Unitia Gemini
Chapitre Un:Nocturne
Harry était épuisé, le banquet lui avait paru interminable. Il se dirigeait maintenant vers le bureau du vieux directeur, en espérant avoir des réponses à ses questions.
Arrivé devant la statue dissimulant les appartements du vieil homme, il prononça le mot de passe. «Citron pensant».
«Tss! Toujours aussi ridicule.» Chuchotat-il pour lui-même.
Voilà que cette colère absurde refaisait surface. C'était épuisant. Encore une fois, un rien l'avait légèrement énervé.
Arrivé devant la porte du bureau il frappa trois coups et entra lorsqu'il entendit un «Entre donc mon garçon.», prononcé par cette voix qui le réconfortait tant.
«Harry, mon garçon! Comment vas-tu? Un bonbon au citron ou une tasse de thé?» Demanda le vieil homme, avec un sourire chaleureux.
Cet homme aussi farfelue que respectable, avait aussi énormément manqué au brun. Il savait qu'avec lui, il ne pourrait pas rester en colère bien longtemps.
«Bonjour professeur et non merci, ça ira. Pour tout dire, j'ai connu des jours meilleurs.» Expliqua le brun en s'installant sur le fauteuil face au directeur.
«C'est en rapport avec ces... Excès d'humeurs, n'est-ce pas?»
Le plus jeune aquiesça.
«Oui, professeur. Ils deviennent de plus en plus violents...» Dit le jeune homme, inquiet. «Et le pire dans tout ça, c'est que depuis quelques jours un simple détail, un rien, peut me mettre hors de moi.»
Le vieil homme resta pensif pendant quelques secondes.
«Je vois et c'est assez inquiétant en effet. Tu devrais aller voir madame Pomfresh, demain avant les cours. Je t'y rejoindrais si possible, et nous te lancerons un sort de diagnostic. Je pense qu'il ne s'agit que d'un simple excès de magie, étant donné ta puissance. Mais je préfère que tu aille la voir, par simple précautions. Je n'aimerais pas que tu sois de nouveau en danger, mon garçon.» Fit le vieux, de sa voix rassurante.
«Très bien.» Fit le plus jeune. «J'y serais. Oh! Et j'ai aussi une autre question!»
«Je t'écoute.»
«C'est peut-être dans ma tête, mais... J'ai comme l'impression que ma magie est en train de changée.» Expliqua le brun. «Pas comme un excès cette fois, mais comme... Enfin c'est comme si elle devenait... Sauvage. J'ai beaucoup de mal à la gardée en moi.»
«Oh. Voila, qui est fort intéressant.» Fit l'homme, pensif une fois de plus. «Pourrais-tu me donner quelques détails, sur ce changement?»
«Et bien, il y à eu quelques incidents cet été. Par exemple, quand je me réveillais chaques matins, un sort mineur de protection m'entourait. J'ai d'abord pensé à de la magie instinctive, mais je me suis souvenu que ce phénomène, n'était plus d'actualité à partir du moment où l'on obtient une baguette. Ensuite, un moment assez étrange à eu sortant de la douche et en me regardant dans le miroir, j'ai vu une chose assez effrayante. Mes yeux. Ils n'étaient plus verts.»
Le directeur fronça les sourcils.
«Que veux-tu dire par «il n'étaient plus verts»?»
«Et bien, pendant quelques secondes ils étaient devenus noir, un noir profond et peu rassurant, le temps de cligner ils étaient redevenus simplement verts. Je ne connais aucun sort qui permet de modifier la couleur des yeux. Mais je peux affirmé sans aucun doute que c'était une manifestation de ma magie.»
«Je vois. Il va falloir observé ça de près. Ça n'a pas l'air d'être un bon signe...»
Dumbledore avait prononcé cette dernière phrase dans un chuchotement, mais le Gryffondor avait très bien entendu.
«Très bien, je pense que celà suffira pour ce soir mon garçon. Je vais faire quelques recherches et nous reparlerons tout ça sous peu. Tu veux bien?» Souria l'homme âgé.
«C'est d'accord.»
«Sur ce. Je te souhaite une bonne nuit, Harry.» Fit-il en se levant de sa chaise.
«Merci professeur. Au revoir.»
Ceci dit, il referma la porte derrière lui et redescendit les marches.
HPDM-LVOC-HGTN
Une fois dans le couloir, le Gryffondor fut immédiatement attaqué par une masse rousse. Une masse rousse qui tenta de collée ses lèvres aux siennes.
Il repoussa, fortement, cette masse nommé Ginevra Weasley.
«Ginny! À quoi tu joue là?» Fit le brun, sa colère revenant au galop.
«Désolé, Harry. Mais tu m'as tellement manqué!»
Elle pressa son corp contre celui du brun, mais celui-ci la repoussa.
«Arrête ça, Ginny! Ai un peu de bon sens tout de même. Et puis, pourquoi tu fais ça.» Demanda le brun, dont la magie, crépitait au bout de ses doigts.
«Voyons Harry, tu sais bien que tout les deux nous avons une relation assez personnelle! Et ce, depuis quelques temps déjà!» Fit la rousse. « Et j'ai espoir que ça aboutisse, voila tout.»
Le brun était plus que gêné par ce manque total de tact. Comment en était-elle arrivée à cette conclusion? Et surtout pourquoi maintenant, alors qu'il ne l'avait pas revu depuis deux mois? Elle n'avait rien de plus important à dire?
