Hello les amis ! J'espère que vous allez bien, voici enfin le second chapitre de Lot 310, je sais que beaucoup d'entre vous l'attendait et le voilà enfin...même si personnellement, je ne suis pas très fière de celui-ci...pas autant que le chapitre 1. Enfin bref, passons, j'espère qu'il vous plaira en tout cas et que vous serez toujours, voire encore plus, fan de Lot 310. Je ne sais pas encore comment va se passer le chapitre 3 alors un peu de patience, vous saurez probablement tout en détail dans quelques chapitres futurs.
Bonne lecture !
Grommelant, les yeux toujours fermés, le jeune sorcier à la cicatrice en forme d'éclair se leva de son lit en maudissant le professeur de potions et le directeur à la longue barbe. Quelle bonne idée avaient-ils eus de leur donner un cours de potion dès la sortie du sommeil. Merveilleux réveil, vraiment. Un merveilleux réveil qui gâchait la vie du Survivant soit dit en passant. Rien de plus naturel en vérité, il suffisait de mettre le visage du Mangemort, même en photo, devant lui et il avait des idées noires. Alors imaginez sa réaction quand il se trouve en face de lui, dans la même pièce ! Explosion assurée, vraiment. Et c'est ce qui attendait les élèves de Gryffondor et Serpentard en sixième année ce lundi. Comme chaque lundi. Et celui-ci n'allait pas faire exception à la règle, Harry en était certain.
Et il avait raison. Plus ou moins. Car à peine fut-il rentrer dans la salle de classe que le professeur de potions le fusillait du regard comme si sa seule présence lui donnait des envies meurtrières. Oh Harry savait qu'il ressemblait à l'être que l'homme aux cheveux gras détestait probablement le plus au monde, c'est-à-dire James Potter, son défunt père. Mais le jeune homme aux yeux verts n'était pas son paternel, il était Harry Potter, le Survivant. Un jeune garçon ayant grandi dans une famille qui le détestait et l'utilisait comme s'il n'était qu'un elfe de maison, qui le traitait de monstre à tout bout de champ alors qu'il ne ferait pas de mal à une mouche. Il n'était en vérité qu'un jeune garçon tout ce qu'il y avait de plus banal, si on oubliait ses pouvoirs magiques bien-sûr et son rôle dans ce monde sorcier. Certes, il répondait toujours à la hargne de l'homme aux yeux onyx mais c'était plus fort que lui. Seulement, ce jour-là, le jeune homme était véritablement éreinté. Les cauchemars n'avaient de cesse de hanter ses nuits, lui provoquant des vertiges, des hauts-le-cœurs, des maux de têtes impressionnants… Il savait parfaitement qu'il ne tiendrait pas toute l'année si cela continuait, mais il ne pouvait pas vraiment commander son cerveau. Morphée avait décidé de jouer avec son sommeil et il ne pouvait malheureusement pas faire échouer les plans de cet être féerique. Se laissant tomber sur sa chaise, il releva la tête vers le tableau sous le brouhaha des discussions de ses camarades et le haussement de ton du Mangemort. Il s'attendait déjà à recevoir en plein visage ce que le professeur gardait en lui pour son unique usage, et qu'il utilisait avec un sadisme hors du commun. Mais, contre toute attente, l'homme aux cheveux gras et noirs comme la nuit, ne demanda que le silence et continua son cours en ignorant profondément le jeune garçon.
À la bonne heure !
Il allait donc pouvoir s'amuser. Enfin, s'amuser autant qu'il le pouvait parce qu'on était en potions quand même. S'amuser en présence de Severus Snape relevait sûrement de l'impossible. En fait, non pas sûrement se dit le jeune garçon, c'était sûr et certain ! Sortant un parchemin et sa plume, il commença à gribouiller des formes sans queue ni tête qui ne représentaient, pour l'œil extérieur rien, mais pour lui, cela lui permettait de se détendre et pouvoir réfléchir. Oui ! Réfléchir ! Harry Potter savait réfléchir et alors ? Il n'était pas complètement inculte, faut pas croire.
