Max cria et se débattit. Elle avait sept ans et suivit la troupe d'hommes et de femme qui tiraient son père vers le chêne de la colline. Vieux et toujours à deux doigts de se briser, il était pourtant encore là, attendant le printemps alors que l'hiver venait tout juste d'arriver. Max grogna et mordit la main d'un des hommes tandis que son père, Thaddeus, fut trainé de force jusqu'à l'arbre. Le groupe de policier mit la corde autour de leur cou.

- Papa ! Papa ! Hurla Max, en larmes, se débattant encore et toujours.

Thaddeus fut installé debout sur une chaise alors que tous brandissait pelle, fourche et torche enflammée. Ils scandaient et hurlaient tandis que le shérif, plus énervé que jamais jeta un regard à la petite fille retenant ses larmes.

- Thaddeus Tracy, pour avoir épouser une sorcière, avoir eu des rapports avec elle plutôt que la livrée à notre justice et avoir engendrée une enfant qui pourrait devenir notre grande ennemi, je vous condamne à être pendu par le cou jusqu'à ce que mort s'en suive, déclara le shérif, sous la joie enflammé des paysans du village.

- NON !

Thaddeus eut un sourire tendre envers son seul trésor et lui murmura, mimant plus les mots que les prononçant à voix haute : " Toi et moi, ensemble, a jamais ". Puis, sous leur haine et leur peur, le shérif enleva la chaise et Max hurla sans attendre. Son cri résonna dans l'espace alors que le village scanda leur victoire. Alors que la pluie se mit à tomber, les hommes la relachèrent puis se dirigèrent sans attendre vers leur demeure.

Et Max resta là, les yeux fixés sur le corps balançant de son père.

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- Sale gamine de merde ! Dégage dans ta chambre ! Grogna une femme, jetant Max dans une pièce sombre.

Le corps de la petite dévala les escaliers, tombant douloureusement sur ses cotes. Elle toussa et entendit de loin, la porte claquer sans attendre. Un peu sonnée, Max se releva difficilement, une main sur ses côtes. Elle toussa violemment et atterit sur un matelas poussiéreux, près d'une bibliothèque emplis d'ouvrage habité par des araignées. Elle rit et les observa la fixer avec attention. Elle aurait finir bouffer par celles-ci tant elle finissait toujours en mauvais état dans la cave.

Six mois étaient passés depuis la mort de son père. Le corps avait fini par pourrir encore et encore. D'après les anciens du village, c'était le prix à payer pour tout les hommes suffisamment fou pour épouser une sorcière. Une pendaison en bonne et du forme et l'éternité aux enfant pour se rappeler des péches de leur parents. Ils n'avaient pas eu la mère mais il pouvait contempler le corps du père, un sac d'os qui pendait au bout d'une corde. Max souffla, gémissant un peu sous la douleur. Si une côté était cassé, restait bouger pendant quelques jours seraient bien pour qu'elle se ressoude.

Si sa chère tante la laissait en paix.

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- Mme Constantine, cela fait deux ans que Mlle Tracy n'est pas venu effectuer ses études dans nos établissements. Je sais bien qu'elle n'est pas remise de la mort de son père mais.. , expliqua un policier, observant la femme qui le dévisager.

Tua, par une chance inespéré, avait eu la chance d'avoir entre ses filets, l'enfant de sa soeur cadette, Mylsie et de ce moldu pendu sur le vieux chêne. Personne ne savait que Tua et sa soeur cadette étaient des sorcières car la famille Constantine mettait un point d'honneur à masqué ce qu'ils étaient. Mais la peur de voir un jour, le gouvernement sorcier et non-sorcier, américain, lui enlevait la garde de la petite l'effrayait. Elle n'avait plus que cette petite comme souvenir de sa chère Mylsie. Et elle devait la garder encore et toujours sous son toit.

- Cette petite a encore bien trop de mal avec la civilisation pour que je puisse mettre en danger de si jeunes enfants. Elle est encore trop en colère depuis ce qui est arrivé à son père, souffla-t-elle, cherchant un moyen de se débarrasser d'eux.

- Cela fait quand même deux ans, Miss Constantine, fit remarquer son partenaire.

Tua retint un grognement. Elle ne pouvait pas les obliger à partir mais devait bien choisir ses mots pour qu'elle partes.

- Je sais bien mais tout le monde ne se remait pas forcément vite de la mort d'un proche aussi important qu'un père messieurs. Et Maximelia a un caractère si fort et si violent que je ne peux pas. Alors je fais moi-même les cours à la maison, assura la vieille femme.

Bien que les deux hommes eurent du mal à y croire, ils finirent par s'en aller. De sa cave, Max observa les policiers montaient dans leur petite voiture élégante et partir sans un regard. Ses yeux bleus ombrageux se levèrent vers le plafond. Là ou elle put entendre les pas de sa tante. Un sourire fleurit sur ses lèvres quand la porte s'ouvrit et que sa chère tante commença à descendre, armé de son fouet.

