- Au fait, j'ai croisé votre mère en arrivant. Elle m'a raconté que pendant votre coma, vous avez vécu une aventure extraordinaire, où beaucoup des membres de votre entourage avait un rôle, c'est vrai ? Demanda Lincoln en arrivant dans la chambre de Clarke.

Lincoln s'installa et commença à masser Clarke.

- Oui, c'est vrai, vous aviez un rôle, si c'est ça que vous vouliez savoir !

- Vraiment ?

- Oui, vous étiez un guerrier farouche !

- Voilà qui est intéressant ! Et qu'ai je fait ?

- Et bien, vous étiez très courageux, vous avez mené des combats. Vous avez vécu des moments difficiles, notamment lorsque vous avez été transformé en une espèce de zombie mais vous avez trouvé l'amour !

- Ah voilà qui est intéressant !

- Une belle...

- Brune ! Fini Lincoln.

- Oui ! fit Clarke en riant.

- Et ensuite ?

- Euh... ensuite..., hésita Clarke.

- Ah, je vois, je suis mort, c'est ça ?

- Oui, je suis désolée, vous êtes mort pour sauver les vôtres, si cela peut vous consoler...

- Je suis mort en héros,... oui cela me va ! Dit Lincoln en riant.

- Et vous m'avez beaucoup manqué ! Rajouta Clarke en souriant.

- Ne vous inquiétez pas, je ne vous en veux pas, après tout, ce n'est pas vous qui avait choisit le scénario !

- C'est clair ! Sinon, mon amour ne serait pas morte non plus !

- Ah, ah ! Clarke Griffin était amoureuse...

- Oui, il y avait Finn...

- Votre petit ami... celui qui est mort dans...

- L'accident oui... Je l'ai tué...

- Non, Clarke, c'est vous qui conduisiez, mais d'après ce que j'ai entendu, vous avez perdu le contrôle de votre voiture, parce que quelqu'un l'avait trafiqué ! Ce n'est pas vous qui avez tué votre ami, mais la personne qui a saboté votre voiture, l'est en revanche !

- Non, je veux dire dans mon histoire, dans mon rêve, je l'ai tué !

- Peut être parce que, inconsciemment, vous vous sentiez responsable de sa mort ! Mais vous ne l'êtes pas !

- N'ayant plus de souvenirs de ma vie ici, je suppose en effet que j'ai réagis avec mon subconscient !

- En tout cas, le monde où vous viviez était violent ! Mais au fait, j'y pense, vous avez dit, «mon amour ne serait pas morte» au féminin...

- Oui, il y a eu... Lexa...

- Morte aussi ?

- Oui..., dit Clarke, une larme coulant sur sa joue.

- Oh, je suis vraiment désolé, dit Lincoln en prenant Clarke dans ses bras.

Ce geste surprit un peu Clarke, mais elle se laissa faire et même se lova dans l'épaule du kiné.

- Et cette Lexa, vit dans ce monde ?

- Oui, murmura Clarke.

- Alors vous avez une deuxième chance ! Dit Lincoln en s'écartant de Clarke.

- Oui, peut être ! Dit Clarke en souriant légèrement.

A ce moment quelqu'un frappa à la porte.

Bellamy, Raven et Octavia entrèrent dans la chambre.

- Ah Griffin ! A peine réveillée, elle drague déjà !

Lincoln se leva d'un bond.

- Bonjour ! Moi, c'est Octavia mais vous pouvez m'appeler O. ! Dit Octavia en tendant sa main au jeune homme.

Lincoln serra la main de la jeune femme et leurs regards se croisèrent, les dés étaient jetés !

Ils restèrent ainsi, les yeux dans les yeux, pendant quelques secondes.

- Bien on se voit demain Clarke ! Dit soudain Lincoln en lâchant la main d'Octavia et en s'éclipsant de la chambre rapidement.

- Ouh la la, c'est qui ce beau gosse ?

- Qui est ce qui drague maintenant ? Dit Raven en riant.

- Oh, c'est bon ! Alors c'est qui ?

- Lincoln ! C'est mon kiné ! Dit Clarke amusé.

- Hum ! C'est bon à savoir ! On sait jamais, je pourrai me faire une entorse en partant ! Continua Octavia.

- Ça suffit O. ! On est venu voir Clarke ! Pas faire du gringue au personnel ! Dit Bellamy sur un ton sec.

