Après une bonne nuit et une douche froide dès le réveil, le chevalier du Cancer était calmé et se sentait prêt à « travailler » tout en ayant à ses côtés le charmant poisson. Il se rendit donc aux arènes pour l'entraînement matinal. Il était le dernier, comme d'habitude. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il était pas du matin et qu'il mettait plus d'une heure à se tirer de sous ses draps. En bas, Camus du Verseau s'entraînait avec Shaka de la Vierge sous l'œil bien attentif de Milo et de Mü qui n'en perdait pas une miette et qui grimaçaient dès que leur cher se prenait un coup. Les deux jumeaux étaient en grande discussion et Aiolos jetait des regards tantôt aux jumeaux, tantôt à son frère, assis seul et en retrait et qui semblait complètement ailleurs.
Angelo alla rejoindre Aphrodite qui lui faisait de grands gestes et de grands sourires, et l'invitait à venir à ses côtés :
« Aphro : Tu as encore traîné ce matin.
Angelo : Pfff, galère ces entraînements. Maintenant qu'on est plus en guerre, je vois pas pourquoi on aurait pas droit à plus de repos et de loisir. Un jour dans la semaine, c'est pas suffisant.
Aphro : Mais c'est pour entretenir nos silhouettes d'Apollon. J'ai lu dans un magazine que si on arrête le sport, les muscles se transforment vite en graisse et pendent. Je préfère m'imposer double entraînement que de voir ça sur mon superbe corps.
Angelo (jette un coup d'œil à Aiolia) : Ouais, ben j'en connais un qui ferait bien de se booster un peu. Il a l'air de se ramollir le minou. Ca plaira pas à Marine ça. Je vais te le secouer moi tu vas voir. »
Camus et Shaka remontèrent dans les estrades essoufflés et en sueurs. Milo et Mü s'empressèrent de leur apporter eau et serviette qu'ils prirent avec juste un banal et froid remerciement, sans prêter attention aux petites attentions de leur collègues, ce qui désespérait ces derniers et encore plus le duo du Styx :
« Angelo : Y commence vraiment à y avoir urgence. On s'occupe d'Aiolia en premier, j'ai pas envie de me casser la tête à les faire tous en même temps. Mais va falloir se grouiller. »
C'est ainsi qu'Angelo se posta devant le Lion qui ne fit même pas attention à lui. Sa tête était tournée vers la sortie des arènes, son regard était vide comme s'il pensait à tout autre chose et qu'à l'heure actuelle, il n'était pas avec ses collègues :
« Angelo (a une centimètre de l'oreille d'Aiolia) : UN COMBAT LE CHATON.
Aiolia (revenant à la surface et tombe à la renverse) : AAAAAH.
Angelo : HAHA. Tu abandonnes déjà ? Où est donc passé le puissant chevalier du Lion et ses crocs redoutables ?
Aiolos : Angelo, ça ne va de le surprendre comme ça. Tu sais pas que c'est dangereux de ramener trop vite quelqu'un à la réalité.
Angelo : Tu me fais encore la morale toi ! Suis plus un gosse et ton frère non plus d'ailleurs. Il pourrait très bien se défendre tout seul.
Aiolos : C'est contre mes principes de laisser des gens comme toi semer la zizanie autour de soi. Et encore plus parce que c'est mon frère, qu'il est six ans ou vingt.
Aiolia : Ca va grand frère. Angelo a raison, je ne suis plus un enfant. Je pensais juste à quelque chose mais faut bien que je descende moi aussi. J'accepte ton défi Angelo.
Angelo : Allez amène-toi, je suis chaud là.
Aiolos : Soit bien sur tes gardes Aiolia. Et fait attention à ses feintes. Et ne répond pas à ses provocations, reste calme et regarde bien…
Aiolia : Ca va Aiolos, je suis chevalier d'or quand même. Cesse donc de trop me couver. »
Aiolia suivit le Cancer tandis que le Sagittaire baissait la tête de honte et de déception. Ou était donc passé cet adorable petit garçon qu'il avait élevé ? Saga le remarqua mais n'osa pas aller le voir. Alors il resta à côtés de son jumeau à faire semblant d'écouter son discours interminable sans queue ni tête.
Pas vraiment motivé, Aiolia du Lion tenta quand même de se concentrer sur son adversaire. Angelo, quand à lui était déterminé comme jamais. Il avait pour intention de relancer le Lion, de le booster et de lui redonner cette énergie que tout le monde lui connaît. Ils commencèrent donc un magnifique combat au corps à corps. Les deux était à égalité, chose suspecte car en temps normal, Aiolia avait largement le dessus sur Angelo. Même, il commençait à flancher. Angelo tenta donc de le provoquer un peu pour le stimuler :
« Angelo : Alors chaton, c'est tout ce que tu as à me montrer ! T'es mou comme pas possible, toi qui avait tant la côte auprès des femmes, si tu continue comme ça, plus aucune ne s'intéressera à toi. »
L'effet qu'avait produit Angelo sur Aiolia fut le contraire de ce qu'il désirait. A ces mots, le grec baissa sa garde et laissa à nouveau son esprit vagabonder. Angelo ne le vit que trop tard et n'eut pas le temps de stopper son coup. Il envoya Aiolia valser dix mètres plus loin et s'échouer au sol pour ensuite déraper sur encore sur plusieurs mètres, sans qu'il esquisse le moindre mouvement pour amortir sa chute. Il resta figé au sol. Très inquiet, son frère descendit sur l'arène pour le secourir et découvrit avec horreur qu'Aiolia avait perdu connaissance. Il avait quelques blessures mais sans gravité et apparemment rien de cassé. Le Sagittaire foudroya le Cancer :
« Aiolos : Tu n'aurais pas pu être plus calme. Nous ne sommes plus en guerre bordel, pas la peine de l'esquinter comme ça.
Angelo : Ce n'est pas ma faute s'il a baissé sa garde et son attention. Lui, l'un des plus puissant chevalier d'or aurait très bien pu esquiver mon coup et même me faire mordre la poussière.