La cause de sa punition ? Avoir jouer du piano.

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Tua s'en voulait. Elle observa le visage épuisée et malade de sa nièce. Max était dans un état déplorable. Entre les coups, le froid et sa violence verbale, la petite était affaiblie. Elle avait le teint blafarde, les lèvres presques bleus et tremblaient. Alors dans ses moments là, Tua n'avait pas d'autre choix que de la transferer dans une chambre chaude et s'en occupait comme elle se serait occupait de sa petite soeur, son adorable Mylsie. Et elle pleurait quand elle pensait que Max dormait. C'était ça, la grande folie de Tua Constantine. Elle adorait sa nièce pour son portrait craché avec sa mère mais la haissait de la même manière pour son lien avec un moldue.

Au final, Max était prise au piège avec cette sorcière folle et américaine et ses constractions sentimentales. Dans ses petits moments d'espoir, Max pria pour qu'on la sauve. Même la branche, la plus tarée de sa famille. Tant qu'elle quittait cette cave, cette femme et la ville qui avait pendu sans remord, son père.

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- Sibylle, ce que vous demandez est assez..., commença un vieil homme, surprit du ton impérieux d'un de ses professeurs de l'école.

Sibylle Trelawney. Professeur de divination à l'école anglaise de Poudlard. Cousine germaine de Max, par le mariage de l'aîné des trois enfants Constantine, Sefer, avec sa mère. Sibylle étant plus agée qu'elle, ayant 18 ans, ne cessait de se battre avec l'état américain pour que sa cousine germaine, Maximelia, lui soit envoyé afin qu'elle vive dans sa petite bicoque de la campagne anglaise plutôt que la demeure luxueuse de sa tante, Tua, qu'elle n'aimait définitivement pas. Sibylle le sentait. Maximelia vivait un enfer constant avec cette femme qui n'avait jamais accepté l'union malsaine entre sa soeur cadette disparue, Mylsie, et ce moldu Thaddeus Tracy.

- Je sais que je vous dois énormément, a commencé par ce travail au sein de cet école, Albus. Mais là, à l'heure actuelle, si je n'agis pas, Maximelia va mourir. Elle n'est pas aussi importante que l'est Harry Potter mais.. elle.., Sibylle cessa ses revendications, ayant non sans mal imaginer l'état corporelle de sa cousine, je n'ignore pas la vérité. Qu'elle est une sang-mêlée doublé d'une moldue.

- Si vous le savez, pourquoi plaidoyez en sa faveur ? fit remarquer un homme, entièrement vêtue de noire, surpris de la véhémence et de l'intérêt que porter cette sorcière à cette gamine.

Sibylle se tourna vers son collègue et professeur de Potion, Severus Rogue. Il fallait dire que sa matière à elle était aussi nébuleuse que l'intérêt que porter Rogue à tout les autres maisons qui n'était pas la sienne. Mais pas question de lâcher prise.

- Elle est ma cousine. Et je ne laisserais pas une sorcière américaine et totalement folle lui faire plus de mal que neccessaire. Max a vécu sans magie jusqu'à ses 7 ans. Mais elle fait autant partie que moi de la famille Constantine. Si sa magie ne s'est pas éveillé, c'est qu'on la scellé, dit-elle.

Le vieille homme écouta ses mots avec intérêt. Il était vrai que la famille Constantine était une vieille de sorcier depuis toujours et que leur richesse était aussi inépuisable que la magie en elle-même. Et si Sibylle en faisait partie, cette enfant aussi, même si rien n'avait pu donner l'idée même que cela soit possible.

- Donc, vous désirez que je vous aide à obtenir sa garde afin qu'elle vienne vivre en écosse avec vous ? demanda Albus.

Sibylle se tourna vers le directeur.

- Oui. Je veux juste qu'elle ne soit plus là-bas. Est-ce trop demandé ? questionna-t-elle.

L'homme en noir jeta un regard vers le directeur qui se mit à réfléchir. Sibylle ne demandait que de l'aide pour sortir sa cousine de l'angoisse et la douleur qu'elle endurait. Pas de demande de la faire entrer à l'école. Juste de la faire vivre avec elle. Rogue, pour taquiner sa collègue, osa prononcer :

- Je doute que votre éducation soit meilleure que celle de cette femme, ma chère Sibylle, plaisanta-t-il.

La jeune femme fit mine d'ignorer son collègue même si elle savait pertinemment que sa maison ne serait pas forcément conforme à celle de sa tante. Mais Max aurait plus de chance de dormir sereinement avec tout les protections mise en place alors que dans cette demeure, elle risquait la mort à chaque seconde. Severus le sentit et s'avança à son tour.

