Salut à tous, ici MrJacketBarths (ou Barthes, comme vous voulez) !
Qui arrive ? Qui arrive ici, au loin ? Mais oui, mais oui, c'est le second chapitre ! Et cette fois, je vais essayer de sortir des chapitres relativement rapidement, histoire que mon intérêt ne s'essouffle pas trop rapidement. Et je ne vais pas rajouter ceci à la liste des choses que je ne vais pas tenir. Pas tout de suite, en tout cas.
Aftertale appartient à Lover of Piggies (allez voir ses comics sur Tumblr !), Undertale appartient à Toby Fox, Marilyn Manson et ses musiciens s'appartiennent à eux-mêmes, Cyborg Noodle appartient à Damon Albarn et Jamie Hewlett et Jacket m'appartient.
Le titre du chapitre est un pastiche de Get Your Gunn, premier single du groupe Marilyn Manson sorti en 1994 durant l'ère Portrait of an American Family, composé par Manson, Berkowitz, Gacy, Sara Lee Lucas et Gidget Gein, produit par Trent Reznor.
Maintenant que le moment « je me prends pour Wikipédia » est terminé, allons-y ! J'espère que vous aimerez !
Enjoy !
Sans, Get Your Kidd
POV Marilyn Manson
« AAAAAAAAAAAAH ! »
Je me suis redressé en sursautant. Avant de vérifier si je n'étais pas en train de faire un infarctus. Bon, ce n'est pas très digne mais là, j'avoue que face à ça, il n'était pas possible de rester calme. Qu'est-ce qui s'était passé ? Est-ce que je me suis vu… en train de mourir ? (N.D.A : eh ouais, ma gueule, je ruine le suspense dès les premières phrases ! Qu'est-ce tu vas faire ?) Et est-ce que les autres, eux aussi, étaient morts ? Merde, je sais même pas ce qui s'est passé !
Enfin… si. Nous nous étions à peine réveillés que Twiggy nous avait demandé si on faisait un truc ces prochains jours, nous six. Je n'avais pas compris de quoi il parlait. On s'était juste éveillés avec des parts de tarte (fort délicieuses, d'ailleurs) avec de petits papiers ornés de nos noms. Je ne savais pas qui les avait posées et qui connaissait nos noms, mais je pense que j'aurais pu le remercier pour la petite attention. Alors, on est partis au Mont Ebott, l'adresse qu'il nous avait indiquée. Alors, on a pris l'une des voitures disponibles (quand on vit dans une très grande maison, on peut avoir tous les jours l'opportunité de se déplacer n'importe où) et on est partis vers la grande montagne. Evidemment, y aller ne suffisait pas. Il fallait escalader. C'est ce que nous avons fait. Vous pouvez me traiter d'homme stupide, mais oui, nous avions oublié que monter jusqu'en haut de cette montagne nous garantissait une belle chute.
Ce fut Jacket qui avait glissé le premier. Nous n'avions même pas eu le temps de le rattraper, il était tombé. Voilà, à peu de choses près, c'est la façon dont nous sommes tous tombés dans cette gigantesque montagne. Cette chute fut longue, très longue. J'étais sûr, après presque 10 minutes de chute, que j'allais mourir. Et cela aurait été la façon la plus conne de mourir pour nous. Je crois bien que nous nous sommes écrasés dans un genre de champ de fleurs… mais ça ne m'a pas empêché de m'évanouir. Et donc… ce cauchemar. Et maintenant, me voilà dans… un canapé. Confortable, fort heureusement. Mais je ne sais rien d'autre. Les autres ne sont pas là. Merde, chez qui je me trouve ?
« Humain ? Es-tu réveillé ? »
J'ai encore sursauté. Immédiatement, je me tourne vers l'origine de la voix et… je vois un grand squelette avec des épaulettes et des fringues de nuit qui me surplombe et pose un regard… semblant sincèrement inquiet. Et il semble amical, vu qu'il me tutoie. Peut-être pourrai-je lui demander où sont mes amis ? Mais d'abord, établir la communication.
« Euh… bonjour, Monsieur. »
« Nous sommes la nuit. Peut-être. Enfin, je ne me souviens plus. C'est difficile de savoir l'heure qu'il est, ici. »
J'écarquillai un œil. C'était vrai, ce qu'il disait ?
« Autant que ça ? »
« Oui. Pour les humains, ça semble inimaginable mais pour nous, c'est devenu tout à fait normal. »
« Si vous le dites…, lâchai-je.
