Bonjour !
J'espère que cette fic Hors Collection vous plaît jusqu'ici.
J'ai décidé de poster le chapitre 2 aujourd'hui vu qu'il est assez court comparé aux autres.
Mia Jagger : J'espère que tu aimeras aussi cette suite en tout cas !
Comme toujours, je vous invite à aller mes autres fics déjà terminées, telles que Hysteria, Undisclosed Desires ou encore My guardian angel has black wings !
Voilà ! Je vous souhaite une bonne lecture !
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Chapitre 2
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Il avait fallu du temps avant que Luna ne reprenne conscience. Ou plutôt une semi-conscience. Hermione avait la voix brisée et ne cessait de s'excuser.
Elles avaient entendues des voix au-dessus d'elles, où apparemment Queudver se faisait disputer pour sa bêtise, et frissonné d'effroi en entendant un long râle de douleur.
Lucius Malefoy avait de toute évidence mis les grands moyens à disposition. Il les affamait toutes les deux. Le bol de bouillie apporté il y a des jours par Malefoy était fini et léché depuis belle lurette.
Hermione se sentait mourir un peu plus à mesure que les heures passaient. La soif se faisait cruellement sentir.
Des pas lui annoncèrent qu'il revenait. Encore.
Malefoy ouvrit la porte, et elle leva à peine la tête vers lui.
_ Tu es ridicule, Granger, fit-il, sarcastique. On ne te demande rien de compliqué.
Elle ne répondit pas, tournant la tête pour éviter la baguette éclairée pointée droit sur son visage. La lumière dériva lentement sur Luna, qui était à nouveau dans l'inconscient et la réalité.
_ Combien de temps tu crois qu'elle va tenir, Granger ? demanda-t-il avec ironie. Une journée ? Une demi-journée ? On parie combien ?
_ Je t'en prie, Malefoy, elle est malade, supplia Hermione. Il lui faut des soins.
Il lança et rattrapa la baguette d'Hermione d'une main.
_ Mais bien sûr, dit-il en hochant la tête. Tu sais ce qu'il te reste à faire, je crois.
Elle n'avait plus le choix.
_ D'accord, je le ferais.
Hermione tendit la main vers sa baguette. Malefoy baissa la sienne et recula.
_ Bien. Mais tu penses bien que je ne resterai pas seul avec toi pendant que tu auras une baguette dans la main. Tu le feras en haut, devant tout le monde.
Il était dehors. Hermione baissa la main.
_ J'ai dit que je le ferais, lui rappela-t-elle. Aide Luna.
Il haussa un sourcil.
_ Je n'ai rien promis que je sache.
Hermione sentit une pierre lui tomber dans l'estomac.
_ Qu'est-ce que… Non, tu… tu as dit que tu le ferais… tu me l'as dit.
_ Ta confiance me touche, ironisa-t-il. A moins que ce ne soit ta naïveté.
La jeune femme se leva et tituba vers lui. Il leva sa baguette.
_ Reste où tu es, ordonna-t-il d'un ton sans réplique. Si tu fais un pas de plus…
Elle fit un pas de plus, sans le quitter des yeux.
_ Aide-nous, Malefoy, demanda-t-elle simplement.
Il agita sa baguette et un jet d'eau puissant percuta Hermione de plein fouet, lui faisant pousser un cri tandis qu'elle s'effondrait. Sa peau souffrait de cette attaque. Elle avait déjà vu cette technique une fois, à la télévision lors des vacances d'été avec ses parents.
Ses parents… s'ils la voyaient comme ça.
La torture cessa.
_ Tu l'as cherché, Granger, entendit-elle avant que la porte ne se ferme.
Trempée et grelottante, Hermione resta longtemps par terre, sans pouvoir faire un mouvement.
Ce ne fut que quand ses doigts effleurèrent les bords du bol par inadvertance qu'elle se rendit compte qu'avec l'Aguamenti que Malefoy avait lancé, il avait également rempli le récipient d'eau.
Hermione ne sut pas s'il l'avait fait exprès ou pas. Elle donna aussitôt à boire à Luna qui aspira lentement le liquide, poussant un soupir de contentement.
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oOo
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Lucius Malefoy dut inspirer longuement pour contrôler sa respiration.
_ Vous êtes en train de me dire, grinça-t-il entre ses dents, qu'une sorcière de votre « niveau » ne sait pas produire de Patronus ? N'avez-vous pas été suffisamment torturée, Miss Granger ?
Hermione ferma les yeux et inspira doucement, tentant de se remémorer avec précision tout ce qu'elle avait lu avec les Patronus messager.
_ Vous savez qu'il est déjà très compliqué pour un sorcier de notre âge de produire un Patronus corpo…
_ Ne vous rendez pas plus bête que vous ne l'êtes, l'avertit aussitôt Narcissa. Nous avons toujours su que vous étiez la petite « Miss Je-Sais-Tout » de Poudlard. Vous savez produire un Patronus depuis la cinquième année. N'est-ce pas, Drago ?
Ce dernier acquiesça.
_ Vous savez qu'un Patronus messager ne requiert pas la même puissance, et vous le savez, plaida Hermione pour sa défense. Je ne vous mens pas quand je vous dis que je ne sais pas le faire. On ne l'a jamais appris à Poudlard.
Lucius leva les yeux au ciel et son regard se perdit dans la cheminée alors que Narcissa se pinçait l'arête du nez en fermant les yeux. Hermione balaya son regard dans la salle et vit qu'apparemment, cela allait lui coûter cher.
_ Ramène-la dans sa cellule, Drago, demanda Narcissa.
Hermione se releva seule, et tourna les talons elle-même. Une fois qu'elle descendait les escaliers de la cave, elle entendit derrière elle :
_ Je te croyais plus intelligente, Granger. Mais finalement, sans livre, tu es aussi bête que Londubat.