Aiolos : Je le sais, mais il est pas en forme en ce moment, alors tu aurais pu y aller molo.
Angelo : Sérieux Aiolos, au lieu de couver ton frère comme une vraie mère poule, tu ferais mieux de t'occuper de tes problèmes en premiers, et laisser ton frère s'occuper des siens.
Aiolos (rougis) : Je n'ais aucun problème, et tu ne comprendras sans doute jamais ce qu'est la solidarité fraternelle.
Angelo : Excuse-moi de ne pas avoir un frère comme toi, un simple brin de famille pour me soutenir. »
Cette fois-ci, Aiolos baissa le regard, honteux de ce qu'il venait de dire. Il tenait toujours Aiolia inconscient dans ses bras. Shion arriva en se téléportant, examina rapidement le lion, puis le téléporta lui et son frère dans le cinquième temple, tout ça sans jeta un regard à ses collègues. Par professionnalisme ou par crainte de croiser le visage devenu triste de la balance et ce depuis que Shion était apparu. Aphrodite, en voyant ce spectacle se dit qu'Angelo avait raison, il commençait vraiment à y avoir urgence.
Le dit Angelo quitta les arènes, les mains dans les poches et traînant les pieds, Aphrodite le suivit :
« Aphro (arrivant à sa hauteur): Ce n'est pas de ta faute, tu ne pouvais pas arrêter ton coup. Aiolia va bien, il est juste un peu sonné. Et ne fais pas attention aux propos d'Aiolos, tu sais comment il est dès qu'il s'agit de son petit frère adoré.
Angelo : Ouais je sais. Mais bon, je voulais le booster et j'ai obtenu tout le contraire de ce que je voulais. Là je suis dans un impasse.
Aphro : Et si on allait voir Marine. Elle doit être au camp d'entraînement des femmes. Aiolia s'y rend tous les jours dès la fin de l'entraînement. Et il passe son après-midi à l'espionner.
Angelo : Et elle ?
Aphro : Et bien, elle a des petites occupations. Elle tient un petit potager, elle sort avec ses amies…
Angelo (le coupe) : Ouais, des truc de femmes. Pitoyable. Entre elle et l'autre énergumène de chaton apeuré, on est pas sorti de l'auberge.
Aphro : Un peu de positivisme cher collègue. Toi qui disait hier que tu étais un génie. T'as pas une idée ?
Angelo : Mais si bien sûr, tu me prends pour quoi, pour un idiot avec un QI pas plus haut que trois. Je ne fais qu'exposer mon point de vue.
Aphro : Alors c'est quoi ton idée ?
Angelo : Toi, tu vas passer ta journée à espionner Marine, à fouiller chez elle. Je veux un rapport en fin de journée et tu me dises quels sont ses goûts. C'est-à-dire vestimentaire, culinaire, décorative, pratique sexuelle. Tout ce que tu peux pécher mon cher poisson.
Aphro : Il est nul ton jeu de mots. Et toi, tu fais quoi pendant je bosse ?
Angelo : Je vais aller voir ce minou de pacotille, le caresser jusqu'à ce qu'il ronronne puis une fois sa confiance gagnée, je lui sortirai les vers du nez pour lui faire avouer ses sentiments.
Aphro : Tu devras sans doute te frotter à Aiolos.
Angelo : lui j'inventerai un excuse bidon pour le dégager du temple.
Aphro : Tu es un génie.
Angelo (rire machiavélique) : je sais HAHAHAHA. »
Aphrodite trouva le cancer fort séduisant dans son air I am the best. Il prit son courage à deux mains et eut l'audace de lui poser un rapide baiser sur la joue avant de s'éclipser à la vitesse de la lumière, laissant là un Angelo complètement figé dans un posture d'une homme au rire machiavélique. D'ailleurs, un apprenti rouquin passant par là le vit et trouva bizarre de trouver une statut du chevalier du Cancer au milieu de nulle part. Il poussa Angelo avec son index qui tomba toujours raide et dans la même position :
« Kiki : Mais elle est moche cette statut. Maître Mü a raison quand il dit que le chevalier du Cancer est dérangé de la tête. C'est la première fois que je vois quelqu'un se faire un statut à son effigie, en plus moche, et de la placer au milieu de nulle part. »
Le jeune apprenti du Bélier plaça donc le « statut » en haut d'un arbre à épine grâce à ses pouvoirs, avant de s'éclipser. Une fois revenu à lui, Angelo ne comprit pas dans quelle galère il était mais comprit qu'il était dans la galère :
« Angelo : Si je démasque le sale petit £$% qui a fait ça. Je vais le… »
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Aphrodite des poissons se rendit au camp d'entraînement des femmes où il vit Marine, portant son masque, se battre avec une autre femme. La japonaise ayant largement le dessus. Puis les femmes entrèrent toute dans un cabanon et en ressortirent sans masque, changée et toute fraîche. Marine salua ses collègues puis regarda tout autour d'elle. Depuis la fin de la guerre, elle se sentait comme observée. Mais elle ne distinguait jamais de cosmos, à moins qu'il le cache. Elle haussa les épaules et s'en alla à sa petite maison pour manger. Aphrodite la suivit et put constater que manger était bien grand mot, elle ne faisait que grignoter des fruits, ne se prenant pas du tout la tête pour cuisiner. D'ailleurs Aphro constata en la regardant qu'elle avait maigri. Ses muscles étaient encore fermes mais on voyait tous ses os, ce qui inquiéta le poisson. Il changea de tactique, au lieu de l'espionner discrètement, il irait la voir directement. Il alla frapper à sa porte et Marine vint lui ouvrir. Vue de près elle faisait peur : ses cheveux étaient emmêlés, son teint pâle, ses yeux cernés et une mine affichant une fatigue certaine… Pas étonnant qu'Aiolia soit si préoccupé. Cela dit, tout le monde savait que Marine n'aimait pas être prise en pitié. Aussi, Aphro ne fit mine de rien et afficha son habituel sourire charmeur. La japonaise, n'ayant jamais vraiment eu de relation avec le chevalier des Poissons, s'étonna de le retrouver chez elle. Elle s'inclina et dit respectueusement :
« Marine : Chevalier des Poissons, que me vaut l'honneur de votre visite ?