« Mais j'y songe… je t'ai entendu crier. As-tu fait un cauchemar ? »
Il serait simple de dire « Oui, j'ai rêvé que je ne sentais plus mon corps et que j'allais rejoindre mes amis dans l'étreinte glaciale de la mort. ». Mais là… non, là, je ne voulais pas y penser. Je suis peut-être l'Antichrist Superstar, mais j'ai mes limites. Même s'il serait plus simple de le dire, ce qui me permettrait d'obtenir de la compassion sincère et non feinte de la part d'une personne semblant ne pas me vouloir de mal… oui, bon, là, je crois que je ne veux vraiment pas détailler. Je décidai de dire un semi-mensonge.
« Euh, ouais… c'était quelque chose de… très réel. Ou en tout cas qui semblait très réel. »
Mon hôte se gratta la tête, il semblait réfléchir à quelque chose.
« Mais… quel était ce cauchemar ? Est-ce que tu as besoin d'en parler ? »
Là, l'image de moi en train de me prendre une entaille extrêmement longue et profonde dans tout le ventre me revint en mémoire. Je crois même que j'ai ressenti pendant quelques secondes la douleur éprouvée lors de ce cauchemar.
« Pff… ce n'était pas si important que ça, laissez tomber. »
J'ai dit ça avec le plus de conviction que je pouvais, mais cela ne semblait pas réellement le convaincre. Et, était-ce par gentillesse ou par… non, cela devait être sûrement par gentillesse et rien d'autre (avec sa tête, cela ne devait rien être d'autre). Toujours est-il qu'il décida de changer de sujet.
« Je vois… mais je me rends compte que tu dors tout seul, ce n'est pas étonnant que tu aies fait un cauchemar si horrible, humain ! Je savais bien que j'aurais dû obliger mon frère à te faire dormir avec les autres humains que nous avions trouvés endormis dans le champ de fleurs ! »
Mes yeux s'ouvrirent en grand, comme si on venait de m'annoncer l'existence avérée d'Holy Wood.
« Attendez, vous voulez dire que c'est vous qui nous avez trouvés ? »
« Exactement. Vous étiez tous les sept endormis dans ce champ de fleurs et nous étions en train, moi et mon frère, de nous promener. Alors, nous vous avons emmenés chez nous. Les autres sont dans nos deux chambres. Excepté pour deux des sept qui ne pouvaient pas se détacher l'un de l'autre et que nous avons emmenés dans une chambre d'ami. »
J'étais un peu rassuré, au moins, je savais où se trouvaient les autres, maintenant.
« Et je sais ce qui peut t'apporter le sourire, humain ! Car là, tu te trouvais sur un canapé, sans couverture, hanté par d'horribles cauchemars remplis de mort et de destruction. JUSQU'A CE QUE MOI, LE GRAND PAPYRUS… je puisse t'inviter à dormir dans le lit où j'ai déjà installé certains de tes amis, pour que tu puisses passer le reste de ta nuit en paix. »
Un instant, j'ai eu une pensée tordue. Cela ne devait pas être son intention mais… c'était dit d'une façon si directe que là, la face mal tournée de mon esprit s'était manifestée. Bon, au moins, oublions ça et concentrons-nous sur le fait que je savais comment il s'appelait.
« Vous pensez que ça ne vous dérangera pas ? Je… je ronfle en dormant ! »
Oui, c'était un mensonge. Oui, il était absolument risible. Oui, j'ai un peu honte, quelque part.
« Bien sûr que non ! Et puis, je n'ai pas le sommeil difficile. Et je suis certain que tes amis seront ravis de te revoir demain ! »
Et sans me laisser le temps de lâcher une autre excuse de merde, il me prit dans ses longs bras et m'emmena vers le lieu où il souhaitait que je puisse passer le reste de la nuit.
« Bon, très bien… Papyrus. Sinon, merci bien. Au fait, moi, c'est Manson. Marilyn Manson. »
« Hmm… je tâcherai de m'en souvenir. »
En fait… je crois bien que cela n'a pas été si grave, de tomber dans ce monde. Nous avons été accueillis par deux squelettes fort sympathiques (bien que les jeux de mots du plus petit en taille, Sans, soient assez mauvais) qui ont décidé de nous loger, de nous nourrir et de s'intéresser pour de vrai à nos vies et à qui nous sommes et comment sommes-nous arrivés ici. Je ne sais même pas s'il l'avait fait exprès, mais c'était dans son lit que Twiggy dormait quand il m'y a emmené, hier soir.
