Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir.
Nous sommes réunis ici aujourd'hui afin de procéder à la publication du chapitre suivant. Si quelqu'un ici a des raisons d'empêcher cette publication, qu'il parle maintenant (clic! J'ai désarmé le chien du .12) ou se taise à jamais. Je tiens à préciser, comme note toute à fait personnelle, que si vous parlez, vous risquez aussi de vous taire à jamais, mais pour des raisons différentes (ai actuellement le doigt sur la gâchette du .12) et qui dans le contexte me paraissent évidentes. ... . Personne? Je déclare donc le chapitre publié! Vous pouvez embrasser l'auteure!
...Sauf si vous avez l'haleine du matin. Ou si votre chien vient de vous lécher la tronche. Ou si vous mangez, venez de manger, ou prévoyez prochainement de manger de l'oeuf. Votre auteure préférée (ça, c'est moi, pour les cancres du fond de la classe) est allergique à l'oeuf.
Amen (tes lunettes par ici pour lire ce somptueux chapitre).
DIL.
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Hermione sortit de l'aéroport, maudissant, pour une fois, les moldus. À force de voyager par transplanage ou Portoloin, elle en avait oublié les inconvénients des méthodes sans magie.
À ses côtés étaient les deux hommes qui l'avaient récupérée, deux armoires à glace discrètes qui lui ouvrirent la portière d'une BMW élancée et puissante. Elle y prit place, entre les deux hommes de main de son prétendu patron.
Le voyage dura un petit quart d'heure en silence, la ville de Venise défilant sous les yeux curieux de la jeune femme. Elle n'avait jamais visité Venise. Pourtant, le carnaval, disait-on, avait de quoi plaire...le paysage antique et sublime était merveilleux, un mélange de monuments majestueux et de ruelles entortillées, très pittoresques, comme l'on en trouvait peu. Évidemment la ville de l'Amour par excellence étant principalement bâtie sur l'eau, les canaux courraient entre les bâtiments, et des touristes enivrés par la beauté des lieux se promenaient dans les marchés de pays ou le long des artères marchandes. Hermione décida qu'elle adorait Venise.
Finalement, la voiture arriva à la sortie de la ville et s'engagea sur une petite route surplombant légèrement Venise. Au bout du chemin était dressé un portail de fer forgé, posé dans des murs blancs, et cachant à peine une somptueuse villa qui, tel un joyau dans son écrin, était entouré par un immense parc paysager.
Le conducteur marmonna quelques mots dans un boîtier noir et le portail s'ouvrit devant eux. Hermione n'était pas dupe des pots de fleurs posés dans des alcôves troués dans le mur d'enceinte. Le tour était vieux comme le monde. Des caméras étaient emmêlés dans les tiges, elle le savait. Visiblement, le richissime Alfredo Volupti était à cheval sur la sécurité, ce qui allait aider à le protéger. D'un autre côté, si Volupti prenait de telles mesures, c'était bien parce qu'il estimait sa vie en danger.
Toute à ses pensées, Hermione ne remarqua pas qu'ils étaient arrivés, et ce fut lorsqu'un des gardes du corps se racla la gorge qu'elle revint à elle et sortit sous le soleil agréable d'été.
Sur les marches de la villa, un homme l'attendait. Malgré son costard crème et sa chemise blanche, il semblait détendu. Sa cravate était dénouée autour de son cou et il avait les mains dans les poches. En s'approchant, Hermione put noter le regard appréciateur que Volupti promenait sur son corps, ceint dans une robe bleue au col blanc. Et elle put également constater que Saphira ne lui avait pas menti : Alfredo Volupti, homme de trente-deux ans, était incroyablement beau.
Sa peau tannée par le soleil italien semblait saine et lumineuse, et il était grand et parfaitement bien bâti. Une chevelure noire, pas domptée, retombait légèrement au-dessus d'yeux également noirs et chaleureux, même si Hermione se doutait qu'ils pouvaient être glaciaux. Volupti donnait l'impression d'un jeune homme d'affaires imprenable, et elle sentit avec désarroi son propre corps réagir en fonction. Il lui sourit, révélant des dents d'une blancheur impressionnante, et lui serra la main. Elle lui arrivait à peine à l'épaule. À la chaleur de sa chair contre la sienne, Hermione réprima un frisson. Son cœur dansait dans sa poitrine. Elle se fustigea mentalement : ce n'était ni le lieu, ni le moment de s'enamourer d'un pareil adversaire ! Il était l'ennemi, bon sang...
