Bonjour tout le monde !

Voici le deuxième chap de cette nouvelle trilogie !

Avant de passer à la lecture, je voulais apporter quelques précisions sur ce dernier cycle. A la base, ce tome 1 (qui fait 28 chap) était divisé en deux, et le tome 3 faisait 83 chap (aie, ça fait mal ! mdr). Après mure réflexion (si, si, ça m'arrive de réfléchir), Sygui et moi avons décidé de fusionner les deux premiers tomes pour n'en faire qu'un, le tome 3 devenant donc le tome 2 (dont les chapitres ont été mis deux par deux, ce qui fait des chapitre de 22, 25 pages) et un tome 3 est en cours d'écriture pour mieux boucler l'histoire ! Voilà les dernières news !

Sur ce, place au chap 2 !


Chapitre 2 : La réunification des deux conseils

Hermione regardait le jeu d'ombre qui se reflétait sur la pelouse du jardin. Elle trouvait ce spectacle fascinant et reposant. La chambre était plongée dans la pénombre et seule la respiration calme de sa femme brisait le silence de la pièce.

Elle secoua la tête et tenta d'arrêter de laisser courir son esprit. Où en était-elle ?

« Ah oui ! La soirée catastrophique chez Minerva… » songea-t-elle avec humour.

En y repensant, et en comparant cette fête d'anniversaire à ce qui allait suivre, l'enchanteresse trouvait que finalement, cette soirée ne s'était pas si mal déroulée. Elle tira une nouvelle bouffée sur sa cigarette et replongea dans ses souvenirs.


Rose traversa le parc de Poudlard pour gagner le hall du château. Elle jeta machinalement un regard aux sabliers géants devant la grande salle et remarqua, navrée, que Serpentard avait des points de retard par rapport à Gryffondor.

- Et c'est Londubat qui va encore me charrier à la fin de l'année… C'est décidé, je retire cinquante points à Gryffondor aujourd'hui… pesta-t-elle en se dirigeant vers la table des professeurs.

Elle s'assit entre Luna et William et entreprit de se servir un café avant de se plonger dans la lecture du Times et de la Gazette du Sorcier. Lovegood, comme à son habitude, lisait le Chicaneur à l'envers sous le regard attendri de son mari.

- C'était sympa, la fête chez Minerva hier… ricana William avant de dévorer une tartine de pain grillé.

- La ferme ! grogna Rose au souvenir de la dispute entre sa mère et sa marraine. Tu sais pourquoi elles se sautent à la gorge dès qu'elles se voient ?

- Je ne veux pas le savoir, répondit le directeur adjoint, légèrement embêté. Et je ne me risquerai pas à demander à ma tante. Elle serait capable de me transformer en brosse à chiotte. Mais faut voir le côté positif de la chose : ça met de l'ambiance… Néanmoins, je préfère quand ça se passe chez tes mères. Y'a toujours le fantôme de Molly pour jeter de l'huile sur le feu.

Ginny arriva à la table professorale et se laissa tomber sur une chaise. Elle avait les traits tirés et semblait dormir debout.

- Ca va pas m'man ? demanda Rose. T'as l'air épuisé…

- Hermione est rentrée à deux heures du matin, marmonna la rousse en se servant un café. Des dossiers urgents à terminer… Franchement, c'est pas une vie ! Je préférais quand elle était responsable du service des langues de plomb. J'vais envoyer un hibou à mon père pour l'engueuler. Qu'est-ce qui lui a pris de la proposer pour ce poste ?

- Au moins, elle passe ses nerfs sur les dossiers, et pas sur toi, répondit William.

Rose haussa les épaules et parcourut rapidement la une du quotidien moldu. Un tsunami en Asie, un tremblement de terre en Afrique et une vague de sécheresse en Amérique du Sud. Sans oublier les tornades dévastatrices en Océanie et les inondations en Europe de l'Est. Les morts se comptaient par dizaines de milliers aux quatre coins du monde.

- Que du bonheur… grommela l'animagus en tournant les pages.

Elle regarda sa montre et, alors que la grande salle se vidait de ses élèves, elle avala d'une traite son café.

- Faut que j'y aille…

- T'es souvent en retard, remarqua Ginny.

- La prochaine fois, j'prends la salle de bain en premier. Pansy met toujours trois plombes à se préparer…

Elle salua les professeurs restants et se dirigea vers sa salle de cours. Les troisièmes années Poufsouffle et Serdaigle l'attendaient déjà, en rang, visiblement impatients de rentrer. Elle ouvrit la porte et laissa passer le flot de gamins avant de pénétrer à son tour dans la pièce.

