Que je sois damné
"Bien alors, pour la semaine prochaine, vous aller écrire un poème. Je ne vous donne qu'une seule contrainte : Ça doit être sur un sentiment que VOUS ressentez. Pas de petit poème sur votre amour pour les sucreries ou les films ou je ne sais pas quoi encore ! Ça doit être quelque chose de profond"
Tout était partit de ce devoir. Un simple devoir tout à fait banal que Sawada Tsunayoshi avait fait sans aucune aide. Il avait dit à Reborn, Gokudera et tous les autres qu'il s'en sortirait tout seul. On l'avait donc laissé faire. La semaine suivante, Tsuna avait donné son poème à la prof de littérature et la semaine d'après c'était arrivé...
Tsuna n'avait pas pensé que sa professeur le féliciterait devant toute la classe et qu'elle l'obligerait à lire son poème à voix haute... Tsuna avait paniqué et vivement refusé mais elle avait dit que son œuvre aurait moins d'impact lu par quelqu'un d'autre. Le futur boss Vongola avait donc soupiré puis s'était finalement levé pour obéir à son professeur. Il avait d'abord prit une grande inspiration puis d'une voix étrangement calme mais tremblante, il avait lu son poème.
Le lendemain, pas mal de monde avait enquêté. Tout le monde voulait savoir de qui Dame-Tsuna parlait dans son poème. Ils entamaient leur dernière année de lycée et c'était donc leur dernière chance. Sawada Tsunayoshi avait abandonné Sasagawa Kyoko ! Et le plus incroyable était qu'il s'agissait d'un homme !
C'était le scoop de l'année ! Plusieurs filles pensaient à un des amis de Sawada mais vu ce que disais le poème c'était peu probable. Il s'agissait d'un homme qui ne le regardait pas ou qui l'ignorait totalement. La liste des suspects était réduit à trois personnes : Hibari Kyoya, Sasagawa Ryohei et l'homme étrange qui avait essayé de tuer Sawada au début d'année... Un type étrange avec des pistolets et un groupe d'amis tout aussi bizarre et haut en couleurs !
Malheureusement, le type chelou ne semblait pas venir souvent... D'autant plus qu'il semblait ne pas habiter le pays, d'après les dires de Sawada et les autres... Restaient donc le frère de Kyoko ou leur chef du comité de discipline... Ce dernier appelait Tsuna omnivore maintenant, ce qui voulait dire que d'une certaine façon, Sawada avait obtenu le respect d'Hibari... Celui-ci était donc éliminé, tout comme le type aux pistolets. Ne restait plus que Ryohei.
On avait questionné Tsuna sur l'homme dont il parlait dans son poème. Le jeune homme leur avait dit qu'il n'était pas au lycée et qu'il n'habitait plus ici... Donc, ce n'était pas Ryohei... Qui cela pouvait-il bien être ? Même les plus proches amis de Tsuna ne semblaient pas le savoir. En fait, depuis la lecture du poème, ils semblaient moins proches. Sawada passait tout son temps avec Kyoko. La jeune fille le savait sûrement mais dès qu'on lui posait la question, elle donnait la même réponse : "Ce n'est pas à moi de le dire"
Le mystère resta donc complet.
R27
Tsuna étudiait son histoire quand on toqua à sa fenêtre. Il se dirigea vers celle-ci et resta figé. Reborn, son ancien professeur qui avait retrouvé sa forme d'adulte, se trouvait là. Il était revenu ! Reborn était de retour !
Tsuna ouvrit en trombe sa fenêtre et accueillit son professeur avec un sourire forcé. Il ne s'attendait pas à sa visite. Dès que Reborn entra dans la chambre, il sortit une feuille de sa veste et commença à lire.
Que je sois damné
Pour toutes ses années
Où j'ai continué d'espérer
Un seul de tes baisers
Mon aimé
Que je sois damné
Pour autant t'aimer
Et te désirer
Un seul de tes regards
Me rend complètement hagard
Que je sois damné
Pour ne pas arrêter
Son poème ! Comment Reborn avait bien pu l'avoir entre les mains ?!
Quelqu'un lui avait envoyé ? Ce n'était pas possible ! Qui avait bien pu faire ça ?! Seule Kyoko savait que son poème parlait de Reborn. Quelqu'un avait donc compris de qui il s'agissait ? Mais... Pourquoi avoir envoyé son poème ? Pour le faire souffrir ?
Ô espoirs, cruels espoirs
Que je sois damné
Pour autant vous croire
Vous qui allez éternellement me ronger
Ô amour, vil amour
Que je sois damné
Pour espérer une cour
Et continuer à t'aimer
Que je sois damné
Pour être incapable de me stopper
Pour être enclin à une telle souffrance
Que je sois damné
Ta fragrance me hante à chaque seconde
Tes sourires me font perdre la tête
Tu es l'étoile autour de laquelle gravite mon monde
Dès que tu apparais mon cœur fait la fête
Que je sois damné
Pour continuer à te regarder
Pour ma façon de te dessiner
Que je sois damné
Reborn continuait de lire le poème, sans lâcher les mots des yeux. Il sentait d'ici la peur de Tsuna et il imaginait sans mal le visage de biche effrayée de son élève.
Un seul de tes sourires
Peut causer ma perte
Que je sois damné
Ah ! Que je sois damné
Je sais que tu ne me regarderas jamais
Alors que je sois damné
Pour continuer à espérer
Qu'enfin tu me remarques, mon aimé
Un seul de tes touchers
Peut me faire sombrer
Dans le plus violent des désespoirs
Parce que je continue d'y croire
Que je sois damné
Pour continuer de soupirer
Ah ! Que je sois damné
Pour autant espérer
Ô espoir ! Délirant espoir !
Cesse de me faire autant de mal !
Cesse de me faire sombrer dans les profondeurs abyssales !
Ô espoir ! Cesse de me plonger dans le désespoir !
Que je sois damné, mon aimé
Que je sois damné pour mes espoirs
Que je sois damné, mon aimé
Que je sois damné jusqu'au désespoir
Regarde-moi...
Aime-moi...
Ah ! Que je sois damné
Pour ainsi espérer !
Reborn finit sa lecture en plongeant son regard dans celui de Tsuna. Ce dernier ne voulait pas regarder son professeur mais son regard brûlant l'en dissuada. Alors, sans comprendre ce qu'il se passait, Tsuna sentit une paire de lèvres se poser sur les siennes.
Le lendemain, Sawada Tsunayoshi eut le bonheur de se réveillé dans les bras puissants de Reborn. Que ça faisait du bien d'avoir un amour réciproque pour une fois !
Pourtant... Qui avait bien pu comprendre son poème et envoyé à Reborn ?
Derrière la porte de sa chambre, deux personnes se regardèrent en souriant.
"Je peux avoir mon dîner maintenant, Hayato ?
-Abruti de base-baller... J'arrive pas à croire que t'ai fait tout ça, juste pour un dîner"
Malgré sa réplique cinglante, Yamamoto ne s'empêcha pas de remarquer la magnifique rougeur s'étaler sur les joues du gardien de la tempête.
C'était beau un amour réciproque.
FIN
Alors ?
J'espère que tu auras aimé mes cadeaux !
Encore un Bon Anniversaire, Kat-chii !
Biz !