Recouvrant rapidement ses gribouillis de cercles noirs, la tête sur la main, ses pensées divaguèrent vers ce rêve qu'il avait fait durant la nuit. Un rêve qu'il se souvenait puisqu'il était beaucoup trop horrible. Horrible puisqu'il était près de Severus Snape, qu'il était son soumis. Son professeur de potions était son maître ! Arrêtant son gribouillis, un rire nerveux sortit de sa bouche sans qu'il n'arrive à le contrôler. Visiblement, ses anciens rêves avaient une certaine répercussion sur sa santé mentale. Une répercussion néfaste, et c'était sûrement l'œuvre de Voldemort. Oui, c'était sûr et certain, personne n'irait montrer Severus embrassant Harry… Attendez, quoi ? Plongeant son regard dans la couche d'encre noire étendue sur le papier, le jeune Survivant grimaça. Oui il avait été embrassé par son professeur. Oui. Il avait même été violé par lui. Violé !
Et sans que personne ne comprenne, le jeune garçon et futur adulte -sauf s'il mourrait durant la guerre- sortit de la salle de cours en courant.
Snape ne l'arrêta pas. Non, il le laissa sortir de la salle sans même lever la tête de ses copies, mais il avait sentit. Il avait sentit son départ et il avait aussi, et surtout, sentit une force magique près de lui. C'était une force qui le poussait à rejoindre son élève et ce, même s'il le détestait. Mais cela était au-delà de ses forces. Lui ? Severus Snape, professeur honni de Poudlard, devait se lever pour s'assurer que Saint Potter allait bien ? Il ne fallait pas abuser sur le whisky pur feu quand même.
Il ne comprenait pas pourquoi il ressentait cela. Depuis qu'il s'était réveillé ce matin, une force l'envoyait encore et toujours vers le jeune sorcier aux yeux verts. Alors qu'il sortait de ses appartements pour se diriger vers la Grande Salle, il avait cru le voir mais cela n'était qu'une illusion, un phénomène complètement imaginé par son cerveau. Il avait encore et toujours l'impression de l'apercevoir à chaque coin de couloir, lui et ses formes qu'il prenait maintenant le temps de savourer du regard. Et cela s'était compliqué quand Harry était entré dans la salle de potion. Lui, ses yeux verts, cette puissance magique qu'il dégageait, ses cheveux indisciplinés que Severus rêvait de prendre entre ses doigts... Toutes ces émotions qui l'assaillaient étaient ce qui l'avait poussé à prendre cette décision, celle de faire comme si le garçon n'existait pas. Cela lui en coûtait, mais il n'avait pas le choix. Mais une question revenait en boucle dans l'esprit du Mangemort : pourquoi avait-il ces sentiments qui le taraudaient dès qu'il était en présence du jeune homme ? La journée précédente encore il ne ressentait rien pour ce cornichon de pacotille, alors pourquoi maintenant ? Tant bien que mal, le professeur força la classe à retrouver un semblant de calme et baissa la tête vers ses parchemins encore vierges de toute encre rouge. Il n'arrivait pas à se concentrer, il n'arrivait pas à oublier le visage de son élève avant qu'il parte. Un visage où transparaissait le dégoût, la souffrance, la tristesse mais aussi de la solitude. Serrant sa plume, il força son bras à bouger pour ne pas flancher et retrouver son élève pour comprendre ce qu'il se passait avec lui.
Harry courait aussi vite qu'il le pouvait pour rejoindre les toilettes, pour fuir cet homme qui l'avait marqué dans un rêve. Le fuir lui et ce souvenir qui hantait ses pensées. Pour le moment du moins, parce qu'il fallait absolument qu'il se débarrasse de ces images. Ces images qui défilaient, lui montrant l'homme aux cheveux sombres et luisants de graisse monter sur le lit, le plaquer sur la surface du matelas et le prendre sans véritable délicatesse après l'avoir rapidement préparé avec ses doigts, sans même un lubrifiant. Aussi rapidement qu'il le put, Harry arriva dans les toilettes et vomit tripes et boyaux dans la cuvette des WC. Il fallait vraiment qu'il les fasse partir. Tremblant, il s'écroula à même le sol et laissa les larmes couler, le front sur le mur froid des toilettes. Certes c'était un rêve, et cela ne resterait qu'un rêve, mais il avait l'impression et la sensation que c'était vrai. Que l'homme avait réellement touché son corps et l'avait marqué à l'intérieur même de sa chaire. Ses larmes et sa tristesse prenant de l'ampleur, il finit par s'endormir adossé au coin du mur, secoué de tremblements.