Aphro : Pas tant de révérence Marine de l'Aigle. Oublions le protocole, nous ne sommes plus en guerre et je suis venu te voir en tant qu'ami si tu acceptes de me considérer comme tel.
Marine : Oui, bien sûr. Entre donc, ne reste pas sur le paillasson. Et excuse-moi pour le désordre.
Aphro : T'inquiet, j'ai l'habitude avec Angelo. »
Le désordre, c'était peu de le dire. L'air sentait le renfermé, les meubles en bois étaient couverts de poussières, le ménage était négligé, la vaisselle sale dans l'évier semblait là depuis plusieurs jours. La porte ouverte de la chambre laissait transparaître un lit en désordre et des vêtements éparpillés un peu partout. Aphro sourit cependant en apercevant une peluche Nala du roi lion :
« Marine : Tu veux du thé ? Où est-ce que tu as mangé ? Je n'ai pas grand-chose…
Aphro (la coupe) : Oui, je vois ça. Tu sais ce qui me ferait plaisir. Tu te changes et je t'invite à manger en ville. Ensuite on ira faire des emplettes et pour finir je t'aiderai à ranger chez toi.
Marine (honteuse) : Excuse-moi, c'est vrai que ce n'est pas présentable. Mais…
Aphro : Tu n'as pas à te justifier. Il y a juste une chose que je me demande. Cette peluche, elle vient d'où ?
Marine (regarde la peluche Nala) : Ah elle ! C'est Aiolia qui me l'a offerte à mon dernier anniversaire. C'était peu avant la bataille contre Hadès. Je lui ai crié dessus en lui disant qu'il devait se comporter comme un chevalier et non pas comme un gamin et que je ne voulais pas de cadeau.
Aphro : Mais c'était gentil de sa part.
Marine : Oui, je sais. On s'est disputé et puis il y eu la guerre. On ne s'est plus revu et j'ai amèrement regretté la façon dont je lui avais parlé. J'ai bien cru que jamais je ne pourrais m'excuser… Bref, la paix est de nouveau là et lui aussi.
Aphro : Et tu lui a reparlé depuis ?
Marine : Non, je n'ai pas osé. Quand j'ai appris votre résurrection, j'étais folle de joie. Dans l'euphorie, j'ai voulu aller le voir mais il était avec son frère. Je n'allais pas les déranger et depuis, le courage me manque. Et puis, il est systématiquement en compagnie d'Aiolos. Les deux frères doivent être en train de se retrouver.
Aphro : Pff, celui-là aussi. Il étouffe Aiolia, il a toujours été trop protecteur avec lui. Même quand on était gosse et qu'on voulait jouer avec lui, il gardait toujours un œil soupçonneux. Ca exaspérait le lionceau d'ailleurs et d'après ce que je peux voir, ça l'exaspère encore aujourd'hui. Marine, tu serais l'occasion idéale pour Aiolia de se débarrasser de son frère et lui-même pourrait peut-être s'occuper de ses fesses.
Marine : Oui mais que veux-tu que je lui dise, que je suis désolée ?
Aphro : Et que tu l'aimes.
Marine (coite et figée) : …
Aphro : Commence par lui dire que tu es désolée. N'y va pas trop brutalement car son cerveau qui marche au ralenti surtout en ce moment risque de s'y perdre.
Marine (petite voix) : Mais comment sais-tu ?
Aphro : Il y a des regards qui ne trompent pas. Et regarde-toi, ce désordre, ça ne te ressemble pas, toi qui a si durement entraîné Seiya. De plus, je t'ai vu à l'entraînement, tu es la meilleure ? Tu te défoules, tu laisses exploser ta frustration. Si tous ces idiots de chevalier n'ont rien vu, moi je ne suis pas dupe, surtout en ce qui concerne ce sujet.
Marine (petite voix) : Mais et lui ? Est-ce qu'il veut de moi ?
Aphro : Aiolia passe beaucoup de temps à t'espionner après les entraînements.
Marine : C'était donc lui, cette impression d'être observée.
Aphro : Oui sauf aujourd'hui c'était moi. Angelo l'a mis KO. Rien de grave ne t'en fait pas. Cela nous laisse du temps. On va te remplumer, arranger ta coiffure, t'acheter des fringues du tonnerre qui feront ronronner ton minou dès qu'il jettera un coup d'œil sur toi.
Marine: Mais pourquoi fais-tu tout ça ?
Aphro : Parce que tu es une amie.
Marine : Aphro, merci. »
Aphrodite sourit de la tournure de la discussion et par la nomination de Marine à son égard. Il avait réussi à gagner sa confiance et d'ailleurs il la trouva fort sympathique. Il profiterait de cet après-midi pour se renseigner sur ses goûts comme le lui a demandé son crustacé.
Aphro eut une pensée pour Angelo et se demandait comment il se débrouillait avec le bouillant Lion et son entêté de frère.
****************
Après s'être enlevé les épines de sur son corps et désinfecté ses petites plaies, Angelo du Cancer monta chez son voisin le Lion.
Il ne prit pas la peine de frapper et entra comme un forcené en poussant la porte des appartements avec brutalité. Technique Numéro un : arriver en force pour impressionner son prochain… Mais il n'y a avait pas âme qui vive dans le salon du félin. La porte de la chambre était entrouverte et de la lumière semblait s'y échapper de l'intérieure. Angelo s'y rendit et trouva Aiolia endormit paisiblement, sa respiration régulière mais ses yeux encore humides de probables et pitoyables larmes. Et comme l'aurait deviné Angelo, Aiolos se trouvait à ses côtés et regardait le cancer avec dureté :
« Aiolos : Que fais-tu ici ?
Angelo (calme) : N'ai-je pas le droit de m'enquérir de l'état de santé de l'un de mes collègues ?