De plus, il n'avait jamais éprouvé le moindre désir pour une fille. Et surtout pas pour Ginny, qu'il voyait seulement comme une amie, voir un petite sœur. Et encore.
«Écoute, Ginny...»
«Non. Je sais déjà ce que tu vas me répondre, donc je préfère attendre que tu sois prêt.» Fit-elle avec un sourire.
«Je suis désolé mais...» Commença le brun.
Mais trop tard. Ginny était parti, en courant.
«Surement, pour fuire la réalité.» pensa Harry.
N'ayant plus envie de pensé à elle, le jeune homme se dirigea vers le couloir menant à la tour d'astronomie.
HPDM-LVOC-HGTN
Arrivé au sommet de la tour, il eu une vision qu'il n'avait pas eu depuis deux longs mois. Une vision qui lui réchauffa le cœur.
Ses deux amis, Théo et Hermione et son petit ami, Draco, parlaient- apparemment joyeusement -de leurs vacances respectives.
Quand Draco avisa sa présence, il laissa les deux autres, et se dirigea vers son âme sœur. Il prit la main du brun, lui intimant de le suivre un peu plus loin.
Arrivés face au muret, qui les séparaient du vide, ils ne perdirent pas de temps, et se jetèrent dans les bras de l'autre.
Cette sensation. Le corp brûlant mais constament gelé de son amant, avait cruellement manqué au brun.
Cela faisait maintenant, un an, que les deux princes de Poudlard étaient secrètement en couple.
Tout avait commencé, en milieu de troisième année. Un soir où Draco avait surpris Harry, encore souffrant des coups de son oncle, au sommet cette tour. Il avait été très surpris d'apprendre, que le brun était souvent abusé, dans son foyer. Comme la quasi-totalitétotalité du monde sorcier, il pensait que «Le grand Harry Potter» vivait une vie de roi, dans sa famille.
Après ce soir là, ils ont continués à se voir, créant de fil en aiguille, une relation amicale.
Seulement, au bout de quelques mois, cette simple relation amicale, ne leur suffisaient plus. Ni à l'un, ni à l'autre. Ils en voulaient plus! Ils se voulaient!
C'est alors, qu'un amour passionnel et interdit, avait vu le jour. Un amour défiant toutes lois, ou tout jugements.
«Tu m'as tellement manqué...» Chuchota le brun.
«Tu ne sais pas à quel point, c'est réciproque.» Fit amoureusement la blond.
Le brun sourit.
«On vire Pouffsouffle, Amour!» Fit-il en souriant.
«C'est de ta faute! Les gryffondors sont connu, pour avoir un petit côté guimauve. Et toi, tu me contamine.» S'exclama le blond, réprobateur.
Le brun sourit encore plus. Puis sa mine devint un peu plus sombre.
«Embrasse moi.»
Le blond ressentait, toute la détresse dont ces mots étaient imprégnés. Il ne pu résister, et releva le menton du brun, pour l'embrasser tendrement.
Harry, lui, était dans un état second. Il était tellement heureux, de retrouver la personne, à qui il tenait le plus. C'était comme ci, en un claquement de doigts, toute sa colère s'était évaporée.
Le baisé se terminant, ils se regardèrent dans les yeux.
«Cependant, j'ai une mauvaise nouvelle. Très mauvaise.»
«Oh... J'imagine, que ça le concerne?» Fit le brun, la mine sombre.
«Mon père, veut que l'on me pose la marque.» Fit le blond, tristement.
«Et bien, Il n'a pas perdu de temps...» Cracha le survivant.
«Mon pere m'as dit que c'etait sûrement dû au fait qu'il soit le «Grand favoris du seigneur des ténèbres».»
«Je vois.»
«En revanche, il y à bien quelque chose qui m'intrigue.» Repris le blond.
«Comment ça?»
«Mon père, m'as dit que je serais sûrement très étonné en apprenant certaine choses. Et que je devais, plus que jamais, me méfier des apparences.»
«Tu pense à quoi?» Demanda le brun, dubitatif.
«Pour l'instant, je pense seulement à un stratagème, pour que je me fasse posé la marque volontairement...»
«Je vois...»
Il restèrent quelques minutes, collé l'un à l'autre. Puis le blond repris la parole.
«Bon, nous en reparlerons plus tard, allons rejoindre les autres. Ne gachons pas nos retrouvailles avec des pensées aussi sombres.»
«Tu as raison.»
Après un dernier baiser, ils se dirigèrent vers leurs amis, pour reprendre la conversation principale. A savoir, leurs vacances.
Ils restèrent deux heures, à parlés tous les quatres. Vers minuit moins dix, ils se quittèrent, pour se dirigés vers leur dortoirs respectifs. Les deux lions utilisèrent la cape d'invisibilité de Harry, et les serpents, une ruse dont eux seuls connaissaient le secret.
Une fois dans leur salle commune, Hermione donna un baiser sur la joue du brun, puis se dirigeait vers le dortoir des filles, pendant que le deuxième, faisait de même chez les garçons.
Une fois dans sa chambre Harry, n'eu même pas le temps d'enfiler un pyjama, qu'il se laissa tomber, épuisé, sur son lit. Glissant doucement dans les bras de Morphée.
Ils n'entendit, d'ailleurs, pas, cette voix dans sa tête...
«Dors Adrian. Dors et ne te soucie plus...»
À suivre...
