Coucou à tous !

Avant toutes choses je voudrais remercier tout ceux qui ont laissé une review pour le premier chapitre... Ca m'a fait extrêment plaisir !

Donc voilà la suite de Waterloo, enfin ce n'est pas vraiment une suite hein, c'est le POV d'Edward.


Why Did It Have to Be Me

Bella Swan me rendait absolument fou.

Elle me rendait absolument fou depuis la première fois où j'avais posé les yeux sur elle, bien que la nature de cette folie est changée au cours des deux années passées.

Ma première rencontre avec elle se fit à la réunion d'orientation des diplômés du programme d'Histoire de l'université de Washington. Cette journée était déjà un désastre. J'étais en retard. Rien d'inhabituel; je suis toujours en retard. Je ne le fais pas exprès, je le jure. Je pense que c'est génétique. J'essaie vraiment d'être à l'heure et je pense toujours l'être. Puis je regarde ma montre et il est toujours un quart d'heure plus tard que ce que je pensais. Comment ça se produit ? Je ne sais pas, mais j'ai toujours étais comme ça et je suis toujours en retard pour tout. Et ce jour là n'était pas différent. Le désastre s'est aggravé quand je me suis perdu, cherchant la salle de conférence où la réunion devait avoir lieu. J'ai demandé à quelqu'un la direction, et alors qu'elle était extrêmement désireuse de m'aider, me donnant même son numéro au cas où je me perde de nouveau, il s'est avéré qu'elle aussi avait complètement tord. J'ai donc perdu une bonne dizaine de minutes à chercher un bâtiment qui n'existait pas.

Au moment où, j'ai finalement trouvé la salle de séminaire, le Dr Banner était déjà au milieu de son discours de bienvenue. J'ai ouvert la porte aussi doucement que possible, mais ça ne servit à rien. Près d'une centaine de personnes ce sont retournés, à l'unisson, dans ma direction pour me regarder. Le gars qui était en retard le premier jour. Fantastique première impression. Je souris et balbutiais une excuse tout en me dirigeant vers la première place disponible, qui naturellement se trouvait au milieu de la salle. J'étais encore en train de murmurer mes regrets quand un très joli visage c'est matérialisé dans la masse des figures tournaient vers moi, et j'ai commençais à bégayer pour une tout autre raison.

Ok; alors oui, j'ai pensé qu'elle était excitante à la minute où je l'ai vu. J'aurais eu du mal à ne pas m'en apercevoir. Elle était menue et petite, avec des traits parfaitement symétriques. Et cette impression était renforcée par son teint pale et ses grands yeux sombres. Elle avait les cheveux lâchés ce jour là, ce que je découvrirais comme un peu inhabituel pour elle. Normalement elle a les cheveux relevés dans une sorte de chignon en désordre, maintenue par des crayons. Mais en ce premier jour, ils étaient lâchés, retombant sur ses épaules. Elle ressemblait à une poupée de porcelaine sexy dans son jeans et son chandail moulant, au milieu de cette salle de conférence. Alors bien sur que je l'ai remarqué. J'ai aussi remarqué son air renfrogné et ses yeux qui me regardaient avec dégout. Alors elle s'est moqué et à murmuré quelque chose d'inintelligible dans un souffle, un sourcil arqué d'incrédulité… Ok merci la première impression.

Ca importait peu, cependant, parce qu'assez rapidement, j'appris à la connaitre et mes premières impressions furent du passé. Cette femme était une vraie terreur. Elle était féroce, impulsive. Ca ne prit pas longtemps aux autres étudiants pour la surnommer Petit Napoléon, aux vus de sa tendance à régler chaque situation au bulldozer et de taper du pied (ses minuscules pieds) tant qu'elle n'avait pas obtenue ce qu'elle voulait. Elle avait aussi gagné ce surnom parce qu'elle était spécialisée dans la France napoléonienne. Il semblait qu'il y avait aussi un rapport avec les cours qu'elle donnait. Enfin peu importe les raisons de son surnom, nous ricanions derrière son dos quand on l'appelait « le petit Napoléon » mais personne ne lui disait jamais en face. Parce que cette fille était bien trop effrayante.

Quoiqu'il en soit… moi et Petit Napoléon. Nous ne nous entions pas… du tout. Enfin, ça n'aurait pas du être un gros problème. Je suis une personne polie. Je peux donc être gentil avec quelqu'un, si c'est nécessaire, pour de courtes périodes de temps. Mais c'était justement ça le problème. Petit Napoléon était dans mes pattes Tout. Le. Temps.

Elle était spécialisée dans la France napoléonienne, domaine qui, bien sûr, était tout empêtré avec ma spécialisation, l'histoire de la marine britannique. Parce que si vous allez étudier la marine britannique, il est difficile de ne pas passer beaucoup de temps sur ce qui est sans doute son apogée, sa suprématie lors des guerres napoléoniennes. Donc elle était là, Petit Napoléon, à chaque cour, séminaires, auxquels j'assistais. Même les plus ésotériques et obscures conférences pouvaient avoir seulement deux étudiants, elle et moi.

Et, oh mon Dieu, elle avait un avis sur tout ! Elle argumentait sur chaque foutus détails, peu importe qu'ils soient insignifiants. Secrètement, je la suspectais d'en vouloir à la marine britannique d'avoir vaincu la France, et qu'elle aimait déplacer sa colère sur moi. Peu importe. L'Angleterre avait dominée la France sur l'eau. Et oh, ouais… ils ont gagné cette guerre aussi. Elle semblait toujours oublier cette partie.

Elle essayait constamment de trouver une raison à la supériorité navale des Anglais; quelques secrets qui expliqueraient pourquoi Napoléon pouvait leur botter le cul sur terre mais pas en haute mer. Elle me jetait toujours une de ses folles théories à la figure, essayant de me mettre hors de moi ou de me prendre en défaut sur quelques informations que je ne connaitrais pas. Ouais, bonne chance avec ça, chérie.

Parce que c'était l'autre chose vraiment ennuyeuse au sujet de Petit Napoléon. Elle pensait que j'étais stupide. Du moins au début. A notre première réunion d'orientation, il était clair qu'elle m'avait catalogué comme joli garçon habitué de la marijuana qui n'avait aucune substance à apporter dans une discussion. Alors je l'ai mise au parfum… et rapidement. Donc elle me vouait aux feux de l'enfer parce que je n'étais pas le débile qu'elle avait cru que j'étais.

Quand elle a réalisé qu'elle ne pouvait pas me haïr d'être stupide, elle a décidé de me haïr parce que j'étais riche. Elle était toujours à faire des commentaires sarcastiques sur ma voiture ou mon absence de prêt étudiant. Soyons clair : oui ma famille a beaucoup d'argent. Nous avons eu le bonheur que mon grand-père soit un putain d'homme d'affaires qui a eu une brillante idée et beaucoup de chance. Il nous avait à chacun mis en place des fonds d'investissements qui nous assuraient à tous de ne jamais avoir de soucis d'argent. Ce qui était génial. Mais il, et mon père après lui, nous avait laissé avec une saine compréhension des obligations de partage qui allait avec les privilèges. Nous ne tenions jamais rien pour acquis. Et ce n'est pas parce que nous n'avions pas à travailler pour nous garantir un toit sur la tête que nous nous autorisions à être inactifs.

Mon frère aîné, Emmett, est celui qui est né avec la passion pour l'industrie, alors il a pris la direction effective de l'entreprise, ce qui me laissait libre de m'adonner à ma passion, les livres et l'Histoire. Je suis reconnaissant de la liberté que cela me procure alors je fais en sorte de redonner par un million d'autres moyens. J'étais un donateur régulier d'une demi-douzaine d'œuvres de charité et l'une des bourses de cette Université qui prenait en charge la scolarité d'élèves défavorisés était financée par moi. Bien sur je gardais cette partie sous silence. Peu importait. Personne n'allait m'accuser d'être un riche playboy paresseux, certainement pas cette Petite Miss Ridiculement Indignée. Mon seul plaisir frivole était ma voiture. Pardonnez-moi. C'était une chouette voiture, très économique en carburant, quand vous la poussiez un peu. Et je n'en avais qu'une, en plus. Emmett en avait quatre.