- Quel rabat joie, le frangin ! Bon ! Comment tu vas ma belle ! Dit Octavia en s'asseyant sur le lit.
Et Clarke leur raconta son autre «réalité», avec le rôle de chacun.

- Waouh ! Ton monde était vraiment pourri, mais je suis devenue calife à la place du calife, c'est cool ! L'idée me plaît bien ! Dit Octavia hilare.

- Et nous, on a fini dans l'espace, c'est pas mal non plus ! Dit Bellamy

- Mais il y a un truc qui m'interpelle ? Comment tu sais quelle réalité est la bonne ? Si ça se trouve, c'est maintenant que tu es en train de rêver ! Dit Raven perplexe.

- Oui, je me suis aussi posée la question ! Mais dans l'autre réalité, notre avenir à tous est précaire alors je m'accroche à l'idée que cette réalité est la bonne !

- Et si tu te trompes ?

- Et bien, c'est un chouette rêve et il me permet à tous de vous dire que je vous aime avant de mourir..., dit tristement Clarke.

- Et bien non, techniquement, c'est impossible puisque...

- Ça suffit Raven ! On s'en fout Raven ! Son autre réalité, même si c'est cool d'être dans l'espace, elle craint un peu, alors moi je vote pour celle-ci, ici et maintenant !

- Ouai, c'est vrai qu'être chef c'est sympa, mais enfermé sous terre pour un an..., merde, je suis pas une taupe ! Et puis, je ne pourrai pas revoir cet adorable, séduisant kiné ! Je vote comme toi mon frère !

- Je ne suis pas certaine de pouvoir choisir mais espérons que celle-ci soit la bonne, car ici, nous sommes ensemble !

Ils restèrent à discuter une bonne partie de la journée.

C'était très étrange pour Clarke de retrouver ses amis. Ils étaient semblables et pourtant, si différents ! Elle se demandait si ces amis auraient survécu dans son monde apocalyptique et puis elle se souvint. Ceux qu'elle avait devant les yeux, c'étaient ceux qu'elle avait dans l'Arche. Des enfants, pas forcement contents de leurs conditions, même si celles de l'Arche étaient presque carcérales, mais ils étaient des enfants et elle aussi ! Et cet univers qu'elle avait inventé, ou peut être pas, les avaient transformé. Il avait fait d'eux des survivants, pour le meilleur et pour le pire ! Et oui, en les regardant, elle fut persuadé, que derrière le jeune homme timide et riant aux blagues de sa sœur, se cachait un leader né. Que sous une petite robe et une attitude écervelée se révélerait si il le fallait, une guerrière farouche capable d'inspirer tout un peuple. Et elle n'avait aucun doute que Raven, soit la femme la plus courageuse qu'elle connaisse. Elle était certaine qu'il en était de même pour Lincoln, Markus , Abby et ceux qu'elle n'avait pas encore vu. Dans cette autre réalité, elle les avait peut être vu sous un angle différent, tout simplement.

En fin de journée, ils quittèrent la chambre en promettant de revenir très vite.

Elle dîna seule puis regarda une émission débile à la télé. Elle allait éteindre pour essayer de dormir lorsque quelqu'un d'autre frappa à la porte.

- Entrez ! Fit elle.

Lorsque l'inspecteur Wood rentra dans la pièce, le rythme cardiaque de Clarke s'emballa, déclenchant les alarmes des machines, ce qui eu pour conséquence de voir l'infirmière de nuit débarquer.

- Qu'est ce qu'il se passe, ici ?

- Je ne sais pas, c'est votre machine !

- Ce n'est pas MA machine ! Et elle s'est déclenchée car votre palpitant bat la chamade ! Cent vingt, c'est un peu excessif ! Il va falloir vous calmer !

- Je suis calme, je suis dans mon lit !

- Et vous ! Que faites vous ici ? Vous ne savez pas que les heures de visite sont terminées !

- Euh..., je suis inspecteur de police...

- Vous pourriez être la reine d'Angleterre, que ça serait pareil ! Les règles c'est pour tous le monde ! Dit l'infirmière inflexible.

Clarke voyait son tête à tête avec Lexa être compromis.

- S'il vous plaît, c'est pour ma protection..., tenta Clarke.

- Votre protection ? Mais il y a un policier devant votre porte ! Dit l'infirmière suspicieuse.

