Titre : Chronique du sable
Auteur : Nefer (moi)
Disclaimer : Les personnages de cette fanfic ne sont pas à moi. Ils sont la propriété de Masashi KISHIMOTO
Commentaire : Je pensais mettre plus de choses dans ce second chapitre et en finir avec la partie sur l'adolescence du Quatrième Kazekage et de Karura, mais en fait j'ai pour très gros défaut de trop m'étaler. Du coup, plutôt que de faire un chapitre sans fin j'ai décidé de le scinder en deux (j'aurais définitivement pas pu faire un one-shot de cette histoire).
Vous remarquerez que je ne nomme jamais le Quatrième Kazekage, c'est parce que dans le manga on ne donne jamais son nom, et que je n'ai pas eu envie d'en inventer un pour l'occasion. Peut être qu'avant la fin de cette fiction il en gagnera un, vu qu'en ce moment le Quatrième est de retour dans les prépublications de Naruto, mais en attendant, il en reste dépourvu.
Comme elle l'avait prévu, le comportement des habitants de Suna changea du tout au tout, vis à vis d'elle, à partir du moment où elle devint l'hôte du démon Shukaku.
Dans la rue, les gens changeaient de trottoir en l'apercevant ou rentraient se réfugier chez eux. Les mères de famille cachaient leurs enfants, et plus aucuns de ses anciens amis ou compagnons de combat ne lui adressaient la parole.
Son univers se réduisait au cercle très fermé du Troisième Kazekage et de son petit frère, Yashamaru. D'ailleurs le malheureux se retrouva de ce fait de corvée obligatoire de courses, les commerçants refusant d'approcher sa sœur et encore plus de lui vendre de la nourriture.
Pourtant, malgré ce rejet de la part du peuple qu'elle servait, et pour lequel elle avait accepté de devenir une arme, un monstre, Karura était moins malheureuse que ce qu'elle avait pensé. Elle ne sentait qu'un vide; ni colère, ni tristesse, ni haine, juste du vide et de l'indifférence.
Elle passait ses rares moments de repos en compagnie de son petit frère avec qui elle avait toujours eu une relation fusionnelle et puis, la journée durant, elle s'entraînait en compagnie du Troisième. Il était toujours gentil et aimable avec elle. Tous deux progressaient de concert. Elle apprenait à maîtriser le sable, et lui développait sa nouvelle technique de maîtrise de la limaille de fer reproduisant les mouvements du sable grâce à ses dons de magnétisme. Ils devinrent rapidement très forts, et les missions de rang S qu'ils exécutèrent ensemble leur values bientôt une terrible renommée dans le monde des shinobi.
Suna était à l'apogée de sa gloire, les ennemis tremblaient à la simple mention du nom du village, et y réfléchissaient à deux fois avant de s'attaquer à cette nation dotée d'un tel Kage et d'un jinchûriki de ce talent. Même Iwa, l'ennemi héréditaire, faisait à présent profil bas.
Très vite, en raison de sa très bonne maîtrise du sable, le Troisième et le Conseil des Anciens décidèrent que Karura était à présent prête à accomplir ses missions sans l'aide du Kazekage. Après tout, laisser ensembles deux combattants aussi forts sur le même front était, au niveau stratégique, une perte de puissance.
Karura commença donc ses missions en compagnie de son « canaliseur ».
Lui.
Elle ne l'avait plus revu depuis le jour où elle était devenue une jinchûriki, pas même croisé dans un couloir, et les premières missions qu'ils firent ensembles se déroulèrent dans un silence de mort. Il était froid et distant et les rares regards qu'il portait sur elle étaient plus sombres que jamais. C'est à partir de ce moment qu'elle sentit le poids d'être l'hôte de Shukaku.
« Shukaku ou non, pour moi tu seras toujours Karura. Ca ne change rien. » Lui avait-il dit.
Pffffff quel beau mensonge. Son regard était identique à celui des autres habitants de Suna. Il devait la haïr, et cette simple constatation suffisait à transformer le vide, l'absence de sentiments qu'elle ressentait jusqu'à présent en une plaie vive. Elle souffrait en sachant qu'elle ne pourrait rien faire contre cela. Elle souffrait parce qu'il était la seule personne de qui elle aurait souhaité garder l'amitié, ou même sans aller jusqu'à l'amitié, au moins la camaraderie.