Ce fut une longue première année, bataillant à chaque cour, à chaque session de travail. Partout où j'allais, elle était là, toujours dans mes pattes, m'accusant d'avoir tord, ayant l'audace de me défier. Et comment refuser ce défi ? Je n'ai jamais pu. Si elle tendais une perche je ne pouvais pas résister de la saisir. Le Dr Banner, le pauvre bougre qui avait eu l'infortune de devoir s'occuper de nous, passait plus de temps à nous arbitrer qu'à nous guider dans nos études. Et à qui la faute ? Pas à moi. Elle commencais toujours. Enfin, presque toujours. Parfois c'était amusant de lui jeter un argument juste pour la voir s'énerver, l'observer bafouiller au démarrage et ensuite la voir pulvériser mon exposé. Appâter Petit Napoléon aurait pu être l'un de mes sports favoris.

Cela a empiré au cours de notre seconde année quand nous avons commencé à enseigner aux étudiants de premier cycle l'introduction à l'Histoire. Elle était juste un tyran dans sa salle de classe, comme elle l'était partout ailleurs. Presque immédiatement, j'ai été assiégé pendant mes heures de bureau, d'étudiants en larmes, demandant à être transféré dans ma section. Elle devait être particulièrement dure avec les filles parce qu'elles étaient toujours les plus insistantes, me suppliant pratiquement de les laisser entrer dans ma classe. Alors elle a commencée à être offensé que je sache garder mes classes à l'écoute et m'accusa d'être trop « gentil ». Parfait. Encore un sujet à jeter sur le feu de notre haine mutuelle.

Une fois que nos interactions avec les premières années à augmenter, elle a commencé à me chercher pour une nouvelle raison. Parce que maintenant, en plus d'avoir commis des crimes impardonnables comme de ne pas être stupide ou d'être riche, Petit Napoléon avait décidé que j'étais un coureur. Franchement, ce n'est pas de ma faute si beaucoup de jeunes filles impressionnables de première année en pince pour une figure d'autorité de moins de quarante ans. Et j'ai toujours fait mon travail, les conseillant sur les cours, en étant à l'écoute de leurs problèmes. Oui, quelque unes d'entre elles m'avaient mis dans une situation inconfortable, me forçant à expliquer que je n'aurais pas de rendez-vous avec une élève et je n'ai jamais commencé quoi que ce soit avec elles. Aucune d'elles n'avaient d'intérêt pour moi de toute façon. J'avais besoin d'un peu plus qu'un joli visage. J'avais besoin d'intelligence, de confiance et de quelqu'un qui soit passionné par quelque chose. J'avais quelques exigences, en dépit de ce qu'elle pensait.

J'avais une vie sociale, ne vous méprenez pas. J'avais des amis et j'étais sorti avec quelques femmes pendant ma première année, jamais rien de sérieux, vu l'emploi du temps que nous avions cela ne permet pas d'avoir beaucoup de temps libre. Mais juste le fait que je ne dormais pas à la bibliothèque, comme certaine personne, couplé avec les premières années languissantes d'amour, semblait avoir cimenté ma réputation, du moins dans son esprit, que j'étais une espèce d'impitoyable séducteur. Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité, et mon existence était plus proche d'un moine cloitré que du téméraire Don Juan. Quoi qu'il en soit, elle avait son avis sur moi et rien ne pourrait l'en faire changer. Non pas que je m'en souciais. Pas du tout même.

Une autre chose agaçante au sujet de Petit Napoléon (juste histoire de l'ajouter à la liste), c'est qu'elle semblait toujours avoir les livres les plus intéressants et qu'elle ne les partageait pas. Si elle tombait sur la mention d'un livre rare et obscur, elle n'avait pas de repos tant qu'elle ne l'avais pas acquis dans le cadre des prêts interbibliothèques. La plupart des gens n'avaient pas la patience ou la persistance nécessaire pour traquer certains de ces livres. Et il semblait que le Petit Napoléon n'était pas comme la plus part des gens. Si ce livre était quelque part, elle avait la ténacité d'un blaireau pour l'obtenir. Bien sur, une fois qu'elle l'avait, ma curiosité était piquée et je voulais y jeter un coup d'œil. Et le petit tyran ne voulait jamais me le donner, qu'elle soit damné.

En fin de compte, c'est comme cela que tout à commencé; comment l'« incident de Trafalgar » s'est produit, c'était juste un stupide livre rare.

Il y avait une salle de conférence dans le département d'Histoire. Bien qu'elle soit disponible pour quiconque du département qui voulait y tenir une réunion, il y avait de bien meilleures installations ailleurs sur le campus, ce qui fait que cette salle n'était utilisée qu'en dernier recours. Shelley, la secrétaire du département, en gardait les clefs et il était devenu habituel pour les diplômés d'histoire de s'en servir comme salle d'étude entre les cours. Nous avions tous nos petits bureaux, mais la bibliothèque se trouvait à dix minutes de marche, et si vous n'aviez qu'une heure de libre entre deux classes, cela n'avait pas de sens de faire tout ce chemin jusque là-bas. C'était sombre et un peu poussiéreux, mais c'était suffisant si vous vouliez faire une peu de lecture.

C'est ce que je m'apprêtais à faire ce jour là, dévorer cent autres pages de mon exemplaire de Kartock sur les frégates britannique. Les frégates sont depuis longtemps ce que je préfère, et j'adorais vraiment ce livre. J'étais impatient de replonger dedans. Enfin jusqu'à ce que je pousse la porte et que je vois la silhouette familière et fine du Petit Napoléon… Bella Swan, penché sur une pile de livres à l'extrémité de la longue table.

Je gémis pour moi-même et pendant une minute je considérais l'option de faire demi-tour, mais elle leva la tête pour regarder la porte.

Ses cheveux étaient remontés sur sa tête et tenaient grâce à trois stylos, si je comptais correctement. Elle portait ses lunettes et elles glissèrent de son nez quand elle se pencha pour me regarder. C'était vraiment mign… stop ! Petit Napoléon n'était pas mignonne. Je pense que j'avais établit dès le début que ouais-elle-était-existante, mais le fait d'être chaude était complètement effacé pas le fait qu'elle soit têtue comme une mule.

Et le facteur mule était à son summum ce jour là. A la minute où elle se rendit compte que c'était moi, sa lèvre se courba vers le haut dans un ricanement et elle retourna à son livre. « Oh, c'est juste toi. »

« Content de te voir, aussi, Swan, » murmurais-je contournant la table de conférence et prenant une chaise aussi loin que possible d'elle. Elle ne dit rien de plus, elle retourna à son livre, un coude posé sur la table, sa main sur sa nuque. J'ai fixé le sommet de son crane pendant encore une seconde avant de m'assoir et de sortir mon livre de mon sac.

Nous avons lu pendant un moment en silence. Sauf que quand il y a une autre personne avec vous dans une salle complètement silencieuse, ce n'est jamais vraiment le silence. Chaque petit son que faisait Swan étaient amplifiés un millier de fois et c'était gênant. Elle n'était pas particulièrement bruyante, mais je ne sais pour quelle raison, chaque fois qu'elle soupirait, chaque fois qu'elle bougeait sur sa chaise, chaque fois qu'elle tournait une page, j'étais complètement déconcentré. Je commençais vraiment à m'énerver, contre moi parce que je me focalisais sur des imbécilités, et contre elle, juste parce qu'elle était .

Finalement, je lui jetais un coup d'œil en coin. Certes, elle me déconcentrait peut être, mais je ne la dérangerais pas. Elle était complètement absorbée par ce qu'elle lisait. Mais yeux passèrent au livre. Il était relié de cuir, poussiéreux et craquelé, avec les pages jaunies. Il semblait très vieux. Un frisson d'excitation courut le long de mon épine dorsale à la vu de celui-ci. Les vieux bouquins étaient fait pour moi. C'était plus fort que moi. Mes doigts me démangeaient de le tenir, je voulais voir les gravures, lire ce qui était écrit à l'intérieur…

« Qu'est-ce que tu lis ? » Ma voix résonna étonnamment fort dans l'espace silencieux, et je grimaçais. Swan fut surprise et plissa les yeux en me regardant avec ses lunettes. Je savais qu'elles ne lui servaient qu'à lire, elle n'en avait pas besoin pour me voir. C'était juste un tic qu'elle avait attrapé pour se donner l'air encore plus redoutable, sue ceux qu'elle intimidait, ça aurait fonctionné, je ne fus pas ému.

« Euh… un journal, » murmura-t-elle rapidement.

Je levais les yeux d'exaspération. Comme si ça allait me parler.