- Oui, mais je dois le remplacer..., continua l'inspecteur, jouant le même jeu que Clarke.

- Ah très bien ! Et bien, vous auriez du le dire plus tôt ! Dans ce cas, je vous laisse... mais vous jeune fille surveillez votre cœur !

- Je croyais que c'était à vous de le surveiller ?

- Ne faites pas la maligne, hein ? Ce n'est pas parce que vous êtes la fille du docteur Griffin que... ! Enfin, vous voyez ce que je veux dire, n'est ce pas ? Les règles. Les mêmes...

- Pour tout le monde ! Oui, j'ai compris... Madame !

L'infirmière quitta la chambre, laissant Clarke seule avec Lexa.

La blonde aurait bien voulu que la jeune femme vienne s'asseoir sur le lit, mais elle choisi le fauteuil en skaï bleu qui se trouvait au bout du lit.

Tout comme ses amis, la Lexa d'ici, était semblable pour beaucoup de choses, mais différente pour d'autres. Ce qui distinguait les deux, c'était ce qu'elle avait remarqué la première fois qu'elle l'avait vu, la tenu vestimentaire. Un chemisier blanc, cette fois, donc seuls les trois ou quatre boutons du milieu avaient été boutonné, laissant tout le loisir d'admirer son décolleté, le bas de son ventre et de découvrir son piercing au nombril. Un jean, légèrement délavé. A la ceinture, un badge doré, indiquant son appartenance à la police. Enfin à ses pieds, une paire de Converse blanche. Le seul rappel du cuir que portait la Lexa guerrière, était la veste courte de cuir noir qu'elle portait et qu'elle n'avait pas la dernière fois.

Par contre, sa façon féline, de se déplacer, était la même. Clarke retrouva aussi, les mêmes expressions de visages, cette mélancolie dans le regard, cette capacité de passer de sévérité, à la douceur, de l'assurance à la détresse. Et lorsqu'elle fut installée dans le fauteuil, pendant quelques minutes, Lexa «enfila» son masque d'Heda.

- Merci d'avoir accepter de me recevoir, commença l'inspecteur.

- C'est normal !

- Ce n'est pas ce que pensait votre mère...

- Maman est sur-protectrice et puis, elle vous l'a peut être dit, j'ai perdu la mémoire.

- En effet, elle me l'a dit, c'est fâcheux d'ailleurs...

- Pourquoi ? J'ai fait une déposition, non ?

- Oui, oui ! Bien entendu, et cela ne remet pas en cause votre déposition, c'est juste que nous n'avons plus que ça et je pense que l'avocat de Roan, va en profiter...

- Je suis vraiment désolée...

- Ne le soyez pas, vous n'y êtes pour rien ! Vous n'avez pas choisi d'avoir cet accident ! J'en profite d'ailleurs pour vous présenter toutes mes excuses, même si c'est peu, pour l'accident et surtout la mort de votre ami..., petit ami.

- Ne soyez pas trop dure avec vous même, vous n'êtes pas non plus responsable de cet accident !

- Si bien sur ! J'aurai du le savoir ! Le prévoir ! Mais ne vous inquiétez pas, il va payer... pour ça aussi !

- Je voudrais vous poser une question...

- Et bien...

- Sachant que vous n'êtes pas dans l'obligation de me répondre...

- Que voulez vous savoir ?

- Et bien, peut être m'en avez vous déjà parler, mais comme je ne me souviens de rien... Ma mère pense, et c'est aussi mon cas, que vous avez un passif avec ce Roan...

Le visage de l'inspectrice se figea, elle «quitta» son masque d'Heda, avala sa salive et sembla soudain mal à l'aise.

Clarke regretta sa question et le fait d'avoir été trop curieuse, trop rapide.

- Laissez tomber, ce n'est pas grave..., je n'aurai pas du..., je suis désolée...

- Non, il n'y a pas de problème, je vous en avait déjà parlé, c'est juste que c'est... un souvenir douloureux...

- Vous avez été amants ?

- Mon dieu, non ! Répondit Lexa avec un air dégoûté.

- Mais il vous a fait souffrir ?

- Oui... Cela fait un moment que je lui cours après. J'avais une amie, journaliste. Elle a voulu m'aider dans mon enquête. Au début, j'ai refusé, mais elle s'est montrée, très... convaincante, dit la jeune femme avec un sourire nostalgique.

