Chaque couple traverse de sales moments. Un mauvais moment qu'ils vécurent fut une crise de jalousie de MyungSoo. En effet, SungYeol passait énormément de temps avec HoYa, puisqu'ils étaient amis, et ça leur paraissait bien normal.
Cependant, pour tenir sa promesse, il dut rendre visite à MyungSoo et annuler une de leurs sorties. Ca ne se passa pas de la façon la plus agréable qui existait…
- Pardon ?
- HoYa compte sur moi. On peut remettre notre sortie à plus tard…
- Oh, je vois. Donc tu ne veux pas me voir pour aller voir ton … Ami … celui que tu vois tous les jours en cours ?
SungYeol soupira.
- Soo, ne le prend pas comme ça !
- Et tu veux que je le prenne comment, SungYeol, hein ?
- C'est mon ami ! Il a besoin de moi !
- T'es sur que ce n'est qu'un simple ami ?
- Qu'est ce que tu insinues ?
Le ton montait entre les deux.
- Je sais pas, à toi de me le dire !
- Je pensais que tu savais que c'était TOI que j'aimais, pas HoYa !
- Alors pourquoi tu te décommandes pour notre sortie de demain et tu vas le voir plutôt que de faire l'inverse ?
- MyungSoo …
- Souvent, je me pose des questions.
- Des questions ? Quelles questions ?
- Qu'est ce que ce HoYa est pour toi ? Un ami … ou plus ?
- QUOI ?! MAIS T'ES COMPLETEMENT MALADE ?!
- MOI, JE SUIS MALADE ?!
- CARREMENT ! Urgh, rien que de penser à HoYa et moi …
SungYeol grimaça.
- Me donne pas envie de vomir maintenant, s'il te plait.
- C'est ce que tu prétends en face de moi. Je ne sais pas ce que tu fais dans mon dos !
- Ce que je fais dans ton dos ? Quoi, tu crois que je te trompe, c'est ça ?
- Exactement.
- Je pourrais penser exactement pareil de toi lorsque tu sors le soir, sans moi !
- Quelle sortie, hein ? Tu peux me le dire ? Dès que j'ai cinq minutes, c'est TOI que je vais voir ! TOI !
Les deux s'assassinaient du regard.
- Qu'est ce qu'il faut que je fasse pour te prouver que je suis fidèle ?
- Ne va pas voir HoYa demain.
- Tu … Tu me demandes vraiment de choisir entre HoYa et toi ?
MyungSoo ne répondit rien, et se contenta de le fixer. SungYeol se sentit blessé.
- Je pensais que tu me comprenais, MyungSoo. Je le pensais vraiment. Mais apparemment, j'ai eu tort…
Il sentait les larmes monter.
- Si t'es pas capable de me partager avec mes amis, comment veux-tu que notre relation marche ?
Et il quitta la pièce, s'inclina face aux parents de MyungSoo et sortit de la maison pour aller s'enfermer dans sa chambre sans manger, sans rien. Même DaeYeol ne parvint pas à entrer dans la chambre de son frère ce soir-là. SungYeol pleurait toutes les larmes de son corps.
Le lendemain, cependant, il dut se lever pour aller en cours et par la suite, tenir la promesse qu'il avait fait à HoYa. C'est sans gaieté de cœur qu'il monta dans le bus aux côtés de son petit frère.
- Hyung… Ca va pas ?
- Ca va aller, ne t'en fais pas pour moi.
- Tu es sur ?
Il ébouriffa les cheveux de son petit frère et reporta son attention par la fenêtre. La matinée passa encore plus lentement que jamais. SungYeol ne trouvait aucune raison de sourire ce jour-là. Mais il parvint à forcer un sourire lorsqu'il vit HoYa. Puis il frissonna d'horreur quand il se souvint des paroles de MyungSoo. Lui et HoYa ? Quelle horreur ! Pas dans cette vie !
- SungYeol, tu viens ?
- Je te suis.
Et les deux se rendirent dans le centre ville. Ils s'arrêtèrent à un petit snack et mangèrent. Puis ils partirent vers un hangar où HoYa l'entraînait.
- Ecoute, SungYeol. Avant qu'on entre, je te demanderai de rester impartial. D'accord ?
- D'accord.
- Merci.
Il entra dans la salle et vit qu'il y'avait des tas de gens déjà présent. Le hangar était plutôt grand et les gens semblaient savoir pourquoi ils étaient là. Au centre, il y'avait un grand espace entre les gens et SungYeol regardait, curieux. Soudain, un mec vint se placer au centre et grimpa sur une sorte de caisse.
- Bienvenue à cette dance battle. Que le meilleur gagne !
Dance Battle ? Un mec se mit au centre et la musique démarra. Il se mit à danser d'une façon que SungYeol ne croyait pas possible. Il pensait ne voir ça que dans les films de danse à l'américaine.
