Patchwork
Bellatrix Lestrange/Percy Weasley/Rolanda Bibine/Florian Fortarôme/ Autres
General/Romance
Patchwork de minis OS
Love Story
Le première fois que Florian Fortarôme rencontra Bellatrix Black, ce fut à Poudlard. Il avait treize ans, ce jour-là. Il était en retard, il courrait, et, au détour d'un couloir, l'avait bousculée. Ce jour-là, aussi, il avait appris qu'on ne bousculait pas Bellatrix Black. Et que si on le faisait, on le payait, très, très, très cher.
Toute la semaine qui suivit son incommensurable erreur, Rodolphus Lestrange et son frère, Rabastan le lui firent payer. Il revint tous les soirs dans le dortoir de Pouffsouffle, couvert de striures violacées, de bleu, et, parfois, de sang séché au coin des lèvres. Les gens regardaient. Les gens chuchotaient, murmuraient, mais pas un seul n'intervenait. C'était la suprématie de la terreur qu'inspiraient les Serpentard, le murmure de la naissance d'un seigneur de la mort et la complicité évidente que souhaitaient entretenir - et entretenaient sûrement - les serpents avec lui. Les Pouffsouffles n'étaient pas lâches, mais ils n'étaient pas des courageux. Ils étaient les loyaux, et ceux qui ne souhaitaient que s'amuser. Aussi reniaient-ils et fermaient-ils les yeux sur tout ce qui pouvait assombrir leur monde à la teinte si lumineuse.
Florian souffrait, mais il ne souhaitait impliquer personne, aussi se taisait-il. Il dissimula au mieux ses blessures pour que les professeurs ne remarquent rien, mais ce n'était pas cela qui le rongeait de l'intérieur : c'était de ne rien pouvoir faire. De ne pouvoir se défendre face à ses opposants. Comment pouvait-on avoir la moindre estime de soi quand on était là, dans un couloir désert, comme maintenant, entouré de deux adolescents musclés, plus âgés, assailli de coup immérités ? Comment pouvait-on avoir la moindre estime de soi quand la seule réaction que l'on pouvait avoir était de se laisser faire, presque par habitude ?
- Vous ! Lâchez-le !
La voix était forte, assurée, mâture. De celles qu'ont les professeurs. Sans se retourner, les deux garçons filèrent, jugeant que pour arrogants et sûrs d'eux qu'ils soient, mieux valaient éviter de se faire reconnaître de l'un des enseignants. Ne pas prendre de risques, c'était la solution.
Timidement, Florian releva la tête, pour découvrir l'identité de son sauveur.
Son souffle se coupa sous la surprise.
- Dis donc, on a eu de la chance qu'ils partent comme ça. Ils m'auraient vue, j'étais morte, s'exclama la fille qui se trouvait devant lui, un grand sourire aux lèvres. Salut, au fait !
- Mais..., commença-t-il, perdu et désorienté.
- J'ai demandé à un fantôme d'intervenir, sourit-elle en lui tendant la main.
Il la saisit et elle le releva d'un forte poigne.
- Merci, osa Florian, toujours tremblant, à la fois de honte et de soulagement.
- Mais de rien, au fait, moi c'est Rolanda, se présenta-t-elle.
Florian n'osa qu'à cet instant chercher le regard de la jeune fille.
Son coeur cessa de battre lorsque ses pupilles plongèrent dans les iris fauves de la Gryffondor.
Merci d'avoir lu ! (et merci a mes deux commentatrice 8D)