Elle s'est redressée et s'étira le dos en grimaçant. Elle était si pale. Elle avait réellement besoin de sortir plus. « C'est le journal d'un marin dans la marine espagnole. »

Elle avait dit le mot magique et je me redressais sur mon siège. « Vraiment ? Quand ? »

Elle fronça les sourcils, déjà ennuyée par mon enthousiasme. « 1805. Il était à la bataille de Trafalgar. »

Je sifflais entre mes dents et reposais mes yeux sur le livre avec un intérêt grandissant. « Comment l'as-tu eu entre les mains ? »

« Prêt inter-bibliothèque, Cullen. »

« Ils ne gardent pas des trucs comme ça sur leur étagères, Swan. Alors comment l'as-tu eu ? »

Elle bougea sur sa chaise avec colère. « Angela, ok ? Elle a un ami à la bibliothèque de Minneapolis. Au département des livres rares, mais elle a tirée quelques ficelles et m'y a inscrite comme professeur, ce que techniquement je suis… »

Je riais avant même qu'elle n'eu terminé. « Joli. J'adore l'idée que tu es entrainé cette pauvre Angela dans ta fraude. »

« Tais-toi, Cullen! J'enseigne ! Je fais partie du corps enseignant! »

« Ouais, nous savons tous les deux que ce n'est pas ce qu'ils veulent dire quand ils fixent les règles. »

« Oui, et bien nous n'avons pas tous un marchand de livre ancien que nous pouvons appeler quand il y a quelque chose que nous voulons. »

Je lui lançais un regard meurtrier. Elle me toisa juste. Elle m'avait eu là. J'avais effectivement un marchand de livres rares.

« Quoi qu'il en soit, il parle de quoi? » J'essayais d'avoir l'air dégageait, mais je mourais d'envie de le savoir. Elle me regarda fixement puis eu un mouvement d'exaspération avant de tirer son bloc-notes plus près d'elle. Elle attrapa un des stylos que retenaient ses cheveux, et lorsqu'elle le retira, son chignon désordonné tomba. Elle essaya de le rattraper, faisant tourner ses cheveux plusieurs fis dans ses mains, puis abandonna, les laissant retomber en cascade sur ses épaules. C'était une jolie couleur. Un petit paquet si vicieux à l'intérieur d'un si bel emballage.

Swan commença à griffonner des notes tandis qu'elle parlait. « Il parle d'un groupe de bateaux au sud. Pas français ou espagnols, et pas anglais. »

« Ettttt? » Je me redressais dans mon siège, croissant les bras sur ma poitrine.

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Que tu as clairement une idée de ce qu'étaient ces bateaux, crache-le Swan. »

« Tu es si… »

« Clairvoyant ? Intelligent ? Perspicace? »

« Arrogant et exigeant, en fait. » Elle me jeta un regard et lança son stylo sur la table de frustration. Elle se leva et réorganisa ses affaires sur la table, geste que j'interprétais comme de la nervosité. « Je poursuis quelques pistes qui indiqueraient qu'ils auraient pu être portugais. »

Je la regardais en silence pendant quelques minutes. Elle gardait ses mains occupées, tournant les pages de quelques dossiers. Enfin elle se redressa et planta les mains sur ses hanches. « Quoi ? »

« Tu es sérieusement en train de me dire que tu pense qu'il y avait des bateaux de guerre portugais à la bataille de Trafalgar ? »

« Peut-être ! Et puis qu'est-ce que ça peut te faire, Cullen ? »

Je me levais brusquement. « Quoi, comme si je ne connaissant pas le moindre satané détail de la bataille de Trafalgar? Tu te souviens à qui tu es en train de parler là ? »

« Bon sang, qu'est-ce que tu peux être susceptible là-dessus ! Parce que si tu ne sais pas quelque chose, c'est que c'est forcément faux ! Qu'est-ce qui t'emmerde le plus Cullen ? Que j'empiète sur ton champ de recherche ou que je pourrais avoir raison ? »

« Ca ne m'emmerde pas, je pense que c'est juste une idée ridicule et je suis en train de te faire économiser du temps et de l'énergie au lieu de tourner en rond comme ça! »

« Oh ! Merde ! Bien sure que ça t'emmerde ! Parce que tu sais ce que ça signifie si c'est vrai ! Que les britanniques n'étaient pas aussi puissant que ça sur l'eau… qu'ils ont eu de l'aide! »

« Ah, parce que un obscur marin dont personne n'a jamais entendu parler avant, à fait mention de quelques bateaux qu'il n'a pas pu facilement identifier, cela signifie que le Portugal est entré dans la 3ème coalition des mois avant qu'il ne l'ai effectivement fait ? Es-tu honnêtement en train de réécrire l'histoire comme ça, Swan ? »

« Toi et moi savons que l'Histoire se réécrit tous les jours, sur la base de preuves découvertes au fur et à mesure. »

« Et avec cette seule preuve tu va redéfinir la bataille navale la plus décisive du XIXème siècle ? Franchement, Swan ? »

« Qu'est-ce qu'il y a, Cullen ? Fâché parce que ta précieuse marine britannique ne semble pas avoir était l'acteur tout puissant pour laquelle tu la fait passer ? Ou tu es emmerdé parce que tu n'as pas trouvé ça le premier ? » Sa bouche était tordue d'un sourire satisfait quand elle croisa ses bras sur sa poitrine et soupira profondément.

Je vis rouge. J'étais furieux. Nous nous tenions debout à chaque extrémité de la table de conférence; nos voix avaient graduellement augmenté jusqu'à nous hurler l'un sur l'autre. Nos yeux étaient brillants de colère, nous avions tous deux la respiration difficile. Je n'avais aucune idée de ce se passait en moi. Oui, elle me poussait à bout pour m'énerver, mais elle le faisait tout le temps. Alors pourquoi diable avais-je cette colère irrationnelle en moi à cause de sa stupide et folle théorie ?

Et c'est là que je le sentis, la prise de conscience parcourant tout mon corps.

J'étais dur. Comme un rock. Mon pénis était complètement, douloureusement en érection. Pour Petit Napoléon. Non ! Pas pour elle. J'étais juste… excité. Ou quelque chose comme ça. Certainement qu'un commutateur avait du être inversé ou que quelque fils avaient du se croiser dans mon cerveau. Ma tête pensait « colère » et mon corps pensait… « sexe ». Puis c'est arrivé – mon corps agressa ma tête d'images libidineuses. De Swan, de Swan nue, de Swan allongée sur cette table de conférence, de moi sur elle, prenant Swan, des ongles de Swan plantés dans mon dos alors que je la pénétrais et qu'elle criait mon nom…

J'ai explosé dans une sueur froide. Je me penchais en avant, parce que mon érection n'avait pas diminué dans la légèreté, particulièrement pas après avoir imaginé glisser ma main vers le haut autour de cette cuisse pâle et… Putain ! Arrête ça ! C'était quoi cet enfer ? J'étais un gamin de treize ans ou quoi ? Qu'est-ce qui n'allait pas ? Ce genre de merde ne m'arrivait pas à moi. Et spécialement pas quand je regardais le Petit Napoléon.

Elle était toujours là, bras fermement croisés, furieuse. Alors qu'elle me regardait balbutier et bégayer, parce que toutes mes capacités à parler de manière cohérente c'étaient enfuies, elle fronça les sourcils et elle semblait préoccupée.

« Qu'est-ce qui cloche avec toi ? Tu te sens mal à l'idée de mon génial projet de thèse ? »

C'était là que j'étais supposé lui faire quelques commentaires sarcastiques et terminer mon argumentation. Mais je ne pouvais toujours pas parler. Je ne pouvais pas faire abstraction de ce qui venait de se produire en moi… et de ce qui était en train de se produire, parce que ça ne s'arrêtait pas.

Comme je continuais à garder le silence, elle fronça encore les sourcils et souffla d'irritation. « Peu importe Cullen. En premier lieu, je ne t'ai pas demandé ton avis, alors arrêtons ça, ce n'était pas voulut. »

Je gémis doucement.

Pitié, ne dis pas ça. Pas maintenant.

Elle commença à fourrer ses livres dans son sac, se préparant à partir. Merci mon Dieu. Aller… sort d'ici, et peut être que cette ardente, lancinante, érection partira avec toi. « C'est mes recherche de toute façon, » disait-elle, sans me regarder, « alors reste juste en dehors de ça. Et ne pense même pas à me demander de voir ce journal. »

Elle jeta son sac à dos sur l'épaule et se tourna vers moi. Je grimaçais et m'accrochais au bord de la table, en priant, pour qu'elle ne s'aperçoive de rien. Merde, pourquoi étais-je si grand? Elle gardait les yeux sur mon visage, cependant. J'aurais voulu pouvoir dire la même chose. Mon traître regard était occupé à remarquer que ses seins avaient l'air fantastiques dans ce t-shirt serré. Stop, ça suffit.