Avec un pincement féroce au cœur, l'image de Drago Malefoy s'imposa soudainement à elle, lui rappelant à quel point elle pouvait s'avérer faible devant le prétendu ennemi. Se rappelant à l'ordre, Hermione sourit en retour à son hôte.
-Monsieur Volupti, susurra-t-elle, séductrice, dans un italien parfait. Quel plaisir de vous rencontrer enfin.
-Le plaisir est tout pour moi, Mademoiselle Granger.
La voix d'Alfredo était caressante. Cet homme devait être un redoutable prédateur, et sa proie favorite, les belles femmes.
-Venez, je vous en prie.
Alfredo Volupti leur fit traverser la villa, et Hermione s'émerveilla silencieusement des décors sublimes ainsi que de l'architecture ancienne des lieux.
-Vous avez une demeure absolument somptueuse, avoua-t-elle.
Volupti lui décocha un sourire séducteur.
-Oh, Mademoiselle Granger. Ceci n'est qu'une partie de mon patrimoine. Si vous le désirez, je pourrai vous emmener bientôt sur mon yacht...
Hermione reconnut là une promesse lubrique, mais battit simplement des cils. Elle avait des ordres, et si l'espace réduit d'un bateau pouvait lui permettre de protéger au mieux la cible, alors qui était-elle pour refuser ?
-J'en serai ravie, Monsieur Volupti.
-Mais je vous en prie, appelez-moi Alfredo.
-Très bien...Alfredo. À la condition que vous m'appeliez Hermione ?
Malgré l'attirance indéniable que le maître des lieux exerçait sur elle, Hermione ne put s'empêcher de songer avec dérision que le tout était fade, sans goût ni piquant et incroyablement cliché. Elle continua à discuter néanmoins avec le mafioso jusqu'à ce qu'ils parviennent à sa chambre, un ensemble luxueux à quelques pas de la suite d'Alfredo.
-Je vous laisse vous installer. Le dîner sera servi à vingt heures. Nous mangeons tard, par ici.
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Francesco Builanni était un homme d'une grande carrure. Accusant le mètre quatre-vingt-dix, avec une musculature aussi impressionnante que celle d'un taurillon, il avait la petite quarantaine et la réputation d'être infaillible dans son domaine. Le célibataire sans enfants travaillait comme chef de la sécurité chez Alfredo Volupti et avait travaillé pour son père avant lui. C'était donc un ami de la famille, et Alfredo lui prêtait parfois son splendide appartement vénitien pour qu'il puisse s'y délasser quelques jours.
Builanni s'y trouvait actuellement, et attendait une charmante compagne.
On sonna à la porte à dix-neuf heures précises, et Builanni reposa son verre de vin avec un petit sourire satisfait. La compagnie était ponctuelle, tant mieux : c'était bien là le rôle des femmes.
Aussi fut-ce sans se méfier que Builanni ouvrit la porte en grand, erreur impardonnable pour le protecteur d'un parrain de clan. Cette erreur fut sa dernière.
Un beau jeune homme d'une blondeur incroyable lui offrit un sourire moqueur, à l'abri derrière un silencieux. Un doigt agile percuta la détente, et Builanni s'écroula d'une balle en pleine tête.
Drago Malefoy leva les yeux au ciel. Ce ne serait pas bien compliqué d'éliminer sa cible si le chef de la sécurité de celle-ci était un aussi parfait imbécile !
Enjambant le corps, il claqua la porte derrière lui et entreprit de fouiller l'appartement. Il dut s'avérer déçu, mais pas surpris : il n'y avait rien ici.
Drago repartit comme il était venu, silencieux et prédateur.
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Hermione avait une sacrée migraine. Elle se vautra sur le lit sans plus se soucier du reste.
Le dîner s'était fait en tête à tête avec Alfredo, qui s'était avéré aussi macho que bel homme. Avec ironie, elle lui avait demandé s'il prenait souvent ses repas en compagnie de ses employés : sa seule réponse avait été un sourire carnassier.