- Bien, aujourd'hui nous allons voir les strangulots et la meilleure manière de s'en débarrasser… commença-t-elle. Avant toute chose, qui peut me dire ce qu'est un strangulot ?

Deux élèves levèrent la main et Rose désigna une jeune fille au premier rang.

- Miss Derban ?

- Un strangulot est un animal aquatique.

La jeune Serdaigle s'interrompit quelques instants, hésitante, puis reprit d'une voix douce.

- Professeur, nous avons eu hier Histoire de la magie et on nous a dit que vous étiez un mage métamorphe. C'est quoi ?

Rose soupira et s'assit sur son bureau.

- Un mage est un sorcier qui a approfondi une branche de la magie, en l'occurrence, pour moi, la métamorphose.

- Et plus précisément, ça donne quoi ? demanda un Poufsouffle.

- J'ai cinq formes animagus répertorié au ministère, et la métamorphose n'a aucun secret pour moi.

- Avec qui avait vous fait votre apprentissage ? interrogea une élève.

- Avec Minerva McGonagall, pour ces deux dernières années, répondit le professeur.

- Et c'est vrai que la ministre de la magie est enchanteresse ? Vous allez le devenir aussi ?

Les questions fusaient dans la salle et Rose claqua des doigts. Un bang retentit dans la pièce et les enfants se turent.

- Bien que ce sujet vous passionne, nous avons des strangulots à étudier. Alors, Miss Derban, que pouvez-vous me dire de plus sur ces charmantes bestioles ?


Une longue table avait été dressée dans l'herbe verte. Une brise légère soufflait, faisant danser le feuillage des arbres. Autour de la surface boisée, dix huit personnes se regardaient en chien de faïence.

- Qu'est-ce qu'on fait ? On boit un verre ou on se tape dessus tout de suite ? lâcha un homme à la barbe blanche.

- Merlin ! soupira Aliénor.

- Il a raison. Il ne faut pas oublier que la dernière fois qu'on s'est vu, ça a fini dans un bain de sang, marmonna Chaka.

- C'est sympa comme île, il fait beau… fit remarquer Calamity Jane.

- Nous ne sommes pas ici pour parler de la pluie et du beau temps, commença Ah Puch. Mais pour tenter de trouver une solution à notre problème.

- Problème dont vous êtes le principal responsable ! s'exclama vertement Jacques de Molay.

- Avec Miss Granger, répondit le nécromancien avec un sourire.

- Bref, on a tous déjoué les règles du jeu. Vous en provoquant une apocalypse, nous en mettant deux sages au même moment et en ressuscitant le reste du conseil. Parfait. Et maintenant, on fait quoi ? Merlin, pas de jeux de mots, merci ! rétorqua Rose alors que le vieux sorcier croisait les bras sur son torse, boudeur.

- Nous ne disposons que de peu d'informations, dit Hermione. Rien ne figure dans les manuels, ni dans les encyclopédies quelles qu'en soient les origines.

- Il faut donc s'interroger à partir de ce que nous savons par nous-mêmes, répondit Ah Puch.

- Et bien, fit Rose, on sait qu'il y a des sorciers, des moldus, des cracmols, deux Conseils, des Sages, des Hauts, des Guides, des Héros, des…

- Bref, toute une organisation, coupa Néfertiti.

- Bien hiérarchisée, fit remarquer Christophe Colomb.

- Avec des règles de fonctionnement, conclut Clément.

- Ca sent le truc planifié, dit pensivement Merlin.

- Et qui dit planning dit intelligence. Donc, on cherche une intelligence… marmonna Jules César.

- Dans ce cas, ça peut pas être Merlin ! se moqua Jacques.

Le premier sage lança un regard furieux au templier qui leva les yeux au ciel, l'air de rien.

- Ca peut ressembler à quoi ? demanda Cassandre.

- C'est important de le savoir ? rétorqua Joséphine.

- Pour savoir ce qu'on cherche, évidemment, rabroua la voyante.

- Peut-être, peut-être pas… murmura Ah Puch. Si on y regarde de plus près, le monde est conçu entre deux réalités, celles des moldus qui est la plus importante et celles des sorciers. Pour les humains, en tout cas.

- Pourquoi tu dis ça ? demanda Chaka.

- Parce qu'il y a plus de moldus que de sorciers, essaye de suivre un peu, mon ami ! gronda Aliénor.

- Mais les pouvoirs ne sont pas les mêmes ! rétorqua Talleyrand.

- Donc, on peut supposer que cette chose a un rapport avec cet équilibre, dit Calamity Jane.