Puis il vit HoYa entrer dans la danse et les gens criaient après lui. SungYeol se surprit à l'encourager, lui aussi. A la plus grande surprise de son ami, il découvrait une nouvelle facette du HoYa qu'il connaissait depuis toujours. C'était un danseur charismatique qui attirait toute l'attention à lui et qui était vraiment doué qui se dévoilait devant ses yeux.
HoYa se retira et un autre garçon se mit à danser. Tout ça dura encore une dizaine de minutes et des gens sur le côté semblaient prendre des notes. HoYa se fraya un chemin dans la foule et tapa l'épaule de SungYeol.
- Alors, t'en as pensé quoi ?
- Tu étais génial ! Vraiment !
- C'est vrai ?
Un énorme sourire se dessina sur son visage, qui trouva sa copie sur le visage de son ami … Mais pas dans ses yeux. Car tout le temps où il le regardait danser, il pensait à MyungSoo, et ça lui faisait mal.
- Les concurrents, venez au centre s'il vous plait !
- A tout à l'heure, Yeol !
HoYa serra quelques mains au passage, et il se rendit au centre de la « piste ».
- Le gagnant de cette dance battle et de l'équivalent de 100 dollars est … Le candidat Numéro deux ! HoYa, approche s'il te plait !
Les gens se mirent à crier et HoYa souriait de toutes ses dents. SungYeol était vraiment ravi pour lui. Il vit son ami se faire féliciter par tout le monde, avant d'enfin réussir à se frayer un chemin vers lui.
- Félicitations ! Tu étais vraiment génial !
- Merci Yeol !
Les deux sortirent de là et se mirent à se promener.
- Pour te féliciter, je vais te payer une glace.
- D'accord !
Ils s'arrêtèrent dans le parc et SungYeol trouva un magasin non loin, où il alla acheter les glaces puis il rejoignit HoYa. Ils attaquèrent leur délice glacé.
- Ca fait combien de temps que tu danses en secret, HoYa ?
- Je ne sais pas … Six ans ?
- SIX ANS ?! Et tu ne m'as rien dit !
- J'ai la vague sensation de ne pas être le seul à avoir caché des choses.
SungYeol se tut.
- Et si tu me racontais ce qui te rend triste comme ça ?
- Je ne suis pas triste !
- C'est ça, et je suis la reine d'Angleterre. Sérieux, t'as vu les cernes sous tes yeux ? Tu souris mais tes yeux ne brillent pas. Me prends pas pour un con ou j'appelle SungGyu et je lui dis tout afin qu'il se ramène et qu'il te botte le …
- Okay, okay…
Il prit une profonde inspiration, et il sentait toute l'attention d'HoYa sur lui.
- Avant que je ne t'explique, j'aimerai que tu ne me juges pas, d'accord ?
- C'est grave ?
- Ca dépend ce que tu appelles grave…
- T'as tué personne ?
- Quoi ?! Non, bien sur que non !
- Tu me rassures.
Il y'eut un silence entre eux deux et HoYa reprit la parole.
- Je suis ton ami. Tu peux me faire confiance, tu sais.
- Bien. J'espère juste que ton regard sur moi ne changera pas.
Il regarda son ami dans les yeux.
- Il y'a quelques petites choses sur moi que tu ne sais pas.
- Comme ?
- Je suis amoureux, HoYa. Mais c'est pas un amour conventionnel.
- Tu sors avec quelqu'un ?
- Oui.
- Depuis quand ?
SungYeol fit mine de compter pour montrer qu'il n'était pas si désespérément amoureux que ça… Alors qu'en fait, il était presque capable de le dire à la minute près.
- Quatre mois.
- QUATRE MOIS ?! Tu sors avec quelqu'un depuis quatre mois et tu ne m'as rien dit ?!
- Tu danses bien depuis six ans et tu ne m'as rien dit non plus !
Les deux se turent. Ils mangèrent un peu leur glace et HoYa l'encouragea à continuer.
- Qui est elle ?
- C'est pas … Elle, HoYa.
- Comment ça ?
- C'est … Aish…
Les yeux d'HoYa s'écarquillèrent.
- Tu sors avec … un garçon ?
- Oui.
- Qui ?
- T'es obligé de le savoir ?
- SungYeol ?
Son ton se faisait plus pressant.
- Ca ne changera rien à mon histoire que tu saches qui c'est ou pas …
- Lee SungYeol, soit tu dis tout, soit tu te tais et dans ton cas, la deuxième option n'existe pas.
Le jeune homme gonfla ses joues. HoYa posa ses mains sur les épaules de son ami.
- Tu ne me fais pas confiance ?
- C'est pas ça … C'est que j'ai peur de sa réaction s'il apprend que tu le sais.
- Parce que je le connais ?
Il hocha la tête. Il était clair qu'HoYa cherchait qui ça pouvait être.