Elle avait envie de hurler. Tu parles d'un canaliseur, depuis qu'elle l'avait revu, jamais elle n'avait eu autant de mal à se canaliser.
Mais elle se devait de rester concentrée, car sinon la bête en elle prendrait le dessus et elle deviendrait un danger pour Suna mais aussi pour elle-même.
Aussi avant de partir pour une nouvelle mission en sa compagnie aux frontières de Suna, elle prit la peine de passer une heure en compagnie de son petit frère pour se relaxer.
« Ca ne va pas grande sœur ? » Avait de suite remarqué Yashamaru.
« Si, si ne t'en fait pas » avait-elle faussement sourit.
Alors l'enfant la pris doucement dans ses bras, déposant un baiser sur ses cheveux blonds cendrés et il chuchota.
« Grande Sœur, je vais devenir fort, pour devenir très vite ton équipier, et tu n'auras plus jamais à souffrir. »
Karura se sentit apaisée. Elle aimait énormément son petit frère. Et c'est l'esprit plus serein qu'elle partit affronter le regard noir de son camarade qui l'attendait devant les portes de Suna, pour leur nouvelle mission.
Ils marchèrent un long moment dans le désert, sans un mot avant d'arriver à la lisière du Pays du Vent.
« On a signalé un déploiement des troupes d'Iwa dans le secteur, donc à partir de maintenant nous devons nous montrer particulièrement vigilant » dit le jeune homme d'un ton monocorde.
Mais pour toute réponse il vit Karura qui fixait l'horizon.
« Qu'y a t'il ?» demanda-t-il
« Une tempête de sable est en train de se lever, elle se dirige droit sur nous. »
Le jeune homme regarda à son tour l'horizon, mais ne vit rien. Les habitants de Suna, pouvait détecter un changement de temps dans le désert, plus vite que personne, mais leurs capacités restaient malgré tout bien moindres que celles d'un individu possédé par l'esprit du sable.
Karura reprit sa route mais son compagnon la stoppa.
« Où vas-tu? »
« Je reprends la route, souviens-toi nous avons pour mission de localiser les troupes d'Iwa infiltrées sur notre territoire et de les stopper. »
« Certes, mais n'est-ce pas toi qui viens de dire aussi qu'une tempête se levait? »
« Oui, et une violente. Mais tu sais avec mon bouclier de sable je ne crains plus ce genre d'intempérie »
« Toi peut être, mais moi oui.»
« Il va de soi que je te protégerai aussi. » Ironisa-t-elle.
« Tu dépenseras inutilement ton chakra à maintenir ce bouclier pour deux, et puis, même protégé, notre progression au milieu de la tempête risque d'être longue et laborieuse. Si nous croisons des ennemis par la suite nous serons affaiblis avant même de les avoir affrontés. Cherchons plutôt un abri.»
« Mais…protesta Karura, que fais-tu des troupes d'Iwa . »
« Si des ninjas de Suna ne peuvent pas se déplacer en raison d'une tempête, cela signifie que personne ne le peu. »
Karura savait qu'il avait raison, mais rester en tête-à-tête avec lui en attendant que la tempête se calme ne l'enchantait guère. Elle ne voulait pas avoir à affronter son silence et ses yeux noirs qui l'attirés toujours autant.
Déjà le vent se levait caressant le visage de Karura et faisant voler ses cheveux. Alors qu'elle était perdue dans ses réflexions, le jeune homme lui prit la main. Elle sursauta à ce contact. Il ne lui avait pas pris la main, ni même touchée, depuis le jour où elle était devenue une jinchûriki.
Sans la regarder et avançant dans une direction qu'il semblait connaître, il dit « Il y a par là-bas un piton rocheux, nous y trouverons très probablement une grotte où nous abriter. Et peut être même nos ennemis » ironisa-t-il.
Quand ils parvinrent enfin à la grotte, un vent violent hurlait déjà à leurs oreilles, et la tempête de sable qu'il soulevait, empêchant toute visibilité, leur aurait déjà lacérée la peau sans le bouclier protecteur de Karura.
Le jeune homme fit rentrer la jinchûriki la première dans la grotte, puis y pénétra à son tour avant d'en calfeutrer l'entrée.
« Ca devrait aller » finit-il par dire avant de s'asseoir prés de Karura et d'allumer un feu.