Quand il se réveilla, Harry se trouvait toujours dans les toilettes où ses jambes l'avaient emmenées. Il avait bien dormi cette fois, mieux que durant cette nuit où l'homme l'avait pris dans son rêve. Dans son cauchemar plutôt. Fermant les yeux, il prit une décision. Il était indéniable que ce n'était personne d'autre que Voldemort qui jouait avec lui. Il était indéniable qu'il fallait qu'il se défende à l'aide de l'Occlumencie. Une Occlumencie qu'il ne gérait pas, une Occlumencie qu'il avait essayé d'apprendre avec l'homme qu'il détestait. Mais c'était le seul moyen qu'il avait pour stopper ces rêves dus à son lien avec le Maître des Mangemorts, et s'il n'avait vraiment que cela pour l'aider, alors soit. Il allait devoir faire des efforts, s'entraîner pour arriver à stopper ces maudits rêves qui ne cessaient de revenir en boucle sans qu'il ne puisse les contrôler. Et pour cela, il allait certainement devoir arrêter les cours pour se consacrer, par la même occasion, à son entraînement.
Suite à sa décision prise pour le bien de sa santé, le jeune sorcier se leva pour rejoindre la salle sur demande. Il était temps qu'il s'entraîne. Il allait bientôt mourir, non ? Alors autant mourir avec toute son énergie et ses capacités magiques que sans. Sa baguette dans la main, il tourna le poignet pour faire apparaître un pantin. Celui-ci pouvait utiliser la magie, et il le lui montra bien vite car avant même de comprendre il lui avait lancé le sort de Légilimencie. C'était maintenant à lui, Survivant du monde sorcier, de se protéger pour l'empêcher de fouiller sa tête. Car toutes les informations allaient directement à la salle sur demande qui envoyait alors lesdites informations au seul être qui contrôlait l'école, le directeur Albus Dumbledore. Mais ça, le jeune sorcier l'ignorait. Il ne connaissait pas véritablement le vieil homme contrairement à ce qu'il pensait. Il ne savait pas, par exemple, que le miroir du Rized n'avait pas était transféré dans un endroit plus sûr mais qu'il était, en réalité, encore dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Seulement, il était bien caché et invisible à toute magie. Il ne savait pas non plus que le directeur complotait quelque chose, quelque chose que personne ne savait, que personne ne se doutait, pas même un peu.
Le jeune homme aux lunettes identiques à celles de son père essaya donc tant bien que mal de stopper l'accès à ses souvenirs. Mais en vain. Il finit par s'effondrer à même le sol, le regard rivé vers le plafond et la respiration coupée, hachée.
Alors qu'il était perdu dans ses pensées, se remémorant ses maudits cours avec l'homme froid des cachots l'année dernière, il ne vit pas un homme à la longue barbe entrer dans la pièce et s'approcher de lui. Il ne perçut son arrivée que quand il vit sa tête au-dessus de la sienne, le fixant avec des yeux lumineux, ses infaillibles étincelles dans le regard. Reconnaissant celui qu'il considérait comme son mentor, Harry se releva aussitôt, non sans chanceler par son manque de force. Il avait peut-être un peu trop pousser sur ses limites, si bien qu'il était épuisé.
« Bonjour Harry, fit le vieil homme de sa voix paternel.
- Bonjour professeur.
- Alors c'est ce que tu as choisi ? De ne plus suivre les cours et t'entraîner ?
- Oui monsieur, il est préférable que je m'entraîne pour vaincre Voldemort et sauver autant de vie que je le pourrais.
- Très bien, acquiesça l'homme après un long silence pesant. Mais je voudrais que tu sois présent durant les cours de potions. De plus, le professeur Snape t'enseignera la magie noire, je l'en informerai. »
Le jeune garçon ne dit mot, consentant silencieusement. Il savait très bien que l'homme ne l'écouterait pas de toute manière alors il abdiqua. Mais le fait de savoir qu'il allait voir plusieurs fois le professeur de potions ne lui faisait clairement pas plaisir. Cependant, il n'avait pas la force de contester les dires de son aîné qui se dirigeait vers la porte.