- Bref, ça change rien. Hier soir, quand je lui ai annoncé que je devais annuler un de nos rendez vous pour venir te voir, il a … pété un câble et m'a fait une crise de jalousie.
- Quoi ?!
SungYeol sourit.
- C'est ridicule, hein ! Il m'a dit qu'il avait des doutes sur ma relation avec toi, et qu'il croyait que nous deux, bah … On était plus que des amis…
Les deux grimacèrent au même moment.
- Tu vois ! Et je lui ai dit que je pouvais aussi douter de lui, puisqu'il sort tard le soir, sans moi et il ne me dit rien ! Et là, il m'a limite demandé de choisir entre lui et toi.
- Et tu as répondu quoi ?
- J'ai pas répondu. Je suis parti.
Il y'eut un silence où SungYeol baissait la tête, encore visiblement touché par sa dispute avec son petit ami et un HoYa qui réfléchissait toujours. Les deux se levèrent du banc, et se remirent en marche dans le centre ville. SungYeol avait toujours le moral dans les chaussettes, et son ami faisait son possible pour lui rendre le sourire. Il y parvint après de multiples tentatives vaines. Ils allèrent voir un film comique au cinéma juste tous les deux, puis ils reprirent la route vers la base. Ils papotèrent, rirent un peu puis SungYeol se retrouva tout seul. Ses idées noires l'attaquèrent à nouveau.
Son téléphone dans sa poche vibra.
« Faut qu'on parle. »
Et là, le jeune homme sentit une crise le saisir à la gorge. Il savait ce que voulaient dire ces quelques mots. Il avait vu des couples rompre à la suite de ces mots dans les films au cinéma. Et il avait toujours souhaité ne jamais les voir. MyungSoo voulait rompre ? Alors c'était fini, définitivement fini entre eux ?
Les larmes lui brûlaient les yeux, et il rentra chez lui, ne prononça pas le moindre mot à ses parents et monta direct dans sa chambre se lover dans ses draps. Il avait mal et ne voulait pas que les autres le voient dans cet état là. Son père le prendrait pour une mauviette, sa mère l'étoufferait et son frère … Pour lui, il ne savait pas. DaeYeol était assez versatile. Un jour il se moquait de lui et ils s'embrouillaient méchamment, et le lendemain, SungYeol se réveillait aux côtés de son petit frère dans son propre lit.
Quelqu'un frappa à la porte.
- Hyung … Hyung …
- Va-t'en, DaeYeol, je ne veux voir personne !
- Hyung ! Qu'est ce qu'il y'a ?
- Entre et tu passes par la fenêtre !
Et l'aîné étouffa des sanglots dans son oreiller. La porte s'ouvrit quand même et DaeYeol la referma doucement derrière lui, la ferma à clé même, et il s'approcha de son grand frère. Il s'allongea à ses côtés et lui frotta doucement le dos. SungYeol continuait à pleurer de tout son saoul sur son oreiller, sans jamais se redresser.
Ils n'échangèrent pas un mot de la soirée. SungYeol finit par s'endormir et alors que DaeYeol allait quitter la chambre lorsqu'il vit le téléphone de son grand frère s'allumer. Il savait qu'il ne devrait pas fouiller les affaires de son frère, mais c'était plus fort que lui. A pas de loup, il s'approcha du téléphone et vit que MyungSoo était en train de l'appeler. Comme son frère dormait paisiblement, il se décida à ne pas répondre, et remarqua quelque chose d'étrange. Lui et son frère s'envoyaient énormément de messages. En voulant poser le portable, il le fit tomber, et grimaça en s'empressant de le ramasser.
La boite de réception du téléphone de son frère s'était ouverte, et sa curiosité fut plus forte que tout. Il lut quelques messages et ses yeux manquèrent de sortir de leurs orbites. Il observait SungYeol puis le téléphone tour à tour avec un air incrédule ancré sur le visage.
Etant donné le contenu du dernier message qu'ils s'étaient envoyé, DaeYeol en conclut que son frère avait besoin de lui plus que jamais. Alors il s'installa tranquillement à côté de lui, et s'endormit en se promettant d'en parler avec SungYeol dès qu'ils auraient l'occasion d'être seul à seul.
Le lendemain, SungYeol ne fut pas vraiment surpris de se réveiller aux côtés de son petit frère. DaeYeol ne l'écoutait jamais quand il parlait, et malgré tout, un sourire envahit son visage. Il se leva, se prépara et tenta tant bien que mal de cacher les cernes qui étaient apparus sous ses yeux. La porte de sa salle de bain s'ouvrit et un DaeYeol encore à moitié endormi entra.
- Ca va mieux, Hyung ?
Il se contenta d'hocher la tête, n'arrivant pas à mentir à son petit frère là-dessus. Ce dernier s'approcha et lui fit un câlin. SungYeol fut sacrément surpris, mais ne le repoussa pas.