« Tu ferais mieux d'y aller doucement, Cullen, » murmura-t-elle. « T'as pas l'air bien. »

« Merci, » ai-je finalement étouffé, en fermant les yeux d'embarras. Swan quitta la salle, laissant la porte claquer derrière elle, et j'ai finalement expiré. Soigneusement, je me rassis sur ma chaise. Qu'est-ce. Que.C'. Cette. Merde ?


Je revis Petit Napoléon à quelques reprises cette semaine là, heureusement sans répéter l'humiliant incident de la salle de conférence. Elle était toujours autant de mauvaise humeur et haineuse, comme elle l'était toujours. Je repris facilement mon comportement habituelle avec elle, tout dans l'adversité, face à ses arguments, et tout semblait normal. J'essayais d'oublier cette réaction capricieuse de mon cerveau… et de mon corps. Parce que je n'étais pas réellement attiré par elle. Je ne pouvais pas l'être. Je veux dire, oui, elle était belle, je l'avais toujours remarqué. Mais il fallait plus à une femme pour qu'elle m'attire, et je n'avais rien de cela avec Swan. Pas du tout. Impossible.

En plus, elle ma haïssait. Nous nous haïssions mutuellement. Non, alors quoi qu'il ce soit passé ce jour là, ma réaction pour elle, était juste une étrange aberration. J'avais juste besoin de baiser, clairement. Ca faisait trop longtemps. C'est tout.

Malheureusement, j'avais un gros devoir à rendre pour la semaine suivante, alors il n'y avait rien que je puisse faire pour remédier au problème. Cela devait attendre. J'étais submergé, enterré sous les livres et les photocopies, mes yeux brulant et douloureux de fixer mon portable vingt quatre heures sur vingt quatre sept jours sur sept.

Finalement, un soir après minuit, quand je du lire la même phrase trois fois de suite pour la comprendre, je me déclarais momentanément vaincu. J'ai fermé mon ordinateur et traversé ma chambre, jusqu'à mon lit, m'effondrant en travers, sans me donner la peine de me changer.

Et, je ne pouvais pas dormir. J'étais épuisé. Chaque centimètre de mon corps me le disait. Mais je ne pouvais tout simplement pas arrêter mon cerveau et rester tranquille. J'avais besoin de quelque chose pour me distraire, effacer toutes les pensées des armadas, des frégates et des stratégies de combat pour pouvoir dormir.

Je pouvais me masturber.

Maintenant, d'où me venait cette idée ? Je l'avais déjà fait, certes, mais pas souvent, et presque toujours dans la douche, le matin, où je pouvais facilement nettoyer. Je ne pouvais pas me souvenir de la dernière fois où j'avais fait ça dans un lit comme un adolescent. J'étais d'ailleurs un adolescent la dernière fois où j'avais fait ça.

Bien sur, maintenant que j'avais pensé à ça, je ne pouvais plus m'arrêter d'y penser et j'étais déjà à moitié excité par anticipation. Je soupirais dans la défaite, et glissait ma main en bas de mon ventre pour en terminer. Au moment où ma main se refermait sur ma queue, j'étais totalement dur. Ca ne prendrait pas longtemps pensais-je piteusement.

Mais après plusieurs minutes de caresses, je n'y arrivais pas. Bon sang ? Qu'est-ce qui n'allait pas ? D'abord cette réaction complètement hors de propos face à Petit Napoléon dans la salle de conférence le mois dernier et maintenant je n'arrivais même plus à me soulager ? Et c'est alors que ça se passa. Le seul flash de Petit Napoléon dans ma tête me fit me tendre sur mon lit, ma main m'empoignant plus fermement.

Non, je ne pouvais pas faire ça. Je ne pouvais pas me toucher pendant que je fantasmais sur elle. C'était juste… mal. Je ne serais plus jamais capable de la regarder de la même façon mais apparemment, l'imaginer, elle, était la seule chose qui pouvait me soulager ce soir. Alors j'ai cédé. J'ai laissé les images inonder mon esprit. L'ensemble des fantasmes de la salle de conférence avec beaucoup plus de détails pervers que j'avais réussit à éviter ce jour là. Une fois fait, tout fonctionna normalement. Je me libérais complètement me régalant d'images mentales d'elle, de Bella Swan. Je me la représentais nue, je me la représentais, sous moi, sur moi, je me représentais chaque centimètres carré de son petit corps parfait parcourut par mes mains et ma bouche.

Maintenant j'y étais. En fait c'était si bon que je ne voulais pas que ça se termine aussi rapidement. Alors je ralentis juste pour pouvoir imaginer Swan encore un peu. J'imaginais que c'était sa main, j'imaginais que c'était elle, chaude et serré autour de moi… et j'y étais. Je suis venu, longtemps et durement, et comme je gémis ma libération, je gémis aussi quelque chose d'autre… « Bella ».

J'étais baisé.


J'avais eu raison. C'était étrange de la revoir après avoir fantasmé sur elle. Elle n'en était pas consciente bien sur, mais je me sentais comme un sale pervers. Non pas que ça m'empêchait de recommençait. Parce que maintenant que mon cerveau avait gouté au délicieu fantasme Bella Swan, il en voulait encore plus. Les fantasmes Bella Swan étaient comme de l'héroïne et j'étais officiellement un junkie.

Il semblait que j'étais hyper conscient de sa présence. Si Petit Napoléon entrait dans une pièce, je semblais le savoir instinctivement. C'était comme si j'étais capable de la sentir ou quelque chose comme ça. Je me retrouvais à tout le temps la regarder et l'attraction physique que je ressentais toujours commençais à sortir de ma main, pour devenir de la convoitise et peut être même une sorte d'obsession de seconde zone.

Excepté que nous nous haïssions encore. Ca n'avait pas changé. Nous luttions toujours constamment, bien que toutes ces broutilles finissaient toujours avec moi dur comme de la pierre, cherchant désespérément à me soulager. La situation devenait complètement ingérable.

C'est exactement ce que je pensais un soir à la bibliothèque alors que je m'essayais dans de vaines recherches. Je n'étais pas très sur de ce que je cherchais mais je le saurais quand je l'aurais trouvé. Tenter ce genre de chasse aux livres alors que j'étais déjà tellement distraie était voué à l'échec. Je ne pouvais même pas compter sur des livres pour aller m'enfermer dans mon bureau. J'errais à travers les rayons, vérifiant, parcourant, essayant de sonner un sens aux informations.

C'est alors que j'entendis sa voix et je sus que peu importait les maigres progrès que j'avais fait dans mes recherches, c'était perdu pour la soirée. Cela ne suffit pas pour me faire partir, évidement. Junkie… héroïne… ouais, j'étais foutu.

Elle a tourné au coin de l'endroit où je m'étais installé pou feuilleté des livres, un bras autour des épaules d'Angela. Angela était bouleversée, transportant une énorme pile de bouquins, parlant précipitamment. Ce qui n'était pas dans son caractère.

« Tout vas bien ? » ai-je demandé.

La tête de Swan tourna vers moi. « Oh, Cullen, » dit-elle, rapidement. « Angela et moi avons juste besoin de trier quelque trucs. »

Je retournais à mes livres, les regardant, ne prêtant aucune attention aux mots qu'il y avait sur les pages.

« Ok, Angie, » dit Swan, la voix brusque, avec son ton de femme d'affaire, celui que je connaissais si bien. Elle partait au front, comme d'habitude. J'eu pitié de cette pauvre Angela. Swan était clairement en train de l'embarquer dans quelque chose de pas clair. « Montre-moi ce qui te fait paniquer. »

« Ici, c'est ça, » dit Angela, en feuilletant le livre qui se trouvait sur le haut de la pile jusqu'à ce qu'elle trouve le passage qu'elle cherchait. « Lis ça ! Si ce qu'il dit est vrai, il fout en l'air mon devoir. Je ne peux pas repartir à zéro aujourd'hui, c'est à rendre pour dans dix jours ! »

Swan resta silencieuse pendant une minute tandis qu'elle lisait. Je l'observais du coin de l'œil alors qu'elle terminait sa lecture. Elle a abruptement refermé le livre. « D'accord, voilà ce que nous allons faire. On va chercher ses sources. Il y a les références. C'est juste un gars qui a écrit un bouquin. Il y a cinq ans de ça c'était un étudiant comme nous. Et tu sais, n'importe qui, peu écrire un bouquin. » Je pouvais comprendre que le ricanement m'était directement adressé. « Ce sont juste ses affirmations, Ang. Ca ne c'est pas nécessairement passé comme ça. Nous allons consulter ses sources et voir par nous même. »

« Mais… » Angela cligna des yeux et balbutia. « Ca va prendre des heures. Peut être des jours si je ne les trouve pas tous ici. »

« Ca ne sera pas long si nous sommes deux. Maintenant, allons-y. Je sais pertinemment que quatre d'entre eux sont sur les tablettes ici. Nous allons commençer par là»

Swan tira Angela de sa chaise et la poussa dans l'une des allées en face d'elle, aboyant des ordres pendant tout ce temps. Je les ai juste regardés partir.