Hermione avait pu se rendre compte que s'il était un coureur de jupons apparemment sans vergogne, Alfredo n'était pas un idiot. Il se révéla cultivé, intelligent, et surtout entouré : elle lui avait demandé combien de gardes du corps et autres agents de sécurité travaillaient pour son compte, et il avait secoué une main en l'air, rieur :
-Oh, une petite vingtaine...dans les affaires que je mène, l'on se doit de surveiller ses arrières...cependant, je dois avouer qu'aucun de mes hommes n'est aussi séduisant que vous.
Elle s'était mordillée la lèvre en baissant les yeux, lui montrant une façade charmée impénétrable, alors qu'à l'intérieur elle bouillonnait de dégoût.
En somme, la compagnie n'était pas désagréable si l'on oubliait ses manières libidineuses. Scandaleux, franchement. Mais depuis qu'elle avait quitté Ron, ou le contraire, elle avait décidé que son célibat pouvait être un atout à sa carrière.
Elle connaissait un autre homme, autant, si ce n'est plus, beau qu'Alfredo. Aussi salaud. Aussi délicieux...et bien plus malin, plus cynique, plus à même de l'égaler, voire de la surpasser dans certains domaines.
Hermione se retourna sur le flanc, sentant sa migraine s'intensifier. C'était inévitable, lorsqu'elle songeait à Drago Malefoy...ce qui, bien qu'elle détestait se l'admettre, était souvent. Malgré la réussite de la mission Ombre, elle n'avait jamais pu se sentir satisfaite de cet exploit.
Et malgré deux ou trois rapides aventures d'un soir depuis huit mois, elle ne parvenait pas à l'oublier. Ce qui était ridicule, puisque bon sang, elle n'avait même pas couché avec !
Soudain un cri résonna au loin et Hermione se redressa, à l'affût, métier oblige. Une porte claqua, un bris de verre retentit, et on frappa rapidement à sa porte.
Se levant aussi vive que l'éclair, Hermione s'y dirigea en un rien de temps. C'était Alfredo.
-Suivez-moi, grogna-t-il.
Elle s'empressa d'obéir, curieuse. Les couloirs de la villa n'avaient rien du calme un peu engourdi de la journée : des hommes lourdement armés couraient ça et là, et Alfredo la mena dans une salle qu'elle n'avait pas visité. Celle-ci était emplie d'écrans : une salle de surveillance de la propriété, donc.
-Hermione, expliqua-t-il en se tournant vers elle, votre amie Saphira, qui vous a recommandée, m'a dit que vous étiez très à même de me défendre. Est-ce vrai ?
-Sans prétention...oui, dit-elle avec étonnement.
-On vient de me rapporter que Francesco, mon chef de la sécurité, a été abattu...tu le remplaceras.
Un peu étourdie elle balbutia,
-Mais...vous ne me connaissez pas.
-Non, mais je connais Saph et son jugement. Alors au travail.
-Et pour la traduction... ?
-On verra cela plus tard.
Il sortit en coup de vent, l'air perplexe, et Hermione se tourna vers un homme qui se tenait là et la couvait d'un regard profondément mauvais. La petite trentaine, mince mais musclé, le cheveu long et noir en queue de cheval, il lui cracha :
-Même pas une journée et vous prenez déjà le poste, hein ? Alfredo doit vraiment avoir envie de te sauter.
Ah. Ceci expliquait cela.
Elle lui renvoya un grand sourire moqueur destiné à le faire enrager.
-Et tu es ? demanda-t-elle avec morgue.
-Federico Cinetti. Celui qui aurait dû remplacer Francesco si toi et tes airs de princesse rebelle ne vous étiez pas pointés, cracha-t-il.
En une fraction de seconde, Hermione démarra. Elle lui enchaîna un coup de poing dans le visage, un coup de genou à l'estomac lorsqu'il se plia en deux sous le coup de la douleur, et une balayette aux jambes qui le firent chuter. Une fois au sol, c'en était fini : elle plaqua durement son pied contre la gorge du jeune insolent et lui sourit amèrement.
-Peut-être, mais en attendant, c'est la princesse qui commande ici. Alors tu vas fermer ta bouche et bien obéir comme un bon toutou si tu ne veux pas qu'il t'arrive la même chose à ton petit copain Francesco, compris ?