Ils restèrent une heure sans parler, les yeux fixés sur l'âtre qui crépitait, chacun perdu dans ses pensées, avant que Karura ne craque.
« Mais quand cette tempête prendra-t-elle fin? On va pas rester ici éternellement! »
« Du calme, il faut parfois faire preuve de patiente. » Ironisa son compagnon. Il lui servit une tasse d'un thé qu'il était en train de faire chauffer.
« Tiens » dit-il en lui tendant la tasse « Ca te calmera les nerfs »
Karura resta d'abord immobile fixant la tasse comme interloquée, puis avec humeur elle dit.
« Je n'en veux pas de ta tasse de thé! »
« Irritable? Tes humeurs seraient-elle liées au temps? » Demanda-t-il sarcastique.
« Mes humeurs vont très bien, je veux juste que tu arrêtes d'essayer de faire ami-ami avec moi, tout ça parce qu'on est coincé ici. Je ne t'ai rien demandé ».
La surprise se lut dans les yeux sombres du jeune homme, puis son regard devint sérieux. Il demanda d'une voix douce presque inquiète.
« Qu'est-ce qui ne va pas Karura? »
Karura le regarda, surprise, droit dans les yeux. Il la fixait de ses beaux yeux noirs impassibles, cherchant à la sonder. Karura détourna vivement la tête. Le regard posé sur le sol elle semblait au bord des larmes.
Le jeune homme se rapprocha d'elle, et réitéra sa question.
« Qu'est-ce qui ne va pas Karura? »
Elle garda les yeux rivés sur le sol. « Karura, regarde-moi » dit-il d'une voix presque suppliante. Puis devant le refus de bouger de la jeune fille il l'a saisi délicatement au menton et la força à tourner son visage vers lui.
« Regarde-moi » fit -il avec douceur.
Avec lenteur elle retourna ses yeux bleus/verts vers lui.
« Karura ai-je dit ou fait quelque chose qu'il ne fallait pas. Pourquoi dis-tu que je ne dois pas faire ami-ami avec toi. Ne le sommes nous pas? Amis? »
« Bien sur que non! Tu es comme tous les autres. Tu me détestes. Alors arrête de mentir! Arrête de faire semblant, même si c'est le Conseil qui te l'a demandé pour pas que je sois instable. Parce qu'au final, ça me fait encore plus mal. » Elle se mordit la lèvre jusqu'au sang pour s'empêcher de pleurer. Elle ne voulait pas flancher devant lui. Quel pathétique spectacle pour un monstre comme elle.
« Karura… » Sa main qui maintenait encore le menton de la jeune fille remonta le long de sa joue, et de son pouce il caressa la naissance de son œil comme s'il essuyait une larme invisible.
« Karura, jamais le Conseil ne m'a dicté une conduite à avoir envers toi. De plus, je ne t'ai jamais détestée. Je croyais t'avoir déjà dit que tu serais toujours la même Karura à mes yeux. Le bijuu n'y change rien. »
« MENSONGE! » Cria-t-elle. « Tu me vois comme un monstre et me méprise. »
« Non » le regard qu'il lui adressa était profond et sincère. Karura s'en trouva déstabilisée car malgré ses efforts pour y déceler le mensonge et l'hypocrisie, dont elle était devenue une habituée, elle ne vit que l'éclat serein de la vérité.
Paniquée, elle se défendit « Tu n'es jamais venu me voir après qu'ils aient scellé Shukaku en moi. Et même à présent que nous faisons équipe, tu es froid avec moi et ne me parle jamais. »
Le jeune homme souffla de lassitude : « Karura, lorsque tu étais en formation avec le Troisième, tout contact avec toi a été interdit par le Conseil. Et depuis que nous sommes en équipe nous ne nous voyons que dans le cadre de nos missions. Nous sommes des ninjas, dois-je te le rappeler. Nous nous devons d'accomplir notre mission au mieux et au plus vite, nous ne sommes pas là pour tenir salon. »
« Est-ce une raison pour être si froid? » Elle détourna à nouveau son regard et d'une voix presque inaudible dit « Ca fait 6 mois que je suis le jinchûriki de Shukaku, 6 mois que plus personne ne me parle. On ne s'adresse à moi que pour me donner froidement des ordres. Je sais que les ninjas sont formés pour faire abstraction de leurs sentiments. Je sais que je suis un monstre aux yeux de tous, mais est-ce si inconcevable que malgré tout parfois je puisse ressentir le besoin de sentir un peu de chaleur humaine? »
« Non » Un faible sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme qui continuait de lui caresser doucement la joue.