- Il faut qu'on se prépare, Dae… On va être en retard.
- Hyung, s'il y'avait quelque chose qui n'allait pas… Tu me le dirais, hein ?
Il ne put rien répondre.
- Je suis là pour toi, Hyung. Peu importe ce que c'est.
- Merci. Allez, file te préparer.
Ils commencèrent à se chamailler, et rirent ensemble.
Une fois qu'ils furent prêts, ils se rendirent vers l'entrée de la base où le bus attendait. A présent, DaeYeol voyait les détails qu'il n'avait jamais remarqué auparavant. Comment le regard de MyungSoo, dès qu'il fut monté dans le bus, se posa directement sur son frère et il pouvait voir de la peine sur son visage, bien que ça ne dura que quelques petites secondes avant que son visage ne redevienne illisible. Il remarqua aussi le regard fuyant de son frère dans la vitre, leurs regards s'étaient surement croisés. Il fit un signe amical à MoonSoo qui venait de monter dans le bus.
- Pourquoi tu ne vas pas t'asseoir avec lui, comme d'habitude ?
- Parce que je sais que tu as besoin de moi.
Ils échangèrent un sourire, et le bus démarra. Ils parlèrent beaucoup pendant le trajet et SungYeol oublia momentanément ses problèmes. C'était rare que son frère soit comme ça. Il comptait en profiter au maximum.
Ils arrivèrent à destination, et HoYa prit la relève de DaeYeol qui se pressa pour ne pas être en retard. Ils se rendirent aussi en cours, et comme à son habitude, SungYeol rêvassait alors que son ami dormait à moitié à côté de lui. Lorsque la sonnerie retentit, il alla comme à son habitude chercher deux cafés car la matinée allait être longue, et que la prof était encore plus ennuyeuse que d'habitude. Quand il retourna dans la salle, la pause n'était pas finie, et il fut surpris de constater qu'HoYa avait disparu.
En effet, ce dernier attendit que son ami soit parti pour sortir de sa torpeur et agir. Il devait faire vite, s'il voulait revenir avant que la prof n'ait envie de l'assassiner du regard pour son retard. Il savait exactement où aller, et il vit qu'il ne s'était pas trompé.
- Faut qu'on parle tous les deux.
- J'ai rien à te dire.
- Je suis bien convaincu du contraire.
HoYa se laissa tomber à côté du jeune homme qui fumait sa cigarette tranquillement.
- Je sais tout… ou presque.
- De quoi tu parles ?
- De SungYeol et toi.
MyungSoo mit son geste en suspend et se tourna vers HoYa.
- Je sais que vous êtes plus que des amis depuis quatre mois.
- C'est lui qui te l'a dit ?
- Il ne m'a pas dit que c'était toi. Mais au vu de la description qu'il m'a donné sans s'en rendre compte, il n'y avait qu'une personne qui collait au cadre.
- Qu'est ce que tu me veux ?
- Tu sais que tu es un abruti ?
- Pardon ?
- Tout à fait. Tu lui as tapé une crise parce qu'il venait me voir. Bon sang, je ne lui ai pas laissé le choix de venir ! Et une journée qui devait être joyeuse pour tous les deux parce qu'on faisait enfin une sortie entre AMIS, et rien de plus… urgh , t'as des idées tordues mec ! … Hé bien même quand t'es pas là, t'as tout gâché. Il me donnait l'impression qu'il allait fondre en larmes d'une minute à l'autre.
HoYa semblait vraiment remonté. MyungSoo gardait le silence.
- Alors tu as intérêt à régler ça… Gosh, j'aurai jamais cru que j'aurais à parler de ce genre de chose avec un mec, crois moi, c'est une surprise… Bref ! SungYeol t'aime, et je me doute que ton air complètement à la masse a quelque chose a voir avec ça. Alors va lui parler et réglez ce problème au plus vite. Je ne supporte pas de le voir comme ça !
Et HoYa fit volte face et retourna à l'intérieur sans attendre la moindre réponse. Il retourna dans la salle de classe où il croisa le regard étonné de SungYeol.
- Monsieur Lee HoWon. Peut-on savoir où vous étiez passé ?
- Aux toilettes.
- Pendant vingt-cinq minutes ?
- Il y'avait une file d'attente.
Elle soupira et l'autorisa à retourner à sa place. SungYeol lui tendit son café et il le but tranquillement. Les cours continuèrent et l'heure de rentrer chez eux arriva. DaeYeol prit la place à côté de son frère et ils papotèrent de leur journée, alors qu'HoYa était parti répéter en ville. Ils rentrèrent ensemble chez eux, et SungYeol prépara un rapide goûter. Un mot sur le frigo.
« On ne revient qu'en fin de soirée. Yeol, mon chéri, prend soin de ton petit frère ! Je vous aime. Maman »
DaeYeol soupira.