Et je crois même qu'ils tiennent vraiment à sympathiser avec nous. Sinon, nous ne serions pas en train de marcher dans la forêt de l'Underground avec eux : Papyrus marchant d'un pas enjoué et décidé et Sans, marchant d'un pas bien plus lent et tranquille.
« Aujourd'hui, mes amis, est un grand jour !, clama notre nouvel ami d'une voix fière. Je peux le sentir… jusque dans mes os ! »
« Il était bien, celui-là, lui répondit le plus petit. Qui n'avait pas tort, parce que ça nous avait tous fait sourire discrètement.
« Tu as l'air bien sûr de toi, lui lâcha Madonna.
« Parce que je suis persuadé que votre arrivée ne sera pas la seule arrivée d'humains dans ce monde ! Un autre va arriver ! J'en suis convaincu ! »
Puis, il s'arrêta et nous regarda comme s'il était un chef d'escouade militaire.
« Ginger, Daisy & Cyborg, venez avec moi, nous allons parcourir le reste de la forêt ! Vous autres, restez ici et surveillez ! Et quand nous serons de retour, vous nous dites si vous avez vu un humain et par où il est parti ! »
« Ça marche, Pap's ! »
« Ah, et Sans, n'en profite pas pour dormir ! De plus, j'ai demandé à Marilyn, Twiggy, Jacket & Madonna de te surveiller ! Ne l'oublie pas ! Je le saurai, si tu t'es endormi ! »
« Pas de problème ! Tu me connais, frangin… »
C'est ainsi que nous nous posâmes et que nous jouâmes les gardes, pour notre première vraie journée dans cet étrange nouveau monde.
Je crois que j'ai compris une chose : nous sommes de très mauvais gardes. Cela fait une demi-heure que Papyrus nous a laissé et tout ce que nous avons fait, c'était regarder autour de nous pour voir si un autre humain se trouvait là mais surtout jouer de la guitare sèche et chanter un peu toutes les paroles qui nous passaient par la tête, tandis que notre ami en veste bleue et en pantoufles faisait une sieste. Le vent frais et l'atmosphère paisible de cette forêt créaient une sensation de bien-être à nulle autre pareille. Tellement qu'elle m'emportait dans une sorte de douce torpeur dont je n'avais pas pu réellement profiter jusque-là.
« Marilyn ? »
Sensation qui se dissipa à l'appel de Jacket.
« Hmm… oui ? »
« Alors… t'en penses quoi ? »
« De quoi ? »
« Ben… de ce qu'on est en train de faire, l'univers où on se trouve. »
« Oh, ça. Eh bien… j'aime de plus en plus. Je sais que nous n'avons pas rencontré beaucoup de gens, mais je me sens comme… encouragé à y rester. D'habitude, le monde que nous connaissons n'est pas si tranquille. Et les gens ne t'acceptent pas si facilement, contrairement à ici. Regarde, nous n'avons eu besoin que d'une nuit pour sympathiser avec Papyrus et son frère ! »
« Je serais toi, je ne sortirais pas cette phrase n'importe où. »
Son sourire avait pris une tournure pleine de sous-entendus quand il avait prononcé cette phrase. Décidément, on ne nous le changerait pas, notre Jacket…
« Tu sais très bien que c'est plutôt toi qui aimes sortir les phrases de leur contexte, répliquai-je sur un ton blagueur.
« Hm. T'as raison, mec. Mais bon, pour revenir à notre sujet… je crois que nous avons eu de la chance de faire cette chute, quelque part. Maintenant… reste à savoir ce qui va se passer pour nous. »
« Je crois qu'il ne faudra compter que sur le hasard. Parce que prédire quelque chose est, pour ce qui me concerne, quasiment impossible. »
Il allait me répondre mais son bel élan fut coupé par des bruits de pas. On s'est retournés et, purement par hasard, nous avons vu une petite silhouette semblant tout ce qu'il y a de plus humaine en train de marcher. Immédiatement, Madonna s'empressa de réveiller Sans.
« Est-ce que c'est vraiment ce que je pense ?, interrogea le squelette.
« Je crois bien, lui répondit Twiggy. On dirait un petit enfant. »
« Qu'est-ce qu'on fait ?, demandai-je. On avertit ton frère ? »
« Je suis plutôt pour qu'on vienne l'aborder. Sûrement que si on se lie avec lui, on pourra le ramener plus facilement à Pap's, ça le rendrait si heureux ! »
Nous approuvâmes tous. On décida de s'approcher tranquillement pour manifester nos présences. La branche d'arbre sur laquelle Jacket marcha eut le don d'automatiquement ruiner notre approche discrète, mais Sans ne s'en laissa pas conter et lança la conversation.