Swan avait le même papier à rendre pour dans dix jours. Elle était submergée dans ses recherches, comme Angela, comme moi. Et elle venait de tout laisser tomber pour aider Angela. Ca ne correspondait pas à ce que je savais de Petit Napoléon. Petit Napoléon était un tyran. Qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait avec un zèle impitoyable. J'avais en quelque sorte toujours admiré cette ténacité et son énergie apparemment sans fin. C'était juste une honte qu'elle n'utilise pas ses pouvoirs considérables pour faire le bien plutôt que le mal. Elle n'était pas le genre de personne à tout laisser tomber, et à ce mettre dans les ennuis pour aider un ami en difficulté. Mais n'était-ce pas ce qu'elle venait de faire ?

Peut être que je m'étais trompé à son sujet. Ce n'est pas parce qu'elle me haïssait qu'elle détestait tout le monde. Peut être qu'elle gardait toute sa méchanceté et sa haine juste pour moi. Cette réflexion me fit réfléchir. Et déprimer. Parce que maintenant je pensais que j'avais effectivement le béguin pour elle. Pour Petit Napoléon.

Je fermais les yeux et secouais la tête pour m'éclaircir les idées. J'avais besoin d'arrêter de l'appeler Petit Napoléon, même dans ma tête, puisque visiblement j'avais maintenant… des sentiments pour elle. Sentiments pour une fille qui me vouait une haine viscérale. Putain de vie.


Au cours des semaines suivantes je la regardais. Je l'avais déjà regardais bien sur. Regardé ses jambes le jour où elle portait une jupe, regardé la courbe de son cou quand elle était assise en face de moi pendant notre séminaire sur les politiques européenne du XIXème siècle, regardé sa poitrine quand elle portait un t-shirt moulant. Oui j'avais déjà regardé tout ça. Mais maintenant je l'observais interagir avec les autres. Par le passé, j'avais toujours essayé de bloquer sa voix; maintenant je tendais l'oreille pour entendre le moindre de ses mots.

Et voici ce que j'ai découvert : oui, elle était féroce, et têtue comme une mule. Mais elle était gentille, à sa manière. Elle était loyale avec ses amis, pour le peu qu'ils étaient. Elle faisait attention aux gens dont elle se souciait. J'avais même prêté une oreille indiscrète, un jour dans la salle de conférence, alors qu'elle parlait avec son père sur son cellulaire. Oui, je me transformais en harceleur obsédé, mais peu importe. Ca valait la peine de l'entendre au téléphone avec lui. Elle était totalement différente, douce, drôle et attentionné. Elle s'inquiétait pour lui, s'il mangeait bien, ou s'il ne travaillait pas trop. Il avait du faire une plaisanterie parce qu'elle avait rit. Swan riait. Et je craquais. Beaucoup.

Alors j'avais un problème. Parce qu'elle me haïssait encore. Elle pouvait sourire et discuter avec Angela à l'accueil, mais à la seconde où je passais devant elle, elle me regardait et tout son visage se transformait. Ses yeux lançaient des étincelles et elle fronçait les sourcils. Et invariablement elle m'insultait. Je voulais qu'elle me parle comme elle parlait à son père, je voulais cette douce et souriante jeune femme. Et je n'avais aucune idée de comment y arriver.

Pour commencer, j'ai juste essayé d'être moins virulent, mais elle y a vu un signe de faiblesse et elle m'attaqua encore plus durement. Il était clair que j'allais devoir changer ça et la forcer à interagir avec moi d'une toute autre manière, et qui n'impliquait pas les disputes et les insultes.

Nous commencions notre troisième année à ce moment là, l'été n'avait rien signifié pour nous, nous étions tous resté à Seattle pour travailler. J'avais suivi deux ou trois conférences et rattrapé mes lectures en retard. Swan l'avait apparemment passé à préparer son sujet de thèse parce que dès la fin de la première semaine, elle était déjà totalement immergeait dans ses recherches. Ce qui rendait ma tache encore plus difficile, parce qu'elle ne s'aventurait que rarement en dehors de son bureau, et ça limitait donc mes chances de la rencontrer.

Quand elle finassait par en sortir, c'était pour me trouver juste à coté du sien. Bon, je suppose que la chance n'avait rien à avoir là-dedans. Mon attribution originelle était une cabine au deuxième étage, à l'avant. Alors que je me tenais dans le secrétariat, lisant la lettre d'attribution que j'avais reçu, j'ai profité d'un appel téléphonique de Shelley pour parcourir la liste des attributions et voir où Swan avait été envoyé. Au quatrième étage, à l'arrière. Ca ne le faisait pas. Je n'aurais jamais une bonne raison de passer régulièrement par là.

Je me suis plain que les bureaux du deuxième étage étaient trop près des toilettes et trop bruyant. Shelley s'excusa, mais me dit qu'il n'y avait pas d'autre place disponible. Je lui souris, de mon sourire le plus amical, et lui demandais si je pouvais jeter un œil à la liste. Elle s'agita et rougit et me laissa faire. Je lue attentivement la liste. Eric Yorkie avait l'isoloir à coté de celui de Swan. Non, non, non. Il n'y avait pas moyen que Yorkie soit à coté d'elle toute l'année. Alors j'ai inventé une connerie au sujet de la vessie paresseuse de Yorkie et qu'il serait plus pratique pour lui d'être à coté des toilettes. J'agissais comme si je faisais un énorme sacrifice de prendre le bureau du quatrième étage, et Shelley y vit de la bienveillance et me tapota le bras.

Quand je sortis du secrétariat, j'avais la clé de mon nouveau bureau au quatrième étage. Et avec un peu de chance, la clé de bien plus.

Mais avoir l'isoloir à coté de celui de Swan ne m'avançait pas plus quand sa porte restait toujours fermée et qu'elle n'en sortait pas. Non, j'avais besoin d'un autre moyen.

Et j'en trouvais un.

Rétrospectivement, mentir était un coup bas. Mais je relativisais parce que le mensonge n'était pas très important comparé à ce qui était en jeu. Comme je l'avais supposé, Swan était absolument furieuse quand je lui ai annoncé que j'avais changé mon sujet de thèse. Elle enragea, fuma, tempêta, et il sembla qu'elle avait envie de me jeter des choses à la figure. Ce fut chaud.

Je suppose que si j'avoue les choses moralement douteuses que j'ai faites pour avoir cette fille, je devrais confesser autre chose, en dehors de mon mensonge au sujet de ma thèse. Oh, et la douce conversation avec Shelley qui avait mené au déménagement de mon bureau.

Je me suis introduit dans son ordinateur portable et j'ai lu son projet de mémoire.

Honnêtement, peut-on vraiment appeler ça « introduire » alors qu'elle avait laissé son ordinateur sur la table de conférence pour plus d'une heure, alors qu'elle donnait un cour ? Et il n'y avait absolument pas besoin de mot de passe. N'importe qui aurait pu venir et le lire. Alors je l'ai fait. Regardez ça de cette façon : ce n'est pas comme si je cherchais à voler ses idées ou quelque chose comme ça. Rien n'est plus éloigné de la vérité. J'avais juste besoin de savoir sur quoi portaient ses recherches afin de pouvoir emprunter, avant elle, les livres dont elle avait besoin. Simple.

Je me rendis compte que son projet de thèse était bon. Dans le genre brillant, vraiment. Un genre d'histoire sexy qui se vend réellement dans la section histoire vraies. Je décidais que s'il se passait quelque chose avec elle, je l'encouragerais à la soumettre à des éditeurs une fois diplômés. Ca compenserait pour l'effraction de l'ordinateur, non ?

Tous mes subterfuges semblèrent fonctionner immédiatement. Dès le premier jour où j'ai mis mon plan a exécution, elle est volontairement entrée dans mon bureau. Certes, il s'agissait seulement de me crier dessus et de me réclamer son livre, mais je considérais ça comme un progrès. Et parce que j'étais judicieusement localisé juste à coté de son bureau, je m'aperçus qu'elle était tombée endormie à son bureau après minuit.