- Et peut-être aussi avec notre absence de libre-arbitre, ajouta Lancelot.

- Tiens, le puceau desserre les dents ? ricana l'enchanteur.

- Merlin, la ferme ! gronda Hermione. Bien, si nous sommes d'accord avec ça, on peut continuer.

- Est-ce que l'intelligence en question peut être moldue ? interrogea Marylin.

- Difficile à croire. Un moldu avec des pouvoirs pareils, ça ne se peut pas ! répliqua Néfertiti.

- Mais on vient de supposer que ce n'est pas à proprement parler un sorcier, contra doucement l'ancienne actrice.

- En tout cas, c'est un minimum magique pour avoir pourvu les sorciers de magie. Donc, qu'est-ce qui est magique en dehors des sorciers ? marmonna Aliénor.

- Il y a plein d'autres créatures dotées de pouvoir, on n'a pas fini… commença Yuki.

- Dieu ! s'exclama Jacques béatement, en joignant les mains.

- Jacques, tu la boucles ou je te défonce, grogna Chaka.

- Oubliez les créatures. Elles sont dotées comme vous le dites, donc « on » leur a donné… tempéra Ah Puch.

- Quoi d'autre alors ? demanda Yuki.

- Mais c'est bien sûr ! s'exclama vivement Hermione.

- Quoi ? demandèrent en chœur les Sages et les Hauts en la regardant.

- Les sources de magie ! précisa l'enchanteresse. On n'y a jamais songé parce qu'on s'est toujours attardés à penser aux chimères ! Mais ces créatures sont sûrement là pour autre chose que pour la décoration !

- Lorsqu'on a dompté les deux chimères avec Rose, il y avait un cristal dans leur antre ! fit Marylin.

- C'est peut-être important d'aller voir ça de plus près... murmura Ah Puch.

- Peut-être que ces cristaux ne sont pas les sources de magie des chimères mais des balises qu'elles gardent... ajouta Talleyrand.

- Ce serait donc pas mal de commencer les recherches par là… réfléchit Hermione. Marylin ?

- J'ai compris ! s'exclama l'ancienne actrice, enjouée. Je reprends du service !

Elle se leva de table et s'éloigna de quelques pas avant de disparaître sous les regards attentifs des deux conseils réunis.


Il était neuf heures cinquante du matin quand Hermione apparut à quelques mètres du 10 Downing Street. Aussitôt, les journalistes la photographièrent et hurlèrent leurs questions. Heureusement, les forces de l'ordre les tenaient à l'écart.

- Madame la Ministre, pensez-vous que le programme économique du gouvernement va impacter les sorciers ?

- Est-ce que vous soutenez la réforme de l'enseignement supérieur ?

- La vague de chômage que connait notre pays touche-t-elle votre communauté ?

Hermione ignora les questions et s'approcha de la maison du premier ministre. Ce dernier l'attendait sur le seuil et lui serra mollement la main.

- Vous ne pourriez pas utiliser votre voiture de fonction, comme tout le monde ? murmura le chef du gouvernement moldu.

- Et ainsi polluer sans que cela soit nécessaire ? demanda Hermione. J'aimerais savoir ce qu'en penserait votre ministre de l'écologie. Pardon, j'avais oublié qu'il n'était là que pour la décoration…

Mr Sflitt eut un sourire crispé et invita la ministre à entrer dans les bureaux afin que le conseil commence. Tous les autres ministres étaient déjà attablés et sirotaient leur café en discutant.

- Bien, nous pouvons commencer. Mr Stinson, parlez-nous de votre réforme sociale…

- Et bien, il s'agit de réduire le nombre de fonctionnaire pour réduire les déficits budgétaires et…

- Et créer des chômeurs en plus, coupa Hermione. Quinze pourcent de sans emplois, ce n'est pas assez suffisant pour vous ?

Le premier ministre dévisagea l'enchanteresse qui haussa les épaules.

- Vous faites comme vous voulez. Ce n'est pas mon problème, nous sommes au plein emploi, dans ma communauté, ajouta-t-elle.

- Et comment vous y arrivez ? interrogea la ministre de l'éducation.

- Et bien, nous avons justement beaucoup de fonctionnaires, entre le ministère et notre hôpital, et j'ai nationalisé notre banque.

- Nationalisé ? s'étouffa le ministre de l'économie.

- Désolée, j'avais oublié que c'était une insulte, chez les conservateurs, se moqua Hermione.