Elle ne répondit pas à la pique et arriva au bas de l'escalier avant de s'adosser au mur, attendant qu'il ouvre la porte. Il continua :
_ D'après toi, est-ce que je devrais dire que tu sais parfaitement exécuter un Patronus Messager ?
Hermione ouvrit les yeux et le regarda :
_ Je t'ai dit que je ne savais pas, soutint-elle d'un air de défi. Et c'est vrai.
Il eut un sourire sans joie. Un sourire qui devint ce rictus affreux qu'il avait toujours lorsqu'il avait des paroles horribles ou blessantes.
_ Je vais procéder autrement, dit-il lentement en la regardant dans les yeux.
Soudain, Hermione sentit une douleur lancinante lui traverser le crâne.
_ … Est-ce que je devrais signer moi-même ton arrêt de mort, Granger ?
Hermione sentit le décor tanguer dangereusement sous ses pieds. Elle tomba dans les ténèbres, jusqu'à se trouver dans un autre endroit.
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Un livre qu'on lui lançait à la figure, des dizaines d'élèves de primaires qui se moquaient d'elle.
« Sorcière ! Sorcière ! »
« C'est pas vrai ! » La petite Hermione s'en alla pleurer dans les toilettes.
Tout changea…
Les toilettes de Poudlard étaient submergées par la fumée.
« On ne pourra être sûrs que Malefoy n'est pas l'héritier de Serpentard que si on l'interroge. »
…
Ils étaient dans la Grande Salle, cette fois.
_ Hermione on ne peut pas…
_ Tout ça pourrait très mal tourner…
Cette Hermione avait douze ans, et arborait à présent l'air sévère du Professeur McGonagall.
_ La potion n'aura aucun effet sans les cheveux de Crabbe et Goyle. Vous voulez interroger Malefoy, oui ou non ?
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_ STOP ! hurla Hermione.
Malefoy cligna les yeux. Il était abasourdi par ce qu'il venait de découvrir.
_ Tu as fabriqué du Polynectar en deuxième année pour m'interroger en faisant prendre à Potter et Weasley l'apparence de Crabbe et Goyle ?
Hermione avait des larmes de rage. Elle ne savait pas « fermer » son esprit, elle n'en avait jamais eu besoin, contrairement à Harry. Mais aujourd'hui, elle se sentait vulnérable.
_ Moi qui pensait découvrir ta vie ennuyeuse de rat de bibliothèque, siffla Malefoy. Voilà qui est intéressant. Qu'est-ce que tu caches d'autre ?
Hermione évita tout contact visuel. Elle trembla en voyant la main blanche de Malefoy s'avancer vers elle. Puis, il baissa la main. Effectivement, pourquoi s'abaisser à la toucher, quand il y avait plus simple ?
_ Impero, murmura-t-il en levant sa baguette.
Le sang d'Hermione se glaça dans ses veines.
Elle eut soudain, malgré l'endroit glauque où elle se trouvait, que tous ses soucis s'envolaient. Elle connaissait cette dangereuse sensation. Celle d'être décontractée.
De ne plus être en danger.
C'était tout le contraire.
« Regarde-moi. »
Docile, elle se prépara à tourner la tête.
« Regarde-moi. Dans les yeux. »
Hermione tourna la tête et regarda Malefoy. Ils avaient appris en quatrième année avec le faux Alastor Maugrey à combattre le sortilège de l'Impérium. Elle n'avait pas été très brillante sur cet exercice, contrairement à Harry.
« Ferme les yeux, ferme les yeux, ne le laisse pas te contrôler », faisait sa propre voix, criant dans sa tête.
Hermione cligna les yeux, encore et toujours. Elle essaya de les fermer, difficilement.
« Regarde-moi. MAINTENANT ! »
Hermione ouvrit grand les yeux et les plongea dans ceux de Malefoy. Dans la lumière blafarde du « Lumos », ses pupilles s'étaient rétrécies en deux minuscules points noirs, tandis que ses yeux d'acier lui transperçaient le crâne, en bon occlumens qu'il était.
Non… Il allait entrer dans son esprit, voir tous ces moindres secrets. Il ne devait pas ! Il ne devait…
_ Drago ? Est-ce que tout va bien ?
Hermione se trouva soudain libre de ses mouvements. Elle expira bruyamment tandis que Drago se tournait vers le haut des escaliers, agacé.
_ Si tu ne me réponds pas, Drago, je descends, avertit Narcissa, avec une pointe de peur dans la voix.
_ J'arrive, mère, lança Malefoy.
D'un coup de baguette, il ouvrit la porte de la cellule, et, saisissant Hermione par le coude, il la jeta sans ménagement à l'intérieur, lui arrachant un cri de surprise.
_ Tu as réussi à gagner du temps ? demanda la voix de Luna au fond.
_ Co…Comment tu le sais ? bredouilla Hermione. J'avais cru être crédible !
Luna laissa échapper un petit rire et reprit de sa voix faible :
_ Tu l'as été, je te rassure. Mais Malefoy sais bien que tu es la meilleure élève de Poudlard, tu savais lancer des sortilèges de niveau ASPIC alors que vous n'étiez qu'en cinquième année.
Hermione émit un grognement.
_ Il est peut-être terrifié par la guerre, mais apparemment, ça ne l'empêche pas de venir tout compromettre…, dit-elle avec humeur en se laissant tomber par terre.
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Et voilà !
J'ai décidé de poster ce chapitre surtout parce qu'il est plutôt court.
N'hésitez pas à me laisser une review, ça me fait plaisir d'en avoir et je vous répondrai :D
Je vous dis à très bientôt pour la suite !
Heibi