« Hé, humain ! Est-ce que tu ne sais pas comment peut-on se faire de nouveaux amis ? »
Pas de réponse. C'était un peu bizarre.
« Fais demi-tour et serre-nous la main. »
Et c'est ce qu'il fit. Il se retourna et décida de me serrer la main en premier. Cela aurait pu être fort aimable si nos regards ne s'étaient pas croisés. Ce regard… ce gamin… en lui serrant la main, j'ai eu l'impression de recevoir une décharge électrique. Les souvenirs remontaient dans mon esprit… j'étais sûr que c'était lui que j'avais vu dans mon cauchemar. Je me suis même revu… en train de courir vers Sans (maintenant que tout me revenait, j'étais sûr que c'était lui qui était présent et qui se serait fait entailler si je ne m'étais pas interposé) et me prenant le couteau. Le pire, je pense, c'est que ce regard semblait celui de quelqu'un de sain d'esprit… mais dans mon rêve, son regard était celui d'une personne cinglée.
Je me suis senti automatiquement tellement mal que j'ai retiré ma main tout de suite, de plus que là, je commençais à transpirer excessivement. Ce que tout le monde a remarqué. Surtout l'enfant, qui lâcha un rire et me souria (bien que je suis sûr d'avoir vu une expression d'interrogation pendant 2 secondes dans son regard). Je décidai de mentir pour ne pas attirer les soupçons.
« Oh, désolé… j'avais oublié que je ne m'étais pas lavé les mains ce matin et je déteste saluer les gens avec des mains sales. »
D'accord, en fait, je n'avais pas réellement menti. Je ne m'étais effectivement pas lavé les mains ce matin. Passons.
« Donc… toi aussi, tu es un humain ?, enchaîna notre camarade aux yeux noirs et blancs. C'est marrant. »
Histoire qu'on puisse rapidement oublier mon moment de stress, Sans décida de se présenter et de nous présenter. Avant de proposer à ce gamin (ou cette gamine ?) de se cacher. En effet, Papyrus et les autres revenaient et ce fut là qu'on s'est tous rappelés qu'on devait surveiller, chose que nous n'avons absolument pas faite du tout. Immédiatement, l'enfant partit au lieu désigné, nous laissant seuls. Quoi qu'il en soit, une atmosphère de malaise ambiant s'était créée pendant ce moment et j'avais hâte, au fond de moi, que nos amis puissent revenir afin que le malaise puisse se dissiper…
Et la stratégie de cachette ne marcha pas du tout, vu que le quatuor des revenants remarqua rapidement le gosse, qui les salua très gentiment. Le grand squelette en fut ravi car cela devait conforter sa conviction que notre arrivée ne serait pas restée sans suite. Puis, il partit à nouveau en nous indiquant qu'il devait préparer son ultime puzzle. Tout en nous recommandant de veiller sur l'humain, bien évidemment. Justement, il était revenu vers nous, tremblant de froid, ce qui me permit de me rendre compte qu'il faisait froid, justement. La seule chose qu'il nous restait à faire, c'était de communiquer avec cet enfant que je pense être muet. Ou timide. Ou les deux.
« Vous avez déjà fait des puzzles, vous ?, nous demanda Daisy. Moi, les seuls dont je me souviens, c'était ceux que je faisais quand j'étais petit. Plus petit que toi, kid…, termina-il en s'adressant au susnommé.
« Tu n'étais pas né, mec !, s'exclama Ginger, parlant pour la première fois de la journée. Pourquoi t'attribues-tu des activités faites par… ton père ? »
« Tu chipotes. »
« Cela ne répond pas à ma question… »
« Même si je crois qu'on s'en fout un peu, voire un peu beaucoup, lança Cyborg Noodle, qui craignait que cela ne lance des hostilités entre les deux. Moi, je venais d'esquiver un jeu de mot assez nul de Sans (N.D.A : c'était une technique de feignant pour ne pas avoir à traduire un jeu de mot probablement intraduisible en français) et ce fut quand je vis le petit corps tout tremblant regardant le squelette d'un air blasé que je décidai de montrer que je disposais d'une bouche.