Le premier ministre allait répliquer quand un bruit assourdissant retentit. Un pan de mur donnant sur la rue explosa et la Sage leva rapidement la main pour l'agiter. Les briques restèrent suspendues et la poussière sembla se figer dans l'air. De sa main libre, l'ancienne Gryffondor éteignit d'un geste fluide les flammes qui commençaient à lécher le mur éventré.

- Que personne ne bouge… murmura l'enchanteresse en posant doucement les briques sur le sol.

Des agents de police déboulèrent dans la pièce, arme au poing.

- Y a-t-il des blessés ? demanda le plus haut gradé.

- Non, tout va bien… répondit d'une voix blanche le chef du gouvernement.

- On peut dire que vos hommes sont efficaces, lâcha la neuvième sage. Une conséquence de votre aide aux Américains ?

- Allez me chercher le responsable de la sécurité et le directeur des services secrets ! Au plus vite ! aboya Mr. Sflitt à un agent de police qui déguerpit en quatrième vitesse.

Le moldu prit une grande inspiration et tenta de se calmer.

- Merci pour votre intervention, Miss Granger. La réunion est terminée. Je prendrai contact avec chacun d'entre vous dans la journée pour vous tenir informés.

Les ministres acquiescèrent et quittèrent la pièce un à un. Hermione jeta un dernier coup d'œil autour d'elle et, ne remarquant rien de suspect, s'éclipsa à son tour. Une fois dans la rue, elle fut assaillie de questions et transplana le plus rapidement possible en évitant la cohue de journalistes.

Une fois à l'abri dans son bureau, elle se laissa tomber dans son fauteuil et prit quelques minutes pour respirer profondément. Ces derniers temps, le monde devenait fou et cela l'inquiétait grandement. Elle se saisit de la Gazette du Sorcier et soupira alors que ses yeux se posèrent sur la une du quotidien.

« Minerva McGonagall entame une réforme des programmes de Poudlard et prépare une modification des BUSES et ASPICS. Le projet devrait être présenté dans la première quinzaine d'octobre devant le Magenmagot… »

Hermione passa son doigt sur la photo de son ancien professeur, s'attardant sur le visage, caressant la joue sur le papier glacé.

- Comment en sommes-nous arrivées là, Minerva ? murmura l'enchanteresse.


Rose sortait de sa classe et les élèves la devançaient, courant pour aller dans la grande salle. Au détour d'un couloir, elle s'arrêta brutalement alors qu'une femme apparaissait devant elle.

- Putain, Marylin ! Tu m'as fait une peur bleue ! s'exclama vivement la dixième sage.

- Moi aussi, je suis contente de te revoir, Rose, répondit avec bonne humeur l'ancienne actrice.

- Je peux savoir ce que tu fais ici ? murmura le professeur, alors que des élèves se rapprochaient des deux sorcières.

- Y a-t-il un endroit calme où nous pouvons discuter ? demanda la huitième sage.

Rose acquiesça et pénétra dans une salle de classe vide. Elle ferma la porte derrière son ancien mentor et la dévisagea un long moment.

- Que se passe-t-il encore ? Une nouvelle apocalypse ?

- Presque… On a besoin que tu poursuives ta quête des chimères. Maintenant. Tu n'as pas des jours de congés à poser ?

- L'année vient de commencer ! On est début octobre ! protesta Rose.

- Et ton emploi du temps ? Tu as bien des heures de libre…

- Uniquement le jeudi, de midi à seize heures, rétorqua la jeune femme.

- Ce sera suffisant ! Nous sommes quel jour, dans ton monde ?

- Lundi… grommela la dixième sage.

- Bien, je passerai donc te prendre dans quatre jours. Prépare-toi, nettoie ton arme et révise quelques sorts. Et préviens Hermione, on aura besoin d'elle.

Et avant que Rose n'ait le temps d'objecter, Marylin avait disparu.

- Merde ! J'en ai marre de ne pas avoir le temps d'en placer une ! s'exclama vertement le professeur.

Elle sortit de la salle de classe et claqua fortement la porte derrière elle, faisant sursauter les élèves présents. Elle se dirigea d'un pas vif vers la grande salle, son estomac criant famine.

- Je le savais pourtant que ce poste était maudit ! Marraine me l'avait bien dit…


Hermione délaissa un dossier et plongea son regard dans celui de l'Auror assise en face d'elle.

- Tonks, tout va bien, rassure-toi, je n'ai pas besoin de garde du corps ! soupira la neuvième sage en allumant une cigarette.

- Il y a eu un attentat à la bombe ce matin. Et tant qu'on ne saura pas qui été visé, la procédure doit être appliquée… répondit Nymphadora.

- Je suis une enchanteresse ! s'exclama la ministre. Penses-tu vraiment qu'une petite bombe artisanale va me tuer ?