Il étouffait, rougeaud, et tenta de ses deux mains d'ôter le pied de sa gorge. Peine perdue. Elle appuya plus encore.
-J'ai dit : compris ?
Lui jetant un regard mi-terrifié, mi-furieux, il parvint à marmonner un « oui » étranglé, et elle le relâcha, s'approchant des écrans vidéo sans plus s'inquiéter du sort de l'imbécile. Il allait falloir qu'elle le garde à l'œil.
-Très bien, dit-elle en guettant les allées et venues des hommes de la cible. Dis-leur de regagner leurs postes. Celui qui a tué Francesco sait que Alfredo serait au courant dans l'heure. Il ne frappera pas immédiatement, il sait le domaine en émoi.
Et cela l'arrangeait bien, car elle voulait aller soigner sa migraine par une bonne nuit de sommeil.
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Drago dut s'avouer impressionné. Quelle que soit la personne qui gère la sécurité en l'absence de sa dernière victime avait compris qu'on ne s'en prendrait pas à Volupti, dans l'immédiat du moins : ce serait du suicide, après tout. En attendant, les hommes regagnaient leurs postes plus ou moins tranquillement. L'un d'eux, posté aux murailles de la propriété, alluma même une cigarette. Le jeune homme roula des yeux, ébahi.
Savaient-ils au moins qu'on peut repérer l'embout allumé d'une cigarette à plus d'un kilomètre ? Voulait-il mourir ?
Drago reposa ses jumelles à infrarouge sur le siège passager de la voiture, cachée dans la pénombre près du chemin de la villa, et s'étira. Cela suffirait pour ce soir. Observer la demeure du chef de la Rosa Nera se révélait une tâche intéressante, mais ce n'était pas ainsi qu'il comptait approcher sa cible.
Alfredo Volupti était un homme riche. Pour s'assurer de la protection de la police et des magistrats il les couvrait d'or, lançait des soirées où il invitait les gens d'importance, donnait en profusion à des charités, se rendait à des galas, en somme, se façonnait un extérieur irréprochable, tout en corrompant la Justice et en trafiquant des armes. Drago voulait cerner sa victime. Dans trois jours, Volupti se rendrait à une soirée organisée au profit de l'éducation dans les zones pauvres du monde, et Volupti était un invité d'honneur. Drago l'y approcherait avant de décider de la marche à suivre.
Laissant voguer ses pensées, il démarra discrètement et s'engagea à plus de cent soixante kilomètres heure sur la route, très détendu. Voilà la normalité telle qu'elle est vue par un Malefoy. Toujours plus gros, toujours plus loin, toujours plus haut.
Cette mission n'avait rien de spécial dans son ensemble : gros méchant dirige business sale, Black Ops envoyé tuer gros méchant, gros méchant meurt, Black Ops récupère son salaire et un cachet de prime. Point. Final. Il songea à ses dernières missions, remontant dans le temps, puis, bien qu'il se le soit interdit, ses pensées se tournèrent vers Elle, encore une fois.
S'il détestait Hermione Granger, au moins devait-il s'avouer qu'il ne la méprisait plus, ni ne pouvait la haïr comme il l'avait fait à une époque. Après tout, malgré leur présence commune en Russie, puis au Brésil, la mission avait été un succès, Ombre définitivement écartée. Ils avaient même réussi à ne pas s'entre-tuer, joie infinie. Bien qu'il se souvint, avec un certain malaise, d'une mairie s'écroulant avec sa rivale dedans...il avait cru qu'elle était morte. Ce n'était pas une expérience qu'il souhaitait renouveler, et son propre regret face à la supposée perte de la jeune femme l'étonnait encore. Il tuait, c'était son métier, sans problème. Et dès qu'il s'agissait d'une ennemie, il lui verserait presque une larme ?
Aujourd'hui, cependant, Drago reconnaissait pourquoi il avait eue cette imprévisible réaction. Granger était non seulement belle, elle était aussi incroyablement intelligente, sarcastique, et capable de le défier, ce que peu de personnes parvenaient à faire, encore moins les femmes. D'ordinaire la gent féminine était en pâmoison devant lui. Seule sa mère et Pansy étaient en capacité de lui offrir un divertissement : et malgré une brève relation avec Pansy du temps de l'école, il la considérait plutôt comme une sœur à présent.