Aiolos : Tu oublies à cause de qui il est dans cet état.
Angelo : J'ai dit ce que j'avais à dire. Je n'ai plus rien à me reprocher. Mais bon, ça m'a inquiété quand même alors je suis venu. Est-ce qu'il s'est réveillé ?
Aiolos : Oui, il n'a que des blessures légères. Ou du moins physiquement.
Angelo : Que veux-tu dire ?
Aiolos (caresse la tête d'Aiolia) : Je ne sais pas, je n'arrive plus à le comprendre. Autrefois je devinais tous ses soucis avant même qu'il ne me les dise. Il n'y avait aucun secret entre nous, alors que maintenant… »
Le ton d'Aiolos n'était plus dur mais empreint de tristesse. Il regardait son petit frère avec amour et nostalgie. Angelo se surprit à éprouver de la pitié mais aussi à les envier tous les deux. Aiolos continua :
« Aiolos : Il s'est réveillé en sursaut. Je l'ai calmé et expliqué ce qui s'était passé. Il m'a écouté puis m'a demandé anxieusement l'heure. Je lui ai dit puis il a éclaté en sanglot. Je n'ai pas compris, je l'ai bercé, rassuré. Il m'a demandé de quoi il avait l'air, je lui ai répondu qu'il était puissant et enviable. Ca l'a calmé et il s'est rendormi. Mais au fond de moi, il a plutôt l'air perdu comme un chaton apeuré.
Angelo : C'est exact, un chaton qui recherche de l'affection.
Aiolos : Mais pourtant je suis là.
Angelo : C'est vrai et il doit t'en être reconnaissant. Mais il attend plus que ça.
Aiolos (ton de nouveau dur) : Qu'est-ce que t'en sait, toi l'ex-assassin sans cœur ?
Angelo (tente de ne pas relever) : Je le sais, tout comme je sais qu'il faut que t'aille voir le Pope.
Aiolos : Le pope ? Qu'est-ce qu'il me veut ?
Angelo : J'en sais rien moi, il m'a demandé que tu ailles le voir. Peut-être pour savoir comment va ton frère. Je veille sur lui.
Aiolos : Et tu crois que je vais laisser mon précieux frère sous ta garde.
Angelo : T'as pas le choix, je suis là, Shaka est en méditation et les autres sont trop loin. Ca va, je vais pas le pincer.
Aiolos (pas convaincu) : Bon d'accord. Mais attention, si je retrouve quoi que ce soit…
Angelo : Ouais, ta flèche dans mon culs ou ce que tu voudras. Allez vas-y sinon le Pope sera pas content. Surtout qu'en ce moment, il semble pas au mieux de sa forme.
Aiolos : Comme tout le monde ici, sauf peut-être toi et Aphrodite, mais plus rien ne m'étonne de la part de gens comme vous. »
Angelo ne releva pas encore. Il s'impressionnait lui-même, car il n'avait jamais eu de patience et répondait en général du tac au tac. Mais il se devait de gagner la confiance du sagittaire pour pouvoir se retrouver seul avec Aiolia. Aiolos, lui le plus valeureux des golds, la légende du sanctuaire, sa loyauté et son sens du sacrifice… Comme les autres il n'était plus qu'une vieille lavette usée à cause de ses problèmes d'amour inavoués avec Saga des gémeaux, en plus d'être inquiet de l'état de son petit frère, pas en meilleure forme que lui. Il était avec le lion comme une mère qui couvait son enfant malade. Angelo ne s'y connaissait pas trop en sentiment mais il comprenait le sagittaire. Il se souvenait de sa jeune sœur Karina, malade du cœur depuis sa naissance. Leur mère portait toute son attention sur elle et ne cessait de la surprotéger. Toute l'organisation de la famille tournait autour d'elle, mais elle est morte à quatre ans. Sa mère, inconsolable, dépérit et son père, qui ne surmonta pas la perte de sa fille et de sa femme en plus de leur pauvreté, se suicida. Angelo, petit enfant de cinq ans, se retrouva seul avec juste un petit trésor : l'alliance de ses deux parents qu'il enferma dans le petit nounours de Karina. Le petit italien savait se débrouiller seul, car ses parents ne s'occupaient que de sa soeur. Adoptant un caractère fort pour prouver qu'il n'était pas faible comme sa famille. Les sentiments avait tué ses parents, alors lui n'en auraient pas.
Angelo se donna une gifle mentale. Quel idiot il avait été pendant tant d'années pour croire à une idiotie pareille ! Mais le passé était le passé. Il sourit malgré lui à Aiolos, ce qui décida le sagittaire à s'éclipser pour le laisser seul à seul avec Aiolia. Ce dernier semblait dormir paisiblement, serrant une peluche Simba contre lui. Angelo sourit à cette image, regrettant de ne pas avoir d'appareil photo sur lui. Mais bon, il n'avait pas de temps à perdre, aussi alla-il remplir une bassine d'eau tiède qu'il lança sans ménagement sur le Lion. Ce dernier se réveilla en sursaut, complètement confus, cherchant son air et effectuant des mouvements de brasse. Angelo explosa de rire puis Aiolia revint à lui :
« Aiolia : Qu'est-ce qui s'est passé ? Où suis-je ? Pourquoi es-tu là et où est mon frère ?
Angelo : Woh là, molo le chaton. Tu me laisses le temps de répondre. Tu es chez toi, ton frère est parti voir le Pope et m'a demandé de veiller sur toi.
Aiolia : Ca m'étonne qu'il t'ait demandé ça à toi. Et sache que je n'ai besoin de personne.
