule phrase, son parrain avait réussi à alléger l'ambiance du groupe. Le jeune garçon se tourna vers Alice pour la prendre dans ses bras, heureux de la voir après plusieurs mois de vacances. Les deux enfants se décidèrent à courir vers le fameux mur de la gare avec Neville pour arriver face au poudlard express.
Ne faisant aucunement attention au reste du groupe qui arrivait derrière eux, tout deux restèrent bouche bée en observant avec attention le train dont la fumée de la vapeur s'échappait. Des centaines d'élèves se faufilaient à travers les allées, montaient dans la locomotive ou embrassaient une dernière fois leurs proches avant de rejoindre leur camarade.
–Vous voyez, intervint Harry à côté de son fils, il y a beaucoup de première année ici alors profitez-en tout les deux pour tenter de vous faire des amis pendant le voyage. Le trajet sera moins long.
Esquissant un dernier sourire à son père, James en profita pour enfin saluer la famille Weasley venu spécialement pour lui puisque Rose n'entrerait à Poudlard que l'année prochaine. Il fit une accolade à Ugo et promit à oncle George de lui ramener la cuvette des toilettes des filles lorsqu'il rentrerait à noël en rigolant quand sa mère frappa son frère derrière la tête. En revanche le plus dur fut de dire au revoir à Albus et Lily. Il leur promit de leur écrire au moins une fois par semaine et de leur envoyer Fly, son hibou que ses parents lui avaient offert pour ses dix ans. Quand Percy Weasley apparu face à lui pour lui sommer de se dépêcher de monter dans le train, il le prit également dans ses bras, même s'il ne s'entendait pas plus que ça avec son oncle, beaucoup trop sérieux pour lui.
Il rejoignit Alice et Neville, qui les accompagnait dans le poudlard express en tant que professeur de l'école, et pénétra dans la locomotive. Son parrain les quitta peu de temps après pour préparer une réunion avec les préfets de cette année et leur donner des instructions. Seuls, les deux enfants se décidèrent à partir à la recherche d'un compartiment.
Donc, je sais que normalement c'est Ron le parrain de James mais pour les besoins de l'histoire, j'ai du changer et j'ai mi Neville qui aura une place assez importe au saint même de l'intrigue.
N'hésitez pas à laissez vos impressions, dites-moi ce que vous en pensez même si pour le moment, émettre des hypothèses est un peu juste. :) Je suis prenante pour toutes reviews constructives !
Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine pour la suite !
Idril