« Excuse notre ami, je crois bien que les jeux de mots faciles sont une habitude chez lui. Au début, ça dérange un peu mais on s'habitue après… »
Je me suis interrompu pour regarder tout autour de moi et repenser au début de cette journée qui fut quand même, quand j'y repense, assez mouvementée. Mais cela me convenait bien, les journées trop calmes, ça finissait très vite par me lasser.
« En tout cas, je crois que tu as rendu Papyrus vraiment très heureux, aujourd'hui. Et d'habitude… cela ne me ferait même pas lever un sourcil. Mais là, la situation est différente. Donc, je pense bien que tu mérites un cadeau de remerciement. »
Ce qui est bien quand tu gardes toutes tes tenues de scène depuis le début de tes projets, c'est que tu peux avoir la garantie de porter des habits très élégants ET qui peuvent aussi te protéger fort bien du froid. Je portais mes habits des parties « performance » du clip de (m)OBSCENE et j'ai décidé de donner ma veste noire au petit, j'étais sûr qu'avec ça, il serait bien au chaud. De plus, ça m'a permis de faire un jeu de mots. Parce que si vous êtes bon en anglais, vous savez que « veste » ou « blouson » veulent dire « Jacket ». Aussi étonnant que ça paraisse, le susnommé a rigolé. Et moi, encore plus étonnamment, j'étais plutôt fier de moi.
Et puis il a tendu ses mains vers moi. J'ai rapidement compris qu'il voulait que je le porte sur mes épaules. J'aurais pu refuser, vu que je l'ai quand même imaginé en train de me tuer, mais… traitez-moi de naïf, toujours est-il qu'il n'avait pas l'air de recéler une quelconque trace de dangerosité en lui. J'ai donc accepté et je l'ai porté. Cela provoquait une discrète hilarité chez mes amis, hilarité que Sans ne doit sûrement pas piger. Lui aussi, il rigole mais surtout parce que je crois que ça semble l'attendrir, le fait que je fasse autant attention à ce que rien ne me fasse trébucher. Les autres rigolent parce que personne ne pourrait s'imaginer à voir un membre influent de l'Eglise de Satan (N.D.A : je conseille aux gens d'aller chercher sur Google ou le Wikia Marilyn Manson de votre choix) porter une incarnation de l'innocence sur ses épaules. Et que cette même incarnation de l'innocence semble bien aimer le petit voyage, voire semble bien aimer ma personne. C'est fou comme ce genre d'univers peut vous changer un homme… tiens, Papyrus est là.
« Ah, humain ! Bienvenue dans… SANS ! Qu'est-ce qui se passe ? »
« T'inquiète, frangin, c'est juste Marilyn qui lui a donné sa veste. Je crois bien qu'il est dominé par le petit. »
« Ou plutôt, disons qu'il est dominé par sa mignonitude !, souligna Twiggy en rigolant.
« Dominé ? Mais vous étiez censés le garder ici, pas l'emmener jusque-là ! Je ne pourrai jamais être dans la Garde Royale dans ces conditions ! »
« La Garde Royale ?, souffla Madonna dans l'oreille de Sans.
« J'expliquerai plus tard, répondit ce dernier avant de reparler à son frère. En tout cas, Pap's, c'est bien que ce soit lui qui porte l'humain. Tu imagines si cela avait été avec moi ? »
« Je te vois venir, Sans… »
« Il aurait eu beaucoup de mal à trouver un moyen de s'accrocher à moi… sous ma peau. »
Papyrus souffla. Là, c'est vrai que c'était moins drôle, comme en témoigne les discrets facepalms de mes camarades.
« Mais je lui ai surtout donné ma veste, enchaînai-je pour que nous puissions tous reprendre notre sérieux, parce qu'il semblait avoir réellement froid. »
Il semblait se poser des questions suite à ça. Je pouvais me permettre de trouver ça bizarre, je n'avais fait que lui dire ce que j'avais fait. Immédiatement, il fit signe à son frère de venir et ils se mettèrent à discuter. Cela nous étonna.
« Ça les préoccupe autant que tu aies tenté de réchauffer le gamin, mec ?, me demanda Daisy.
« J'en sais rien. Je connais pas vraiment la façon de penser des habitants de ce monde. Peut-être que chez eux, réchauffer un enfant n'est pas très bien vu. »
Ce fut à ce moment qu'ils se retournèrent.
« Je pense que je vais devoir prendre des mesures DRASTIQUES, nous lâcha-il d'un air exagérément fier qui aurait pu me faire penser à un chef de guerre dans ce film que Murdoc nous avait fait regarder un jour, Hercule, celui tout récent avec ce catcheur devenu acteur.