Angelo : Ah oui ! Tu ressembles pourtant à quelqu'un qui se néglige. Si ton frère laisse tout passer, ce n'est pas le cas avec moi. T'as l'air d'un pauvre minet faible, apeuré et abandonné dans un carton au milieu de nulle part. Comme veux-tu séduire avec ta face de déterré ? J'en connais une qui ne daignerait même pas lever la tête. Alors ne viens pas le dire que tu peux te débrouiller alors que tu es aussi immature qu'un gosse de quatre ans. »
Aiolia baissa la tête, c'est vrai qu'il ne faisait plus aucun effort. Angelo ne lui laissa pas le temps de réfléchir qu'il le tira par le bras en dehors du lit et la poussa sans ménagement dans la salle de bain :
« Angelo : Fais ta toilette minou et vas-y franco sur le savon et le shampoing. Je te prépare le repas et viens pas me dire que t'a pas faim, je te le passerai pas les veines s'il le faut. On doit causer et n'essaie pas de me fausser compagnie. »
Technique numéro deux : ne pas faire dans la dentelle et ne pas laisser à son prochain le temps de s'exprimer.
Aiolos arriva au treizième temple après être passé par les temples : de la Vierge où Shaka méditait (où du moins il essayait car il n'arrivait pas à se concentrer), de la Balance où Dohko faisait le ménage à fond comme tous les jours pour tuer le temps, du Scorpion où Milo était affalé sur son canapé à regarder un film avec de la bière et des chips, du sien vide bien sûr, du Capricorne où Shura écoutait sans cesse des chansons d'amour italienne, du verseau où Camus était plongé dans un livre fascinant de Kant, et du Poissons qui était vide.
Le chevalier du Sagittaire s'inclina devant Shion. Ce dernier ne portait plus que sa longue toge de Pope, plus de masque comme pour les femmes chevaliers. Aiolos put constater que les traits de l'Atlante étaient tirés et fatigués. Il semblait d'ailleurs surpris de le voir :
« Aiolos : Votre altesse, vous désiriez me voir ?
Shion : Quoi ? Mais pas du tout. Qui t'as dit ça ?
Aiolos : Angelo du Cancer, je lui ai confié la garde d'Aiolia. Je vous informe d'ailleurs qu'il va mieux.
Shion : Très bien. Bon, je ne voulais pas te voir particulièrement chevalier du Sagittaire mais puisque tu es là, je vais te confier une petite mission.
Aiolos : Mais… Et Aiolia ?
Shion : Tu viens de me dire qu'Angelo veillait sur lui. Même s'il n'en a pas l'air, c'est un brave homme alors fais-lui confiance.
Aiolos : Oui votre altesse. Quelle est cette mission ?
Shion : Trois fois rien, je voudrais que tu amènes à une petite villageoise de Rodorio un remède Atlante que j'ai préparé. Je vais te donner l'adresse, C'est une petite jeune demoiselle d'une douzaine d'année. Elle est seule chez elle avec son frère, sa mère est morte et son père travaille toute la journée. Cette pauvre gamine a une tumeur incurable alors je lui prépare ça pour la soulager, ils n'ont pas d'argent pour s'acheter des médicaments. Et puis elle adore les chevaliers, ça lui fera sans doute plaisir qu'un chevalier d'or vienne lui rendre visite.
Aiolos : Très bien votre Altesse, je remplirai cette mission avec fierté.
Shion (donne l'adresse et le remède) : Merci Aiolos et arrête avec les altesse, nous sommes en paix et j'ai un nom.
Aiolos (prend l'adresse et le remède) : Très bien Shion. »
Aiolos partit vers le village non sans passer par le temple de son frère où il découvrit Angelo en train de préparer des pâtes et lui informant que se frère se douchait.
****************
Si Aphrodite des Poissons espérait passer une bonne après-midi, et bien c'était râpé. Il lui fallut se battre pour faire manger Marine, notant un petit penchant de la jeune japonaise sur le poisson et le chocolat. Ensuite, elle l'emmena au coiffeur qui lui shampouina et brusha ses cheveux roux. Il eut un mal fou à la maquiller. Elle n'avait jamais fait ça et ne voulait pas. Il lui proposa juste d'essayer avec les échantillons et elle finit par céder. Le poisson la maquilla lui-même avec du fard à paupière rose discret, du mascara noir et un rouge à lèvre rose également très discret aussi. Cela plus finalement à Marine : une petite touche discrète de romantisme et elle accepta d'acheter le maquillage.
Devant la boutique de lingerie, l'Aigle rougit et Aphro n'insista pas. Mais Marine était aussi difficile avec les vêtements, non habituée aux robes et jupes ou jeans tendance. Elle s'habillait toujours classique et cela lui convenait très bien, voulant se sentir à l'aise.
On était en plein été et Aphro lui colla sur le dos une robe à bretelle, marron avec des fleurs roses et du voile qui lui descendait jusqu'au cheville et qui s'harmoniât très bien avec son maquillage et son corps musclé. Quoique un peu grande mais Aphro espérait qu'elle allait reprendre un peu de poids. En sortant de la cabine d'essayage vêtue ainsi, elle voulut protester mais direct plusieurs sifflements d'hommes qui étaient dans la boutique retentirent, ce qui réveilla la jalousie de leur femme :
« Homme (à Aphro) : C'est une belle poupée que t'a là.
Marine (coup de poing à l'homme) : Ne m'appelle pas poupée.
Aphro (paye à la caisse) : On y va, garde cette robe, elle te va à ravir.
Marine : Mais… »
Marine n'eut pas le temps de faire le moindre geste qu'elle fut tirée en dehors de la boutique de vêtements pour aller à une plus loin de chaussures. Aphro lui mit une paire de chaussure à talon un peu trop haut à son goût. Mais là pareil plusieurs sifflements se firent entendre. Entre la coiffure, le maquillage, la robe et les chaussures, Marine était vraiment séduisante. Elle se regarda dans une glace et se demanda si ça à plairait aussi à Aiolia :
« Aphro : Le seul moyen c'est d'aller le voir.
Marine : Mais où ?
Aphro : Viens, on va aller se manger une bonne glace et après on s'arrangera pour créer un scène romantique.
Marine : Merci Aphro. AAAAH.
Aphro (rattrape Marine qui tombe) : T'as pas l'habitude. C'est vrai que t'a moins d'aisance de mouvement avec ta robe et c'est pas facile avec les talons.
