NA : Dire que je suis censée travailler... mais l'appel du Pepperony était trop fort ! Et vous me manquiez :D
Je sais que ce chapitre est bien plus court que ce à quoi vous êtes habitués, mais je n'avais guère le temps pour plus et c'est sortit ainsi (: Ceci dit j'ai noté deux ou trois petites idées qui pourraient se développer en petits OS similaires. Tout ça en post-IM3, comme promis !
Bonne lecture,
Nyna.
Mercredi 4 avril 2012
« Tu ne mets pas ta bague, Peps ? » s'étonna Tony alors que sa fiancée s'apprêtait à partir pour le bureau.
Elle portait l'un de ses tailleurs préférés ; celui d'un gris-perle tirant légèrement sur le bleu qui rehaussait particulièrement la couleur de ses yeux.
Il était assez fier d'avoir réussi à la convaincre de s'accorder une journée la veille afin de célébrer dignement leur engagement.
Bien sûr, il n'avait pas obtenu totalement gain de cause, il avait fallu qu'il trouve de quoi passer le temps pendant deux longues heures tandis qu'elle s'assurait qu'Andréa, son assistante, avait les choses en mains et qu'elle assistait à distance à une réunion déjà reprogrammée, qu'elle ne souhaitait pas annuler une fois de plus.
Cela dit, sa patience avait largement été récompensée.
Malgré tout, chaque bonne chose à une fin et il avait dû concéder que l'entreprise avait besoin d'au moins l'un d'entre eux pour tourner rond. Pepper de préférence.
Elle replaça une mèche de cheveux en se tournant vers lui. « Je ne crois pas qu'arriver dans une armure soit du meilleur effet sur nos futurs partenaires, » remarqua Pepper, affectant un air sérieux malgré l'amusement qui perçait dans sa voix.
Tony lui adressa un sourire satisfait, qu'il faisait à peine l'effort de dissimuler. « Tu sais, je fais toujours une entrée fracassante quand je la porte. »
« Fracassante étant ici le mot clé ? » railla Pepper, un sourire aux lèvres.
L'amusement de Tony ne fit que s'accentuer.
Pepper plaçait sa main sur le scanner biométrique pour appeler leur ascenseur quand il ajouta « Viens avec moi, tu peux arriver avec cinq minutes de retard. »
« Je devrais vraiment... » tenta-t-elle en désignant les portes de l'ascenseur qui s'ouvraient en silence.
« Cinq minutes, Pepper. »
Face à son regard insistant, Pepper soupira, levant les yeux au ciel. Cependant, elle réprimait mal son sourire. Depuis trente-six heures, sourire semblait être devenu un état quasi permanent chez elle, comme chez son compagnon.
« Cinq minutes, Tony, » prévint-elle en le suivant vers le salon, où se trouvait toujours l'armure qu'il lui avait confectionnée.
« Là, » dit-il en prenant la main gauche de l'armure. Il pinça l'annulaire entre deux de ses doigts et tourna légèrement. Dans un bruissement métallique, le gant s'ouvrit et Tony en récupéra l'un des anneaux, ou plus précisément l'intérieur de l'un des anneaux. « Tu vois ? »
Il se tourna vers elle, la main à plat et Pepper vit qu'il tenait la partie de l'armure où elle avait remarqué les pierres précieuses l'avant-veille. Celle-ci formait un anneau, certes plus épais que celui d'une bague de fiançailles conventionnelle, mais non moins élégant. Pepper le prit dans sa main et l'observa un instant. Le métal d'un bleu mat, presque noir selon l'éclairage, faisait ressortir les pierres d'une façon qu'elle trouvait captivante. C'était définitivement une pièce unique. Magnifique.
Après un moment, elle le lui rendit. Il la regarda, interrogateur.
« Tu es censé me la mettre toi-même, » expliqua-t-elle.
« Oh, » répondit-il, penaud. « Oh ! » Un sourire amusé revint éclairer son visage. « Il faut aussi que je me mette à genoux ? »
Pepper fit un pas en avant et l'embrassa, agrippant son t-shirt dans un geste possessif. « Comment est-ce que je pourrais faire ça si tu étais à genoux ? »
« Exact, » acquiesça-t-il avec une moue méditative.
Il aimait particulièrement cette facette de Pepper... c'était un fait.
« Là... » Il prit sa main et fit doucement glisser l'anneau sur son annulaire. « C'est mieux ainsi, tu trouves pas ? »
« Beaucoup, oui, » approuva-t-elle une fraction de seconde avant qu'il ne pose ses lèvres sur les siennes dans un tendre baiser.
Au diable le boulot, songea Pepper. Elle n'avait rien à faire qui ne saurait être retardé d'une heure ou deux. Elle approfondit leur étreinte, faisant glisser ses mains sous le t-shirt de Tony, qui ne trouva absolument rien à y redire.
Bien au contraire.