- Maman oublie toujours que je ne suis plus un petit garçon.
- Tu es toujours un petit garçon.
- YAH !
SungYeol éclata de rire. Ils mangèrent et les frères s'installèrent dans le canapé à regarder un soap ridicule à la télévision.
- Hyung ?
- Oui ?
- Tu m'as dit que tu étais amoureux la dernière fois…
- Exact.
- C'est pour ça que tu pleurais hier soir ?
- L'amour, c'est pas que des arcs en ciels et des je t'aime. C'est aussi des embrouilles ridicules et …
- Hyung ?
Il se tourna vers son petit frère.
- Tu sors avec MyungSoo, pas vrai ?
Et là, SungYeol recracha tout le jus d'orange qu'il venait d'avaler. DaeYeol le fixait avec un air plus sérieux que jamais. Il se leva et alla chercher un mouchoir pour son grand frère, et s'installa à nouveau à côté de lui, en attendant qu'il se remette de ses émotions.
- Comment tu le sais ? Lui demanda ce dernier.
- Alors c'est vrai ?
L'aîné des frères baissa la tête.
- Je ne sais pas vraiment où on en est. Donc je ne sais pas si je sors ou si je sortais avec MyungSoo.
- Pourquoi ?
- On s'est … Disputé et il m'a envoyé le « Il faut qu'on parle ».
- Oh…
- Mais comment tu l'as su ?
- Hier soir, quand tu t'es endormi, ton téléphone a sonné. MyungSoo t'a appelé et … J'ai pas décroché, me regarde pas comme ça ! J'ai juste voulu mettre ton téléphone un peu plus loin pour que tu ne le fasses pas tomber, mais je l'ai fait tomber, et il m'a ouvert ta boite de réception et j'ai pas pu m'empêcher de lire.
- LEE DAEYEOL !
Il se leva du canapé et se mit à courir dans les escaliers, poursuivi par un SungYeol vraiment pas ravi. Ils arrivèrent dans la chambre de l'aîné des deux, et les deux frères s'arrêtèrent quand ils virent que MyungSoo était là, en train d'attendre, visiblement.
- Je vous laisse, je vais voir MoonSoo. Pas de bêtises !
- MoonSoo est déjà dans ta chambre, DaeYeol.
- Oh, génial !
Et il partit en courant vers sa chambre et sa porte claqua.
- Comment vous êtes rentrés ?
- Comme je le fais toujours.
Il lui pointa le balcon de sa chambre.
- Je vois.
SungYeol sentit son rythme cardiaque s'accélérer. Est-ce qu'il allait le larguer ?
- MoonSoo sait pour nous deux. Murmura MyungSoo.
- DaeYeol aussi. Comment est ce qu'il l'a découvert ?
- Disons qu'il est doué pour me tirer les vers du nez. Et je sais que DaeYeol sait puisqu'il est venu me voir tout à l'heure… Tout comme HoYa.
- HoYa ?
- Oui. Il m'a passé un savon, m'a insulté d'abruti et j'ai pas réussi à en placer une. DaeYeol s'est ligué avec MoonSoo pour me retrouver et ils m'ont aidé à planifier ma venue et ce que je comptais te dire…
MyungSoo s'approcha de lui.
- Mais c'est stupide… Je ne m'en souviens plus.
- Ecoute, si tu veux rompre, fais le vite.
- Rompre ?
SungYeol repoussa son petit ami.
- Mais qui t'as dit que je voulais rompre ?
- Ton sms. Dit l'aîné des deux d'un ton amer.
- Le « Il faut qu'on parle » ?
- Exactement. Alors si tu veux le faire, fais le mais vite. Ca fera peut-être moins mal.
MyungSoo saisit la main de son petit ami et l'attira contre lui.
- Je ne veux pas rompre !
- Ah non ?
- Bien sur que non ! Parce que tu veux rompre toi ?
- Non, je ne veux pas rompre avec toi !
Le fils aîné de la famille Kim força son amoureux à le regarder dans les yeux, car il savait que c'était une de ses faiblesses.
- Yeollie, regarde-moi.
- Alors pourquoi ce sms ?
- Je voulais m'excuser. Je me suis comporté en véritable connard, et j'ai été jaloux. Pardonne-moi.
SungYeol se sentait faiblir. Il l'avait appelé Yeollie, s'était excusé et ne comptait pas rompre. Il était tellement rassuré qu'il en devint muet. MyungSoo enroula un bras autour de sa taille et colla son front au sien, sans jamais briser le contact visuel. SungYeol prit l'initiative et embrassa son petit ami.
Cependant, il fut aussi le premier à le briser, et sous le regard curieux du jeune homme qu'il aimait, il ouvrit la porte de sa chambre à la volée, et MoonSoo et DaeYeol s'écrasèrent sur le sol dans la chambre.
- Qu'est ce que vous faîtes là ?