- Une amie...

- Oui, enfin, nous étions un peu plus que des amies... Acostia était mon amour, mon amante, ma femme...

- Oh, je vois !

- Cela vous choque ?

- Me choquer ? Pas le moins du monde ! On ne choisit pas qui on aime ! Notre cœur est attiré par un autre, peu importe sa couleur, son sexe ou sa religion ! Et que c'est il passé ?

- Et bien, elle s'est dangereusement rapproché de lui, mais, un jour, elle a trouvé «une preuve irréfutable», m'a t-elle dit. Elle était contente, elle m'a dit «Ça y est, tu vas enfin mettre ce type derrière les barreaux !».

Je l'ai attendu, mais le soir, elle n'était toujours pas rentrée, j'ai su alors que quelque chose c'était passé, mais c'était trop tard.

- Roan l'a su ?

- Oui, je ne sais pas comment, mais il a su pour Acostia. J'ai reçu un coup de fils. Je ne sais pas non plus comment ce fils de...,... a eu mon numéro de téléphone !

- C'était lui ?

- Oui. Il m'a dit que quelqu'un voulait ma parler..., c'était Costia...

- A-costia...

- C'était son prénom. Savez vous que c'est le nom d'une plante ? J'aimais son prénom mais je l'appelais souvent Costia...

Clarke sourit.

- Elle m'a dit «Ne t'inquiète pas mon amour, je n'ai pas peur, je t'aime !». Il a alors prit le téléphone. « Comme c'est touchant ! Vous allez apprendre, toi et ta copine qui ne faut pas se mêler de mes affaires !» a t-il dit. Ensuite, il a demandé à Acostia si elle voulait me dire une dernière chose. Je l'ai entendu rire et pleurer en même temps, puis me dire «Promet moi simplement de faire la peau de ce conna...» Elle n'a pas eu le temps de finir sa phrase, j'ai entendu une détonation.

- Mon dieu, il l'a tué ?

- Oui, une balle dans la tête..., dit l'inspecteur alors qu'une larme coulait sur sa joue.

- Je suis vraiment désolée...

- Cela aurait pu s'arrêter là...

- Non..., murmura Clarke qui avait peur d'avoir deviné ce que Lexa allait dire.

- Le lendemain, j'ai découvert un carton devant ma porte...

- Non, non, non..., dit Clarke comme si elle avait voulu empêcher Lexa d'ouvrir la boite.

- On lui avait coupé la tête et l'avait déposé devant chez moi ! On a découvert son corps quelques jours après, le légiste m'a expliqué qu'elle avait été violé et mutilé post mortem ! Grâce a votre témoignage, nous avons pu l'arrêter, et ce porc m'a dit en riant, qu'il n'était pour rien dans la décapitation, le viol et les mutilations de Costia que c'était l'œuvre d'une de ses gars un peu trop zélé ! Si mes collègues ne m'avait retenu, je l'aurais tué de mes mains !

Clarke voyait bien que Lexa faisait un gros effort pour ne pas céder au chagrin. Elle avait une irrésistible envie de la prendre dans ses bras, mais cela aurait été déplacé, Lexa n'aurait pas comprit et puis de toutes les façons, elle n'était pas assez remise pour se lever et aller jusqu'à elle.

- Que puis je faire pour vous ?

Lexa se mit à rire.

- C'est exactement ce que vous m'avez dit la première fois...

- Au moins, j'ai une certaine constance !

- Oui, je vais vous répondre la même chose que ce que je vous ai répondu alors, je ne vous ai pas raconté cette histoire pour que vous ressentiez de la pitié, mais pour que vous sachiez quel genre d'individu est Roan !

- Je ne sais pas ce que je vous ai alors répondu, mais en tout cas, je ne veux pas vous aider parce que j'ai pitié de vous mais parce qu'il est responsable de la mort de Finn et qu'il a essayé de me tuer !

- De toutes façons, il n'y a plus rien que vous puissiez faire...

- Alors pourquoi avoir demandé à ma mère de me voir ?

- Je vous l'ai dit, pour vous présenter toutes mes excuses pour la mort...

- De Finn oui, j'avais compris ! Mais vous croyez que je vais rester là, les bras ballants parce que j'ai perdu la mémoire ! Je veux que ce type passe le reste de sa vie en prison ou mieux qu'il finisse avec une injection létale ! Cria Clarke.

