Auteur : Pancake Number Two

Disclaimers : Comme tout bon HP/DM, rien ne m'appartient (snif !)... En même temps, ceci est une fanfic'... Bref, tout est à J.K. Rowling... (Sauf l'histoire que je me permets de revendiquer même si ce n'est peut-être pas original...)

Genre : Romance parce qu'on parle d'une histoire de coeur et puis humour parce que j'espère qu'elle vous fera un peu sourire par moment.

NDA : Halo ! Dans quelques commentaires, on m'avait demandé (plus ou moins implicitement) une petite suite à ce OneShot. Et voilà, c'est chose faite ^.^ J'espère que ça vous plaira... Bonne lecture :)


Chapitre 2 :

Mercredi 6 juillet :

Aujourd'hui mercredi 6 juillet, dernier jour de cours de ma scolarité à Poudlard, est enfin fini. Salazar m'est témoin, j'ai bien cru que le temps n'allait plus jamais s'écouler ! J'ai également expérimenté la signification d'« être mal à l'aise » pour la première fois de ma vie. Un Malefoy n'a jamais honte, je le sais depuis ma plus tendre enfance, mais il se trouve que j'aurais eu une pelle avec moi pour creuser ma propre tombe, cela aurait été du même effet. Heureusement, je n'aurai pas à sortir de ma chambre avant de pouvoir enfin rentrer chez moi à la fin de semaine.

Par Merlin, c'était sûrement la déclaration la plus pitoyable de toute l'Histoire de l'humanité… Bon, n'exagérons peut-être pas, c'était seulement la plus ridicule de l'histoire des Malefoy (ce qui est déjà un exploit en soi).

Avant que tu ne poses la question, oui, c'est pour cela que j'ai honte. Mais au moins je pourrais fantasmer sur le petit cul d'Harry Potter pendant mon séjour forcé dans ma chambre. … Ne me dites pas que je viens de l'écrire ! Si… Bon, je retire, oubliez ce que vous venez de lire parce qu'évidemment l'encre ne s'efface pas sur Moi-même. Oh oh, drôle de phrase que cette dernière ! Je devrais dire que c'est plutôt le sang que je n'arrive pas à effacer de Moi-même pour l'instant.

Ah, je ne vous ai pas encore expliqué pour le sang, n'est-ce pas ? Il se trouve que lors de la déclaration la plus pitoyable de l'humanité, ma Malefoyenne-figure en a pris pour son grade autant physique que mental. Je m'explique : Harry Potter, dans son infinie compassion pour ma situation des plus déstabilisantes, m'a amicalement remis les idées en place d'un charmant crochet du droit. Et maintenant mon nez ne cesse de saigner depuis l'impact entre ma superbe face et ses phalanges (au nombre exact de quatre, je peux en effet encore les compter sur le coin bleuté de ma joue).

J'ai ainsi eu un dernier aperçu de son dos alors qu'il partait fulminant, sans un seul mot. Et, foutu pour foutu, j'avoue que mon regard s'est attardé sur sa nuque dégagée (dont la peau était lisse et d'un ton délicieusement caramélisé par les heures d'entraînement de Quidditch au soleil) et sa chute de reins (une paire de fesses fermes parfaitement dessinée sous son pantalon noir d'uniforme). Exquis souvenir…

Oups ! On va éviter d'ajouter de la bave au sang déjà à moitié séché sur Moi-même.

Je ne vous ferais pas l'affront de narrer ce loupé phénoménal copyrighted Malefoy, je pense que je me le ressasserai suffisamment tout seul dans ma tête ces prochains jours, inutile d'y ajouter vos railleries.

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Cher Moi-même,

Il n'est certainement pas dans mon intérêt de me rire de toi. Et pour cette simple raison, je veux savoir ce qu'il s'est passé. Sans compter que je ne peux pas t'aider si tu refuses de me parler, en l'occurrence de m'écrire.

La seule chose que je peux te conseiller à l'instant, c'est d'au contraire sortir de ta chambre. Premièrement, tu as besoin de te changer les idées. Deuxièmement, la rumeur se répandra comme le feu sur un fétu de paille si tu ne marches par droit et fier comme le Malefoy que tu es. Ne penses-tu pas ?

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Jeudi 7 juillet :

Un Malefoy n'a jamais tort… Mais je dois t'avouer, Moi-même, que tu avais raison à propos de sortir. Attendez une minute, Moi-même tu es une part de moi donc je n'avais pas totalement tort. L'honneur est sauf !

Je disais donc : il m'est arrivé quelque chose d'incroyable aujourd'hui. Lorsque j'ai croisé Harry au détour d'un couloir, il a baissé les yeux ! Moi-même, je ne sais pas si tu te rends compter, il a baissé les yeux ! Jamais, et j'écris bien « jamais », de toute notre scolarité, jamais il n'a détourné le regard face à moi. Pas une seule fois. Il m'a toujours considéré d'égal à égal, sans la moindre honte pour son rang social, il m'a tenu tête à chaque fois.