Voyant Swan… Bella… endormie, vulnérable, sans armure, sans vitriol à me cracher à la figure, eu un drôle d'effet sur moi. Cela me fit l'imaginé douce et endormie comme ça dans un lit avec moi, sa chevelure sombre rependue sur ma poitrine… ouais, j'ai imaginé ça. Bien sur, une fois qu'elle fut complètement réveillée, la tête de mule hargneuse était de retour, mais j'ai quand même réussit à l'entrainer dans ma voiture et c'est comme ça que j'ai découvert où elle vivait. Non pas que j'allais faire n'importe quoi avec cette information. Pas encore, du moins.

Je sautillais presque ce soir là en marchant jusqu'à sa porte. Elle était occupée à me lancer des insultes, j'étais occupé à penser combien ce serait fantastique de la retourner, la pousser contre sa porte et l'embrasser. Alors quand finalement elle me fit face, je me suis laissé emporter par mes pensées. Avant de m'en rendre compte, j'étais en train de la toucher, d'écarter une mèche de cheveux de son visage, la mettant derrière son oreille. Et à ce moment là, la seule chose à laquelle j'arrivais à penser, c'était que j'allais me pencher vers elle pour l'embrasser et je me doutais bien qu'elle l'avait deviné. Ou tout du moins ce qui flottait dans l'air entre nous.

Mais je savais ce qui allait se passer si je faisais ça. Elle allait me traiter de salop et de porc. Oh, elle pourrait même me frapper aussi. Et ensuite ça serait encore pire que quand j'avais commencé. Alors je reculais et rentrais chez moi. Elle semblait agitée et confuse, ce qui était une amélioration énorme comparé à l'énervement et la méchanceté habituelle. Je considérais donc cette mission comme réussie.

Les semaines suivantes furent à la fois exaltantes et frustrantes. Exaltantes parce que mon plan fonctionnait, Bella me parlait, et pas juste pour crier. Frustrantes, parce que tout ce temps passé ensemble dans les recherches, discutant, parlant me fit la découvrir encore plus. Tout ce qui me rendait fou chez elle, continuait de le faire, mais d'une tout autre manière. Elle me stupéfait constamment avec son intelligence et sa perspicacité, même lorsque nous étions en désaccord. Et son attachement et sa passion pour son travail m'ont soufflé. Je réalisais qu'elle avait beaucoup plus de qualités que ce que j'avais toujours recherché chez une femme. J'avais juste eu besoin d'arrêter de hurler sur elle assez longtemps pour m'en rendre compte.


Je n'ai jamais prévu que ce soir serait le grand soir. J'avais fait des progrès avec Bella, mais dans mon esprit j'avais imaginé une longue et plus traditionnelle route vers le couple parfait. Je me représentais que ce soir là, si la conversation et les recherches s'étaient bien passés et que Bella n'était pas trop hostile, je lui demanderais négligemment si elle voulait aller prendre un café ou quelque chose comme ça. Puis, une fois en dehors de notre milieu universitaire habituel, peut être que nous aurions eu finalement une conversation normale, sans une seule mention pour des champs de bataille ou des dates d'engagements armé, un gars et une fille prenant un café. Alors la glace aurait été brisée, je lui aurais proposé de d'aller diner un soir. Tout en douceur, et j'aurais un rendez-vous avec elle, avant même qu'elle ne s'en rende compte. J'avais un plan.

C'est alors qu'elle m'a inopinément foncé dedans au milieu des étagères. Oui, elle m'a foncé dedans. Directement sur moi. Ce qui m'a permis en un quart de seconde de noter une nouvelle fois combien elle était menue et parfaite. Ce qui m'a immédiatement excité, mais je commençais à avoir l'habitude d'être comme ça en sa présence. Puis elle m'a grondé, ce qui m'a empêché d'être dans une situation embarrassante.

Mais quand elle s'est retrouvée sur la pointe des pieds pour attraper un livre trop haut, je n'ai pas pu contrôler ma réaction.

J'ai fait un pas en avant jusqu'à ce que je sois presque derrière elle. Je pouvais sentir la chaleur de sa peau. Je pouvais sentir son shampoing. Je n'avais jamais était aussi proche d'elle, et j'ai vraiment aimé ça. Je pouvais imaginer comment elle s'adapterait parfaitement contre moi. Je l'ai entendu respirais plus fort, et je souris un peu. J'attrapais son livre, lentement, juste pour prolonger ce moment. Finalement j'ai baissé le bouquin, juste pour qu'elle puisse l'attraper facilement. Elle se tourna. Je ne bougeais toujours pas. Il y avait juste quelques centimètres entre nous.

« Merci, Cullen, » murmura-t-elle. Je voulais vraiment qu'elle commence à m'appeler par mon prénom. De préférence, j'aimerais l'entendre dans un cri.

« Pas de problème, » répondis-je. Mais je ne bougeais toujours pas.

Bella m'a regardé et il se passa définitivement quelque chose. Ses lèvres s'entrouvrirent. Ses paupières s'abaissèrent un peu. Sa poitrine montait et descendait rapidement. Je voulais la pousser contre les étagères et lui faire des choses déplorables. En fait c'était quelque chose de récurant dans mes fantasmes. Et soudain, en voyant son regard, pour la première fois j'étais sur que quelque chose de similaire avait traversé son esprit, aussi. J'étais à quelques secondes d'agir, tendre la main pour la toucher et juste l'embrasser, quand elle a abruptement détourné son regard, regardant par terre et expirant par la bouche.

Je pris une profonde inspiration. Et elle s'échappa à travers les allées. Je me tapais le front contre l'étagère de livres, me demandant combien de temps j'allais tenir avant de lui sauter dessus.

J'eu ma réponse moins d'une heure plus tard.

Je venais tout juste de réussir à me concentrer sur mon travail, dans mon bureau, quand elle a passé ma porte, comme une furie. Elle devait avoir découvert que j'avais emprunté la Typographie du Mont Saint Jean. Ca promettait d'être amusant.

« C'est quoi ce bordel, Cullen ? » cria-t-elle.

Je me suis redressé sur ma chaise, retenant à peine un sourire satisfait. Ses mains étaient sur ses hanches, ses yeux étincelaient, et elle respirait difficilement. Merde, je l'aimais comme ça.

« Je peux t'aider, Swan ? »

« Le Mont Saint Jean ! Rends le moi ! »

« Quoi ? » Le livre était pose à droite de mon bureau, l'attendant, mais je voulais faire trainer notre échange le plus longtemps possible, alors j'ai prétendu n'avoir aucune idée de ce dont elle me parlait.

« Tu sais de quoi je parle. La typographie du plateau du Mont Saint Jean. Pourquoi l'as-tu ? Tu travaille sur le blocus de la marine en France et le Mont Saint Jean est l'endroit où la bataille de Waterloo a… »

Ok, elle commençait à énoncer des faits historiques qu'un enfant de cinq connaissait, il était temps de terminer cette conversation avant qu'elle ne dégénère, ça ne me mènerait nulle part. Je me levais, supposant que si ma proximité physique l'avait perturbé plus tôt, ça fonctionnerait de nouveau.

« Je sais où la bataille de Waterloo a eu lieu, Swan. Il y a une théorie selon laquelle le trafic fluvial… »

« Pitié, » dit-elle sèchement. Puis elle expira et inspira en passant une main dans ses cheveux, puis poursuivit en murmurant, « je jurerais, si je ne te connaissais pas mieux, que tu essaie d'avoir ma peau. »

Mon cœur battit plus fort, alors qu'elle s'approchait inconsciemment de la vérité. Peut-être que c'était ça, le moment que j'attendais. J'avais remarqué que je l'avais ébranlé plutôt. J'avais vu le désir sur son visage, même si elle avait essayé de le cacher. Merde. J'allais prendre le risque, décidais-je. Je fis un pas vers elle, l'observant devenir confuse et alarmée. Il y avait quelque chose d'autre aussi. Ce même regard flou, qu'elle avait eu dans les allées.

« Ca marche ? » demandais-je doucement, m'avançant encore.

« Quoi ? Tu le fais exprès ? Tu es en train d'essayer d'avoir ma peau ? Pourquoi ? » Elle bougea un peu, inconfortable. Ses mots sonnaient comme si elle se préparait à une confrontation mais le reste me disait tout autre chose. Elle était gênée mais au lieu de faire demi-tour, elle restait plantée là. Je me rapprochais encore, jusqu'à envahir son espace personnel, je pouvais sentir la chaleur de son corps sur ma peau. Mon cerveau était en feu et en voyant son visage rougir, sa respiration devenir erratique, je savais que la même chose était en train de lui arriver. Elle me voulait, même si je ne savais pas si elle en était consciente ou non. J'ai pensé qu'il était temps qu'elle le réalise.