- Tu n'es pas immortelle, Hermione. Aussi, je détache deux Aurors à ta protection, rétorqua la commandante.

- Je refuse ! objecta la Sage.

Elles se toisèrent de part et d'autre du bureau un court instant, et Hermione tira rapidement sur sa cigarette.

- Ecoute, reprit doucement l'ancienne Gryffondor, si les choses empirent, j'accepterai tes gorilles. Mais pour le moment, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Je pense que cette attaque visait le premier ministre.

- Bien, Madame la Ministre, répondit sèchement l'Auror. Mais à la prochaine agression, tu n'y couperas pas.

Trois coups légers furent frappés à la porte et la secrétaire d'Hermione apparut sur le seuil.

- Madame la Ministre, votre fille est là…

- Faites-la entrer, merci Helen, répondit Hermione en tendant sa cigarette à Tonks.

- Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ? demanda l'Auror, étonnée.

- J'ai pas envie que Ginny soit au courant, et si Rose me voit avec ça à la main, tu peux être sure que ma femme va m'engueuler toute la soirée. Alors s'il te plait, fais semblant de cloper…

Tonks leva les yeux au ciel mais se saisit maladroitement du tube de nicotine alors qu'Hermione poussait le cendrier vers son amie.

- On dirait une adolescente, Hermione… C'est pathétique… murmura Nymphadora.

- Je sais… chuchota la ministre. Rose ! Tu ne devrais pas être en cours ? ajouta-t-elle, faussement enjouée, alors que sa fille pénétrait dans le bureau.

Tonks écrasa la cigarette et se leva.

- Je vais vous laisser. Réfléchis tout de même à mon offre, Hermione. Les temps sont troubles.

- Merci Tonks. Et promis, si ça empire, je serais ravie d'avoir une escorte.

L'Auror hocha la tête et quitta rapidement le bureau.

- C'est quoi cette histoire d'escorte ? demanda Rose en fronçant les sourcils.

- Il y a eu un attentat à la bombe ce matin, pendant le conseil des ministres et…

- Un attentat ? s'écria Rose, horrifiée.

- Je vais bien ! coupa Hermione en détachant toutes les syllabes. Tu voulais me parler ?

Rose se laissa tomber dans le fauteuil occupé quelques instants plus tôt par Tonks.

- Je ne savais pas que Nymph' fumait… marmonna la jeune femme. Bref, j'ai eu la visite de Marylin.

- Ce n'est pas bon signe, fit remarquer la ministre.

- Tu annules tous tes rendez-vous de jeudi après-midi. Elle nous emmène à la chasse aux chimères.

- C'est toi, le maître de ces bestioles, je ne vois pas en quoi je pourrais être utile, protesta l'enchanteresse.

- T'as qu'à demander à Merlin, je ne fais que transmettre le message, répondit la dixième sage.

Elle jeta un coup d'œil à sa montre et pesta.

- Merde, j'vais encore être en retard. Viens donc dîner à la maison ce soir avec Maman G, on pourra discuter de tout ça.

- Ca marche. Tu te charges de lui transmettre l'invitation ?

- Je devrais pouvoir la croiser dans l'après-midi. Ce soir, vingt heures, et ne sois pas en retard !

Hermione acquiesça et Rose sortit rapidement de son bureau. La ministre attendit quelques instants, puis alluma une cigarette et passa une main dans ses cheveux.

- Merlin ! appela-t-elle d'une voix forte.

Quelques instants plus tard, le vieux sorcier apparut dans la salle, un sourire goguenard aux lèvres.

- Salut ma grosse… On a pris du galon, à ce que je vois… se moqua le premier sage.

- Tu peux m'expliquer ce qui se passe ? rétorqua l'ancienne Gryffondor en soupirant.

- Et bien, nous ne sommes pas trop sûrs, en fait…

- Mais encore ? insista l'enchanteresse.

Merlin leva les yeux au ciel et son visage s'assombrit.

- Et bien, nous tablons sur la fin du monde…

- Encore une apocalypse ?

- Non, la disparition pure et simple de la Terre… et de ses habitants.


Hermione eut un léger sourire. Elle écrasa sa cigarette et souffla la fumée à l'extérieur de la pièce. Merlin avait toujours eu le don de faire des sorties mélodramatiques.

- Vieil imbécile… chuchota-t-elle avec un sourire nostalgique.


La suite la semaine prochaine !

En souhaitant bon courage à ceux et celles qui passent le bac, des partielles, des examens en tout genre !

Bises et passez un excellent week-end,

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