- On était juste curieux, c'est tout… dit MoonSoo.
- Curieux de quoi ?
- De la façon dont vous vous réconcilieriez.
SungYeol soupira, et MyungSoo posa sa tête sur son épaule et de derrière lui, il lui fit un câlin.
- Les garçons, deux mecs qui s'aiment, c'est comme un garçon et une fille qui s'aiment ou deux filles qui s'aiment.
MoonSoo et DaeYeol fermèrent la porte derrière eux et s'installèrent sur le lit de SungYeol. Ce dernier fit de même et MyungSoo se mit derrière lui afin qu'il puisse s'appuyer sur son torse. Il jouait avec les doigts de son petit ami en parlant aux garçons.
- Qu'est ce que vous avez pensé quand … Quand vous l'avez découvert ?
- Pour vous deux ? Hé bien… J'hésitais à en parler avec MoonSoo… Mais au final, c'est lui qui est venu me voir en disant « Tu sais que ton frère et le mien, ils sont … » et il a pas eu besoin de finir sa phrase que je lui ai dit que je savais.
- C'était juste … Surprenant. Je croyais que mon frère se tapait des dizaines de filles dans le dos de tout le monde mais … en fait, c'était toi.
- Et maintenant que j'y réfléchis, c'était évident. Tout le monde pourrait le voir, si on y prêtait attention.
- Pardon ?
- Soo Hyung, tu verrais comment tu le regardes ! Ca crève les yeux que vous vous aimez.
SungYeol regarda son petit ami, et ils se sourirent. MoonSoo et DaeYeol levèrent les yeux au ciel.
- Mais … Vous savez que les parents ne seront jamais d'accord ?
- Surtout papa. Il va en faire une maladie. Dit DaeYeol.
- Je sais.
- Vous ne pourrez pas toujours leur cacher.
Ils baissèrent la tête.
- Le plus tard sera le mieux.
La porte d'entrée claqua, et MyungSoo et SungYeol s'installèrent l'un à côté de l'autre sur le lit lorsque des pas dans les escaliers se firent entendre. On frappa à la porte de la chambre de SungYeol, et Monsieur Lee entra.
- Oh, bonsoir les garçons !
- Vous ne deviez pas rentrer que ce soir ?
- Si, mais ça a été annulé. Les garçons, vos parents viennent dîner ici ce soir.
- D'accord.
- Je vous laisse.
Et il sortit de la chambre.
- C'était moins une.
- Je te le fais pas dire.
Et ils restèrent à papoter dans la chambre jusqu'à ce que le reste de la famille Kim n'arrive, puis ils descendirent, et se comportèrent comme des enfants modèles. Une fois dans la chambre de SungYeol, les deux purent s'embrasser comme il leur plaisait, et ils savaient que leurs petits frères les soutenaient, bien qu'ils posaient des questions ridicules qui faisaient rougir de gêne SungYeol et mourir de rire MyungSoo.
Le temps passait et ils avaient leur petit équilibre à eux. Tous gardaient le secret et bien qu'il y'avait des hauts et des bas, ils revenaient toujours l'un à l'autre…
Cependant, une soirée fit voler cet équilibre précaire en éclat.
Cela faisait huit mois qu'ils étaient ensemble. Ils s'aimaient toujours comme au premier jour et ce soir-là, ils devaient prétendre n'être que de simples amis alors qu'ils se rendaient à une énième soirée dans la base. A croire qu'ils aimaient se rencontrer tous autour d'un bon festin. SungYeol s'ennuyait à sa table comme toujours, MyungSoo l'observait de loin et HoYa dansait. Un véritable rituel.
Monsieur Lee s'installa à côté de son fils.
- SungYeol, tu devrais inviter une des charmantes demoiselles qui te dévorent des yeux à danser.
- Pourquoi ?
- Et bien, tu es en âge de découvrir les choses de la vie…
- Oh pitié, papa, me sors pas le couplet du « Tu rates ta vie », s'il te plait.
- Mais tu ne vas pas rester célibataire toute ta vie ?
- Ca me regarde. Et qui te dit que je suis célibataire ?
Il laissa son père sans voix et se leva. Il avait besoin de prendre l'air et il vit Monsieur Kim s'asseoir aux côtés de Monsieur Lee. Il sortit et retrouva son petit ami.
- Qui t'a permis d'être aussi canon en smoking ? Demanda SungYeol, le regard brillant.
- Tu peux parler, tu sais le nombre de filles qui te fixaient ?
- Parce que tu les as comptés ?
- Seize.
- Mais tu es le seul que je regarde.
Et ils s'embrassèrent.
La porte s'ouvrit et aucun des deux ne fut assez rapide pour briser le baiser avant que les gens ne le voient… Et pas n'importe qui …
- SungYeol ?
- MyungSoo ?
- Papa ?! dirent les deux en chœur.