« Je te le redemande, » murmurais-je, « Ca marche ? Je peux avoir ta peau ? »

Ses yeux s'élargirent et sa bouche s'ouvrit et l'électricité entre nous augmenta.

« Oui, » chuchota-t-elle, « Tu peux avoir ma peau. »

Je voulais crier et lever un poing triomphant, mais en fait, je souris juste et dit, « C'est bon, alors. »

Ce qu'elle dit ensuite déchaina un feu ardent en moi, et projeta un éclair de désir tout droit dans mon bassin.

« Tu veux ma peau ? »

Et c'est tout. Elle m'avait eu. Et tout ce que je pouvais faire, c'était lui donner cette réponse viscérale « Je veux tout. » Parce que c'était absolument vrai.

Je fis un pas de plus pour combler l'espace entre nous, et j'ai saisi son visage entre mes mains. Elle haleta de surprise, mais n'eu pas le temps de dire quelque chose, avant que ma bouche soit sur la sienne, la réduisant complètement au silence. C'était comme si le monde s'était arrêté pendant un long moment avec sa bouche sous la mienne, mes doigts sur son visage, son corps si près du mien.

Les premiers instant à l'embrasser ont effacé toutes pensées cohérentes, mais une fois le moment passé, je m'inquiétais qu'elle ne m'embrasse pas en retour et qu'elle me repousse et commence à crier. Ca ne se passa pas. Elle fit un petit bruit dans le fond de sa gorge et bougea un peu, puis mit ses lèvres sur les miennes, ses mains glissant sur mes bras. J'ai desserré ma prise de son visage pour pouvoir passer mes doigts dans ses cheveux. Puis elle ouvrit la bouche et j'y étais. Nos langues se touchant et nous gémîmes à l'unissions. Mon ventre serré par le désir.

Et c'était réel; et à cent pour cent complètement mutuel. Ses mains étaient dans mes cheveux, sa langue était dans ma bouche, son corps était pressé contre le mien. Sauf qu'elle était un peu trop petite, alors j'ai mis mon bras autour de sa taille pour l'attirer à moi. Là, Oh, ouais. Parfaitement alignés, et je sentis son souffle dans ma bouche. Je commençais à devenir fou, et avant de m'en rendre compte, j'embrassais son menton, son cou, suçais son lobe d'oreille, goutais sa peau. Bella a juste rejeté la tête en arrière, me laissant faire, ses doigts agrippant mes cheveux et tenant mon visage contre elle, comme si elle n'allait jamais me laisser partir. Elle n'avait aucun souci. J'aurais voulut ne jamais arrêter de faire ça.

J'étais perdu dans un brouillard de luxure, ma bouche sur chaque parcelle de sa peau nue que je pouvais atteindre, mes doigts glissant sous l'ourlet de sa chemise pour toucher son dos, quand je la sentis se raidir et marmonner « Attends ».

Et voilà, ça arrivait. Elle allait prétendre que rien ne se passait, qu'elle ne voulait pas ça autant que je le voulais.

« Qu'est-ce qui ne va pas. »

« Nous ne pouvons pas faire ça. C'est…»

Mais il n'était pas question que je la laisse faire machine arrière. Elle ne pouvait pas nier ce qui se passait, vu la manière dont elle me touchait une seconde plus tôt.

« Pourquoi pas ? » murmurais-je, tout contre son oreille, ne la laissant pas pour autant, continuant à l'embrasser et à la toucher partout où je le pouvais.

Elle soupira avant de dire, «je ne veux pas de ce genre de liaison. »

Heureux d'entre ça, bien que je n'avais jamais pensé que c'était ce genre de relation qu'elle recherchait. « « Bien, moi non plus. »

« Quoi ? »

Elle semblait complètement confuse et je réalisais que nous n'étions pas vraiment sur la même longueur d'ondes. Elle semblait penser que ce soir, ce moment, était une sorte d'aberration alimentée par un simple désir sexuel. Non, j'allais devoir jouer cartes sur table et tout déballer, tout avouer. J'ai respiré profondément et fermé les yeux.

« Tu n'as pas vraiment compris ? Ce que je fais ici? »

Je sentis sa tête bouger et j'expirais fortement. Soit c'était le début de notre relation soit elle me tuait. Peut être les deux. De toute façon, je n'allais pas tarder à le savoir.

« Je travaille toujours sur la Marine Anglaise en Espagne pour ma thèse. »

« Quoi ? Tu as menti ? » Sa voix était forte et en colère, un son que je ne connaissais que trop bien.

« J'ai menti un petit peu, oui. J'avais besoin que tu parles avec moi. »

« Excuse-moi ? »

Elle avait l'air offensé et outré quand elle commença à se raidir et me repousser. Mais je n'étais pas prêt à faire marche arrière et la laisser s'en aller tout de suite. Bella voulait de moi, si seulement elle pouvait cesser d'être en colère assez longtemps pour s'en rendre compte.

« Dis-moi quelque chose, Bella, » demandais-je, « si je t'avais demandé de sortir avec moi il y a un mois de ça, qu'est-ce que tu aurais dit ? »

Elle se moqua avec dédain. Ouais, c'était la vilaine tête de mule que je connaissais et que j'aimais tant.

« Exactement, tu m'aurais repoussé. Tout ce que j'ai fait c'est d'emprunter quelques livres dont je savais que tu allais avoir besoin. Ca m'a permis de te faire entrer dans mon bureau, de me faire entrer dans le tien. Et de parler avec toi. »

« Tu es en train de dire que tu voulais ça… » Elle avait l'air complètement troublée. Parfait.

« Depuis longtemps, » avouais-je, la rapprochant de moi. Elle était silencieuse, elle regardait juste mon visage, ses grands yeux noirs fixés sur les miens. Je la fixais également prêt à lui faire comprendre tout ce que je ressentais, combien elle comptait, ses mains glissèrent sur le tissu de ma chemise jusqu'à mes épaules tandis que je regardais le million de pensées et d'émotions qui tourbillonnaient dans son esprit.

Swan demanda la seule chose à laquelle je ne m'attendais pas.

« Et toutes ces filles ? »

« Quelles filles ? » Parce que je n'avais réellement aucune idée de ce dont elle parlait.

« Toutes celles avec qui tu es toujours. »

« Comme Lauren ? » C'est tout ce que je voyais. Elle avait vu cette fille à mon cour d'Intro à l'Histoire, puis ici il y a quelques semaines de ça. Et après elle m'avait accusé de coucher avec elle. Et plus tard dans la voiture, l'accusation de chaud lapin avait refait surface. Les pièces du puzzle se mettaient en place. Elle pensait que j'essayais de l'ajouter à mon harem imaginaire. J'avais besoin de refermer tout de suite cette ligne de pensée. « Je suppose, ouais, j'admets qu'elle me court après, mais je ne suis pas intéressé. Mais elle est toujours dans le coin, à me suivre et elle me pose des questions au sujet de mes cours. Et je suis son professeur. Je suis obligé de lui répondre. »

« Mais il y en a d'autres… » Une petite ride se formant entre ses sourcils.

« Des bimbos qui en pince pour leur enseignant. Je te l'ai dit… pas intéressé. » Ai-je dit de façon aussi rassurante que possible. Ensuite j'ai baissé ma voix, me penchant vers elle pour y mettre l'accent. Ses yeux étaient fixé sur ma bouche, « Il y a une seule fille qui m'intéresse, et depuis un certain temps maintenant. »

Elle se tenait toujours immobile dans mes bras. Je me penchais et l'embrassais doucement. Ses lèvres, ses joues, son menton, son cou. Elle soupira, un petit gémissement me rendit fou et ses mains revinrent dans mes cheveux. Oui…

« Combien de temps ? » chuchota-t-elle. J'imaginais qu'elle voulait une chronologie de mon attirance. Mais si je voulais la convaincre que j'étais sérieux, j'allais devoir tout avouer.

« Tu te souviens de notre débat, l'an dernier, au sujet de la campagne de Trafalgar ? »

« Mmmm, » gémit-elle alors que je mordillais sa peau juste sous son oreille. « Je pense que, oui, je me souviens. Tu as été tellement têtu. »

« Je voulais t'arracher tes foutus vêtement et te prendre sur la table de conférence, » murmurais-je, redevenant dur à nouveau, juste à la mémoire de ce jour.