Karura ferma les yeux et inclina la tête sur le côté comme pour profiter un peu plus de ce doux contact.
« Karura » murmura-t-il. Elle entrouvrit les yeux. Il fit glisser sa main derrière la nuque de la jeune fille, l'attira plus prêt de lui et déposa un chaste baiser sur ses lèvres.
Karura, surprise, demeura immobile, son cœur faisant un bond dans sa poitrine. Le jeune homme posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, cette fois-ci le baiser se fit plus soutenu et ne semblait plus aussi chaste.
Inconsciemment elle avait toujours rêvé de ce contact doux et chaud, sans jamais pouvoir se l'avouer et Karura s'appliqua donc à lui rendre ce baiser, son cœur battant la chamade.
Elle sentit alors la main de son compagnon, toujours placée sur sa nuque, la masser doucement, avant n'entreprendre une longue et lente descente le long de son dos en une caresse.
Les pensées de Karura se bousculaient dans sa tête, et elle sentait le sang cogner violemment à ses tempes. Que lui prenait-il tout à coup ? D'abord il est froid et distant et voilà qu'il s'enflamme. Faisait-il ça uniquement pour la calmer, parce qu'une fois bâillonnée de ses baisers, il n'avait plus à entendre ses jérémiades. Le Conseil, lui avait peut être conseillé de la manipuler grâce à ses sentiments. Non. Il avait dit que le Conseil ne lui imposait rien, et il était sincère. Elle sentit la main de son compagnon, descendre le long de la cambrure de son dos, avant se s'immobiliser sur ses fesses. Un frisson lui parcourut l'échine, et elle déglutit un peu trop bruyamment à son goût.
Peut être que tout simplement le jeune homme avait des besoins impérieux. Elle avait entendu dire que les garçons à l'adolescence, du fait des hormones, avaient de gros besoins sexuels. Peut être était-ce pour ça, en raison de toutes ces missions qu'ils enchaînaient sans un instant de répit, qu'il portait soudainement attention à elle. Il devait chercher à combler un besoin, avant de retrouver une petite amie « normale » une fois de retour à Suna. Car vu ses mains expertes il ne faisait aucun doute pour Karura que son compagnon avait déjà serré dans ses bras d'autres filles.
Elle frissonna et sentiment étrange lui enserrant le coeur, puis elle sentit la main du jeune homme passer sous son haut, caressant lentement son ventre. Un nouvel afflux sanguin vint marteler les tempes de Karura, colorant ses joues déjà rouges, d'un éclat écarlate.
Elle, par contre, n'avait aucune expérience. Sans être particulièrement prude, à 16 ans elle n'avait encore jamais ne serait-ce qu'embrassé un garçon avant maintenant.
Elle sentit la main du jeune homme reprendre sa progression, remontant le long de sa taille.
Ca allait vite, tout allait trop vite. Elle n'avait pas le temps d'analyser posément la situation. Comment en étaient-ils arrivés là en si peu de temps ? Que devait-elle faire? Tout à coup une vision traversa son esprit. Elle se revit nue dans la salle du scellement, et se rappela ses complexes vis-à-vis de son physique de gamine attardée. Il ne pouvait pas la voir ainsi, il allait se moquer d'elle.
D'un coup elle se figea lorsqu'elle sentit le pouce de son compagnon caresser son sein droit.
Karura ne bougeait plus, ne respirait plus, elle demeura raide et tendue. Le jeune homme stoppa net toute caresse et s'écartant très légèrement son visage de celui de la jeune fille, il lui dit :
« Karura, si tu ne veux pas il faut me le dire maintenant et j'arrêterai… »
Le son de cette belle voix grave ramena Karura à la réalité. Que voulait-elle vraiment? Oui, elle avait envie de lui. Elle en avait toujours eu envie depuis leur première rencontre, même si elle s'imaginait cette envie moins physique que ça. Elle avait toujours espéré qu'il daigne porter un peu son regard sur elle, et peut être aussi qu'à son tour il la désirerait. Donc oui, elle voulait ça, mais…
« Ce n'est pas ça. Je voudrais… »bafouilla t'elle. « Mais je… », elle rougit. « Je n'ai rien physiquement pour plaire et je …je…JE SUIS PLATE COMME UNE LIMANDE. » Hurla t'elle sans vraiment le vouloir. Rouge de honte elle baissa la tête pour fixer ses mains.