- Qu'est ce que …
- Vous …
Les deux jeunes hommes baissèrent la tête, mais leurs mains étaient toujours scellées l'une dans l'autre. Les deux pères semblaient sous le choc et retournèrent à l'intérieur. Ils allèrent vers leur famille et leur dirent que tous devaient rentrer chez eux. Monsieur Lee et Monsieur Kim osaient à peine se regarder.
Les Kim rentrèrent chez eux et les Lee aussi. Dans le salon, Monsieur Lee fit éclater sa colère.
- Savez-vous pourquoi je vous ai tous convoqué ici ?
Madame Lee secoua la tête et le regard de DaeYeol passait de son frère à son père.
- Il se trouve que j'ai fait une découverte ce soir.
- Laquelle ?
- Ton FILS se tape le fils de Monsieur Kim ! Cracha t'il en pointant du doigt SungYeol qui ne baissait pas la tête.
- Quoi ?
- On sortait avec Monsieur Kim pour prendre l'air quand on les a surpris en plein échange …
Il sembla frissonner de dégoût.
- Avec MoonSoo ?
- Non, pas MoonSoo, MyungSoo. Murmura DaeYeol.
Tous se tournèrent vers lui.
- Quoi ? J'étais avec MoonSoo pendant toute la soirée !
Madame Lee se leva de son fauteuil et posa sa main sur le front de son fils aîné.
- Tu as bu ?
- Non, maman. Je n'ai pas bu.
- Alors pourquoi embrassais-tu MyungSoo ?
- Parce que je l'aime.
- QUOI ?!
SungYeol se tenait droit, devant ses parents qui le jugeaient du regard.
- Toi, aimer un garçon ?
- Le fils de mon supérieur ?
- J'aime MyungSoo, et il m'aime aussi.
- Je confirme. Dit DaeYeol.
- Comment ça, tu confirmes ? Tu étais au courant ?
- Oui, je le savais.
- Pourquoi tu ne nous as rien dit ?
- Pourquoi ? Pour éviter une crise comme celle là ! Qu'est ce que vous comptez faire ? Priver mon frère de son bonheur ? Bon sang, vous le poussez dans les bras des jeunes filles présentes, mais vous ne vous êtes jamais dit qu'il pouvait simplement déjà être amoureux de quelqu'un d'autre ?
Le regard des parents passait entre leurs deux fils et Madame Lee se fit tomber dans le canapé.
- Je te l'ai dit, papa. Je t'ai dit que je n'étais plus célibataire.
- Et depuis combien de temps dure cette mascarade ?
- …
- LEE SUNGYEOL NOUS T'AVONS POSE UNE QUESTION !
- Huit mois.
- Huit mois ?! Répétèrent les parents, incrédule. Tu nous l'as caché pendant HUIT MOIS !
- Et j'aurai surement continué à vous le cacher plus longtemps si on n'avait pas été surpris…
Monsieur Lee s'approcha de son fils et le gifla.
- C'est juste pour nous mettre en pétard, n'est ce pas ? Tu ne supportes pas d'être à Séoul alors tu veux nous le faire payer, c'est ça ?!
- Non ! J'aime vraiment MyungSoo. T'est ce si difficile de croire que le monde ne tourne pas autour de toi ?
Et SungYeol reçut une nouvelle gifle.
- FILE DANS TA CHAMBRE ! TU N'EN SORTIRAS QUE LORSQUE JE TE LE DIRAI !
Sa mère pleurait dans le canapé et DaeYeol semblait dévasté par la réaction de ses parents. SungYeol resta fort et ne pleura pas en face d'eux. Il monta les escaliers et se réfugia dans sa chambre.
Au moment où il ferma la porte, il entendit encore des cris et DaeYeol le rejoignit dans sa chambre.
- Ils vous ont surpris en train de vous embrasser, hein ?
- On ne peut rien te cacher.
- Les parents sont en train de s'engueuler en bas.
- Pourquoi ?
- Papa veut t'envoyer à l'autre bout du monde et que tu rompes avec MyungSoo, Yeol-Hyung. Maman n'est pas tout à fait d'accord.
SungYeol baissa la tête et les larmes commençaient à couler toutes seules. DaeYeol le prit dans ses bras.
- Qu'ils me tuent directement, s'ils comptent m'éloigner de MyungSoo.
- Hyung…
- DAEYEOL SORS DE CETTE CHAMBRE !
- Je dois y aller… Je reviendrai. Il murmura à l'oreille de son frère.
Il le relâcha.
- Je suis de ton côté, Hyung, ne l'oublie pas.
- Merci Dae.
Il lui sourit et sortit de la pièce.
SungYeol se laissa tomber sur son lit et était angoissé. Comment ça se passait, chez MyungSoo ? Est-ce que lui aussi était puni ? Allaient-ils devoir rompre ? C'est la tête pleine de ses peurs et le cœur lourd et brisé qu'il s'endormit.