Mes mots semblèrent avoir le même effet sur elle parce qu'elle m'agrippa la tête, écrasant sa bouche sur la mienne, nos langues poussant l'une contre l'autre. C'était frénétique, intense, un peu désespéré, et absolument fantastique. Mes mains étaient partout sur elle, sur sa poitrine, ses hanches, effleurant son cul et descendant jusqu'à ses cuisses. Serrant, pressant, caressant. Je ne pouvais pas la toucher assez. Sans même y penser je nous ai tournés pour l'appuyer contre mon bureau, cherchant instinctivement un point d'appui pour mes assauts sur son corps.

Bella m'aida en s'asseyant son le bureau et les choses devinrent réellement intenses. Parce que maintenant je me trouvais entre ses cuisses, avec ses mollets autour de mes hanches, et mon érection pressée contre la jointure de ses cuisses… . Et oh mon Dieu, comment en étions-nous arrivé là si rapidement ? Je ne pouvais pas m'arrêter de penser à ça, bien que, nous nous embrassions encore et encore, ses doigts dans mes cheveux, sur mon cou, ses ongles me griffant. En considérant qu'au début de la soirée je pensais qu'il nous faudrait encore des semaines avant de partager notre première tasse de café ensemble, le fait de ce que nous étions en train de faire sur mon bureau, et les jambes de Bella enroulaient autour de moi était suffisant pour que ma mort cérébrale soit déclarer.

« Sais-tu combien de fois j'ai pensé à ça? »Murmurais-je encore contre ses lèvres.

« Penser à quoi ? »

« T'avoir comme ça, dans mon isoloir, sur mon bureau. Chaque maudite nuit, sachant que tu étais juste de l'autre coté du mur… » Je ne pu terminer car Bella balança ses hanches contre les miennes et je perdis mes mots dans un long soupire de plaisir.

« Cullen… » Gémit Bella entre deux baisers.

« S'il te plait, ne m'appelle pas comme ça. » Je gémis une fois de plus alors que je me déplaçais pour embrasser son cou. Je ne pouvais pas supporter de l'entendre garder cette distance entre nous. Cela me faisait craindre que tout cela puisse disparaitre, une fois qu'elle reviendrait à ses sens. Mais, non, il n'y avait pas moyen qu'elle nie ce qui se passait ici, le désir, l'intensité. Pour faire valoir mon point de vu, j'ai creusé mes hanches, appuyant mon érection palpitante contre elle. Sa tête retomba en arrière et elle gémit, longtemps. Et quelque part dans ce son très sexy je l'entendis : « Edward… »

« C'est tellement meilleur, » murmurais-je contre sa gorge, essayant de supprimer mon sourire de triomphe.

Les minutes suivantes ne furent qu'une sorte de brume de luxure alimentées par le désire et avant que je ne le sache, mes mains étaient sur ses seins. Si rapide… ça se passait si rapidement. Pas que je me plaigne, mais j'avais besoin de lui donner une porte de sortie, pour arrêter, si elle ne se sentait pas prête. Je pris une profonde inspiration, essayant de reprendre le contrôle.

« Tu veux y aller doucement. » murmurais-je.

« Probable que nous devrions, » dit-elle, avant de mettre sa langue dans ma bouche.

« Ouais, probablement, » chuchotais-je en l'embrassant, léchant, mordillant ses lèvres.

« Oh merde, » gémit-elle.

« Ouais. » Je ne pouvais pas m'arrêter de basculer contre elle, pas quand, à chaque fois, elle haletait et soupirait.

« Retire ma chemise, » dit-elle.

« Merde. »

Je fus perdu. Les vêtements se sont éparpillés et il y avait sa peau, pale et parfaite. Et alors ma bouche a suivit mes mains et elle était gémissante, agrippant mes cheveux fortement alors que je taquinais ses mamelons de ma langue et de mes dents. Elle me demanda si j'avais un préservatif, et je me sentis mal d'en avoir un, comme si ça allait renforcer les idées préconçues qu'elle avait à mon sujet. Alors je lui donnais encore une possibilité de s'échapper. Nous n'avions pas à le faire. Nous avions tout le temps, bien que je sois si dur que je pensais que je pourrais mourir si elle voulait arrêter. En retour, elle m'a demandé si j'allais la plaquer le jour suivant.

J'ai paniqué. Comment pouvait-elle penser, après tout ce que j'avais fait pour l'avoir, que j'allais lui tourner le dos après ça?

J'ai pratiquement crié ma réponse. « Quoi ? Non ! »

«Ok, alors, » dit-elle avec un petit sourire sexy, passant ses doigts dans mes cheveux. Dieu, que c'était bon. « Nous allons faire ça, d'accord? Toi et moi? Ensemble. »

Je fixais mes yeux aux siens, essayant de faire passer chaque once de sincérité que j'avais dans ce regard, tandis que je hochais la tête. Oui, demain. Oui, la semaine prochaine. Oui, l'année prochaine, même. Parce que j'avais de grands, grands projets pour Bella Swan, même si elle ne le savait pas encore.

Elle sourit, avant d'attirer ma bouche sur la sienne. Les derniers vêtements tombèrent et je glissais en elle, prenant la femme sur qui j'avais passé des heures à fantasmer, tellement que je ne pouvais pas compter. Et c'était aussi bon que je l'avais espéré. La sentant autour de moi, s'agrippant à moi… pour un moment, tout ce que je pu faire c'est fermer les yeux et la respirer.

Alors elle gémit mon prénom à mon oreille et l'animal en moi prit le dessus. C'était dur et chaud et un peu brut. Mon bureau tremblait, des trucs en tombant, elle s'accrochait à mon dos et je pense que je l'avoir mordu… mais mon Dieu, c'était incroyable. Et la partie la plus fantastique fut le son qu'elle fit quand elle rejeta sa tête en arrière et qu'elle est venue, s'accrochant à moi comme si sa vie en dépendait. Et ouais, j'étais à peu près fait alors, gémissant et explosant en elle.

Presque immédiatement, une fois le brouillard dissipé dans mon esprit, je me sentis un peu mal de la manière dont les choses s'étaient passées. Jamais, au grand jamais, je n'avais planifié que notre première fois soit une fête aussi hardcore et en plus sur mon bureau, dans mon isoloir. Oui, j'aurais voulut le faire ici, par la suite, mais je voulais que cette fille sache ce que ça voulait dire, qu'elle sache que je voulais tout d'elle. Alors après je fus doux, l'embrassant tendrement, caressant son visage, l'aidant à s'habiller. Nous avions décimé le MS Victory avec nos acrobaties, mais c'était un petit prix à payer. En outre, j'avais eu eu ma victoire.

« Je ne sais pas pour toi. » Dis-je, en espérant que la transition entre la bibliothèque et mon appartement, et mon lit se fasse facilement. « Mais il est absolument impensable que je lise un autre mot au sujet de l'armada espagnole ce soir. »

Elle rit, « Ouais, mentalement, je suis cuite, aussi. »

Je l'attirais encore à moi pour l'embrasser encore un peu plus, « J'espère que le reste de toi et encore en état de marche, parce que j'ai bien l'intention de te ramener à la maison et d'essayer encore, dans un endroit un peu plus conventionnel. »

« Ca semble une excellente idée. Mais juste pour que tu le saches, demain nous revenons travailler et je reprends tous mes livres de recherche, sale menteur. »

Il était possible qu'elle planifie nos coucheries autour de nos recherches. Elle allait probablement me présenter avec une feuille Excel demain, avec des codes couleurs pour bloquer les heures appropriées pour les activités de notre relation.

Alors elle a sourit et a enveloppé mes épaules de ses bras, me retournant l'estomac comme si j'étais un gamin se languissant d'amour. C'est la seule chose qui pouvait expliquer la stupidité, le romantisme de ce que je dis ensuite. « Tu peux avoir tous tes satanés livres. Et pendant que tu y es, tu peux avoir mon corps, mon cœur, et toutes les autres parties de moi que tu voudras. »

Mais ça sembla fonctionner sur elle parce que Bella soupira. « Je prend tout, merci beaucoup. »

« Tout est à toi, Bella. Je me rends. » Dis-je sincèrement. Parce que cette partie, je la pensais de tout cœur. La bataille était terminé et elle avait gagnait.

La guerre, cependant, serait un match nul.


Alors vous avez préféré vous avez préféré lequel des deux POV ? Et puis dites-moi si vous avez aimé. Dites-moi aussi si vous voulez d'autres histoires dans ce genre... Enfin bref dites moi tout ce qui vous passe par la tête. Parce que sachez une chose, je réponds toujours au reviews et en plus j'adore ça ! A bientôt !