Il ne pourrait jamais considérer Granger comme une sœur. L'idée même le fit sourire avec amusement et dédain mêlés.
Elle était un challenge, et lui seul pouvait relever le défi qu'elle constituait, bien que depuis Ombre il ne l'ait vue nulle part. Par ailleurs, il ne souhaitait pas la recroiser de sitôt.
Mais tout de même, quel dommage qu'il n'ait pas pu la baiser.
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Lorsque Federico vint faire son rapport de la nuit au petit-déjeuner, Alfredo remarqua le splendide œil au beurre noir qu'il arborait. Son regard amusé et pétillant se posa sur Hermione, qui but une gorgée de thé avant de hausser des épaules :
-Quelques problèmes pour asseoir mon autorité.
Il ricana et fit signe à Federico de sortir, ce que celui-ci fit en foudroyant l'agent du regard. Elle se contenta de bailler. Hermione n'allait pas se plaindre de son nouveau et inattendu poste, puisqu'il lui permettrait de se rapprocher plus encore de la cible et de le protéger au mieux, mais elle était méfiante et curieuse quand à cette soudaine nomination qu'elle ne s'expliquait pas.
-Si je puis me permettre, Alfredo, pourquoi ne pas avoir nommé un de vos hommes chef de la sécurité ? Vous ne me connaissez pas, s'enquit-elle en haussant un sourcil.
-Tu as raison, concéda Alfredo. Néanmoins comme je te l'ai dit, je fais confiance à Saphira, qui est une ancienne amie de ma mère...et elle m'a confié que tes prouesses en matière de bagarre, que ce soit au corps ou avec une arme quelle qu'elle soit, dépassaient même tes capacités de traductrice...ce qui doit être formidable puisque tu parles l'italien sans l'ombre d'un accent.
Elle se sentit rosir de plaisir. Ah ! Voilà, quand on mêlait travail et plaisir. Hermione Granger ne rougissait pas, bonté divine ! Et voilà que ce beau criminel arrivait et...
-Merci, murmura-t-elle pour couper court à son introspection. Mais vous savez, si le meilleur de vos hommes est ce Federico...alors nous ne sommes pas sortis de l'auberge. Je l'ai eu à ma merci en moins de cinq secondes.
-Impressionnant, acquiesça-t-il. J'y songerai à deux fois avant de vous provoquer, alors. Vous suggérez que je recrute des hommes plus doués ? Cela est impossible. Nous sommes la Rosa Nera, chérie, pas une entreprise lambda.
-Alors je m'efforcerai de les entraîner, proposa-t-elle.
-Parfait ! Tant que j'y pense. Après-demain il y a un gala de charité en ville. Je m'y rends comme invité d'honneur...en tant que chef de ma sécurité tu m'y accompagneras. Et en tant, aussi, que rencard.
Il haussa les sourcils, joueur, et elle s'empêcha de vomir dans son bol pour lui renvoyer un sourire faussement pudique.
Ciel, que cette mission allait être longue.
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TADAM!
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre?
Hmmm, je vois déjà vos moues d'incompréhension. Quelques détails.
- Drago et Hermione vont se rencontrer dans le chapitre suivant. Yay!
- Vous ne comprenez pas non plus la décision d'Alfredo qui nomme l'inconnue Hermione chef de sécurité chez lui. Cela sera expliqué en temps voulu.
- Drago est trop magnifique quand il descend Francesco. Quand il conduit à des vitesses illégales. Quand il vous offre un rictus. Si vous n'avez toujours pas compris à quel point il est putain de sexy, vous faites demi-tour immédiatement et vous allez consulter un psy.
Devinez ce qu'il y a au chapitre suivant, à part la rencontre de Hermione et Drago. Allez-y. Je vous écoute. Je vous écoute attentivement. Je vous écoute tellement attentivement que je ne tiens plus en place. Ah nan, ça c'est parce qu'il faut que j'aille aux WC (putain, DIL. On t'a déjà dit à quel point t'es élégante?) Oui je sais (C'était de l'ironie, bordel!) Ah bon?
Voilà. Bisous et à très vite
DIL.