J'ignore encore si ce changement d'attitude est dû à la confusion face à ce qu'il s'est passé hier mais une chose est sûre : nous sommes les deux seules personnes sur cette Terre à savoir ce que j'ai pu lui dire. Etre seul à partager un secret avec celui que l'on aime, juste nous deux dans notre petit monde que personne d'autre ne connait… La sensation est grisante, je dois l'avouer.

Comment puis-je affirmer ainsi qu'il n'en a parlé à personne ? Simple. Alors que Harry filait en ne regardant strictement que le bout de ses chaussures, Weasley sur ses talons, Granger s'est tournée vers moi et m'a dit : « J'ignore ce qu'il s'est passé entre Harry et toi pour qu'il refuse de nous parler mais si jamais tu lui as fait du mal, tu auras à faire à moi Malefoy ! ». (Ou quelque chose de ce goût-là.) Pour moi, ceci est la preuve indubitable de leur ignorance sur le sujet.

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas ce qui occupe mes pensées à l'instant… Moi-même, je dois avouer que je n'ai jamais été capable d'aimer sincèrement quelqu'un jusqu'à ce jour et, il se pourrait qu'hypothétiquement, en pur théorie entendons-nous, je ne sache pas comment interpréter la réaction de Harry décrite précédemment…

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Cher Moi-même,

Avouer ses lacunes n'est certes pas la preuve d'une faiblesse, Malefoy ou pas.

Ceci étant dit, je serais incapable de te dire ce que pensais le jeune Potter à l'instant où il a évité ton regard. Cela pourrait signifier tellement de chose : de la honte, de la déception, de la rancune, de l'incompréhension… Tout comme une opportunité. Seul lui peut nous le dire.

Laisse-lui du temps.

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Vendredi 8 juillet :

Mais du temps nous n'en avons guère plus !

Et oui, je suis désespéré ! Un Malefoy garde espoir en n'importe quelles circonstances mais il arrive qu'une situation ne nous laisse pas d'autres choix. Je ne l'ai pas vu de la journée. En revanche, j'ai affronté les regards en biais et méfiants de centaines d'élèves aujourd'hui. Selon Pansy et Blaise, il semblerait que quelques informations aient filtré : je serais apparemment à l'origine de la dépression du Survivant ! D'où la méfiance des autres.

J'ignore ce qu'il a raconté à ses amis mais ces derniers ne sont pas du genre à garder un secret.

Plus que désespéré, je suis maintenant en colère. Je me sens humilié, comme si l'on avait traîné le nom de Malefoy dans la boue (Bien que je le fasse déjà suffisamment tout seul, je ne pense pas avoir besoin de l'aide d'un tiers pour souiller le nom de mes ancêtres !).

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Cher Moi-même,

Je ne sais pas quoi dire… Peut-être qu'il t'en veut réellement mais qu'il a trop honte qu'un homme soit tombé amoureux de lui pour le dire à ses amis.

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Samedi 9 juillet :

Merci du soutien (en tout ironie, bien sûr) mais, Moi-même, notre collaboration s'arrête aujourd'hui. Quel soulagement ! Et pas la peine de me regarder avec ces yeux-là, il est hors de question que je l'écrive !

Bon, après relecture des pages précédentes plus rien ne peut être bien pire…

Je vais donc être honnête avec Moi-même pour la dernière fois :

- Regarder Harry Potter n'abime pas l'œil (bien qu'il ne soit pas encore à la hauteur d'un physique Malefoyen).

- Au passage, un Harry Potter en colère est la chose la plus sexy que j'ai jamais vu.

- Restons sur le sujet des yeux, le vert des pupilles d'Harry Potter resplendit mille fois plus que celui de l'étendard des Serpentards.

- Un Harry Potter qui joue les timides est absolument adorable. (Il peut même tourner aussi rouge que l'étendard des Gryffondors et, merde, ça lui va terriblement bien.)

- Les lèvres de Harry Potter sont chaudes est sucrées. Lorsqu'il m'a embrassé, tout ce que j'ai senti, c'était une espèce de mélange de tendresse sauvage. Drôle d'expression, même venant de moi… La seule manière dont je peux expliquer cela c'est : comme le mélange du mur froid auquel il m'avait plaqué et à la chaleur de son corps pressé contre le mien.

- Parce qu'un Harry Potter disant « Je t'aime. » est terriblement excitant.

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Cher Moi-même,

Je me sens coupable. En effet, face à ta soudaine honnêteté, je ne peux que me sentir coupable. Il faut donc que je te l'avoue, temps qu'il est toujours intouché, mais... Ton père possède un double de ce journal qui se remplit à l'identique dans son bureau.


Voilà la conclusion à toute cette charmante petite histoire qui vient de prendre du grade dans les rating grâce à ce dernier paragraphe de notre cher petit Drago ^.^ J'espère que ça vous aura plu, parce qu'une fois de plus, cette fin m'est tombée dessus comme la foudre sur le pèquenaud qui joue avec un paratonnerre un soir d'orage...

Merci encore d'avoir lu (pour ceux qui l'ont fait), et à la prochaine j'espère !

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