Marine : les talons des femmes chevaliers sont différents, là c'est carrément impossible de marcher.
Aphro : C'est l'habitude, soutiens toi à mon bras. »
****************
Aiolos se rendit donc à Rodorio pour donner ce remède. Il espérait que cela ne lui prendrait pas trop de temps, juste donner le médicament et partir. Car il avait beau essayé, il n'arrivait pas à être tranquille.
Il frappa à la porte de la modeste petite maison et un jeune homme d'une quinzaine d'année vint lui ouvrir. Il regarda le Sagittaire d'abord d'un œil soupçonneux puis il se détendit quand il vit qu'il s'agissait d'un chevalier d'or. En effet, Aiolos avait revêtis son amure pour faire bonne impression.
Le jeune homme conduisit le grec jusqu'à une chambre sombre où était assise une jeune fille blonde aux yeux bleus, pâle, qui semblait fatiguée mais qui souriait à pleines dents :
« Fille : Soyez le bienvenue chevalier. Je suis une veinarde, la chance que j'ai d'avoir la visite d'un des célèbres chevaliers d'or, un des hommes les plus fort du monde. En plus c'est le légendaire Sagittaire.
Aiolos (flatté) : Eh bien, je ne suis pas quelqu'un d'exceptionnel.
Fille : Pour moi vous l'êtes, je vous adore tous. Ilyas, ne reste pas planté là, prépare un thé à monsieur.
Ilyas (le frère) : Mais il n'y en a plus.
Fille : Et bien va en acheter. Laisse moi un peu seule avec lui.
Ilyas : Mais…
Fille : Je risque rien voyons, c'est un chevalier d'or.
Ilyas : Bon d'accord, je vous la confie. »
Le jeune homme, malgré la fait qu'il ne pourrait absolument rien contre lui regarda Aiolos avec un regard disant prend soin d'elle et fais attention. Aiolos sourit, il retrouva en ce jeune garçon l'attitude exacte que lui avait avec son jeune frère. Et pourtant c'est la petite sœur en question qui l'avait chassé :
« Fille : Enfin débarrassé, je suis contente que vous soyez là. Cela va lui permettre de prendre un peu l'air et moi de souffler.
Aiolos : Dis-moi, comment tu t'appelles et quel âge as-tu ?
Fille : Je m'appelle Eliona et j'ai douze ans. Et pour répondre à la question qui viendra bientôt, oui je sais que je suis malade et que je vais mourir.
Aiolos (surpris devant tant de calme) : Et… Comment tu le vis ?
Eliona (hausse les épaules) : Normal, que voulez-vous que je vous réponde ? On ne peut rien y faire alors j'ai décidé de vivre ma vie comme je le sens, comme j'en ai toujours rêvé. Ce remède m'aide à apaiser mes douleurs. C'est un mélange d'herbe que seul le Pope connaît et toute les semaine il m'en amène. Il est très bon mais j'ai jamais eu l'occasion de le voir. Il doit être occupé, c'est toujours un garde qui vient. Mais aujourd'hui je suis contente que ce soit vous.
Aiolos : Ton frère a l'air plus anxieux que toi.
Eliona : Ilyas est très bon avec moi. C'est quasiment lui qui m'a élevée. Notre mère est morte en me donnant la vie et papa travaille très dur. C'est lui qui s'est occupé de moi et me voir malade comme ça… Je crois qu'il a du mal à le supporter.
Aiolos : C'est normal, je le comprends car moi aussi je suis un grand frère.
Eliona : Vous le comprenez à lui, mais à moi vous ne me comprenez pas. J'aime beaucoup mon frère mais il m'empêche de vivre. Il me surprotège et encore plus depuis que je suis malade. Mais moi j'aspire à plus de liberté et d'indépendance, ainsi que de moments intimes.
Aiolos : Pourquoi ne lui en as-tu pas parlé ?
Eliona : Je n'ose pas, je ne veux pas le blesser. Je suppose que c'est toujours comme ça avec les grands frères. »
Aiolos s'arrêta soudain de parler et observa la jeune fille. L'attitude de son frère Ilyas était la même que lui à l'égard d'Aiolia. Mais comme elle, Aiolia n'avait jamais manifesté quelconque mécontentement. Leurs cas sont un peu différends puisque le sagittaire était mort mais… Qu'en penses Aiolia ? Est-ce que lui aussi se sent étouffé mais n'ose rien dire de peur de le vexer. Aiolos fut interrompu dans ses pensées en attendant un porte claquer :
« Eliona (tout sourire) : Revoilà Ilyas, on va pouvoir prendre ce thé.
Aiolos (revient à lui) : Euh oui…
Eliona (timidement) : Monsieur le chevalier… Êtes-vous occupé cet après-midi ?
Aiolos : Euh… Non.
Eliona : Est-ce que vous pourriez rester avec nous. On irait se promener. Mon frère ne me laisse quasiment jamais sortir, mais si vous êtes là…
Aiolos : D'accord. »
Aiolos ne sait pas pourquoi il avait dit ça. Il n'avait pas pu résister aux yeux suppliant d'Eliona. En réalité il lui tardait de retrouver son cadet mais cette petite l'avait intrigué. Il était prêt à tout pour lui faire plaisir et lui donner une fin de vie la plus heureuse possible.
Heureusement qu'Aiolos n'était pas rentré au temple du lion car ce qui devait arriver arriva. Angelo et Aiolia étaient en train de se battre comme des gamins, la force physique en plus. Shaka qui déjà avait du mal à se concentrer, essaya de trouver la paix devant une tasse de thé et la mélodieuse musique qui ressemblait à : tape, cogne, tabasse, mange toi ça, brûle mon cosmos :
« Shaka : J'ai toujours dit qu'Aiolia avait d'étrange goût en matière de musique. »
C'est sûr que cela changeait des musiques de relaxation qui tournait en boucle dans le temple de la vierge mais nous ne nous élargiront pas sur le sujet, revenons-en à nos catcheur… Euh je veux dire chevalier.