Mi-surpris, mi-amusé, le jeune homme lui adressa un sourire narquois. « Il est vrai qu'à ce niveau là tu n'es pas très dotée. »
Karura se renfrogna, rougissant de plus belle, mais le jeune homme reprit la parole, cette fois-ci le visage très sérieux : « Mais Karura, quant à savoir si tu plais ou non j'en suis, il me semble, seul juge.»
D'un mouvement ample il abaissa les bretelles du haut de Karura qui glissa le long de son buste la dévoilant à ses yeux. Il la fixait de ses yeux sombres, impénétrables. Elle tremblait, se sentant plus vulnérable que jamais, mais malgré tout il tendit sa main vers son sein, le prenant avec douceur. Le contact de cette main chaude sur sa poitrine était si doux qu'elle se détendit un peu, malgré sa nervosité et la peur de la moquerie qui l'étreignait. Elle attendait que le jugement du jeune homme tombe tel un couperet.
Pourtant aucun rictus moqueur ne sembla se dessiner sur son visage. Au contraire il semblait concentré sur le galbé du sein de Karura qui épousait parfaitement le creux de sa main. Il se pencha alors vers elle et lui murmura à l'oreille.
« Karura, tu es parfaite. »
Le cœur de la jeune fille battit à tout rompre et sa respiration s'accéléra. Il la bascula doucement en arrière et lui dit « A présent je te le demande pour la dernière fois, veux-tu que je m'arrête? Il faut me le dire maintenant, car après je ne m'arrêterai plus. »
Rouge et d'abord bien incapable de parler, elle remua ses mains devant elle, puis articula avec difficulté: « Je veux que tu continues. »
Alors le jeune homme reprit son étreinte, la couvrant de baisers et de caresses. Les émotions étaient vives dans le cœur de Karura. Il n'avait pas fui en la voyant, il ne s'était pas non plus moqué. Et à présent, comme dans ses rêves les plus fous, il la désirait.
Le sable présent dans la grotte virevoltait autour du couple dont l'ombre des ébats projetée par le feu de camps dessinait sur les murs dessins mouvants.
On avait un jour dit à Karura que les premières fois étaient douloureuses pour les filles, mais elle, la jinchûriki, ne connaissait plus la douleur, même pour ce genre de chose. Sûrement était-ce dû au bijuu en elle. La seule chose que ressentit Karura ce fut du bonheur, un bonheur qu'elle n'aurait jamais pensé connaître.
Plus tard alors qu'elle reprenait son souffle, elle s'allongea prés de lui, posant sa tête sur son torse et se laissant bercer par les battements de son cœur, alors qu'il lui caressait doucement les cheveux sans un mot.
On dit souvent que les possédés par l'esprit du sable souffrent d'insomnie, et il est vrai que malgré la bonne osmose qui existait entre la jinchûriki et Shukaku, elle dormait bien moins qu'avant. Pourtant là, bien au chaud contre cet homme elle ne tarda pas à plonger dans les bras de Morphée.
Combien de temps dormit-elle ? Elle ne saurait dire, mais encore ensuquée elle sentit une main la secouer vigoureusement.
Elle ouvrit les yeux sur l'homme debout devant elle qui la surplombait de toute sa hauteur.
« Le vent commence à tomber, c'est le moment. » Les yeux de son compagnon avaient repris leur expression froide et dure. Le visage impassible, il se retourna en direction de l'entrée de la grotte alors que Karura se rhabillait prestement.
Karura le rejoint. Le vent soufflait toujours à l'extérieur, mais rien n'infranchissable pour des ninjas du sable.
« Nous allons profiter des conditions météorologiques qui nous sont favorables par rapport aux ninjas d'Iwa. Tu vas tenter de les détecter avec ta maîtrise du sable. »
Puis il avança sans un regard pour elle. Karura, le suivit, et malgré sa froideur elle ne pu s'empêcher de sourire.