Je crois qu'on devrait lui montrer ce que « mesures drastiques » veut dire dans le dictionnaire. Parce que dans mon monde, « mesures drastiques » veut dire « se priver un maximum de tous les plaisirs qu'on peut avoir à notre portée ». Pas « te trouver un endroit sûr pour que tu puisses être logé, nourri et réchauffé ».
« Moi, je pense que tu ne devrais pas lui montrer. J'aime bien sa définition. »
Merde, j'ai encore pensé tout haut. Mais t'as plutôt raison en fait, Madonna.
« N'est-ce pas ? »
Mais ne prends pas trop la grosse tête non plus.
Enfin, bon, ce qui compte, c'est que maintenant, le gosse est en sécurité et on est sûrs qu'il ne va pas mourir de froid. Ce que Papyrus n'a pas hésité à rappeler, toujours avec cette voix de chef de guerre qui le rendait fort amusant à entendre.
« Je me suis procuré pour toi la couverture la plus chaude que j'ai pu trouver ! Et tu possèdes également un bol contenant le cacao le plus fin ! Tu as été le plus formidable, sur ce coup-là ! Donc, MOI, LE GRAND PAPYRUS, je souhaiterais connaître… TON NOM ! »
« Je ne pense pas qu'il soit capable de parler, suggéra Cyborg.
« QUOI ? Ce serait la pire chose possible ! »
Ses craintes se turent quand nous vîmes que l'enfant avait utilisé je ne sais pas quoi pour écrire ce que je suppose être son prénom : Frisk. Un prénom pas commun, mais bon, qui suis-je pour juger…
Au premier abord, oui, on pourrait penser qu'il est prisonnier, vu que sa chambre de fortune ressemble un peu à une cellule avec de grands barreaux et que le grand squelette a proclamé que Frisk était son prisonnier. Mais c'est quand il a dit qu'il était là pour rester en sécurité et pour ne pas avoir froid, on a su qu'en fait, il se comportait plus comme un père avec son enfant. Enfin, je crois… parce qu'un père n'est pas censé dire de prime abord à son enfant. Après lui avoir donné des recommandations pour la nuit, nous pûmes tous partir de la cabane où il logeait, l'esprit tranquille.
« Bon travail, les mecs ! Je crois que même si c'est surtout Papyrus qui a parlé et qu'on a juste servi de plantes vertes presque inexpressives, on a quand même géré comme des bêtes ! »
« T'as raison, Jack ! »
« C'est vrai qu'on aurait dû plus parler. »
« Au moins, on aura pas de mort sur la conscience ! »
« Ouais… »
C'était un petit « Ouais ». Et notre cher claviériste l'avait repéré tout de suite.
« Il est un peu faible, ce « Ouais ». Quelque chose ne va pas, Papyrus ? »
« Eh bien… »
« Oh allez, Pap's ! Moi, tu sais que tu peux tout me dire. Et je pense que tu peux aussi leur dire, ils ne me semblent pas du genre à juger. »
« En fait… c'est surtout que je ne pense pas que vous soyez, comment dire… initiés à tout ce qui se passe dans ce monde. Et ce, alors que vous allez probablement y rester pas mal de temps. On pourrait parler de ça plus tard, si ça ne dérange personne ? »
« OK. Je les ramène chez nous et je te rejoins plus tard. Allez, venez avec moi, les gars ! »
C'est ainsi, après avoir salué Papyrus, que Sans nous fit repartir vers leur maison. Ce qui ne fit qu'augmenter ma curiosité sur certaines choses. Qu'est-ce qui le tracassait ? Pourquoi notre méconnaissance faisait qu'il ne pouvait pas nous informer ? Est-ce que cette même méconnaissance pourrait nous causer du tort, à l'avenir ?
Tant de questions qui se dissipèrent… à la vue de ce qui venait d'apparaître devant nous. Une fleur. Anthropomorphe. Avec des pétales jaunes. Et qui nous regardait comme si nous étions des zombies en manque de café et ayant oublié comment manger. Immédiatement, nous voulûmes l'aborder mais immédiatement, elle disparut avant qu'on ne puisse lui demander qui elle était.
Nous laissant comme des cons devant une route piétonne, à nous poser mille questions.
Et voili voilou, c'est terminé ! Et, mine de rien, ça m'a quand même pris des heures d'écriture ! Aaaaah, qu'est-ce que je ferais pas pour vous…
Si vous avez aimé, laissez la petite review qui va bien et je vous retrouve une prochaine fois !
Tshaw !