Angelo était sur Aiolia qu'il maintenait au sol. Après tout c'était le lion qui avait commencé pensa Angelo. Alors que lui en était à sa deuxième assiette de spaghetti bolognaise, Aiolia faisait tourner sa fourchette dans sa première n'y ayant même pas goutté. Angelo lui reprocha que c'était un sacrilège de laisser des pâtes refroidir et Aiolia enchaîna que c'était un sacrilège de forcer les gens à ce qu'il ne voulait pas. Usant de toute la patience et la délicatesse qu'il put, Angelo enfourna de force les pâtes dans le ventre du lion qui les régurgita aussitôt l'assiette terminée. Angelo pesta encore que c'était un sacrilège de rendre un si bon repas.
Essayant de se calmer, Angelo tenta de faire tirer les vers du vers à Aiolia mais ce dernier restait muet comme une carpe. Il se mit alors à dire qu'il s'était fait toute les servantes du sanctuaire et même les femmes chevalier et qu'il aimait particulièrement les asiatique. Aiolia ne crut pas une seule seconde que Marine avait cédé à ses avances. Mais au lieu que cet idiot de lion pense que l'ex-assassin avait menti, il pensait plutôt qu'il avait violé Marine. C'est à ce moment-là qu'ils en sont venus aux poings. Angelo qui craignait de subir la férocité des crocs du lion tentant de lui faire comprendre que c'était une blague et que jamais il lui viendrait à l'esprit de se faire Marine de l'Aigle. Prenant ça comme une insulte envers sa dulcinée, Aiolia redoubla ses attaques sur un Angelo qui ne se laissait pas faire le provoquait en lui demandait pourquoi il réagissait ainsi dès qu'il s'agissait de Marine. Aiolia en perdit son attention comme le matin, ce qui permit à Angelo de l'immobiliser au sol :
« Angelo : C'est bon tu es calmé ?
Aiolia (se débat) : Bon sang… Espèce de…
Angelo : oui sale type ou ce que tu veux. J'en ai entendu d'autre avec ma carrière. Je n'en suis pas fier mais bon.
Aiolia : Tu n'es qu'un… Comment as-tu osé faire ça ?
Angelo : Mais je n'ai rien fait. C'est toi le fautif. Tu fais souffrir Marine et toi-même, et ton frère en plus qui s'inquiète pour toi. Mes méthodes sont peut-être pas génial mais elles sont efficaces. Tout ce que je veux c'est t'aider, alors arrête de me regarder comme ça.
Aiolia (se laisse aller maintenant) : Pourquoi ?
Angelo : Pff, j'en sais trop rien. Mais ça me plait pas cette ambiance.
Aiolia : Marine, je l'aime depuis des années mais depuis notre résurrection elle n'est pas venu me voir. Alors comme on s'était disputé, j'ai pensé quelle voulait plus me voir.
Angelo : Et pourquoi c'est elle qui viendrait et non pas l'inverse. Si tu l'aimes dis-lui franchement. C'est pas compliqué %£$$&. Un sourire sincère, un bouquet de fleur et c'est dans la poche.
Aiolia : Si c'était si simple.
Angelo : Mais bien sûr. Allez lève toi espèce de lopette. Habille-toi mieux que ça. On ira chercher un bouquet de fleur dans un champs et ensuite tu te débrouilles ; »
Angelo se dit qu'Aiolia devait vraiment être au bout du rouleau pour ne pas répondre à ses insultes. Mou comme il était, c'était pas gagné. Alors, il choisit lui-même les fringues pour le lion, non sans faire passer la remarque que les italiens étaient plus stylés que les grecs.
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Après une bonne glace où Aphrodite remarqua que Marine reprenait couleur, assurance et gourmandise, ils se décidèrent à aller ranger la maison de la jeune femme. Ayant toujours du mal à marcher, Marine se soutenait au bras du poisson, ce qui attira l'œil jaloux d'hommes envers Aphro et de femmes envers Marine. Même d'hommes envers Marine mais bon. Aphro était amusé par la situation mais Marine baissait la tête et rougissait.
En arrivant au niveau du cabanon, Aphro s'arrêta net. Marien leva les yeux et eut un sursaut de surprise. Aiolia se trouva près de chez elle en compagnie d'Angelo et un bouquet de fleur à la main. En voyant la japonaise si bien vêtue et au bras du poisson, Aiolia eut un regard d'abord triste puis énervé. Il jeta rageusement les fleurs au sol et s'enfuit :
« Marine : Aiolia. »
Marien lâcha la bras d'Aphro et passa à côté d'Angelo qui jetait un regard dur au poisson. Marine poursuivit comme elle put le lion. Elle était très rapide et put le rattraper mais sa tenue l'empêcher de se déplacer comme elle voulait. Elle l'appelait par son nom, ce qui l'étonna elle-même car elle l'avait toujours considéré avec respect et appelé « chevalier ».
Aiolia savait qu'elle le suivait mais son entêtement faisait qu'il ne cessait de courir. Il ne pouvait lutter contre ses larmes et il ne voulait pas montrer cette image à Marine. Mais soudain, il entendit comme le bruit de quelqu'un qui tombe. Il se retourna et vit que Marine avait trébuché du haut de ses talons et qu'elle se tenait la cheville. Son amour l'emportant, il alla vers elle.
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Angelo et Aphro se regardaient toujours devant la maison de Marine. Aphro ne comprenait pas ce regard dur à son égard et ne pouvant supporter cette tension, il se décida à briser le silence :
« Aphro : Tu fais quoi là au juste ?
Angelo : La ferme, tu n'as pas suivi mes instructions. Je ne t'ai pas demandé de transformer Marine en reine de beauté et par-dessus le marché et la draguer mais uniquement de l'espionner. C'est pas compliqué &]ù$.
Aphro : Parle-moi autrement tu veux. Je choisis moi-même comment je procède parce qu'avec toi, on y est encore dans dix ans. Marine était dans un état épouvantable, je ne pouvais pas la laisser comme ça. D'ailleurs, t'a qu'à regarder l'état de sa maison.