- Je ne connais pas exactement cette enfant. Elle est trop jeune pour quoi que ce soit. Néanmoins, il se peut qu'à 11 ans, elle puisse recevoir une lettre et rejoindre nos rangs. Dans un tel cas de figure, en sachant qu'elle fait autant partie que Sibylle, de la branche de la noble Constantine, ne serait-il pas mieux qu'elle fasse ses études à Poudlard, comme ce fut le cas pour Sefer plutôt qu'Ilvermony, ou elle en souffrirait encore, suggéra l'homme, jouant avec ses doigts.

Le directeur jeta un oeil à son second, ainsi qu'à la directrice-adjointe. Minerva eut un sourire amusé mais elle hocha la tête, totalement d'accord avec Severus alors que Sibylle fut surprise de cet idée.

- Je vais prendre cas de votre idée, Severus. Et Vous m'accompagnerez pour aller chercher Maximelia, déclara le vieil homme, jetant un rapide regard sur l'horloge trônant dans son bureau. Dans ce même cas, Sibylle, rendez-vous à Pré-au-lard et transplané chez vous pour préparer un petit espace pour la jeune fille.

- Et quand est-il de l'école ? demanda la directrice-adjointe, surprise.

- Je vous laisse préparer tout cela. Dans un an, Harry Potter sera ici. Dans un an, nous saurons si Maximelia détient effectivement de la magie ou si elle est entièrement du côté de son père, termina Albus, quittant son bureau.

Les quatre professeurs quittèrent le bureau sans attendre, se dirigeant sans attendre vers la sortie ou les autres bureaux pour aller chercher une jeune enfant perdue dans la souffrance et préparer l'école pour une nouvelle poignée d'élève.

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Max ouvrit les yeux. Elle reconnut la chaleur du lit. La tendresse d'une couverture mais le froid de la pièce la fit pleurer silencieusement alors qu'en bas, Tua tremblait encore. Elle avait encore failli la tuer. Elle ne tenait plus. Intérieurement, elle maudissait sa mère. Elle maudissait ses parents et sa soeur. Maxie, comme elle la surnommée quand elle ne l'appelait pas entièrement, était innocente des péchés de ses parents. Elle pleurait, pas à cause des oignons qu'elle coupait mais à cause de ses sentiments contradictoires.

Dans son lit, la petite fille de 10 ans, après avoir encore subit trop de chose, regardait le plafond, l'esprit rêveur. Elle avait envie d'aller voir son papa. Elle avait besoin. Alors elle ferma les yeux doucement et son esprit se portait sur le vieux chêne ou il était encore accroché. Sans savoir, sa magie, scellé par les soins de sa mère, Mylsie, sorcière très puissante de la famille Constantine, s'éveilla sous ce calme que ressentait le corps, émanant d'elle sous forme d'araignée coloré, malgré le sceau puissant qui la maintenant comme morte. Mais la magie, peu importe le cadenas, ne peut rester endormie ou prisonnière éternellement.

Tua sentit une sensation de chaleur et de tendresse venir de sa chambre. Elle leva les yeux vers le plafond et n'osa marcher, comme paralysé par la force qui la maintenaint en cuisine. Max, inconsciente, sa magie entourait la maison avec une sorte de chaleur douce et une force si attractive qu'une aura sembla l'entourer sans que cela soit officiel. Dumbledore et Severus qui s'approchèrent de la demeure, après avoir transplané, vêtue de deux complets, typiquement moldu, observèrent ce doux rayonnement coloré.

- Est-ce.. Tua ? Demanda Severus, curieux.

Albus Dumbledore admira l'énergie chaleureuse qui ondulait doucement autour de la maison. Puis, une forme calme et joyeuse, une enfant aux cheveux rose et aux yeux bleus apparut devant eux. Severus fut surpris mais pas Albus.

- Max ? appela-t-il, curieux.

La petite fille eut un sourire joyeux et pointa une fenêtre avec des rideaux noirs tirés. Puis elle courut vers la maison et disparut sans attendre, dans une explosion de fumée coloré. Albus se tourna vers son collègue avec un demi-sourire.

- Elle détient sa magie. Si on ne la pas sentit depuis le début, à sa naissance, c'est parce qu'elle a été scellé. Pour réussir à la dégager d'ici, il vaut mieux qu'elle soit à Poudlard, suggéra le vieil homme.

- Idée astucieuse, professeur. Mais rien ne dit que cette femme se laissera faire, rétorqua Severus, peu sur de l'attitude négociable de Tua Constantine.

- J'ai prévenu l'état sorcier américain des conditions de vie de Max avec cette femme. Nul doute que dans peu de temps, et si elle ne nous laisse pas sa chère nièce, elle sera enfermée à l'hopital psychiatrique américain pour Sorcier en perdition, répliqua-t-il, s'avançant vers la demeure.

Un peu réticent, il finit cependant par suivre le directeur de l'école Poudlard. La rencontre promettait une bel explosion alors qu'Albus donna sept coups à la porte. Signe de sorcier venu voir l'occupante des lieux et sa chère petite progéniture.