Les alarmes se mirent à nouveau en route.

- Calmez vous où l'infirmière va revenir.

- Oui vous avez raison...

- Écoutez le procès de Roan à lieu dans trois mois, votre déposition est recevable puisque nous pourrons démontrer que vous aviez toutes vos facultés lorsque vous l'avez déposé mais son avocat est malin, j'ai vraiment peur qu'il trouve une faille et que ce pourri s'en sorte à cause de ça !

- Une épée à travers l'abdomen et on en parle plus, c'était vraiment plus simple ! Murmura Clarke.

- Ce genre de procès n'a pas court chez nous...

- C'est bien dommage ! Quoi qu'il en soit, je voudrai que vous me teniez au courant si jamais vous trouvez quelque chose contre lui et je veux assister à son procès !

- Mademoiselle Griffin, c'est dangereux, faites profil bas... Il va apprendre, si ce n'est déjà fait, que vous êtes amnésique, avec de la chance, il pensera ne plus craindre, quoi que ce soit de votre part, et il se consacrera à autre chose...

- On fait comme ça jusqu'au procès, mais si il s'en sort, je pars en croisade contre lui !

Cette fois Lexa se leva et vint s'asseoir su le lit de Clarke.

- Je vous en prie, ce n'est pas votre guerre...

Clarke posa sa main sur celle de Lexa, qui fut un peu surprise mais qui n'enleva pas la sienne.

- A partir du moment où il s'en est pris à moi, c'est devenu ma guerre, ou plutôt notre guerre !

Lexa plongea son regard vert dans le bleu de Clarke.

- Vous avez changé...

- Comment ça ?

- Et bien, je ne sais pas, vous êtes plus dure, plus solide. Il brûle dans vos yeux, une flamme guerrière que je n'avais pas vu la première fois que nous nous sommes rencontrées...

- Pendant un an, j'ai appris l'art du combat, et celui de survivre, de la part des meilleurs guerriers ! Dit Clarke fièrement.

- Pardon ?

- Non rien, je voulais dire qu'un an dans le coma, ça vous change ! Dit Clarke en réalisant que Lexa allait sans doute la prendre pour une folle.

- J'imagine que oui !

- Bien alors je compte sur vous pour me tenir au courant de l'enquête et ce jusqu'au procès ?

- Votre mère va me tuer, vous savez ça ?

- Je vous protégerai !

- Ce n'est pas plutôt l'inverse qui devrait se produire ? Le flic c'est moi ! Dit L'inspecteur en souriant.

- Je pourrai vous surprendre encore...

Elles avaient toujours le regard plongé dans celui de l'autre et le temps semblait en suspend. Soudain, Lexa détacha son regard, pour le poser sur sa main toujours sous celle de Clarke. Alors doucement la blonde souleva sa main.

- Je vous libère, vous pouvez partir...

- Je n'avais pas l'impression d'être prisonnière et même si cela avait été le cas, la prison était plutôt agréable.

Clarke sentit ses joues s'empourprer.

Lexa se leva, fit quelques pas vers la porte, et déjà Clarke sentait son cœur se serrer.

- A bientôt Mademoiselle Griffin...

- Vous pourriez m'appeler Clarke...

- Entendu, à bientôt... Clarke...

L'entendre dire son prénom ému la blonde.

- A bientôt Lexa !

L'inspecteur qui avait déjà la main sur la poignée de la porte se retourna surprise.

- Pardon ? Comment m'avez vous appelé ?

- Euh... Je suis désolée, je pensais que je pouvais vous appeler par votre prénom, du fait que...

- Bien entendu, il n'y a pas de soucis, mais mon prénom est Alexandra...

- Oh oui, j'avais oublié..., je ne sais pas pourquoi, j'ai utilisé ce diminutif...

- Ce n'est pas grave, c'est juste que, c'est comme ça, que m'appelait ma mère...

- Oh, je comprend, alors cela sera Alexandra !

- Non, c'est comme vous voulez, c'est juste que j'avais juste perdu l'habitude que l'on m'appelle comme ça, mais j'aime bien, dit la jeune femme en souriant.

Ce sourire emballa à nouveau le cœur de Clarke, qui du faire un gros effort de respiration, pour arrêter les alarmes des moniteurs.