Angelo : J'ai passé une après-midi épouvantable avec ce crétin d'Aiolia, il était sur le point de déclarer sa flamme et tu as tout gâché.
Aphro : Ah oui, sache que Marine s'est faite belle juste pour Aiolia. Je te rassure que je ne suis pas intéressé par elle. Elle commençait à retrouver son énergie. Et là elle course Aiolia. Elle est bien plus rapide que lui, tu devines comment ça va finir.
Angelo : Y a intérêt car j'en ai marre de cette famille de mongols. Déjà j'ai du me dépatouiller comme j'ai pu pour gicler le grand frère, puis j'ai du user des poings. Des trucs pareils, pas tous les jours SVP.
Aphro : Au lieu de râler, si on allait voir comment où ils en sont les tourtereaux.
Angelo : Toi j'aurai ma vengeance, mais chez moi cette fois. »
Aiolia se précipita sans réfléchir aux pieds de Marine et commença à lui examiner la cheville. Ses gestes maladroits, et son stress à se retrouver si prêt de l'élue de son cœur, firent mal à Marine qui grimaçait en silence. Aiolia remarqua que la robe de la japonaise s'était remontée et qu'on voyait une partie de ses cuisses. Le lion trembla comme jamais et lutta de toutes ses force pour relever la tête mais à nouveau il se heurta au décolleté de Marine. Sa respiration était saccadée, il s'accrochait aux touffes d'herbe et sentait son désir monter, tel un vrai lion en chaleur.
Marine, qui avait trop peur qu'il ne s'enfuit à nouveau, lui attrapa la tête et la cala contre sa poitrine, ce qui redoubla la respiration saccadée et les tremblements du lion qui se sentait serré dans son pantalon :
« Marine : Pardonne-moi.
Aiolia (bégaye): P… Pou… Pourquoi ?
Marine : Pour ce que je t'ai dit à mon anniversaire. C'était si gentil de ta part de penser à moi. Je n'ai aucune excuse à donner.
Aiolia (bégaye) : Ah… Oui la peluche… J'y pensais même plus. J'ai été impoli de pas venir te voir… depuis qu'on est mort… euh vivant.
Marine : Tu te sens bien ? Tu as l'air bizarre.
Aiolia : Ou… Oui. »
Pendant ce temps, bien caché derrière un buisson et dissimulant leur cosmos, Angelo et Aphrodite épiaient. Aphrodite était content de la tournure de la situation mais Angelo bouait d'impatience et ne cessait de balancer des insultes du genre : coincé de félin, idiot fini et non récupérable, mais embrasse-là %$£&.
Aiolia cessa de penser et laissa son cœur guider ses mouvements. Il enlaça Marine et lui caressa le dos. Elle frissonna et resserra son étreinte. Il releva la tête et ses yeux verts fixèrent les yeux bleus foncés de la rousse. C'est la première fois qu'il voyait son visage :
« Aiolia : Ô par Athéna, tu es si belle. Comment ai-je pu rester aveugle si longtemps ? Comment ne suis-je pas devenu fou, alors que depuis si longtemps je t'aime.
Marine : Comment ?
Aiolia : Je t'aime.
Marine (rapproche ta tête de celle d'Aiolia) : Dis le encore.
Aiolia : Je t'aime Marine, je t'ai toujours aimé, je te veux comme femme.
Marine (gorge nouée) : Aiolia, chevalier du lion, je t'aime aussi. »
Puis le Lion retrouva ses instincts de chasseur et de félin et embrassa Marine avec fougue et amour. Il la renversa sur le sol et écrasa ses lèvres contre les siennes, faisant entrer sa langue en contact avec la sienne. Marine répondit à son baiser avec la même fougue et la même envie. Chacun goûtant à l'autre et faisant la comparaison avec ce qu'ils avaient imaginés :
« Angelo : VICTOI…
Aphro (plaque sa main sur la bouche d'Angelo) : T'es fou ! Tu veux te faire remarquer. »
Angelo acquiesça puis se replaça correctement. Il ne s'était pas vraiment rendu compte à quel point le buisson était petit et qu'il était séré au poisson. Il sentit comme la veille ses hormones monter et son corps réagir. Mais cela fut de courte durée car le lion se redressa et sourit à Marine qui ne comprenait pas. Il se tourna vers un buisson et… :
« Aiolia : LIGHTENING PLASMA.
Angelo et Aphro (s'envolant au loin) : Une fois de plus le duo du Styx s'envole vers d'autres ciel (oui je sais que c'est pas ma réplique. Je ne sais pas à qui elle appartient exactement mais je le salue au passage).
Aiolia : Bande de voyeur, occupez-vous de vos fesses nom d'un chat.
Marine : Hihihi.
Aiolia (revient vers Marine) : Allez ma belle, je vais te porter jusqu'à chez Mü qui va te soigner ta cheville en un coup de cosmos. »
Marine avait l'intention de marcher juste soutenu par Aiolia mais ce dernier la prit dans ses bras et la porta comme une princesse. Elle voulut protester mais finalement elle laissa aller sa tête contre le torse puissant de son lion.
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Et quand même, revenons voir où en est notre couple, enfin duo préféré. L'attaque d'Aiolia les avait projeté dans un arbre couvert d'épine comme Angelo avait déjà fait l'expérience :
« Aphro (tout content) : Victoire, on est les meilleurs. Et un de casé, un.
Angelo (râlant) : Sale chat, stupide matou et son zoziaux de malheur. Aucun respect pour celui qui l'a aidé. Ingrat va, j'aurai ma revanche minou de pacotille.
Aphro : Fais pas cette tête, on a réussi.
Angelo : Et comment. Moi qui pensait que ce serait eux les plus simple, j'ose même pas imaginer les autres. Galère je te dis. »
Conclusion : Le vrai plaisir de la dispute, c'est la réconciliation (Guy Bedos)
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Voilà, j'espère que ça vous a plu. A très bientôt pour un prochain couple… Si d'ici là nos poisson et cancer sont sortis de leur arbre.