« Une dernière chose Harry, dit-alors l'homme aux lunettes en demi-lunes en se retournant vers lui, j'aimerais que tu assistes aux repas du soir tous les jours, alors ne sois pas absent. »
Avant même qu'il ne puisse répondre, le puissant sorcier était parti de la salle sur demande, laissant là le jeune garçon à la bouche ouverte, prêt à montrer son désaccord. Il n'en avait donc pas le droit d'après ce qu'il venait de voir. Soupirant d'un air las, il se laissa à nouveau tomber à terre en commençant à fermer les yeux. Il avait besoin de sommeil, vraiment besoin. Entendant son souhait silencieux, la salle fit apparaître un somptueux et confortable lit à baldaquin où il pourrait passer une agréable et longue nuit. Affichant un petit sourire de satisfaction face au fait qu'il allait pouvoir se reposer, le jeune sorcier à la cicatrice força son corps à se remettre debout pour rejoindre le matelas moelleux qui n'attendait que lui. Et alors qu'il fermait les paupières, prêt à se détendre dans les bras de Morphée, une horloge fit raisonner les murs, empêchant le sorcier de dormir. Ouvrant un œil, il fixa l'heure et maudit silencieusement Dumbledore. Il était l'heure du dîner et il devait, d'après les demandes du vieil homme, s'y diriger pour prendre le repas en compagnie de ses camarades comme si de rien n'était alors qu'il n'allait, à partir de maintenant, qu'assister rarement aux cours. Soufflant rageusement dans son oreiller, il en mit un deuxième sur sa tête et essaya de se replonger dans son sommeil. Mais en vain. Il allait apparemment devoir assister au repas dans la Grande Salle.
En soi, le repas s'était plutôt bien passé. Chacun l'avait regardé comme si des cornes lui étaient poussés sur la tête, et Harry en avait juste assez des regards des élèves sur sa personne. Il avait mangé un peu de purée et un petit morceau de poulet à toute vitesse, et cela sous le regard mécontent d'Hermione. Mais, à vrai dire, il se fichait éperdument de ce qu'elle pouvait penser. Il ne rêvait que d'une seule chose quand il s'était levé du banc et rejoint la porte de la Grande Salle, c'était son lit. Un petit lit douillet, moelleux, chaud, où il pourrait se reposer jusqu'au petit matin. Enfin, ça, c'était ce qu'il croyait. Car en entrant sous la couverture, il ne sentit aucune chaleur mais bel et bien une fraîcheur intense qui irradiait des draps, procurant des frissons désagréables tous le long de son corps. Il allait peut-être avoir du mal à dormir finalement.
Suite à cette pensée, un picotement se fit sentir entre ses deux yeux et sur sa nuque et une sensation gênante apparut au niveau de sa langue, l'engourdissant. Le sorcier n'y prêta pas réellement attention, c'était certainement la fatigue et rien d'autre. Il allait se tourner, fermer les yeux, s'endormir et tout ira pour le mieux. Du moins c'est ce qu'il croyait.
Ouvrant les yeux comme il le put, Harry se rendit rapidement compte qu'il avait pleuré. Ses paupières étaient collées suite aux traînées salées qui avaient recouvertes ses joues. Pour quelle raison avait-il pleuré déjà ? Puis tout lui revint comme un flash. Son maître, Severus Snape, l'avait violé. Ce n'était pas la première fois pour le jeune garçon qu'un maître le prenne de force, mais cela était toujours désagréable, mêlant tristesse, douleur et anéantissement en un maelstrom de sensations horrifiantes les unes avec les autres. Il allait sûrement en faire des cauchemars et ressentirait à nouveau du dégoût pour sa personne, ou encore pour celle de celui qui venait de l'acheter, comme tous les autres. Mais maintenant qu'il avait eu ce qu'il voulait depuis le début, maintenant qu'il l'avait goûté, qu'allait-il faire de lui ? Qu'arriverait-il au jeune garçon aux yeux si verts, si envoûtants pour la gente masculine ?
Et voilà pour le chapitre 2 ! J'espère de tout cœur que vous l'avez aimé. Je m'excuse aussi du long moment d'attente entre chaque chapitres et du contenu quelque peu raisonnable pour celui-ci. Enfin bref, comme d'habitude, n'hésitez pas à laisser des reviews, j'essaierais de vous répondre le plus rapidement possible malgré les épreuves de BAC. Salut salut !