Il fut réveillé par la porte de sa chambre qui s'ouvrit à la volée.
- Voila ce que tu vas faire. Tu vas rompre avec lui…
- Non.
- La ferme ! J'ai dis : Tu vas rompre avec lui, puis tu vas faire tes valises.
- On s'en va ?
- Non, TU t'en vas ! As-tu pensé aux répercussions que ça aurait sur ma carrière ? Sur la vie de ta famille ? Non, évidemment !
Il se dirigea vers la porte.
- J'aurai jamais cru que ce jour serait arrivé… Mais j'ai honte de toi. Vraiment. Tu me dégoûtes.
Et il sortit en claquant la porte. SungYeol se laissa tomber par terre et pleura à nouveau. Il entendit ses parents parler en bas des escaliers et les deux partirent de la maison. Il ne savait pas combien de temps il était resté comme ça, à pleurer, mais il ne savait plus s'arrêter.
- Yeollie !
MyungSoo fondit sur lui, et le prit dans ses bras.
- Il t'a frappé ?
Il sembla scruter le visage de son petit ami.
- Soo… Il veut qu'on rompe…
SungYeol pleura plus fort.
- Je ne veux pas…
- Je ne veux pas non plus, Yeollie.
- Je t'aime.
Leur baiser eut un goût salé, car ils pleuraient tous les deux.
- Yeollie… Ils m'envoient au Japon.
- Au Japon ?!
- Oui. Ils veulent aussi que je rompe avec toi.
Ils restèrent silencieux.
- Je suis désolé…
- Pourquoi ?
- Pour t'avoir fait subir tout ça . Murmura MyungSoo en baissant la tête.
- Hey…
SungYeol le força à relever la tête.
- Je ne regrette rien du tout, et tu n'as pas à t'excuser. Depuis quand doit-on s'excuser parce qu'on aime quelqu'un ?
La porte de la chambre de SungYeol s'ouvrit et Madame Lee entra.
- MyungSoo, je suggère que tu rentres chez toi. Ton père est de sortie avec mon mari et ta mère veut te voir.
Il se releva, s'inclina et Madame Lee se retourna afin qu'il embrasse SungYeol avant de repartir comme il est arrivé : par le balcon. Madame Lee s'installa sur le lit de son fils et tapota la place à côté d'elle pour qu'il la rejoigne.
- SungYeol… pourquoi ne m'avoir rien dit ?
- Depuis quand doit-on rendre des comptes dès que notre cœur rate un battement ?
- Peut-être que j'aurai pu me préparer afin de mieux te protéger…
- Me protéger ? De quoi ?
- De la colère de ton père.
Il baissa la tête.
- Maman. Je sais que tu ne veux pas en entendre parler … Mais je l'aime vraiment.
- Je suis désolée mon chéri… pour ce que tu vas subir. On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, et tu en fais les frais.
Elle le prit dans ses bras.
- Fais ta valise. Demain, à l'aube, tu prendras le train pour partir chez ta grand-mère. Elle a accepté avec joie de t'accueillir chez elle.
Elle se releva et s'approcha de la porte.
- Je n'ai pas honte de toi, mon chéri… Je ne te comprends plus, c'est tout…
Et elle sortit de la chambre.
Les larmes continuaient à dévaler les joues du jeune homme qui faisait ses valises. La journée passa trop vite à ses yeux, et son père vint lui rendre une dernière visite dans sa chambre pour s'assurer que ses valises étaient bouclées.
- Nous partons à cinq heures vers la gare. T'as intérêt à être prêt.
Et il quitta la pièce.
Cette dernière nuit à la base, il la passa dans les bras de MyungSoo, dans une chambre d'hôtel miteuse où ils dansèrent ensemble pour la dernière fois. Le temps d'une nuit, ils purent s'aimer sans se préoccuper des regards des autres, ou de leur avenir.
Ce fut le cœur brisé que les deux jeunes hommes se séparèrent et après un dernier baiser, leurs chemins divergèrent.
SungYeol se rendit à la gare comme convenu et s'empêcha de pleurer quand son frère le prit dans ses bras et lui murmura qu'il le soutiendrait toujours dans ses choix. Son père l'ignora en beauté et SungYeol ne s'en préoccupa pas.
Il monta dans le train qui l'éloigna de Séoul et pour la première fois depuis qu'il était arrivé dans cette grande ville, il ne voulait pas la quitter. Cependant, il dut se résigner quand les portes se fermèrent et que les grands immeubles ne devinrent que des points à l'horizon.
Son téléphone vibra une dernière fois.
« Je t'aime. Je ne t'oublierai jamais, Yeollie. »
Et il laissa les larmes couler librement le long de ses joues après avoir envoyé un dernier message au garçon qu'il aimait :
« Je t'aime, Soo. »
Allaient-ils se revoir un jour ?
